02/07/2009
Dur et long le chemin...
... Une lumière au bout... De l'espace... De la vie...

Très belle photo de mon ami Michel...Merci.
***
Quelle heure pouvait-il bien être quand je l'ai vu ce matin ? Six heures peut-être. Assis sur mon banc, ne pensant à rien pour éviter d'avoir à penser à trop de choses, je regardais sans le voir le soleil qui sortait du toit de mon voisin, et qui perçait avec bien du mal le rideau de l'épaisse frondaison qui m'isole de la rue...Comme avant-hier soir, et comme hier matin, il est venu. Il s'est posé sur la même branche et m'a regardé...Je l'ai regardé aussi, en silence. Il s'est ébroué, s'est lissé les plumes, a sautillé sur deux ou trois branches, s'est arrêté à nouveau, puis, vexé sans doute que je ne sorte pas l'appareil photo, Rémi s'en est allé, il est parti vers une autre vie, une vie où je n'ai pas ma place...Au revoir Rémi, reviens demain si tu veux, reviens me voir...
Un peu plus tard, j'ai trouvé cette photo avec d'autres sur ma boite mail...Cette photo et un message d'amitié qui m'a fait du bien. C'est ce qui m'a décidé à mettre en ligne ce court billet, j'ai failli écrire ce court brouillon...
Brouillon je le suis ces jours-ci, il y a des jours comme ça. Des jours comme cette photo, un chemin caillouteux qui descend et s'enfonnce, sans que l'on sache s'il sort vraiment là-bas, plus loin... plus loin, vers la lumière...
Je suis touché de la sollicitude inquiète de quelques uns de mes visiteurs, c'est aussi pour les rassurer que je pianote ce billet...
Vous êtes rassurés sur le sort de Rémi, tant mieux.
Les pigeons aussi sont en pleine forme, la preuve...

Ce jeune mâle écaillé est magnifique. Si si, parole de connaisseur...
***
Je vous ai déjà dit la difficulté qu'il y a pour le débutant en colombophilie a se mesurer aux sociétaires qui exercent depuis plus de trente ans pour certains, qui ont au fil des ans trié et selectionné des lignées de pigeons bien difficiles à battre par un nouveau venu...
Ce n'est qu'un signe, mais il est encourageant. C'est le deuxième dimanche que le jeune mâle de dix mois dame le pion à l'équipe d'un habitué des podiums.
Il était déja mon grand rival dans les années 70/80...Deux dimanches de suite que le 51292 passe devant les cracks d'André Morenne.
Classé 12ème et 3ème colombier le 21 juin à Treignac (Tulle), classé 11ème et 2ème colombier dimanche dernier à Brive, il n'y a pas de quoi grimper après les rideaux, mais c'est encourageant.
Pour l'heure, l'escadrille de Manuel Rego est intouchable, mais qui sait, qui sait...
En colombophilie comme en bien d'autres activités, il ne faut pas s'enflammer et savoir rester modeste..mais il faut savoir aussi apprécier et goûter le fruit de ses efforts, et envisager avec calme l'espoir d'un succès futur...
Ce dimanche, c'est une équipe de 15 dames et demoiselles renforcée de 4 briscards plus aguerris qui vont s'élancer de Bergerac. Feront-ils briller les couleurs de mon frère Joël ? Je le souhaite, ils feront sans doute briller mon regard si je suis là à leur arrivée....
***
A quoi pensais-je donc sur mon banc ce matin, lorsque le soleil et Rémi sont venus me tirer de ma torpeur...Je ne sais plus. Le ciel était d'un bleu d'azur, l'air était doux à mon visage, et pourtant la vie était moche, allez donc comprendre quelque chose...
A plus tard...
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04/11/2008
On voit plus loin devant...
...Avec des jumelles !

*** Cap au Sud... Circaète Jean le Blanc en migration ***
Je suis là, sur ce plateau, où maintenant tous les arbres et les buissons me connaissent. Depuis le temps que je foule leur ombre, je leur suis familier ; les ronces du sentier ne m’égratignent plus.
Je pourrais à loisir profiter de cette belle matinée pour faire le plein de bleu et admirer ce paysage qui me semble si beau, même en fermant les yeux. Je pourrais, mais j’ai encore en tête le message lu hier soir, et relu ce matin, il me faudra répondre...
Je continue mon chemin, je photographie pour la onze millionième fois, peut-être plus, ce Puy de Dôme dont j’ai l’impression qu’il fait partie de moi.
D’ailleurs, qui sait, si un jour je devais croire… Il se peut que plus on se rapproche de l’abîme noir en lequel s’achève toute vie, la trouille peut nous pousser à nous jeter aux pieds de Dieux inventés précisément à cet usage, ces Dieux qui plus on les adore, plus ils vous font longue la vie éternelle.
Pas facile pour moi, je suis assez rétif à l'idée qu'il y aurait des "êtres supérieurs", hommes ou divinités.
Alors, pourquoi ne pas croire, comme les aborigènes qui sont australiens depuis que les Anglais se sont installés chez eux, ou comme les Indiens d’Amérique, eux aussi Indiens, parce que Christophe Colomb s’est un peu emmélé les manettes avec son GPS, pourquoi pas, comme tous ces « primitifs », croire que tout est dans tout, et nous avec, vivants et morts enchevétrés.
Je n’en suis pas encore là, mais je pourrais penser, un jour, que tous les êtres vivants, du détestable staphylocoque doré jusqu’au grand rorqual, en passant par le chacal, et l’homme, qui en est très proche, sont tous en quelque sorte frères et unis à la terre et au ciel, aux sources et aux forêts, aux rivières, aux montagnes aussi, n’oublions pas les montagnes, n'oublions pas les volcans...
Donc mon totem, c’est le Puy de Dôme. Je sais, vous allez me dire qu' il n’a sans doute pas l’aura du Golgotha...Vous croyez ! Moi qui l’ai grimpé une dizaine de fois en vélo et deux fois en course à pied pour la Saint-Jean, je puis vous dire que par temps chaud, il n’a rien à envier au Calvaire mon totem !
Mais ce n’est pas de sport dont je voulais vous entretenir…
J’ai photographié Olga aussi.
Comme à chaque fois que je braque mon Olympus sur elle, elle prend la pose. Un vrai cabot cet animal ! Ce n’est pas de ça non plus…
Ah oui, sur le chemin du retour, soudain je l’ai vu.
D’apparence lent, car c’est un grand oiseau, mais suffisamment rapide pour être déjà loin, le temps que je ressorte l’appareil, le remette en route, et…tant pis, le voilà quand même !
Admirez-le sur la photo d'en-tête, j'ai eu la chance de le voir de plus près que vous, il a même tourné la tête un instant vers moi, empêtré que j'étais avec mon étui et mes réglages...
A cet instant, quand nos regards qui n'ont rien pu se dire se sont croisés l'espace d'un instant, mon frère le circaète et moi, nous n'avons fait qu'un dans l'univers...
Un bel oiseau majestueux qui traverse mon ciel pour s’en aller là-bas, vers le soleil d'Afrique, guidé par son totem à lui qui lui trace des routes que nous ne connaîtrons jamais…
Oui, il faudra que je lui réponde à Véronique…Tiens, je vais lui en faire cadeau de ces photos…
Les photos...
Je reprends mon texte, car des photos, après un peu de ping-pong entre Mac et PC, je viens d'en recevoir deux, les photos de deux soeurs, jumelles par le coeur les deux soeurs, l'une des deux me l'a dit...
"Est-ce que nous nous ressemblons ?" me demande celle dont la photo est parvenue jusqu'à moi sans encombre.
Beau visage un peu grave, photo de studio en noir et blanc, prise à l'ancienne, de trois quarts profil , genre star un peu distante...Beau visage oui, pas triste non, grave et mélancolique dirais-je...
"Est-ce que nous nous ressemblons !"
Je viens de recevoir l' autre, avec plus de difficulté, comme si des forces invisibles l'empêchaient de nous rejoindre.
Oui, elles se ressemblent, mais curieusement, alors que la première qui est aussi l'ainée a comme des airs d'adolescente, le visage de celle-là me paraît moins distant moins secret, comme sculpté par son histoire.
Le regard immobile à jamais se plante dans le mien, je ne saurais pas dire quelle question elle me pose.
Je m'attends à ce qu'elle me parle, tant elle paraît présente. Des deux soeurs, c'est elle qui un jour tragique de 2001 a laissé l'autre seule.
J'en ai comme du chagrin.
****
Jour gris et nuage noir, mais elle a souri...Vive la vie !
Hasard, coïncidence, association d’idées, vas donc savoir…Le fonctionnement du cerveau humain est si complexe que beaucoup de savants qui cherchaient à comprendre en sont devenus fous.
N’étant pas un savant, le fonctionnement du mien restera toujours pour moi un mystère, et je ne veux pas risquer la folie en cherchant à comprendre, pourtant...Pourtant je me demande si certains événements, apparemment totalement étrangers ne sont pas liés entre eux, comme par un lien invisible. Ainsi de ces jumelles, les vraies, dont je vous parlai il y a une quinzaine de jours, frappées qu'elles furent par la fin tragique de leur frère. Et celle de la photo, et de l'autre photo, jumelles de coeur, mais soeurs de sang…Soeurs du même sang, ce sang qui parce qu'il fut versé les a séparées, mais qui les lie encore plus fort, et pour toujours...Aucun lien entre ces jumelles...Si vous le dîtes...
A peine entamée l’ébauche de mes réflexions d’hier, je repartais ce matin de Toussaint pour mon habituelle promenade...
L’esprit plus tranquille, depuis que j’ai abandonné cette obligation que je m’imposais de chaque jour alimenter mes chroniques, aigres ou douces.
Nez en l'air, humant l'air frais et admirant les choses sans les voir, j'allai...
Tranquille aussi mon esprit, et plus libre . Je le sens, il redevient à nouveau perméable aux bruits de la nature et à ses silences…
Un cri, qui se répète, un cri comme un appel ou comme une plainte. Il n’est pas loin…
Le cri à nouveau, oui, il est là.
Perché sur la plus haute branche d'un arbre déjà déshabillé pour sa longue nuit d'hiver, il crie. Le faucon crécerelle s’énerve, il a peut-être faim.
Prenez garde campagnols et mulots, de cette haute branche la mort vous guette !
À ma vue la mort aux ailes rousses se tait et s’envole en silence, elle reviendra, tout aussi silencieuse.
Hier il faisait beau et frais. Ce matin, un vent doux venu du sud déroule son pesant tapis gris, un gris presque noir. Il assombrit notre ciel qu’il remplit de nuages. S’il n’était mort depuis des siècles, le Seigneur du château ferait allumer les chandelles…
Je serre mon pain sous mon bras, Olga suit la piste invisible qu’a laissée sur le tapis de feuilles un de ses ennemis parmi les plus farouches, le matou rouquin du parc, qui lui tient tête quand d’aventure elle ose s’en approcher. Il n’est pas là ce matin, sans doute a-t-il d’autres chats à fouetter...
Je l’aperçois au loin la dame, elle m’a vu, elle me fait un petit signe auquel je réponds, et je reprends ma route…Et si c’était un appel ?
Je contourne le pâté de maisons, elle est bien là, devant moi, marchant de plus en plus doucement à mesure qu’elle approche du cimetière. Elle se retourne et me voit, elle s’arrête. Je ne me suis pas trompé, le petit signe, c’était bien un appel.
- Bonjour, alors ?
- Couci-couça..
Inutile de déverser des tonnes de mots, nous savons sans avoir à le dire de quoi nous parlons…
- C’est un jour difficile pour vous…
-Oh oui !
- Vous ne devriez pas y aller, ça ne changera rien…
Ce que je dis est idiot, mais il faut bien que je lui dise quelque chose.
- J’ai bien failli ne pas y aller...Ses yeux soudain s’allument, sa voix ne tremble plus….mais je suis venue, vous savez pourquoi ?
- Oui je sais…
C’est vrai, je sais. Cette femme est en colère, elle va au cimetière pour la dire à son fils cette colère.
Elle explose;
- Je vais l’engueuler ce salaud, pourquoi m’a-t-il fait ça, pourquoi !
Elle me lâche tout en vrac, les sacrifices qu'elle a fait pour lui, pour qu'il ait tout, et "de marque, pas n'importe quoi", et lui qui n'a rien dit, pour cette garce qui l'a quitté, pourquoi il lui a téléphoné à elle, et pas à moi sa mère...Je prends sur moi pour ne pas fuir devant cette déferlante, la colère d’une mère qui ne comprend pas pourquoi ce grand couillon qu’elle a vu la veille, avec qui elle a ri et plaisanté s’est pendu quelques heures après, sans rien lui dire à elle, sa maman.
- Engueulez-le si ça vous fait du bien, engueulez-le…dis-je doucement pour crever un silence devenu plus pesant que le nuage gris maintenant vraiment noir.
Elle semble calmée, elle est belle dans son chagrin de mère, le teint jaune de ceux qui ne dorment que dans un cauchemar, les yeux rougis de ne plus pouvoir verser de larmes, et soudain cette colère. Effrayante cette colère, tant elle ressemble à de la haine. C’est de l’amour pourtant, de l’amour si grand qu’il ne peut pas se dire ni se taire, il ne peut que se crier tant il fait mal…
- Excusez-moi…mais vous savez...
Non Madame, ne vous excusez pas, vous avez raison de lui en vouloir à cet imbécile qui n’a rien trouvé de mieux que de se foutre en l’air à trente-cinq ans, et de vous faire si mal…Ils n’ont rien dans la tête ces fils, a-t-on le droit de se suicider quand on a une mère, à qui on peut tout dire !
Nous sommes presqu’à la porte du cimetière,
« Bon courage, lui dis-je, il vous reste vos deux grandes filles, vos jumelles. On voit la vie plus belle avec des jumelles… » Elle a souri à ma pitoyable pirouette, elle a souri avant d’aller pleurer en serrant les poings.
Je suis content, elle va beaucoup mieux…Quand la colère transforme le désespoir, poison mortel, en simple chagrin, c'est un bon signe, le chagrin peut soigner parfois. La colère est un bon signe, le signe que la vie reprend son cours...
Elle reprendra le dessus la vie.
A plus tard…
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30/10/2008
Retour vers...
... Un futur déjà ancien...

*** Morgat (29). Septembre 2008. ***
* Avertissement :
Ce billet fut rédigé avant-hier, mardi 28 octobre 2008. J'avais programmé sa diffusion pour le mercredi 29 à 06:00 heures. Suite à un mail de Madame Véronique Girard, et le commentaire qu'elle a laissé sur le Blog, j'ai différé la publication de ce billet, et j'ai rajouté -en bleu- une phrase à la fin de la note.
***
Ce matin, vers cinq heures trente, en lisant le commentaire du Grillon Agacé, mais comme à son habitude délicat, plein d’humour et de gentillesse, j’ai décidé d’enterrer la version hebdo, version mort-née des Chroniques.
En refaisant avec lui, le Grillon, le parcours acrobatique de la dernière cuvée, parcours qu’il compliqua en y mêlant la note relative aux courriers que me valut l’affaire Marc Machin, je me suis pris à sourire…
Mais que sont nos blogs devenus…
Vais-je parodier Rutebeuf, ou me remémorer ses vers..
Que sont mes amis devenus...
Les maux ne savent seuls venir;
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu.
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu'ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Ils m'ont failli.
De tels amis m'ont bien trahi
Lorsque Dieu m'a assailli
De tous côtés.
N'en vit un seul en mon logis
Le vent je crois, me les a pris,
L' amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte
Les emporta.
Qu’est donc mon blog devenu…
Il est bien évident que celui qui établirait un lien entre les pensées qui m’ont assailli en lisant les remarques piquantes de Christian, et la poésie de Rutebeuf me rendraient service, car de lien, point, hors la sonorité de la phrase.
Je ne désobligerai personne en continuant sur une parodie garnie de poils pour la facilité de rime, Rutebeuf ne mérite pas ça !
Avant de savoir ce qu’il est devenu ce Blog, faudrait-il encore ce souvenir de ce qu’il fut.
Vous ne pouvez pas le savoir, car lorsqu’il apparut le 16 Février 2006 sur Blog50, il avait déjà vécu une quinzaine de mois ailleurs. C’est dommage que j’aie effacé la plupart des notes que j’y avais rédigées, non qu’elles fussent d’irremplaçables trésors, mais simplement pour que je vous livre ici la première, celle où j’annonçais ce que serait ce Blog.
Au moment où j’égrenais les premières lignes de ce qui allait devenir les Chroniques du Crabillou, nous étions loin de ce qu’elles sont aujourd’hui. Je voulais- souriez, vous en avez le droit- simplement consigner, comme le faisaient jadis sur un carnet secret, les demoiselles de leurs émois, consigner sur ce carnet moderne et beaucoup moins secret, les réflexions et les pensées qui me viennent lorsqu’avec Olga, j’arpente les chemins, la lande et les friches du Plateau de Lachaud, sous le regard protecteur du Puy de Dôme, mon cher et vieux volcan.
Belle occasion de glisser une photo !
Loin de moi à l’époque l’idée d’en faire un site protestataire ou à tendance pseudo gauchisante, satirique et pamphlétaire. Non, je le voyais plutôt en lieu de réflexion tranquille, en atelier d’écriture un brin déjantée, et surtout, surtout, je vous le confesse aujourd’hui, j’avais l’idée de parsemer tout ça des portraits de gens qui me furent chers, ou qui simplement, personnages singuliers, restent à jamais gravés dans ma mémoire.
J’ai fait un peu tout ça remarquez, j’y ai aussi amorcé de grandes sagas, telles l’odyssée des Ogm, ou la véritable histoire de l’humanité, avec Marcel. Mais très vite, parce que j’ai reçu de mes lointains ancêtres Gaulois et Burgondes deux ou trois gènes batailleurs, je me suis laissé aller à croquer à belles dents dans l’actualité, retrouvant une gnaque polémiste jamais éteinte du reste, mais qui très vite prit a peu près toute la place. Est-ce une erreur ? Probable, mais c'est une erreur que je ne regrette pas. Comment pourrais-je le regretter, je me connais.
Imaginons un instant que ce soit ce matin, mardi 28, que je décide d'ouvrir un blog, parfumé du chant des oiseaux, teinté de jolies couleurs pastel, et gentil tout plein...Imaginons....
Comme souvent le matin, je regarde LCI, tout en feuilletant le journal, qu'entends-je et que vois-je ?
Deux néos-nazis ont été arrêtés, ils voulaient tuer 88 noirs en hommage à Hitler- Ach, le H, huitième lettre de l'alphabet, et deux fois, quel pied ! Car ce sont des lettrés ces méchants cons ! - 88 blacks, plus Barack Obama pour sauver la race blanche, rien que ça !...Aurais-je embrayé sur les fleurs et les petits oiseaux, ou serais-je aller chercher les racines du mal dans le culte que vouent aux armes les habitants de cet immense pays, né de la violence, et qui ne peut s'en défaire...
Des mesures pour l'emploi. 100 000 emplois aidés, et cent pour cent de leur salaire pendant un an pour les futurs chômeurs...Aurais-je applaudi, ou rappelé qu'il y a seulement un an de telles mesures eussent été, par ceux qui les présentent aujourd'hui comme la trouvaille du siècle, vouées aux gémonies et traitées avec mépris de "gabegie socialiste". Aurais-je rappelé qu'en 1976 un chômeur "licencié économique" pouvait toucher l'intégralité de son salaire pendant un an...voire plus après examen de son dossier, on progresse !
Va-t-on, dans les prochaines semaines assister à la mise en place des emplois jeunes, embaucher de nouveaux fonctionnaires, et si ce n'est pas suffisant, encore un petit effort monsieur le président(des umpes), après avoir invité Jaurès et Blum dans vos discours, laissez parler votre vraie nature, n'ayez pas honte de vous montrer sous votre vrai jour, soyez fier d'être de gauche Nicolas, appelez Martine Aubry au Ministère du Travail et Strauss-Khan aux Finances, il viendront ! Allez au bout de vos idées, mettez en place les 35 heures, ensemble tout devient possible! Difficile après ça d'aller se taper une entrecôte de mammouth avec Marcel !
Un guérillo Farc s'échappe en sauvant un otage...Ne serait-ce pas qu'il aurait lu la lettre que j'ai jadis envoyée aux Farcs, pour qu'ils fassent preuve d'humanité...Non, soyons sérieux. N'empêche, mon idée n'était pas si mauvaise...Mais ai-je envie après ça de disserter sur le gaperon, ou de vous faire visiter les coins secrets du Chambaron, non.
Strauss-Khan blanchi...Sacré queutard va ! une note guillerette ? Pas possible, au loin, en Somalie, pays cher à Kouchner, une dame s'est vue condamnée pour adultère, elle a été enterrée jusqu'au cou, et tuée par cinquante hommes barbares à coups de pierres. Aucune réaction au Pays des Droits de l'Homme, à peine le silence de Rama Yade, c'est peu...
Non, je ne regrette pas, ce blog gentil tout plein n'aurait pas vu le jour. Pas aujourd'hui plus qu'hier...Aucun regret donc.
Erreur tout de même que d'aborder à la hussarde tous les sujets qui fâchent. D'aucuns me l’ont souvent dit, le plus souvent gentiment, mais quelquefois pas. D’autres par leur silence me le reprochent en permanence. Le plus grand nombre, lassé des moulinets du vieux Don Pansu s’en sont allés sous d’autres moulins, et Rossinante sans plus beaucoup d’envie, vieux cheval fatigué, lâche des pets tristes que le vent n’emporte même plus (*).
Voici donc ce que ce blog est devenu…une sorte de ruine qui n’en finit pas de se délabrer, où ne viennent plus, sans trop s’y attarder, que les vieux habitués . Ils passent et s'arrêtent un instant, par politesse , mais je le devine, le plus souvent ils s’ennuient...
Non, ce n’est pas la énième version de « Crabillou veut qu’on l’aime, ou le vieux nous fait sa crise ! ». Bien sûr que je veux qu’on m’aime, vous préféreriez vous, qu’on vous déteste je suppose ! Non, je ne cherche pas à relancer une chasse aux commentaires ou aux visites pour regonfler mon ego de blogueur important, que dis-je important, indispensable ! Non, simplement, je vous annonce que ce Blog entre en hibernation. Probablement que l’Hiver sera long.
Plus de rythme imposé, ni quotidien ni hebdomadaire, mensuel semi ou bi. L’état normal de ce Blog sera désormais le repos.
Tout comme le hérisson, qui sort de sa torpeur, quand certains soirs de janvier ressemblent à des matins de mai, il pourra au gré de mon humeur, être saisi de soubresauts plusieurs fois en une journée, ou faire de longues siestes, sans toutefois tomber dans le régulier, mais quasi léthargique rythme de parution de La Bougie du Sapeur, à savoir tous les 29 Février…
Le hasard - ou un moteur de recherche, n'est-ce pas Véronique ?- peut conduire quelqu'un sur ce Blog, quelqu'un touché, ou blessé par ce qu'il y trouverait. C'est pourquoi je m'engage à veiller à ce que tous ceux qui voudraient réagir sur n'importe lequel des mille et quelques billets de ce site puissent le faire. Qu'ils laissent un commentaire, il leur sera répondu.
Le Blog entame une cure de sommeil, mais il n'est pas interdit de le reveiller.
A un de ces jours.
(*)- Cette phrase odorante et pétaradante, comme ultime cadeau aux nostalgique(e)s des volutes scatos qui ornèrent nombre de pages de cet immense ouvrage...
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03/08/2008
Inventons, inventons...
... Il en restera bien quelque chose !

*** Marcel sur le "Petit Bi", hier vers 17 heures...***
La promesse du jour :
Faite au rameur pagayou, qui du bord de son Bassin, où agonisent des millions d’huîtres innocentes dans l’indifférence quasi générale du mois d’Août, et qui, dans sa grande bonté égaya un peu, me redonnant espoir, l’austère tableau Excel où reposent mes stats et gisent mes illusions.
Je lui promets à cette grande canaille de Brayaud exilé que je publierai le chef-d’œuvre qu’il fit à partir de mon pauvre fichier xls. Promis !
La bonne nouvelle du jour :
Marcel existe, et il invente des vélos !
C'est lui sur la photo-bandeau. Il a fait des tas d’autres trucs d'ailleurs, je vous en parlerai plus tard.
J’ai l’insigne honneur de compter parmi les gens qu’il aime bien. J’ai pu hier tester une de ses dernières inventions, le « Vélo Latéral » qui permet de faire du sur-place sans se fatiguer, devant un poster du Galibier par exemple, pourquoi pas !
Pour peu qu’on ait le sens de l’équilibre, c’est faisable…J’avoue avoir éprouvé quelques difficultés à parcourir les deux minutes qu’a duré l’essai….Plus tard, plus tard !
***
Eh oui, je crois venu le temps non pas des grandes inventions, genre méga centrale à hydrogène, ou Super Méga Super Phoénix coûtant des milliards, et d’où rayonnerait l’énergie, distribuée à travers un immense filet de câbles, où au bout de chacun des millions de fils s’agiterait un client accroché au piège, plus sûrement encore qu’un gardon ferré par Héraime !
Il arrive qu’un gardon s’échappe, l’homo-électronucléairaucus, rarement !
Je crois plutôt à l’avènement de multiples solutions locales, adaptées au terrain et aux besoins, il en existe déjà beaucoup et depuis fort longtemps, qui permettraient, grâce au génie inventif de gens comme Marcel, de s’affranchir du joug pesant de l’énergie polluante et centralisée.
Pas seulement de l’électricité d’ailleurs, qui n’est qu’une énergie parmi d’autres, mais aussi du pétrole par exemple.
Vous me direz qu’il n’y aura pas beaucoup de temps à attendre pour s’en affranchir du pétrole, étant donné qu’on voit pratiquement déjà le fond du jerrican. ! Raison de plus pour s’y mettre le plus vite possible, s’y mettre tout de suite donc !
Si, c’est possible ! Pour le carburant de nos bagnoles par exemple !
Vous allez dire ça y est, il a viré sa cuti le vieux, il veut nous faire crever de faim, en commençant par les nègres, ils souffrent moins les nègres, car ils s’entraînent depuis très longtemps à crever de faim, et après c’est nous !
Il veut nous faire le coup des biocarburants qui vont sauver, dans l’ordre la FNSEA d’abord, et l’humanité ensuite, en faisant de notre cher et vieux pays un immense champ de betteraves, de tournesols, très beaux les tournesols, de maïs et de colza, assez joli aussi le colza. Et vas-y que je te fais du diester premier choix ! Et pour bouffer, on échangera les surplus de nos biocarburants avec la mozzarella des Italiens qui en font de la sacrément bonne !
Non, je vous arrête, puisque vous ne m’arrêtez pas !
Pas question de transformer la campagne en station service. Les solutions que je vois venir pour demain ne changeront rien à la vie de l’agriculteur subventionné, sauf que ce sera à lui de se débrouiller pour remplacer les engrais et les choses à tuer les bébêtes qui n’existeront plus quand il n’y aura plus de pétrole.
Faudra-t-il en revenir aux méthodes ancestrales, celles où on arrivait à faire manger aux gens de bons légumes et du bon pain en épandant dans les champs du fumier et de la merde, alors qu’aujourd’hui, en épandant dans les champs des produits qui sentent le médicament, ce sont les mêmes ou presque qui les fabriquent, les produits et les médicaments, on arrive seulement à leur faire manger de la merde aux gens, sans hélas, qu’il y en ait pour tout le monde ?
Non, rien que des bricoles, des trucs, du bazar Géo Trouvetout, pas besoin de bouleverser les grandes universités pour faire phosphorer les sommités à grosses tronches.
De la même façon que le bonheur est dans le pré, et le bon sens près de chez nous, nous avons des solutions qui existent, elles nous tendent les bras. Marcels de tous les pays, au boulot, on a besoin de vous !
Mais alors, qu’est-ce qu’on attend me direz-vous.
Merci de me poser la question, ça me permet de continuer.
Je vous parlais du joug pesant de l’énergie centralisée. Ce n’est pas le seul joug qui nous fait aller, non pas à pas lents comme des bœufs, mais à la vitesse grand V droit dans le mur !
Il y a le carcan de nos habitudes, je suis comme vous, une fois installé dans un système, j’ai de plus en plus de peine à m’en défaire. Le compteur EDF et la pompe à essence font partie de mes habitudes, m’en séparer serait vécu comme une amputation.
Nous sommes sans doute, moi comme vous, le premier obstacle qui nous empêche de sortir des carcans qui font de nous des prisonniers.
Tout le monde parle du photovoltaïque, de l’éolien, du géothermique et de toute les énergies dites « alternatives ». Mais immédiatement, quand on en parle, c’est pour leur trouver tous les défauts possibles, elles en ont bien évidemment, et qui sont un bon prétexte pour ne pas les mettre en œuvre. Et malgré la grenellitude qui tartine en surface les discours officiels, tout est fait pour freiner des quatre fers, et empêcher à tout prix de faire éclater le maillage serré du filet EDF.
Un argument repris en boucle par les anti-éoliens :
"On oblige EDF à acheter très cher l’électricité des moulins à vent."
Mais qui oblige qui, vous, moi ?
Imaginons une ferme isolée en montagne, vers Belvezet en lozère, par exemple, que l'on voit sur la photo.
Qui osera me dire qu’en posant des panneaux photovoltaïques sur le toit, une éolienne à proximité, qui par exemple alimenterait la pompe de relevage de la micro-centrale fonctionnant sur le petit barrage…
Barrage Crabillou, c'est anti-écologique !
Mais Nom de Dieu, laissez-moi finir !
...Le petit barrage alimenté par un bief, pas directement construit sur le torrent, pensons aux saumons, ça vous va !
Je suis à peu près sûr qu’on peut produire assez d’électricité pour éclairer et alimenter la ferme et le logement des fermiers, y compris l’alimentation du PC, pour surfer sur Internet , lire les Chroniques du Crabillou, et calculer au centime près les subventions de l’UE !
Tu délires Crabillou, et en cas de panne, il fait quoi Gaspard des Montagnes, « Hein Crabillou, quoi qu’y fait le gars ? »
Holà les gars- oui Monique -, et vous aussi Mesdames, vous me prenez pour qui, vous croyez que je n’y ai pas pensé au coup de la panne !
Dites-moi jeunes gens, les groupes électrogènes, ce n’est pas fait pour les chiens !
Et le groupe rigolo, tu le fais marcher avec quoi, il faut du pétrole !
Vous me désespérez, vous suivez ou quoi !
Je vous ai dit qu’il était possible de fabriquer du carburant, on va donc en fabriquer, c’est facile dans une ferme !
On le fabriquera une prochaine fois, j’ai encore débordé, même plus la place pour le feuilleton !
A Bientôt…
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25/06/2008
Les fruits de la passion...
... Sont souvent durs à digérer.

*** Eglise d'Yssac-la-Tourette...Moment de ferveur. ***
L’avertissement du jour :
Je tiens à préciser que ce billet n’est en aucun cas une attaque envers des religions actuelles ou passées, ni même envers les futures qui ne manqueront pas de remplacer celles qui disparaîtraient. Le surnaturel a horreur du vide.
Simplement, parce que les croyances et les passions qui en découlent, sont, qu’on le veuille ou non, un des principaux fils conducteurs de notre histoire, j’ai choisi d’illustrer ce billet avec le scan d’une des photos prêtées par des amis.
« Fais-en bon usage » m’ont-ils dit. Je vais essayer de n’en faire pas un trop mauvais….
La photo ci-contre, c’est dans la même église, mais c’était Samedi dernier.
La Vierge Marie est toujours là, qui n’en finit pas de veiller son fils crucifié. L’Archange Saint Michel aussi.
Je me souviens qu’à l’époque de la photo bandeau, il terrassait déjà le dragon, ce diable de démon qu’il aura bien du mal à tuer, tant les démons ont la peau dure !
Plus qu’un ange le Michel, un Archange !
Disons, pour ceux qui ne sont pas très au fait de la hiérarchie céleste, que l’Archange Saint-Michel, c’est à la religion catholique, ce que fut le Maréchal Joffre à la guerre de 14, à peu près.
Ceux qui ont un oeil d'aigle, ou simplement qui connaissent les lieux, reconnaîtront l'oie Célestine, qui du haut de la vôute vous contemple.
Il n’y a donc dans ce billet nulle attaque envers ceux qui croient, simplement, comme je vous le disais, un fil conducteur, c’est ce que je pense, donc je le suis, le fil….
***
Discours devant la Knesset.
Le chef de l’Etat français a affirmé, devant les députés israéliens, l’attachement de la France à l’Etat d’Israël. Exprimé aussi, le souhait que prenne naissance un véritable Etat pour le peuple palestinien, dans les territoires que lui reconnaît la communauté internationale.
Il n’a fait là que répéter ce qui est la position de la France depuis des décennies, mais puisque jusqu’à aujourd’hui les uns et les autres sont restés sourds, il a parfaitement raison de répéter ce discours, encore et encore.
On peut noter qu’il faut toujours garder un peu d’espoir. Aucun député de la Knesset n’a quitté la salle, lorsque notre chef d’Etat à réaffirmé le souhait de la France de voir un Etat palestinien prendre corps.
Lorsque François Mitterrand avait dit la même chose, en 1982, les députés durs de durs avaient déserté les bancs de la Knesset.
Il y a donc du changement. Du changement, il y en a depuis 1982. La partie orientale de Jérusalem a vu se développer la colonisation, plus de deux cent mille israéliens s’y sont installés, et d’autres ne cessent de les rejoindre.
Cette partie de Jérusalem, la partie théoriquement palestinienne, devrait, selon des accords dont personne ne veut se souvenir qu’ils ont été conclus, devrait en principe devenir la capitale du futur Etat palestinien.
De même, dans les territoires conquis et occupés par Israël depuis 1967, quelques trois cent mille colons, pour la plupart juifs religieux venus du monde entier se sont installés, se souciant comme d'une guigne de la bonne douzaine de résolutions de l'Onu, la première fut je crois la Résolution 242, enjoignant à Israël de ne pas établir de colonies dans les territoires, se sont donc installés, les colons juifs, dans une multitude d’îlots de peuplement qui ne cessent de grossir.
Peu à peu, la Cisjordanie s’est transformée en un gigantesque patchwork où les villes et villages palestiniens sont isolés les uns des autres par des routes reliant les colonies juives entre elles, et qui leur sont réservées.
Le paysan palestinien est coupé de son champ quand il n’en est pas chassé, l’écolier passe plus de temps, quand il le peut, à rejoindre son école qu’à y prendre des leçons, l’ouvrier qui a la chance d’avoir un boulot doit franchir barrages et contrôles militaires pour s’y rendre, et pour finir, les Israéliens ont construit « mur de sécurité » quasiment infranchissable, comme le sont tous les murs, depuis la muraille de Chine en passant par la Ligne Maginot et le mur de Berlin.
Bien entendu, sans doute le terrain était-il moins cher, ce mur, ils l’ont construit chez les Palestiniens !
Il est clair que l’ambiance qui règne là-bas est on ne peu plus favorable à ce qu’il faut appeler, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle : « Le processus de Paix ».
Je souhaite que les Palestiniens de tous les pays, Cisjordanie,Israël et Gaza, et de toutes confessions, Juifs, Arabes et Chrétiens, catholiques , ortodoxes, protestants etc., vivent en paix chez eux, en Palestine, mais cette paix ne se fera que s’ils veulent bien la faire.
Que les soldats de Tsahal rentrent dans leurs casernes, il n’y a que dans une caserne qu’un soldat a sa place. Que les désespérés cessent d’attacher leur pantalon avec des ceintures d’explosifs, les colombes n’aiment guère le bruits des explosions.
«Paix aux hommes de bonne volonté » Qu’il avait dit le Juif de la photo. C’est les Romains qui occupaient la Palestine en ce temps là, il n’y avait pas d’arabes à l’époque, mais les Dieux se faisaient quand même la guerre.
«Aimez-vous les uns les autres » il l’a dit aussi à ce qu’il paraît... Et: "Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Ils étaient en train de le zigouiller.
Enfin, pour terminer ce billet, un jugement dernier : « Dieu reconnaîtra les siens » Pas facile à mon avis, d’autant que là-bas comme ailleurs, les hommes n’ont pas le même Dieu, et quand ils ont le même, ils se tapent encore sur la gueule, car ils ne sont pas d’accord sur la manière de l’honorer et de le servir ! Compliqué tout ça…Et puis, la vraie phrase, c’est :
« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »...Il y en a déjà pas mal qui sont restés au tapis, beaucoup d'enfants parmi eux, ça ne fait attention à rien les gosses !
Tuez-les tous....
Saint-Barthélemy bonjour, et Vive la Palestine libre !
A Bientôt…
PS :
Je suis sur la Photo. Le petit binoclard, tout en bas à droite. A droite sur la photo, mais déjà à gauche, vu coté Choeur !
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24/06/2008
Roses mais moroses...
... Les humeurs...
Comme souvent, je me couche avec en tête une idée pour le billet du lendemain, et quand le lendemain arrive, je me dis : mais qu’est-ce que je vais raconter aujourd’hui.
Je pourrais ne rien raconter, et passer à autre chose, je n’ai aucune obligation, rien ne me force à maltraiter un clavier, et à encombrer les abysses internautiques de mes réflexions dont personne n’a rien à foutre, et qui moi-même, ne m’intéressent que moyennement.
Dans ces cas-là, si les conditions météo s’y prêtent,je m’installe sur le banc où je médite assis, avant, assis aussi, de m’éditer sur mon site…
Je pourrais, il faudrait que je le fasse, reprendre ce que j’ai commencé. Il est resté bloqué à trente pages, c’est peu, pour un ouvrage dont je souhaitais qu’il en fît cinq cents ! Reprendre dis-je le manuscrit entamé…Je le reprendrai.
J’en suis là de mes réflexions, il est à peine cinq heures, et Chateaugay sommeille. La Lune me fait un clin d’œil, de là-haut, passant et repassant derrière des nuages de plus en plus épais, que pousse un vent très doux, frais juste ce qu’il faut.
Le soleil aura bien du mal à éclairer tout ça me dis-je en parcourant l’horizon de mon jardin.
Le lampadaire en panne se marre en regardant ses copains qui ont bossé toute la nuit, et qui tout de suite encore continuent d’éclairer les rues désertes.
Que dire encore. Qu’il est dommage que vous ne profitiez pas avec moi de ces moments de paix, juste avant le jour, où le monde renaît, et où vous renaissez avec lui, comme avant bien avant....
Je m’attends à voir se découper la haute silhouette de Marcel, derrière la haie qu’il me faudra tailler, tant ça pousse avec toute cette flotte !
Non, ce n’est pas Marcel…
Le coup de gueule du jour :
« Olga Nom de Dieu, tais-toi, tu vas réveiller tout le quartier ! »
C'est fou comme les mécréants jurent le nom du Dieu auquel il ne croient pas, paradoxe, paradoxe...Oui, 1956, la procession, plus tard...
Ce n’est pas Marcel, d’ailleurs l’homme est seul, alors que Marcel sort rarement sans Dieu la nuit, on ne sait jamais…
C’est le gars qui remplit les boîtes aux lettres de tous ces imprimés, qui étalent à nos yeux les richesses qu’offre le monde moderne dans lequel nous vivons, et qui a besoin pour vivre ce monde, de tout ce qu’il nous vend, surtout ce qui est inutile.
Tiens, je profite de l’occasion…
La Première Question du jour :
Non pas quelle heure est-il, il est 6 :35 à l’horloge du PC, mais :
« Combien pèse le paquet de prospectus récupérés dans ma boite aux lettres ? »
…Réponse en fin de billet, ne trichez pas, lisez la suite !
Bon, puisque je l’ai sous les yeux, profitez-en aussi, ils font moins 25% sur les disques chez Feu Vert ! En plus si vous appelez le 32 13, on vous garantit les prix les plus bas sur les pneumatiques.
Les freins et les pneus, pensez-y avant de partir en vacances !
Si il vous reste un peu de pognon, chez ALDI, ils vous font le GPS Strato à 99,99€, une occase à ne pas manquer !
Depuis longtemps, je suis tiraillé par l’idée que j’ai de coller sur ma boîte l’affichette « Pas de Pub ».
Il faudrait que je le fasse, comme il faudrait que je cesse de me faire livrer le journal.
Je sais mieux que personne les dégâts causés par tous ces gaspillages de papier, de carburant et du reste. Je devrais faire, et je ne fais pas, éternel paradoxe !
je suis victime de mon excès de convivialité. Je me lie trop facilement avec les gens, et j’ai commis l’erreur de, non pas sympathiser, mais de prendre en considération les deux ou trois personnes qui travaillent dur pour finalement remplir ma poubelle papier, et participer à l’effet de serre en utilisant une bagnole pour distribuer journaux et prospectus.
M’offrir le luxe de feuilleter, en y mettant le désordre, le journal à six heures et demie du matin, accepter les prospectus, contribuant ainsi à la fortune de Bolloré pour le papier, à celle des émirs démocrates, ô combien, pour le pétrole, Bolloré aussi est dans le coup dans la distribution des carburants, c’est généreux de ma part, mais ce n’est pas ce qui me motive.
Simplement, si je refuse les prospectus, je vais avoir du mal à continuer de bavarder avec ceux qui les distribuent. Ils verront en moi un de ceux qui menacent leur emploi. Idem pour la souriante brunette, ou le grand gaillard, le mari de la boulangère, qui me feront la gueule si je prends La Montagne au bureau de tabac…Paradoxe je vous dis !
Et pourtant, ces monceaux de papier, et tout ce carburant gaspillés , je sais les dégâts qu’ils provoquent sur notre pauvre Gaïa. Je suis donc responsable et coupable dans ce que je dénonce si souvent, la destruction de l’héritage de Marcel.
Tiens, pour se détendre… Nous avons une, ça me hérisse à chaque fois que j’entends cette expression, nous avons une « Première Dame de France », ce qui suppose que les autres gonzesses sont à la traîne derrière la Reine du moment.
!
Bref, cette dame, au demeurant fort agréable à regarder, on la dit intelligente et cultivée, elle l’est certainement, mais elle n’est pas la seule, devient crispante lorsqu’on l’exhibe, et on l’exhibe beaucoup.
Il se pourrait même que l'excès de simplicité et d'humble modestie dont fait preuve la belle soit aussi en soi (naturel ?) une exhibition soft.
Elle fait quasiment la une de tout ce qui parait en kiosque, et son image nous est offerte en cadeau sur les écrans télé.
Madame sort un disque, j’ignore si on le trouvera chez Feu Vert à moins 25%, mais il sera disponible en Juillet.
Et tout le monde d’y aller de son émerveillement, rendez-vous compte, l’épouse du chef de l’état qui pousse la chansonnette, une première mondiale !
Jusqu'à Libération qui sacrifie au rite, sa une avec la photo en pied de l'ingénue, et sept pages d'interview sans intérêt. Pas à dire Coco, ça c'est de l'ouverture...Merci beaucoup M'sieur Joffrin !
J’apprends en cherchant les horaires des matches, sur Télé Star, que dans un livre interview, Carla dévoile enfin son visage, le vrai, pas celui qu’on connaissait avant, avant qu' elle soit « Première Dame de France », voire "Présidente", selon Le Point. Présidente, rien que ça !
Bon, vas-y pour le visage, pour le reste, elle l’a découvert depuis longtemps, c’est du déjà vu, même si on le revoit sans déplaisir.
Mais attention Carla, méfiez-vous, une deuxième première dame pointe son nez de l'autre coté de l'Atlantique. Washington n’est pas dans le seizième, mais gare à la concurrence !
J’ai encore fait long, donc, profitant de la transition facile que je me suis offerte, je passe à…
La Deuxième Question du Jour :
« Michelle Obama est-elle une vraie brune ? »
Nous la voyons ici interpréter le tube "Quelqu'un m'a dit..." C'est du play-back, on ne voit pas ses guitares.
Réponse par mail uniquement, et pas de chèque, virement direct sur mon compte pour économiser le papier et sauver la planète…
A Bientôt…
***
J’allais encore oublier !
La réponse à la première question, c’est : 1180 grammes.
Oui, vous avez bien lu. Le gars des prospectus m’a refilé 1,18 kg de torche balles ce matin.
Je comprends mieux pourquoi Olga l’a si copieusement engueulé, il devrait avoir honte !
Je vais peut-être ménager son dos, et la coller cette affichette "Pas de Pub".
Si ce n'est pas bon pour son pouvoir d'achat, ça le sera pour sa santé, et pour celle de la planète !
Je sais, le titre ! Pour les humeurs, c'est fait, et les roses ?
Ben oui, les roses, mais j'ai encore débordé, on verra ça plus tard !
10:20 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
12/06/2008
Prenons de la hauteur...
... Mais gardons les pieds sur terre.
**
*** Dans l'eau de la claire fontaine...***
La Phrase du Jour :
« Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu’ils nous jettent des os ! »
Vous avez reconnu le style direct et sans fioritures de Mouammar Kadhafi. Dans le langage diplomatique d’un dictateur libyen, ce message implicitement adressé par Mouammar -je m'acharne à le nommer Muhammar ce triste sire- à son ami Nicolas peut se traduire par :
« Ton projet d’Union de Mediterranée de merde, mets-toi le bien profond », ou plus laconiquement :
« Fous-nous la paix, et casse-toi pauvre con ! »
Mais parlons d’autre chose….
***
Depuis longtemps que ce billet me démange, grattons un peu…
Que de chemin parcouru depuis que tout est sorti du néant, et que le vide sidéral s’est rempli d’étoiles.
Que de temps passé, du temps à notre échelle, c’est peu de chose, depuis qu’une espèce de poisson gluant sorti de l’onde s’échoua sur la plage. Que ne fut-il retourné dare-dare dans les profondeurs abyssales ce con, nous n’en serions pas là aujourd’hui !
Mais la grosse cata, ce fut quand même l’arrivée de Marcel. Encore que tout seul, il ne pouvait pas faire beaucoup de dégâts, mais un peu plus tard, lorsqu’apparut le deuxième homme, ouille ouille ouille !
Je ne vais pas vous empoisonner la vie avec la genèse, vous connaissez tous l’histoire de Marcel et Gisèle, et vous avez suivi comme moi les débuts de l’Humanité et les dérives du Dieu inventé par Marcel féru de bricolage et à l’esprit inventif, qui fut, le Dieu, détourné de son usage de simple outil par les enfants de Marcel qui en firent un instrument de pouvoir et de domination. Quel gâchis !
Nous vivons aujourd’hui dans le monde qu’ils nous ont laissé, nous connaissons par cœur toutes les erreurs accumulées au cours des millénaires et des siècles, et depuis des décennies et des années, nous accélérons de plus en plus pour arriver le plus vite possible dans le mur de la connerie intégrale qui nous ouvre grand les bras.
Tout fut inventé au départ, quel besoin aurions nous de vouloir absolument découvrir le reste ? Ne serait-il pas temps de faire très vite le demi-tour qui nous ramènerait vers le progrès ?
En fouillant dans les disques durs rescapés du miocène et des ères glaciaires grandes et petites durant lesquelles toutes les bêtes à sang chaud se gelaient les glaouis, malgré leurs poitrines velues de camioneurs, il nous est facile de mesurer les effets néfastes des différentes divinités utilisées par les uns pour asservir les autres.
Comment se fait-il, que Herr Gaster, inventeur de la choucroute pour ceux qui l'ignoreraient encore, et les homos de la tribu Sapiens ne se soient pas débarrassés de ces maîtres encombrants et voraces ? Mystère...
Un autre truc qui me revient, vous me direz si je me trompe. Chez d’autres êtres organisés et civilisés, comme les lions ou les sangliers, il existe aussi des faibles et des puissants, comme chez nous, des plus ou moins cons, comme chez nous aussi, mais jamais au grand jamais vous ne trouverez de propriétaires ou d’héritiers.
Il existe des territoires jalousement gardés par des mâles farouches que la roccoziffrédisation darwinienne, plus simplement appelée sélection naturelle a dotés de dents, de cornes et d’autres choses plus grosses et plus longues que celles de leurs congénères qui en sont jaloux, mais n’y peuvent rien.
Ils ne sont dominants ces gros salopards que le temps qu’ils sont en état de dominer. Affaibli et vieillissant, le flamboyant séducteur, épuisé de tous les efforts qu’il fit pour défendre son groupe et engrosser jeunes et moins jeunes, afin de perpétuer l’espèce et se détendre un peu, est rejeté, ou estourbi, le vieux !
C’est un autre jeune costaud qui prend sa place. Le jeune est rarement un fils du chef, car les jeunes mâles engendrés par le vieux sont chassés du groupe pour éviter les quolibets et les banderoles insultantes, quand le troupeau quitte le Nord et va brouter au parc.
Pas d’héritiers donc, seulement des successeurs. Pas de barrières, de grillages ou de murs d’un esthétisme inspiré dont l’ocre du crépi gratté se marie si bien avec le vert sombre de thuyas qui crèvent les uns après les autres, si tu ne mets pas la moitié de ta retraite pour acheter de l’Aliette, ça coûte la peau du cul cette saloperie, et c'est souvent inefficace d’ailleurs, il faut bien le dire. Les territoires ne sont ni barricadés ni cadastrés, tout le mond vit dans le même espace sans jamais rien posséder de toute son existence...Tu imagines le bonheur, personne ne peut rien te prendre, et tu as tout à ta disposition, le pied !
Nul besoin non plus de passer devant un notaire gras et chafouin, bonjour Maître, qui pique une partie du bazar au passage, le nouveau cador prend possession du territoire sans autre formalité que d’avoir botté le cul du vieux, accompagnant son geste d’un retentissant et guttural « Casse-toi vieux con ! » , à faire frémir toute la plaine du Serengeti, provoquant même des avalanches sur le Kilimandjaro, du temps où il y avait de la neige. A son tour bientôt, il se fera virer.
Il présente ensuite ses hommages aux dames et demoiselles du troupeau qui reprennent des couleurs et retrouvent leur joie de vivre. C’est vrai qu’il était de moins en moins nerveux Pépère, elles s'alanguissaient grave les pauvres chéries !
On trouve même chez les lions une amélioration du système, ce qui prouve s’il en était besoin que tout dans la nature est perfectible. Chez les zèbres, c'est encore pire, mais on ne peut en parler qu'après 22 heures. Ndlr.
Pour s’assurer que les lionnes soient rapidement disposées à subir les tendres assauts du nouveau patron, celui-ci zigouille les lionceaux pour que les mamans ne perdent pas leur temps à pouponner. Que les âmes sensibles se rassurent, très vite de nouveaux lionceaux égailleront la savane de leurs cris et de leurs jeux, surtout si la mère leur ramène une jeune gazelle, un peu abîmée certes, mais vivante.
Pourquoi diable ne vivons-nous plus comme ça ?
Si depuis l’âge des cavernes, où le groupe s'abritait dans un logement mal éclairé (Opac. Ndlr.), nous avions vécu comme ça, jamais au grand jamais il n’y aurait eu de Louis XIV ou de Napoléon III.
Une fois défunté Louis I et Bonaparte, on serait passé à Boris et Muhammad.
Je sais Monique, j'aurais pu mettre Catherine ou Ségolène, mais nous parlons préhistoire et philosophie, et n'allons pas polluer l'exposé, brillant, avec de basses allusions politiciennes, et des préjugés sexistes d'un autre âge.
Pas de Joseph Seize non plus, une Papesse Jeanne, pourquoi pas, mais là, c’est une autre histoire.
Nos journaux ne se seraient pas remplis de la succession à Neuilly du Prince Jean reprenant le flambeau de son père le Chanoine de Latran. Jamais au grand jamais chez les lions un gamin pas foutu de conduire un scooter ne serait devenu chef ; chez les blaireaux non plus d’ailleurs.
Et Paris Hilton me direz-vous. Enfin une bonne question, et qui m'arrange en plus, car je me voyais mal parti pour terminer avant midi ! Elle aurait sans doute du, Paris, pour gagner sa vie, tailler des pipes sur le périph’, au lieu de le faire gratuitement dans les palaces hérités de son papa, à moins que Michel-Edouard ne l’ai embauchée comme caissière à mi-temps dans un bled perdu.
Bref, notre vie serait changée…
Vous avouerais-je que j’eus, l’année dernière, comme une lueur d’espoir.
C’était souvenez-vous un 6 Mai de l’an 2007.
Ce soir du Fouquet’s Day, les cris d’allégresse que poussait la foule immense des Umpes triomphants me firent penser un instant que Marianne avait trouvé son point G, déchirant son hymen dans la joie de quitter la France d’Avant pour la France d’Après.
Las !
Le lendemain, alors que Christine Boutin, ses gros yeux globuleux un peu masqués derrière ses lorgnons de myope, tu aurais juré voir un têtard à hublots, elle regardait la grosse, sécher sur le fil les deux strings en pilou qu’elle avait détrempés la veille , remuée qu'elle fut jusqu'au tréfonds, d’une émotion mal contenue. Las dis-je, il nous fallut déchanter.
Rien ne serait changé, les vieux démons reprenaient leur place, des blacks sans papiers nettoyaient les vomissures dans les chiottes du Fouquet's, et les futurs héritiers sablaient encore le champagne avec les notaires.…
A Bientôt…
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03/05/2008
GROSSE GROSSE FLEMME...(A nouveau...)
Ci après une note "détente', diffusée ici même le 15 Mai 2006...
Allons-y, histoire de passer deux minutes. La photo date seulement d'hier, vers 19 heures.
****
****
Après-midi chaude et orageuse...Une image rafraîchissante !
Non ce n' est pas un cheval de Prewalski, c'est un des deux chevaux de selle d' un copain.
Cette photo a été prise l' hiver dernier.
Des chevaux dehors en hiver...Mais oui, c'est bien le mieux pour eux, à condition qu'ils aient un abri, ils en ont un, et de la nourriture, ils en ont aussi.
Pas trop envie de vous envoyer un épisode de la vie de Marcel, pas trop envie non plus de vous saoûler avec mon combat anti-Ogm et pourtant Nom de Dieu, ça me démange...!!!
Non, plutôt quelques petites anecdotes...
Il y a quelques temps, Adeline, ma petite-fille, voyant une Mégane bordeaux me dit tout à trac: "Regarde Papy, une voiture comme Papa, elles ont exactement les mêmes différences, sauf que celle de Papa elle est grise..!".
C'est vrai,celle de Papa elle est grise...
Plus récemment, au cours de la balade avec Yohann, mon petit-fils.
"Dis Papy, l' autre jour, la maîtresse nous a expliqué la méchanceté...c'est quoi la méchanceté Papy, tuer des animaux pour manger, c'est méchant ?..".
Bon, on va essayer...
Et réveillant l'instituteur qui sommeille au tréfonds de chaque Papy qui se respecte, je me lance...
Non, tuer pour manger, ce n'est pas méchant, exemple.
Et là je ressors mon matériel pédagogique préféré, l'andouillette !
Grâce à l'andouillette, mon autre petit-fils Jean-louis a vaincu sa peur de l'arithmétique, en se colletant avec des problèmes du genre:
Sachant qu'il faut deux cents grammes de bons boyaux de porc pour faire une andouillette, avec un kilo huit cent de tripaille, combien d'andouillettes le charcutier masqué arrivera-t-il à faire ? Vous pouvez calculer, je ramasse les copies demain avant midi !
Et je me lance dans l'explication.
Vois-tu Yohann, tuer un cochon pour faire des andouillettes, ce n'est pas méchant...
Et saisi soudain par les réminiscences d'un passé lointain (hélas !), je rajoute...Mais faire l'andouille avec des petites cochonnes, c'est encore moins méchant !
A bientôt...
12:30 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
11/12/2007
Ce ne sont plus des lions aujourd'hui,
Ce sont des hyènes, qui entravent le chemin...
Pourquoi faut-il toujours que ma mémoire me démange ?
Suite à un mot, une situation, une phrase, une ambiance un climat…
Depuis des mois et des semaines, ce n’est qu’incitation à l’équité, l’égalité et la solidarité entre les Français, alors que tout est fait pour les séparer, les pousser à l’égoïsme,les monter les uns contre les autres.
Comme si un esprit malin s'ingéniait à détruire et à rejeter tout ce qui il y a encore quelques décennies, était un lien entre jeunes, moins jeunes et vieux, malades et bien portants, hommes des villes hommes des champs; la solidarité en un mot.
Les pas trop riches n’écrasaient pas encore ceux qui l’étaient moins qu’eux, les assez pauvres enviaient évidemment ceux qui étaient un peu riches, mais ne les détestaient pas vraiment, ils ne méprisaient pas non plus les très pauvres, moins nombreux qu'aujourd'hui.
Les riches, eux, n’embêtaient personne, on ne les voyait guère, et on en parlait peu, à part quand on les enterrait, ce n'était pas souvent.
Nous vivions en quelque sorte dans un monde normal et apaisé.
Qu’en est-il aujourd’hui, qu’est-ce qui fait que l’artisan jalouse le cadre de banque, que le fonctionnaire soit haï par l’employé, et que le métallo du privé se fasse l’allié de ceux qui veulent démolir les cheminots, que tout le monde rejette les étrangers, surtout les pauvres. Mystère ?
Quel vent mauvais souffle-t-il donc sur le peuple des villes et des villages ?
Il me revient donc ce que de mon temps on appelait une récitation. Elle illustre à merveille ce que devrait redevenir notre société. La voici :
* Le Songe *
Le laboureur m'a dit en songe: "Fais ton pain
Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème."
Le tisserand m'a dit: "Fais tes habits toi-même."
Et le maçon m'a dit:" Prends la truelle en main."
Et seul, abandonné de tout le genre humain,
Dont, je traînai partout l'implacable anathème,
Quand j'implorai du ciel une pitié suprême,
Je trouvais des lions debout sur mon chemin.
J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle;
De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.
Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.
Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes
Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,
Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.
** Sully Prudhomme. **
Les aimer tous, c'est peut-être un peu trop demander, mais en aimer un peu plus et en détester un peu moins, ça ne serait déjà pas mal !
A Bientôt...
20:30 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02/12/2007
Et si le Luxe, c'était l'Espace..?
C'est grand chez vous..?
Une note écrite en début d'année, je la remets en ligne pour terminer la semaine...
***
J’ai toujours eu un faible pour les chiffres.
Des chiffres, il y en a deux qui sont gravés dans ma mémoire.
Ils datent des années cinquante.
La salle de classe, qui aujourd’hui héberge le club du troisième âge, était ornée de deux cartes de France, l’une normale, en couleur, et l’autre, en relief,
où se dessinaient les montagnes teintées de blanc, les plaines d’un vert tendre, le tout marbré par de nombreuses rivières bleues, qui se jetaient pour y mourir dans des océans, qui même sur des cartes de un mètre sur un mètre, me paraissaient inaccessibles.
Pour moi, ils le furent longtemps inaccessibles.
Les chiffres résonnent encore dans ma mémoire.
Le maître, de sa voix cassée par le tabac d’une pipe qui semblait faire partie de sa personne, montrant cette France, la bosselée, ou l’autre, la plate, mais jolie quand même, martela : « La France, d’une superficie de 551 000 km2….peuplée de 40 millions d’habitants… »
Tout le monde savait qu’il fallait marcher trois kilomètres pour aller à Châtel, qu’il y en avait sept ou huit pour aller à Riom, c’est pour ça qu’il valait mieux prendre le car, mais bien malin qui aurait pu dire à quoi ressemblait un km2, dans cette campagne où même un hectare était trop grand pour faire un seul champ !
Peu importe, à cette époque, nous étions quarante millions à nous en partager 551000 des Km2.
Je me disais que ça devait faire beaucoup pour chacun, car bien que nous soyons à l’étroit à la maison, nous avions tout l’espace que nous voulions tout autour.
Que dirait-il aujourd’hui le vieux maître, si le tabac ne l’avait pas tué ?
Ils sont toujours là, les km2, pas un de plus, pas un de moins.
Beaucoup plus abîmés, mais ils sont là.
Mais à présent, il y a 62 millions d’habitants qui se les disputent.
En 1950, un km2 était occupé par 75 habitants, il y en a 112 aujourd’hui !
Beaucoup moins de place pour chacun d’entre nous.
Si on continue comme ça, je me demande où les classes moyennes iront poser leurs tentes, toute la place sera prise par les pauvres !
C’est que le km2 de France, non seulement il doit abriter, mais il doit aussi nourrir, et distraire. Il n’y arrive plus, d’autant que les besoins des 112 habitants d’aujourd’hui sont sans commune mesure avec ceux des 75 habitants des années cinquante, il en faut des trucs en plus, et plus de place aussi !
Là où Homo50 se contentait de trois petites pièces pour loger sa famille, Homo2007 en veux 5, et plus grandes en plus. Il faut aussi un garage pour les bagnoles, un jardin, une terrasse, et après tout, une piscine, est-ce vraiment un luxe ?
C’est une rude bataille, pour se partager l’espace dans le Km2 français.
Plus qu’une bataille, c’est une guerre !
Comme dans toutes les guerres, il y a peu de vainqueurs, mais de plus en plus de victimes…
C’était un visionnaire l’instit, il nous disait aussi que le vingtième siècle serait celui de la conquête de l’espace…
Quel espace ? Il devait penser à un autre espace que l’espace vital, sans doute à un ailleurs, plus haut, plus loin…
A Bientôt…
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