06 septembre 2008

Carla visite le "Bouddha vivant"...

... Que Nicolas bouda !


*** Le dalaï lama et Carla, accompagnée de deux pékins...***

  Le soleil ne brillait guère,Nicolas brillait par son absence,medium_Soeur_Sourire.jpg mais comme à son habitude,  radieuse, Carla  brilla pour deux !

 Quelle belle journée !

 C’est très discrètement, mais il faudra bien nous y habituer, le temps n’est plus aux démonstrations tapageuses et ultra médiatisées auxquelles nous avaient habitués les célébrités de la France d’avant, « Hein Yvonne ! », que Carla Bruni, dont on sait qu'elle est mariée depuis le début de l'année avec un homme politique qui sera peut-être un jour célèbre lui aussi, très discrètement qu'elle s'est rendu Carla, en ces terres lointaines, terres qui  abritèrent jadis le huguenot pourchassé, mais qui, tout le monde étant fatigué, dans l'Hérault aussi, plus personne ne proteste guère de nos jours, ces terres sont maintenant conquises par les disciples de Bouddha .

 Pas de fastes ostentatoires donc, juste un ou deux photographes amateurs, une misère...  Nous entrons dans une période d’austérité, d’ailleurs nous nous en rendons compte chaque jour un peu plus de l’austérité !

 medium_Madonna.jpgMais foin de morosité et de catastrophisme, Carla nous offrit sa resplendissante image, telle une madone  Madonna des slips in Voir photo ci-contre).

 Véritable icône Carla, du reste pas conne du tout, Madonna non plus, et rayonnante comme la madone précédemment rayée, bien que n'en portant pas, comme vous pourrez le voir plus loin...

 Remercions là de sa beauté et de sa grâce, remercions-la doublement, car elle n’a pas chanté !

 Carla bien en chair auprès du Bouddha réincarné, ne boudons pas notre plaisir, même s’il y a un os…

 Mais putain de merde, qu’est-ce qu’ils sont venus foutre là les deux autres ! A croire que malgré toutes les précautions qui ont été prises pour la garder secrète - Du du moins discrète, les Chinois sont partout !- cette rencontre privée et intime, entre une artiste assez connue, elle vient tout juste de sortir un disque, et le chef spirituel d’une philosophie religieuse elle aussi à la mode, à croire qu’ils l’ont suivie, rien que pour se faire voir sur la photo !

 Une Icône et un Dieu Vivant, c'est à se mettre à genoux, rajoutez deux pantins, et paf, on tombe chez Guignol !

 On sourirait presque, si ce n’était la retenue- On ne se moque pas des vieux !- mais le papy en costard clair, avec son écharpe blanche (made in Taïwan ?), il se croit au départ du Paris-Dakar ou quoi !

 Renseignements pris, c’est par pure charité que Carla, elle est belle Carla, tiens, je ne resiste pas au plaisir de vous la montrer à poil, tellement qu’elle est belle ! medium_CarlaPoil.3.jpgC'est pas celle-là que je voulais mettre la photo, tant pis, j'en mettrai une autre plus loin...Tiens , en plus elle m'inspire une pensée, quasi médicale :

"Il est de grands Saints qu'on prie, et des petits seins qu'on presse !"

 Oui, je disais, par pur charité qu’elle a emmené avec elle le vieux à cheveux teints, un homme jadis estimable, que Nicolas, son époux, a pris sous sa protection, et qu’il emploie de temps en temps dans des petits boulots sans grande importance, lui assurant ainsi un complément de retraite qui l’aide à vivre décemment.

 Idem pour la bimbo souriante (Elle aussi ma parole, elle fait du gras, comme on ne la voit pratiquement plus, ça se remarque ! Ndlr.), Nicolas s’est entichée d’elle, séduit qu’il fut par la fougue et le bagout de la jeune personne. Et puis n’hésitons pas à le dire, il pensa à l’époque, il était alors en plein dans sa phase « Rupture avec la France d’avant », dont il s'occupait aussi, la France d'avant, il pensa que la black beauty ferait joli dans le décor. Aujourd’hui, il ne sait plus quoi en faire, mais, c’est un grand sentimental Nicolas, il n’ose pas s’en débarrasser.

 Il aurait aimé être là Nicolas, aux cotés de son épouse, Carla, « le meilleur de lui-même » (on peut même dire qu’il n’a que ça de bon Nicolas ! Ndlr.), n’eut été un emploi du temps dément !

 C’est qu’il en a du boulot en ce moment Nicolas ! En plus d’être PDG de la maison France, en assez mauvais point il faut bien le dire la maison France, il assure pour quelques mois la gérance du Grand Bazar des 27, un truc qui a bien du mal a démarrer. En intérim la gérance, c'est pas encore au point le grand bazar...…

 Il n’a pas pu venir, pas plus qu’il n’a pu trouver cinq minutes pour rencontrer le vieux monsieur en robe au siège de sa société, Faubourg Saint-Honoré.

 Un emploi du temps dément. Dément, c'est le mot, et pleins de démentis aussi, mais baste...à peine eu le temps de prendre des vacances, et de se reposer…

 Ce n’est que partie remise, il pourrait être reçu, Monsieur Tenzin Gyatso, avec tous ses collègues Prix Nobel de la Paix, le 10 décembre, ou alors plus tard, ou avant, au cours d’une réception réservée aux hommes à lunettes, chauves et de plus de soixante-treize ans, habillés en robe et capables de s’asseoir en tailleur. Il a une chance le dalaï lama…

 medium_CarlaGauche.jpgEst-ce que Carla sera là ce jour-là ? j'ai retrouvé la photo, pas mal , hein...

   

 A Bientôt…

 Quoi la bimbo. Je n'en sais rien ce qu'elle est venue faire.

 La dernière fois qu'elle a fait son boulot, c'était l'année dernière, ça a duré vingt-deux secondes...

 Mais ça me revient, c'était pour une journée consacrée aux Droits de l'Homme il me semble, vers le 10 décembre, on recevait en France un ami du patron, un certain Kadhafi...

 Le 10 décembre, mais oui, le jour anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme...

 Tiens, allez voir ça :

*** Rama comme la rose, morte à peine éclose ! ***

*****

***

*

 

 

04 septembre 2008

On laisse Lhassa aux Chinois, mais...

... Gardarem lou Larzac, "Hein Bouddha !"  
*** Non, ce n'est pas le siège social du Roquefort Société ! ***

 Je n’ai guère envie d’écrire ce vendredi 22 août.

 Le temps est maussade, il pleut, et j’ai encore en tête dix cercueils qui me battent aux tempes, c’est pourquoi les pitreries Kouchnériennes et  CarlaRamayadesques, les hypocrisies pétries d’onction de nos huiles, et les dalaï-lama- platitudes attendront demain.

medium_Mandarom.jpg Juste pour quand même traiter l’actualité de ce 22 du mois d'août, j’ai placé en fin de cette courte note, un article de Marianne, expliquant le miracle qui fit pousser sur le Larzac un fort joli temple bouddhiste, moins laid il est vrai que le Mandarom du regretté Gilbert Bourdin, mais quelque peu incongru tout de même, au pays des bergeries couvertes de lauzes.medium_Le_Caylar.jpg

 Aidé par le Ciel, on peut cheminer jusqu’au but en se jouant de voies impénétrables de l’administration des hommes.

 C’est à l’Elysée que les Dieux, entiers ou demis traitent leurs affaires, et posent les uns les premières pierres de leur Eglise, et les autres les fondations du Temple !

 A demain donc, vous serez le 6 septembre, car je vais faire une petite pause, j’ai besoin d’un peu de temps, il n’est pas facile de passer de la tragédie afghane au burlesque Carla-Kouchner, « Hein Bernard ! »

 Et après tout, je suis en vacances…Quel temps fera-t-il le 6 septembre en Bretagne ?

En attendant, méditez là-dessus :

Temple_Hérault.jpg

***

 

03 septembre 2008

Messieurs qu'on nomme grands...

... Je ne vous fais pas de lettre !



*** Il y a encore de la place au cimetière ! ***

 « La Nation va rendre hommage à ses soldats … »

 « Une cérémonie aura lieu aux Invalides... »

 « Les soldats tués seront décorés à titre posthume »….

 Tous les journaux, toutes les Télés, toutes les radios nous le disent, la France honorera la mémoire de dix de ses enfants morts au front…Morts pour la France…

 Je disais hier que le temps était au recueillement.

 Certes, ce fut en sourdine, mais nous n’avons pas échappé aux questions et aux polémiques.

 "Que fait donc l’armée française dans les montagnes de l’Afghanistan ?"

 "Quelle est sa mission, et a-t-elle l’armée les moyens nécessaires à l’accomplissement de cette mission ?"

 "Est-ce que les renforts sont arrivés assez tôt, est-il vrai qu’il y aurait eu « des tirs amis » ?"

 Bref, tout comme il y a en France quarante cinq millions au moins de sélectionneurs pour remplacer Domenech, nous avons découvert que le Français est un fin stratège, surtout s'il est à six ou huit mille kilomètres des zones de combat !

 Si « on » avait couvert l’opération avec des hélicos, si et si !  Et si et si, des jeunes gars auraient pu avoir vingt ans, et faire des enfants à leurs copines. Leurs parents aujourd’hui auraient les yeux secs, et, et….Si ?

 Je ne crois pas manquer de respect aux soldats morts,  ni à leurs copains blessés, pas plus qu'aux  familles touchées par ce "fait de guerre"  en disant cela :

 « La guerre est une saloperie, et quand on s’y engage, il faut s’attendre à remplir des cercueils et à peupler les cimetières. »

 Ceux qui engagent, et ceux qui l'ont engagée avant eux, notre armée,dans ce genre d’aventure le savent, le savaient.

 Ceux qui choisissent le métier des armes doivent le savoir aussi. Mais ce sont surtout les premiers qui sont responsables. Ils ont plus de quarante ans et l’expérience de la vie. Ceux qui se font soldats,  avant de le devenir, ce sont des gamins qui en ont dix-huit ou vingt. L’idée de la mort chez eux est occultée par des rêves de gloire, ou par un idéal romantique.

  Parlons donc des responsables, des dirigeants. Comme ils sont directement ou indirectement choisis par nous ces dirigeants, Chefs d’Etat ou Ministres, dans les périodes où les ministres décident de quelque chose, nous sommes nous aussi responsables de l’engagement des troupes sur, selon la formule consacrée : «Des théâtres d’opération extérieurs ».

 Les responsables et  nous,  savons que sur ces théâtres-là, le héros qui meure au troisième acte ne se relèvera pas à la fin de la pièce pour saluer le public et se faire applaudir...

 On meurt d'ailleurs pour de vrai dès le premier acte sur ces théâtres-là. A ce jour, pour vingt-quatre soldats français, le rideau est tombé, il est couleur de deuil ! Ils ne joueront plus, plus jamais les dix héros du drame de ce début de semaine, et les quatorze d'avant, ils sont morts, des vrais morts… Les larmes aussi sont vraies. Bien après la fin de la pièce, elles coulent encore longtemps les larmes...

 « Messieurs qu’on nomme grands… » Non messieurs, je ne vous fais pas de lettre, d’abord parce que pour moi il n’y a pas de messieurs ou dames qui seraient plus grands que n’importe qui,  plus grands que nous, les petits !

 Ce sont ceux qui se sentent trop petits qui fabriquent des grands hommes, en les aidant à se hisser sur le piédestal d’où ils finissent, les hommes devenus « grands », par regarder le monde d’en haut comme s’ils en étaient les maîtres.

 Non messieurs, pas de lettre, une prière plutôt, oui, une prière :

 «Descendez s’il vous plaît de votre piédestal, soyez humbles. Abandonnez vos certitudes, arrêtez-vous un instant, regardez derrière vous… »

 Que voyons-nous derrière ?

 De 2001 à aujourd'hui, les talibans défaits qui s'étaient dispersés et réfugiés au Pakistan voisin, ou dans des zones dites tribales, c'est à dire de non-droit , les talibans, font un retour en force. malgré que la puissance militaire de la coalition ait plus que doublé en sept ans. Les forces françaises , elles, sont passées sur le terrain de 200 à 3000 hommes, dont un renfort de 700 il y a peu, à l'initiative du seul Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Les paras tombés ils y a quelques jours faisaient partie de ces 700 soldats envoyés en renfort par Nicolas Sarkozy.

 Malgré cela, les talibans sont maintenant présents sur la moitié du pays.

 Ce simple constat montrerait que l'intervention militaire est un fiasco. N'est-ce pas le moment de s'interroger sur un changement de stratégie ? Et ce n'est pas tout. L'Afghanistan est désormais livré à la corruption, la culture du pavot et le trafic de drogue constituent pratiquement la première ressource économique du pays, est-ce pour cela que la France s'est engagée en 2001 ?

 Etes-vous, "Messieurs etc.", à ce point aveugles, pour ne pas vous rendre compte qu'à force de "dégats collatéraux" et d'erreurs de tirs de l'artillerie et de l'aviation alliée - Et là c'est plus de  dix victimes à chaque fois, en a-t-il été dit un mot aux Invalides aujourd'hui, de ces centaines de civils afghans morts sous le feu de leurs "libérateurs" ? - à force de "bavures", la guerre n'est qu'une énorme bavure du reste, à force dis-je et comme à chaque fois qu'une "armée de libération" reste trop longtemps sur place, le "Libérateur" est regardé comme un étranger dont on se méfie. Aujourd'hui, il devient un intrus qui gêne, et demain il deviendra un ennemi que l'on combattra !

 Pire,  à force de voir mourir  de plus en plus de leurs camarades, nos soldats vont apprendre la haine, notre armée perdra son âme, et la France son honneur, c'est déjà arrivé, il n'y a pas si longtemps ! Ceux qui eurent "Vingt ans dans les Aurès" en gardent encore le souvenir douloureux, et des blessures secrètes qui jamais ne seront refermées.

  C'est pourquoi je vous en prie, Messieurs...Enfin Messieurs, Monsieur, puisque vous décidez de tout tout seul, arrêtez cette folie, il est encore temps de le faire. Il n'est jamais trop tard pour corriger une erreur, même si pour un dirigeant, le plus dur, c'est de la reconnaître.

 Ce n'est pas vous qui avez pris cette route, mais désormais, c'est à vous qu'il incombe, au lieu d'accélerer,  de faire demi-tour avant plus de malheurs.

 N'est-ce pas en reconnaissant leurs erreurs que certains hommes sont apparus plus grands ?

 ***

 La mort de ces dix gars me dérange, j'ai comme un sentiment diffus, un sentiment de gêne. je ne peux pas me dire franchement que je ne suis responsable de rien.

 "Regardez derrière vous  Messieurs qui décidez de tout..." Et moi, si je regarde, ai-je vraiment fait quelque chose ?

 Je n'ai pas protesté quand Bush a entrainé avec lui le "monde libre" pour châtier Ben Laden et ses alliés talibans.

 J'ai vu avec plaisir les "fous de Dieu" se faire botter le cul. J'ai eu aussi mon moment de rêve, en regardant, hélas pas longtemps, les femmes  et les filles sortir de leurs prisons de laine. Quels beaux visages que les visages de ces femmes afghanes cuivrant leur peau au soleil, le visage de la Liberté !

 J'ai cru, tant de promesses ont été faites, qu'on allait reconstruire ce pays, et surtout l'aider à se reconstruire. Il y eut ce temps d'espoir où il était question, dans ces contrées où savoir lire est un luxe,  d'alphabétiser tous les gosses. "Une école en plus, c'est une caserne et une prison en moins !" me disais-je.

 J'ai cru, puis je suis passé à autre chose, jusqu'à ce début de semaine...

Pardon les gars, de n'avoir pas crié à temps, et suffisamment fort, que vous alliez mourir pour rien !

Et pourtant, je savais !

Dans le Blognaute, sur le forum :

"Plus de soldats français en Afghanistan ?"

 Sur trois billets, N0 8, 14 et 26, je marquais ma réserve, mais bien trop mollement.

 J'ai été un peu plus pugnace à propos du fameux débat sur les renforts de nos troupes en Afghanistan, décision unilatérale de Nicolas Sarkozy, Chef de l'Etat, et Chef des Armées...

** La vie comme elle va **

 Mais qu'est-ce que pèse la voix d'un vieux rêveur bougnat, face à celles de tout les va-t-en guerre, rien !

***

 Pendant la cérémonie des Invalides, j'ai préféré partir avec Olga, dans mon refuge, le plateau, ses broussailles et sa lande.

 Je leur ai rendu hommage à ma façon aux morts pour rien, en pensant à eux jusqu'à ne penser à rien d'autre.

medium_PDDoffert.jpg Je n'ai pas de fleurs sous la main, mais je leur offre ceci.

 J'y tiens beaucoup à mon Puy de Dôme, ils y seront bien, sur ces montagnes, il y a longtemps ici qu'on ne tue plus les soldats...

 Je ne les connais pas ces dix malheureux jeunes arrachés à la vie, pourtant ils me manquent !

 Oui Messieurs, vous  qui vous croyez grands, ils sont morts pour rien , n'allez pas en faire mourir d'autres...

  S'il faut verser le sang, allez verser le vôtre,

  Messieurs les bons apôtres,

  Messieurs qu'on nomme grands..

 Morts pour la patrie, tu parles! 

 Comme s'il fallait mourir à vingt ans pour être utile à sa Patrie ! La Patrie, elle a besoin que l'on vive pour elle, pas qu'on meure !

 Absurde, quelles conneries que toutes ces  cocoricotailleries qui font de pauvres gars flingués dans une embuscade des héros, sur la dépouille desquels on pose une médaille au son de la musique militaire, ça fait relever la tête au peuple la musique militaire, et les médailles font tellement plaisir à ceux qui les donnent !

 Des héros, non, ce ne sont pas des héros, ce sont des pauvres gars qui sont morts parce qu'ils étaient là à un moment où il aurait mieux valu être ailleurs, chez eux, par exemple, auprès de leur famille !

 En revenant, j'ai pris la photo du cimetière, car en passant là, j'ai pensé à vous les petits, c'est au cimetière que la France vous a envoyés,  elle n'a même pas honte la France, moi si, un peu...

***

 

02 septembre 2008

Vous qui êtes morts, dites-moi...

... Où est notre victoire ?


*** Vivre, il faut vivre ! ***

 Ce n’est pas le jour, ni le moment des polémiques et de la critique. L’heure est au chagrin, ce jour devrait être celui du recueillement. Un alignement de cercueils incite au silence, l’émotion étouffe les querelles.

 Pour un instant, ces soldats, nos soldats, recouverts du drapeau et immobiles à jamais, méritent notre silence. Nous devons donc nous taire, le temps que leurs familles, leurs amis, leurs frères d'armes, et tous ceux qui leur sont proches aient versé suffisamment de larmes pour qu’ils reposent en paix.

***

 J’écris ces mots le 20 Août, et le silence que je me suis imposé en hommage à d’autres combattants, d’autres morts, ce silence qui durera pour ce billet jusqu’au 02 septembre à 20 heures, ce silence, je leur offre.

 Je leur offre aussi cette minute en plus, que je vais respecter pour eux, pour eux seulement.

...

 Vous pouvez penser ce que vous voulez, que je suis outrageusement théâtral, idiot ou ridicule,  ou les deux et plus encore, je m’en fous !

 Une minute de mon temps, c’est peu,  mais si tous ceux qui me lisent, y compris ceux qui se sont marrés en m’imaginant planté comme un con pendant une minute, immobile et tout seul  devant ma page Word, et les millions d’autres qui ne me lisent pas, et ne me liront jamais, si tous prenaient seulement une minute de leur temps à eux pour réfléchir, et chercher ce qui a bien pu conduire ces jeunes gars au tombeau, peut-être éviterions-nous dans l’avenir, d’avoir à nous recueillir à nouveau sur d'autres cercueils.

***

 Ce jour est donc un jour de deuil et de silence. Mais parce que ce que j’écris aujourd’hui, sous le coup de l’émotion, ne sera publié que dans douze jours, que l’émotion sera tombée alors, et que bien d’autres malheurs et d’autres morts auront chassé ceux-là de notre actualité, si ce n'est de notre mémoire, je me pose aujourd’hui cette question, en même temps qu’un air de Graeme  Allright me bouffe la cervelle, et me chante :

medium_Graeme.jpg « Qui a tué ces soldats, et pourquoi sont-ils morts ? »

 « C’est pas moi dit son manager »....

 Il disparaît de ma mémoire le vagabond aux pieds nus. Reste la question …Qui a tué ces soldats ?

 On le sait, ce sont les talibans…Les talibans ?

 Oui, les anciens maîtres de l’Afghanistan, vous les avez vu en 1995 pénétrer victorieux dans Kaboul, la capitale qu'ils avaient "libérée" des Russes.

 On les admirait presque ces braves, en tout cas, on ne les détestaient pas encore ! Ce sont ces mêmes talibans  que la coalition, Etats-unis, Otan,  a chassés du pouvoir après l’attentat du 11 septembre 2001 à New York, après qu'ils aient refusé de livrer leur allié, ex-ami de la CIA, Oussama Ben Laden et ses copains...Vous y êtes ?

 2001, c’était il y a longtemps, et ils sont toujours là les talibans ?

 medium_Kaboul.jpgOui, ils sont toujours là, et bien là !

 Et parce qu’ils sont chez eux et sur leur terrain, il est grand le terrain, ils y sont pour longtemps.

 Ils vont encore en tuer des soldats. Sans doute vont-ils tuer encore des soldats français, c’est plus que probable, c’est certain...

 Mais pourquoi sont-ils morts, que faisaient-ils là-bas ?

 Monsieur de La Palice l’aurait dit, s’ils sont là-bas nos soldats, c’est parce qu’on les y a envoyés. Les soldats français vont là où leur chef leur dit d’aller, et leur chef aux soldats français, c’est le chef de l’Etat, et son gouvernement.

 En 2001, c’est le Président Chirac et le Gouvernement Jospin qui ont envoyé 200 soldats français en Afghanistan.

 Une fois les talibans chassés de Kaboul par les Américains et la coalition, les pays occidentaux, dont la France, devaient aider les Afghans à reconstruire leur pays ravagé depuis très longtemps par la guerre, par les guerres devrait-on dire, ce pays est une guerre à lui tout seul !

 Guerre entre tribus, entre ethnies, contre les Russes... La guerre en permanence !

 Il y eut quelques mois d’espoir, les filles de Kaboul purent, pendant  quelques semaines sortir de la prison qu'on leur met dans la tête dès l'enfance, faire voir qu’elles étaient jolies, et qu’elles pouvaient apprendre des choses à l’école, tout aussi bien que les garçons.

 On, les occidentaux, dont la France, décidèrent d’installer là-bas la Démocratie, comme chez eux, avec les mêmes règles ou presque, ils mirent donc à la tête du Gouvernement des gens qui leur ressemblaient, et que les Afghans ont élus, tout heureux qu'on leur demande d'élire quelqu'un, c'est si rare dans les pays où règne en maître le Prophète…

 Mais l’Afghanistan de 2001 n’avait rien des USA, de l’Angleterre ou de l’Allemagne. Et si on voulait le comparer à la France, il faudrait le comparer à ce qu’était la France, quand elle n’existait pas, pendant la Guerre de Cent Ans !

 Des villes et des citadelles aux mains de Barons et de Ducs rivaux bataillant au gré de leurs alliances fluctuantes, parfois se faisant Rois à la place du Prince, vivant bien à l’abri dans leurs châteaux fortifiés, le peuple se débrouillant comme il pouvait, pour survivre aux tueries perpétrées par les armées des Ducs et Comtes, leurs Seigneurs qui se faisaient la guerre, peuple souvent abandonné  aux « grandes compagnies », dont les « saigneurs » faisaient la guerre pour leur propre compte !

 L’histoire ne se répète pas, on le sait, elle bégaie. Ma comparaison est donc plus qu’approximative, il n’empêche !

 Vouloir calquer sur un Pays, l’Afghanistan, un schéma « démocratique » comme le nôtre, qui ne peut s’appliquer qu’à un  peuple constituant une  Nation, c’était aller tout droit à l’échec. Ce fut un échec.

 L’Afghanistan n’est pas une nation, la société y vit suivant un ordre tribal, le gouvernement central n’a pas les moyens d’imposer, et de faire respecter ses lois dans des provinces où la loi est celle des seigneurs locaux.

 Dans son obsession anti-Ben Laden - Au bout de sept ans, il court encore !- la coalition a très vite délaissé la construction d’une administration, d’une justice, d’une école publique et non confessionnelle, de structures et d’infrastructures, bref, oublié de faire ce qui avait été promis aux Afghans.

 Les millions de l’aide internationale se sont évaporés, dissous dans le maquis de l’administration occulte des clans, et finissent le plus souvent dans les poches des Seigneurs de la guerre, devenus ou restés les maîtres du trafic de drogue.

 Au fil du temps, la guerre a repris le terrain à la paix que personne n'a vraiment cherché à installer, la corruption est généralisée, l'Islam radical est de nouveau dans les têtes, la Démocratie ... Plus tard Monsieur la Démocratie, il faut d'abord éradiquer le terrorisme !

 Les talibans ont « reconquis » la moitié du pays, sans en avoir vraiment le contrôle, mais empêchant quiconque de l’avoir. Ils sont aux portes de Kaboul.

 De deux cents, nos soldats sont passés à trois mille, nous en pleurons dix aujourd’hui.

 La Guerre de Cent Ans je disais…Nous en sommes à l’an sept.

 Et si on arrêtait le compteur  avant qu'il soit trop tard  ?

   

 A Bientôt…

 

01 septembre 2008

Le guère de Récession....

... N'aura pas lieu, ça c'est sûr, hein François !



*** Comme tous les 28 jours. Un peu mieux (?), le 18 août à 22 heures 45 ***

 Dans la note que j’ai écrite hier, le 18 Août, pour que vous l’ayez lue avant-hier, le 30, je me moquai gentiment du couple Bidochon ( Je sais, j’exagère un peu !) qui a bien du mal à faire voir qu’ il se cache, dans la bicoque de Raymonde, au Lavandou.

 Beaucoup de photographes sont en vacances, et les Français lisent moins pendant leurs congés. Sans compter qu’ à deux euros la pièce ou plus, ce ne sont pas tous les chômeurs et héraimistes, "Hein René !", qui peuvent se payer VSD(2,40€), surtout si ils fument, et ils fument beaucoup les gens qui n’ont rien à faire de leurs dix doigts pendant toute une journée !

 Le tabac vient encore d’augmenter, 7 à 10% en plus pour le tabac à rouler ; le cancer du poumon va devenir une maladie pour les riches à ce train-là !

 J’aimerais bien continuer sur le ton badin de la moquerie bon enfant, mais ça devient difficile, l’actualité me presse, et j’ai du mal à regarder ailleurs que là-bas.

A l’Est, rien de nouveau malheureusement, si ce n'est que le pire est toujours sûr, et qu'en plus il empire ! 

 Hier déjà, le fait d’apprendre que Dmitri Medvedev avait promis à Nicolas Sarkozy la même chose que la semaine dernière m'a fort inquiété.

 Vous vous souvenez: « …Tu m’en avais parlé. »...Las, il ne suffit pas de tutoyer les puissants pour qu'ils vous voient, et surtout qu'ils vous écoutent !

 Promesse, quelle promesse ?  L’arrêt des opérations militaires ? Et, mais là on se marre, « d’amorcer le retrait des troupes russes du territoire géorgien » ?

 Belle promesse en vérité.

 medium_Chars_russes.jpgJ’ai vu ce matin les images des blindés russes qui se retiraient, mais dans le mauvais sens !

 Blindés russes, j’ai failli écrire soviétiques, brinquebalants certes, et fumant les blindés, comme c’est pas possible- Borloo et Grenelle, réveillez-vous, ça pue !- ils ne passeront pas le contrôle technique me suis-je dit....

 Ben si, ils l’ont passé le contrôle, en écrapitouillant précisément ceux qui l’assuraient , à savoir les policiers géorgiens, dont les rutilants Toyotas nickel chrome n’ont guère freiné l’élan libérateur du grand frère russe, qui offre à ses alliés ossètes l’occasion de bouter le Géorgien hors de leur royaume !

  En clair, Poutine annexe de fait un gros tiers de la Géorgie, et va laisser quartier libre aux milices ossètes et abkhazes, le soin de faire le sale boulot de nettoyage, en chassant de chez eux des pauvres gens dont la seule faute est d'être géorgiens...Remake de très mauvais rêves jadis vécus par d'autres.

 Quand on évoque les « milices », un mauvais frisson me hérisse le poil, vous aussi, c’est normal, ce mot est signe de malheur. Le milicien est ce qui peut arriver de pire dans un pays en guerre.

 Pauvres gens, qui sont chassés de chez eux, éternelle Histoire qui ne se répète pas, mais bégaie à l'infini. Vae Victis ! Malheur aux vaincus ....

 Discours, menaces, promesses…Les promesses téléphoniques de Medvedev à Sarkozy ne valent pas mieux que les promesses que Sarkozy vous a faites en 2006 et 2007, elles n’engagent que ceux qui ne font même plus semblant d’y croire !

 Mais à quoi bon continuer là-dessus. Comme à son habitude, sans trop se soucier de ce qu’en pensaient ses partenaires européens, il s’est précipité l'homme pressé, la précipitation est chez lui une seconde nature. En avant toute, avec son plan en six points, mal ficelé ce plan, comme tout ce qu’il entame dans la précipitation, offrant à Poutine un os qu’il ne lâchera pas de sitôt Vladimir !

 En cédant sur « l’intégrité territoriale de la Géorgie », sans laquelle sa « Souveraineté » ne vaut pas un clou, sûrement sans le vouloir, ou alors c'est pire que tout, ce plan en six points a offert aux Russes le quasi feu vert pour occuper indéfiniment ce pays, et rester maîtres du jeu.

 Après le fiasco du « grand succès de la diplomatie française », c’est Angéla qui s’y colle.medium_Angela.jpg

 La chancelière allemande, qui elle vient de réaffirmer (trop tard ?) le droit de la Géorgie d'exercer sa souveraineté dans ses frontières,  aura sans doute plus de poids que le président du conseil de l’union européenne. 

 Elle n’est pas liée affectivement avec Poutine, elle n’a pas joué au portable dans le bac à sable du G8.

 Et qui plus est, l’Allemagne paie comptant à Poutine son gaz et son pétrole, pas à crédit comme la France !

 Puisque nous parlons économie, vous n’avez pas manqué hier les déclarations de nos vaillants ministres, en particulier des deux éclopés de l’été.

 Hier, bien reposés et affables, l’aveugle de Berçy et le paralytique de Matignon se sont livrés sans filet et sans béquilles, à un numéro d’acrobates que n’eut pas désavoué le médaillé aux anneaux olympiques, Little Ni Kô.

medium_Willem_JO.2.jpg Pas mal le dessin de Willem, paru dans Charlie Hebdo du mercredi 13. Je vous l'ai déjà mis, je le remets !

 A propos de Charlie, les histoires autour de Siné ont révélé de vilaines affaires de gros sous.

 Au fil du temps, la joyeuse équipe d’anars grandes gueules et volontiers paillards s’est embourgeoisée.

 Le talent et le goût de la provoc’ n’excluent pas certaines faiblesses bassement bourgeoises, « Hein Val, Hein Cabu ! ».

 Il se pourrait que je l’achète moins souvent Charlie, dommage, j'aimais bien...

 Où en étais-je ?

 Ha oui, je m'apprêtais une fois de plus à étriller ce malheureux Sarko, c’est chez moi une habitude ! Je voulais vous dire, ô vous qui au grand jamais n'eussiez quoi qu'il arrive jamais opté pour un autre que votre héros,  sur ce coup de « récession », pardon, ce coup de « léger ralentissement de l’économie », je trouve votre Président du pouvoir d'achat en bandoulière et de la croissance avec les dents bien silencieux, bien timoré soudain...

 Pas un coup de fatigue j'espère, "Hein Carla !"

 Il faut garder confiance, c'est Fillon qui le dit, les réformes entreprises, réformes qui et que, la rupture, l'ouverture et tout le bordel, vous connaissez ça bien mieux que moi, puisque vous y avez cru et que pour beaucoup, vous y croyez encore vous, à ces putains de réformes qu'il faut les poursuivre, par ce qu'on ne sait rien faire d'autre, ou qu'on ne sait que faire !

 Sûr qu' elles vont porter leurs fruits les réformes, et très vite, recouleront le lait et le miel au pays de Chanaan, pendant des siècles et des siècles, amen !

 C’est une affaire de patience, attendez. Après tout il n’y a que quatorze mois que le paquet fiscal a été mis en place, et vous voudriez des résultats tout de suite ! Ho, on se calme, quoi, merde !

 Je vous disais que pendant les Jeux, je gardais la baraque.

 Et bien maintenant que les Jeux sont finis, c’est moi qui suis parti.

 Vous êtes le 1er septembre , et je me rends compte ce 19 août, que ça fera déjà trois jours que je suis en Bretagne, sous la flotte si ça se trouve pendant que vous êtes là, au bureau, à me lire !

 Nous nous serons croisés sur le Blog, je ne reprendrai vraiment en live que dans un mois, vers le 15, le 15 septembre...

 Les plus avisés d’entre vous s'en sont rendus compte, « Hein Charline !», bien que restant muet, je venais, je viens tous les jours sur mon site.

 Tous les jours, j’en raye un de jour, que Pékin oblige, je barbouille en jaune en décrémentant le compte à rebours.

 Vous avez vu aussi, ça fait maintenant 14 jours, qu’aujourd’hui 19 Août, j’ai rajouté une rubrique, PEKIN 2008, dans laquelle j’ai regroupé tous les billets écrits depuis le début des Jeux.

***

 Je termine là ce billet, d'ailleurs presqu'achevé. Je viens d'apprendre dans la matinée que dix de nos soldats, des parachutistes, sont morts, tués dans une embuscade, en Afghanistan.

 Ce sera ma conclusion pour aujourd'hui : Sacré saloperie la guerre !

***

 

 

31 août 2008

Dis Papy....

...C' est quoi où  la Géorgie en Europe ?



*** Reste au nid petite colombe, il fait mauvais dehors ! ***

 Dimanche 17 août.

 Une belle et fraîche matinée, et puis le ciel qui s’alourdit, les moutons gris broutent  le bleu du ciel, et le soleil a bien du mal à se faire voir au-dessus de tout ça.

 Neuf jours que je la ferme depuis l’ouverture des Jeux. Si je compte bien, j’ai déjà mis au frais cinq notes, programmées pour être mises en ligne à partir du 25, après la fermeture des JO. Ce sera le signe de la réouverture des Chroniques.

 Cette note sera donc la sixième, et programmée pour le 30 août, ou le 31, à  la fin du mois. Il y a un petit coté surréaliste dans ma façon de faire, écrire sur l’actualité du jour pour que des gens lisent ma prose deux semaines plus tard !

 Je crains de tomber à plat, les faits que je relate seront archi-oubliés, et mes chroniques ressembleront fort aux radotages d’un vieux revenant ; mais que suis-je après tout ? Un revenant sans doute pas, mais revenu de pas mal de choses, oui, certainement !

 Tant pis, c’est parti comme ça, et comme dirait Saint-Hubert, il faut tirer la chasse jusqu’à l’hallali !

 J'écris le 17, et vous êtes en train de lire le 31, je viens de décider que ce serait le 31. Pour la note d’hier, le 30, j’écrirai autre chose, aujourd'hui ou demain, j'ai le temps d'ici le 30. Du coup ce billet sera le septième... D’ailleurs, pourquoi me tracasser, puisque vous l'avez lue hier, je l'ai donc bien écrite cette sixième note publiée le 30 !

C’est confus tout ça, et je m’y perds. A vous le soin de remettre un peu d’ordre dans ce bordel anachronique de mes chroniques (anars ?)brouillonnes. 

 Bref, avec  ce que j’ai écrit hier, le 16, à propos du 15, je sens que du coté catho, je vais encore me faire des amis ! Tant pis, j'ai encore quinze jours de tranquillité avant de me faire engueuler !

 Je suis à peu près à mi-parcours de mon Ramadan de 17 jours, et comme c’est Dimanche, je vais en profiter pour faire un peu le point. Bien malin qui pourra me dire pourquoi il faudrait que j'attende le Dimanche pour faire le point ! Je vous l'ai dit, c'est confus !

 Comme s'il ne suffisait pas que tout s'emmêle, tout s’en mêle, je ne sais pas quoi mettre en photo bandeau...J’ai trouvé, pas mal non ? 

 Putain, vivement la fin des cirques (De Pékin et de Moscou. Ndlr.) et la rentrée, qu’on se sente enfin à l’aise sur le Blog !

 Vous ne pouvez l'ignorer, se déroulent quasiment en simultané sous vos yeux deux événements majeurs, dont l'un en Asie Mineure du reste.

 A savoir, par ordre d'importance, d'abord, au seul fait qu'on y entendra peut-être jouer La Marseillaise,  les Jeux Olympiques.

 Je compte sur vous pour m’en faire un compte-rendu détaillé après le 25 des JO, car je ne traite pas de ce sujet ici, comme vous le savez.

 medium_Colombe.pngEnsuite, en second, et là aucune chance d'entendre la Marseillaise, la guerre en Géorgie, où les Russes maintiennent leur force de paix, comme ils avaient prévu de le faire après avoir occupé le terrain.

 On appelle ça des « Mesures de sécurité additionnelles », un peu à la manière des colons israéliens qui continuent de grignoter la Cisjordanie, afin que les soldats de Tsahal aient un bon prétexte- les protéger- pour rester sur place, ne bougeant que de temps en temps pour aller pisser contre le « mur de sécurité ». Les travaux du mur ? Ils sont bien avancés, merci !

 Comme disent les diplomates impliqués dans le merdier Géorgien :

 «La situation est confuse, mais on peut espérer que ça va se débloquer dans les prochains jours. » 

 Chacun sait que demain est un autre jour.

 Aujourd’hui 17  il n’y a rien de débloqué, et le soi-disant plan de paix concocté par Sarkozy-Medvedev, comprenez le plan imposé par Poutine, plan prévu en six points, aujourd’hui le plan, il est calé sur le septième de point, le point mort !

 Et c’est sûr, la paix est en plan, point, pas final hélas m'exclamerais-je, si j'osais. J'ose !

 Pourtant, j’ai sous les yeux un article de presse daté du 13, lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy à Moscou d’abord, et Tbilissi ensuite. Il était Sarkozy, on ne sait trop, c’est selon les commentateurs, en mission de médiation c'est sûr, mais y était-il, soit comme Président Français, ou comme « Président de l’Union Européenne » ?

 medium_Ours.jpgComme hélas on put s'en rendre compte, partout où est Sarkozy, il y est en tant que Sarkozy. Il est comme ça Sarko, il ne sait faire rien d'autre que du Sarko...

En l'occurrence, lui qui n'arrive pas à chasser le naturel, pour la chasse à l'ours, il est un peu léger !

 La pauvre Carla devra se contenter du synthétique pour les câlins devant la cheminée  cet hiver !

  Et pourtant,tout baignait dans l’huile ce mardi 12, le Président François Medvedev,le dos raide, sans même attendre l’arrivée de Sarkozy, avait fait savoir que la Russie « Mettait fin aux activités militaires » D’aucuns n’ont pas manqué de voir là  « Un grand succès de la diplomatie française. »

 Nous vîmes Messieurs Sarkozy et Medvedev (Prononcez Fillon, en roulant les "r", c'est du Russe.), bavardant tout heureux d’avoir si bien mené l’affaire.medium_NicolasDmitri.jpg

 Je laisse la parole à Monsieur Sarkozy :

 « La cessation des activités militaires par les Russes est une nouvelle que nous attendions… »

 Et de rajouter, regardant Dmitri-François, le collaborateur de Vladimir, le premier ministre russe :

 « Tu m’en avais parlé. Je pense que c’est une bonne nouvelle que tu nous confirmes. »

 On sent qu’ils sont entre gens de bonne compagnie, qui s’apprécient et se connaissent bien, il est rare que des chefs d’état se tutoient dans ce genre de négociation, où on se tue poliment, sans être à tu et à toi...

 Bon, ils se tutoient… Disons que celui qui parle tutoie celui qui n’écoute pas…

 Puis encore Sarkozy, décidemment en verve :

 « Il faut maintenant donner corps à un cessez-le-feu. »

 Oui, ça serait bien cher Nicolas de « donner corps au cessez-le-feu. »

 C’était il y a cinq jours, et tout va pour le mieux…

 Je n’en dirais pas plus là-dessus pour aujourd’hui, si ce n’est qu’il serait trop facile d’accabler Sarkozy, il ne peut pas aller tout seul contre la volonté de Poutine, et il est seul, nous l’avons vu.

 L’Europe n’existe pas, elle n’a que des banquiers l’Europe, elle n’a ni Président, Sarkozy est Président du Conseil pour six mois, il n’est pas Président de l’UE, pas de ministre des affaires étrangères, Kouchner n’est peut-être même pas ministre des affaires étrangères en France, alors c’est dire son poids en Europe ! Et si elle a beaucoup de divisions l’Europe, elle n’a aucune force armée, autre que symbolique.

 L’Europe n’existe pas, pas encore, ce n’est pour l’instant qu’une Sarl sans gérant. C’est le comptable qui contrôle le conseil d’administration.

 Elle a des boutiques et des parkings l’Europe, mais sortie de chez elle, elle ne pèse rien, et quand des malfrats s’agitent sous ses fenêtres, L’Europe ne peut pas lâcher ses chiens, elle n’en a pas !

 C’est à la suite de pareils événements qu’on peut regretter les atermoiements de 2005, ou les frilosités irlandaises de 2008. Il est trop tard pour se lamenter.

 Kouchner et Sarkozy sont allés à poil à Moscou, et ils sont revenus comme ils étaient partis, sans rien,  ce n’est pas  de leur faute !

 La Géorgie sera ce que Poutine voudra qu’elle soit, et ce ne sont pas les gesticulations des occidentaux qui y changeront quelque chose.

 Qui en France, en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou en Espagne, qui aux Etats-Unis enfin est prêt à mourir pour la Géorgie, qui ira à Tbilissi, crier face aux Russes: " I am one Georgian !", qui ?

 Si Poutine soulève un peu sa patte pour laisser respirer la Géorgie, c’est qu’il sera assuré de pouvoir la poser plus lourdement ailleurs, sans que personne ne proteste.

  Au fait, qui avait dit le 14 janvier 2007 :

  "..Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie !"

 Ce n'est pas au Parc des Expositions qu'il fallait le dire, devant des militants pétris d'admiration et larmoyants de muette adoration (80 000 les militants, selon les organisateurs, et moins de 30 000 selon le loueur de chaises . Ndlr), c'est à Moscou, devant Poutine !

 Les occasions n'ont pourtant pas manqué de le lui dire à Vladimir au lieu de lui serrer la main. Même, pourquoi pas, de le lui dire avant de lui serrer la main.

 Mais aujourd'hui, c'est trop tard. Le Caucase lui appartient à Poutine, qu’on se le dise ! Son autre patte est sur les robinets du gaz et du pétrole, qu’on se le dise aussi.

Et lui Vladimir, il en a des chiens. Pas commodes les molosses du Tsar de toutes les Russies !

    

 A Bientôt…

30 août 2008

Sur le passé

...Jetons pudiquement un voile.



*** Tout finit par s'arranger ! ***

 Je ne peux pas aujourd’hui, ce 18 août, dans cette note, que vous lisez  le 30, déflorer le sujet que j’ai traité hier, dans mon billet du 17, que vous lirez demain.

 Il me faut donc parler d’autre chose, c’est logique !

 Nous allons donc nous écarter un peu de la chaude actualité du moment, pour traiter de sujets plus légers, plus gais aussi, du moins je l’espère.

 Je m’amuse parfois en découvrant au hasard de mes lectures, plusieurs jours après que j’ai publié une note sur mon blog, un trait humoristique reprenant mot pour mot ou presque une expression que je croyais avoir inventée.

medium_Wiaz_JO.jpg

 Là, c’est Wiaz, le talentueux dessinateur, qui semble m’avoir piqué l’idée du numéro de dressage au Cirque de Pékin. Dessin où l'on voit l’acrobate Sarko obéissant, non pas à la baguette, mais au fouet d’Herr Von Jintao, en sautant dans tous les anneaux olympiques à la fois !

 Irais-je jusqu’à dire que les grands esprits se rencontrent, c’est possible, et il n’y a rien d’étonnant à ce que les gesticulations des marionnettes qui s’agitent sous nos yeux suscitent les mêmes critiques, ou les mêmes remarques amusées. Nul besoin même que les esprits soient grands pour se rencontrer au théâtre, ou au cirque !

 Wiaz n’a évidemment pas piqué mon idée, puisque lorsque j’ai écrit le billet que vous avez lu il y a deux ou trois jours, il ignorait que je l’avais écrit, ignorait sans doute, et ignore certainement et pour longtemps encore, qu’il respire le même air que moi, et a sur certaines choses, aussi le même regard.

 J’ignorais moi, que ce dessin serait publié, puisque c’est hier le 17 août, que je l’ai découvert et apprécié dans le Nouvel Obs, et que mon billet est au frais sur Blog50 depuis une semaine.

medium_Willem_JO.jpg

 Non, Wiaz n’est pas un piqueur ! Il a, en plus lui,  tout comme Willem, qui eut la même idée, c'est son dessin à Willem, dessin à l'encre de chine je suppose, et paru dans Charlie le 13, le talent de faire jaillir en un seul dessin, ce que j’ai bien du mal à exprimer en de longs textes laborieux. Merci, Messieurs  Wiaz et Willem, je suis fier, avant de les avoir vus, d'avoir pensé vos dessins !

 medium_Lavandou.jpgJe vivais tranquille mon mini boycott, me croyant peinard, en ces temps de vacances élyséennes, présumées discrètes et intimes les vavances, genre « monsieur et madame Tout le monde barbotent au Lavandou », et paf, qu’est que je prends en pleine tronche, après « Madame Trois fait trempette incognito, mais merde, il y avait un photographe ! », voyez-moi ça sur ces photos !

 Non, ce n’est pas une page du catalogue des Trois Suisses au rayon barboteuses. Ce sont bien eux, en chair et …en chair surtout !

medium_CarlaGrosse.jpg En chair, ou en chaire le Chanoine de Latran amoureux, la chair est faible !

 Bon, depuis l’année dernière, on sait qu’au milieu de sa basse-cour, le petit coq s’empâte. Mais elle !

 Elle Nom de Dieu, mince comme une liane, regardez moi ça, on jurerait qu’elle a gardé sa culotte la dernière fois qu’elle est montée à cheval !

 Et pourtant, cette photo en atteste, elle monte à cheval sans selle, et sans peur la coquine !medium_CarlaCheval.4.jpg

 

 

 A croire que VSD a retouché la photo pour faire croire qu’elle était enceinte !

 Attention Carla, il va falloir supprimer les  pastas carbonara et la bière ma chérie, si tu veux rester au top !

 medium_Fabienne_Thibault.jpgEncore six mois comme ça, et tu peux aller acheter tes fringues avec Roselyne, et pour ton prochain disque, tu peux faire un remix de Fabienne Thibault, saison 1!

 Qu’il me soit permis, à l’occasion de cette photo, de tordre le cou à la réputation de rustaud qui est habituellement attachée à Sarko.

 Non seulement, après le difficile exercice des anneaux, Nicolas, il est vrai bien aidé par la géographie du lieu qui le place en surplomb, se livre en caleçon de bain, dément le caleçon, à un baise-main très grand siècle. Elle n’en revient pas sa grosse !

 Le baise mimine Sarko, pas seulement.

 On le sait plein de tics, il a aussi du tact. Pour la tactique, vu les résultats en Géorgie, il y a encore du boulot !

 medium_CondiNikoNanard.jpgRestons-en au tact.

 N’a-t-il pas eu la délicatesse, « Hein Frédéric ! » (Lefebvre. Ndlr.), d’inviter Condoleeza Rice au Fort de Brégançon, et non pas au Cap Nègre ?

 La classe je vous dis !

 Bien beau tout ça Crabillou, mais qu’est-ce que tu nous as collé en photo bandeau, c’est quoi ce sac de nœuds ?

 Remember you mes enfants. L’année dernière, je commettais un billet non pas inoubliable, puisque depuis longtemps oublié, mais remarquable cependant.

 J’ai eu du mal à le retrouver, mais cliquez-moi là-dessus !

**L’orme à l’œil **

 Oui, vous pouvez