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12/06/2007

DIEU est MORT...!

Naissance des Temps Modernes

Nous voici arrivés au bout du chemin.

 C’est le dernier chapitre du récit bien succinct de ce que fut l’histoire de Marcel, le premier homme.

 Je ne sais, si dans l’évocation de ce que fut sa vie et son œuvre, vous avez trouvé de quoi sourire ou réfléchir, c’était en tout cas le but que je m’étais fixé en démarrant ce chef d’œuvre littéraire, faire sourire en traitant avec dérision ce que d’autres ont traité avec trop de sérieux, sans connaître mieux que moi  le grand mystère de ce qu’ils appellent la création du monde, et que moi j’appelle l’existence de l’univers.

 Il ne m’a jamais effleuré l’esprit de vouloir substituer une croyance à une autre. Chacun peut, comme il m’arrive de le faire, s’interroger, par une belle nuit étoilée, sur ce qu’il y a derrière ces myriades d’étoiles, dont beaucoup sont déjà mortes quand nous recevons leur lumière.

  On peut y voir un Dieu Tout-puissant, Maître du Ciel et de la Terre, comme on me l’a enseigné au catéchisme. Ce Dieu aurait créé l’Homme à son image, comme on le voit sur l’admirable tableau de Michel-Ange.

medium_La_Génèse.jpg

 Si cela est vrai, on peut en déduire que Dieu, qui comme Adam n’avait pas de mère, avait quand même  un nombril, comme Adam sur le tableau…Mystère ?

 Marcel, lui, n’en avait pas !

Résumé des chapitres précédents :

Les fils de Marcel construisent des Temples et des Cathédrales dans la forêt, Marcel vieillit, Dieu aussi, et ils boitent tous les deux.
 Leur fin est proche…

*****
Et ce qui devait arriver arriva !

A force de construire des Temples et des Eglises un peu partout, la forêt devint trop petite pour tout le monde, et un matin, certains des fils de Marcel découvrirent avec stupeur que leur Temple à eux avait été rasé pendant la nuit.medium_mur_des_lamentations.jpg
Regardez plutôt ce qu’il en restait ce matin là, je parle du mur qui est au milieu de la photo, tout ce qu’il y a autour ne sera démoli que dans quelques années, à l’heure où j’écris ces lignes.
Il y avait de quoi se lamenter non !
Une rapide enquête leur permit de découvrir les coupables.
C’était la bande des Ritals, cette tribu, beaucoup plus tard donnera naissance à l’Empire Romain.
Ils auraient du se méfier les gardiens du Temple, les  Ritals les avaient déjà attaqués, et en plus leur chef avait un nom de chiottes (Vespasien).
Toujours est-il que ce fut le commencement du grand bordel !
De ce jour, chacun se cantonna dans sa propre chapelle, y abrita son propre Dieu bricolé à l’aide de celui de Marcel qui allait de plus en plus mal…Marcel aussi d’ailleurs.
Pour aide Marcel dans son quotidien, faire le ménage, le border le soir, lui faire sa soupe et ses salades, elle était super pour les salades, et surtout vider son pot, Dieu lui avait offert Roselyne, une aide-soignante.
Dieu, lui, n’avait conservé qu’une seule de ses angelotes, Christine il l’avait nommée.

 On le voit sur la photo, à force d’avoir été tripotée par Dieu pendant des années, elle est complètement déplumée, et ne ressemble plus à grand’chose, pas à un ange en tout cas !
Dieu n’avait besoin de rien, il ne mangeait pas, ne buvait pas, donc ne pissait pas, et n’avait même pas besoin de dormir.
Dieu n’était pas humain, il n’avait ni rêves ni envies, Marcel ne lui demandait plus rien, alors, il s’emmerdait tellement qu’il mourut le premier.

Christine le découvrit un matin, étendu les bras en croix, à moitié à poil sur son banc de musculation.
 Il lui arrivait quelque fois, pour se maintenir en forme de faire quelques exercices aux barres perpendiculaires.
Christine (n’avait-elle pas un nom prédestiné ?) ne sachant que faire, s’écria : « Oh mon Dieu ! », et comme c’était quand même un ange, elle disparut dans les cieux !
A ce sujet, une autre version circule et prétend qu’elle se réincarnerait en Umpe un jour, ce serait bien triste si c’était vrai !
Une troupe des petits-enfants de Marcel, leur chef s’appelait Pierre, découvrit le cadavre de Dieu.
Croyant à un nouveau mauvais coup de Vespasien, et de sa bande de Ritals, il s’écria : « Bande de salauds, c’est pas chrétien ce qu’ils t’ont fait mon Dieu ! »
Pierre s’était plus ou moins approprié Dieu quand Marcel l’avait laissé quasiment à l’abandon. Il l’aimait beaucoup, bien qu’il s’en servît peu.

Si, une ou deux fois il s’en était servi.
 Pour fêter ses cinquante ans, Pierre avait organisé un casse-croûte entre copains, malheureusement, il y eut beaucoup plus d’invités que prévu, et le beaujolais, les andouillettes et le Saint-Nectaire étaient largement prévus trop court !
Hop, vite fait, à la demande de Pierre, Dieu compléta largement, il rajouta même des bombes glacées au dessert.medium_Bombes_Glacées.jpg

Ceci se passait à Cana, il y eut même des restes, les bombes surtout !


Très en colère donc, Pierre rajouta : « Tas de salopards, c’est pas parce que nous sommes de pauvres pêcheurs qu’ils faut croire qu’on va se laisser faire ! ».
C’était encore parti pour les bagarres à n’en plus finir.
Pierre mit Dieu dans une caverne, et là, tout comme Christine, Dieu s’évapora…D’aucuns crièrent au prodige, alors que c’était tout naturel.

Marcel survécut encore quelques années, il vit les guerres entre se fils, il vit aussi  reconstruire un mur, beaucoup plus au Sud.medium_Le_Mur.jpg

Et là encore, comme il n’y  avait pas eu de permis déposé pour ce mur, c’était encore le bordel !medium_08mur-securite.jpg


 

Un matin, le ciel était gris, il bruinait légèrement, comme si soudain l’anticyclone des Açores avait pris un coup de mou, Roselyne toute étonnée trouva le pot de chambre vide sous le lit de Marcel.

 Il respirait plus doucement que d’habitude, et elle vit qu’il n’avait même pas enlevé son dentier, l’écuelle d’eau était vide sur la table de nuit en granit.
Ne sachant que faire, elle n’avait pas été programmée pour vider un pot de chambre vide, le tenant à la main, elle tournait en rond, marmonnant des « Ha bon ! »  à n’en plus finir.

« Va chercher les gosses.. » grogna Marcel, rajoutant : « Magne-toi le cul la grosse, je n’en ai plus pour longtemps ! »
« Ha bon ! », et elle partit les chercher.

Ils sont venus, ils sont tous là, même un de la bande des Ritals, Georgio, que Marcel a maudit.
Les petits enfants jouent en silence, un oncle joue de la guitare…il va mourir Marcel…

« Gardez-vous leur dit-il de vendre l’héritage que vous ont laissé vos parents, un trésor est caché dedans !... Et après tout... demmerdez-vous bande de cons ! »


Et il expira.


« Ha bon ! », Roselyne en pleurs fixait sans le voir le pot de chambre qui s’était brisé sur le sol.

EPILOGUE:

L’histoire de Marcel et de Dieu, sa principale invention se termine. On m’a reproché d’avoir « Tué Dieu ». En fait, comme c’est toujours le cas dans la nature, lorsque quelque chose devient inutile, sa disparition va de soi. C’est ce qui est arrivé au Dieu de Marcel.

J’ai écrit cet épisode à la période où Israël larguait les merveilles technologiques, fournies par les US, sur le Sud-Liban. Les allusions semées dans ce texte imaginaire ne sont donc pas une coïncidence.

 N’étant pas un professionnel de l'écriture, en faisant mourir Marcel, je me suis compliqué la vie pour éventuellement donner une suite à l’affaire. Pour ce faire, il me faudrait le ressusciter.  Marcel ressuscitant trois jours après sa mort, qui pourrait croire une chose pareille !

   

 A Bientôt, qui sait...


 

11/06/2007

LE TEMPS du MALHEUR

La Vieillesse est un Naufrage...

  

Le Monde avance, et Marcel se rend bien compte que tout lui échappe.

 Dieu vieillissant devient le jouet des fils et petits fils de Marcel qui en font on ne sait trop quoi.

 Il est bien loin le temps des galipettes reproductives qui donnaient de si beaux bébés, au moins pour les deux tiers ! Fini aussi le temps des inventions utiles à tous.

 Les nouveaux Dieux, bricolés par les fils de Marcel , ne servaient que les noirs desseins de ceux qui les créaient. Pire, certains des fils et petits fils se prenaient eux-mêmes pour des Dieux ! Fort heureusement, la parité n'ayant pas cours, les gonzesses ne participaient pas à tout ce bazar !

 Une grande lassitude envahissait Marcel. Et son Dieu, devenu inutile, un peu gaga aussi il faut dire, ne pouvait rien à cette mélancolie.

Inexorablement, Marcel est son Dieu voyaient le temps leur échapper.

 Ils étaient vieux ...

  

Résumé...

Marcel n'invente plus guère, il vieillit, et il s'en passe de drôles derrière son dos !

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Comme nous l'avons vu, on vieillissait très longtemps si on mourait très peu à l'époque de Marcel.
Très peu,mais on mourait quand même...Tout doucement,Gisèle s'en est allée.Depuis longtemps déjà,elle végétait,prostrée au fond de la cuisine ultra moderne que Marcel,avec l'aide de Dieu,lui avait bricolée dans un coin bien exposé de la grotte.
Marcel, avec quelques uns de ses arrières petits enfants l'enterra près du grand chêne,celui qui donnait de si bonnes pommes, et sous lequel ils avaient passé de délicieux moments.
De ce jour,Marcel ne fut plus le même.Il n'inventait plus rien, il ne faisait plus rien, et pourtant,il y en aurait eu du travail !
Voyez plutôt dans quel état les gosses avaient mis leur chambre !

medium_chambre_des_gosses.jpg


Des griboullis partout,il aurait fallu passer un coup de badigeon.Il n'en avait plus la force !
Il passait de longues heures sous le chêne,auprès de Gisèle.
Que de souvenirs lui revenaient en mémoire!
Il se revoyait, tout poilu velu le jour de leur première rencontre, quel beau jeune homme c'était alors Gisèle, avant qu'elle ne devienne la mère de ses douze premiers fils...et puis,et puis...
C'est un signe,chez les humains, plus on vieillit,plus on se retranche dans nos souvenirs...Le passé devient de plus en plus vaste,alors qu'inexorablement, l'avenir rétrécit...
Mais il lui arrivait quand même de regarder autour de lui.
Il fut fort intrigué par les allées et venues de certains de ses fils et petits fils qui avec force conciliabules et chuchotements allaient de plus en plus souvent en forêt.A chaque fois,ils emmenaient Dieu,qui lui aussi boîtait de plus en plus.
Et surtout,ils revenaient sans rien,ni bois,ni fruits,ni champignons ou gibier...Des fois même, ils revenaient en cortège,en portant Dieu sur un brancard, tant il était fatigué !
Mais qu'est-ce que c'est que ce Bordel ! Se disait Marcel.
N'y tenant plus,un jour il les suivit.
Ils marchèrent longtemps, et là, dans une immense clairière,il découvrit le pot aux roses !
medium_la_cabane_des_gosses.jpg

Pas possible,ils n'ont pas fait ça !

Si,ils l'avaient fait !

A suivre...

09/06/2007

RIEN N'ARRETERA la SCIENCE....

Premiers pas de la Medecine Moderne...

 Marcel fait progresser la Science, mais très vite, dès demain sans doute, va venir le temps où le rouge et le vert s’estompent, les roses se fanent, et pas encore mûres, les oranges deviennent amères…

   

Résumé des épisodes précédents:

Marcel,toujours inconscient de ce que fomentent ses fils dans son dos, continue,infatigable et obstiné,ses travaux et ses recherches...

Il est inconscient du danger,et pourtant de sacrées menaces pèsent sur l'humanité naissante...

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Ses fils utilisent Dieu à tort et à travers, mais tout occupé à ses travaux,Marcel laisse faire...Pire,il est indifférent à ce qui se passe autour de lui.
Il ne voit pas que ses fils utilisent Dieu pour satisfaire des ambitions personnelles.
Il leur en laisse l'usage,sans prendre la mesure des conséquences catastrophiques qui vont en découler.
Dieu est un outil merveilleux,mais ce n'est qu'un outil,il faut en user avec modération.Marcel le sait,puisque c'est lui qui l'a inventé...et pourtant il laisse faire !
Pourtant,il n'est pas besoin d'être extra-lucide pour deviner les desseins de certains de ses fils.
L'idée de partager le monde à chaque fois qu'un nouvel arrivant fait son apparition sur Terre,ce qui jusqu'alors était la règle,commence à en défriser certains.
Et de sombres machinations se mettent en place.
C'est ainsi que le Dieu de Marcel, manipulé par les fils,va passer du statut de merveilleux outil à celui d'instrument d'oppression.
Nous verrons comment un peu plus tard,pour l'heure,intéressons nous aux travaux de Marcel...
Il faut savoir qu'aux premiers âges de l'humanité,il n'y avait pas encore de maladies,ce n'est que bien plus tard que fut inventée la Médecine.
Donc on mourrait assez peu,par contre on veillissait très longtemps !
Marcel,qui toujours fut en avance sur son temps,se dit que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de maladie qu'il ne faut pas travailler sur les médicaments.
Ses recherches prirent donc résolument des orientations thérapeutiques.

medium_marcel_au_boulot.jpg


Nous le voyons sur ce document d'époque travaillant dans son atelier sur un médicament révolutionnaire,le premier,et qui allait traverser les siècles.
Ce médicament est encore universellement employé de nos jours.

Voici les premiers prototypes mis au point par Marcel.

D'abord le modèle pour droitiers,



Vous avez noté que pour l'utiliser,il fallait le prendre de la main gauche !

Il était comme ça Marcel,un facétieux !

Et l'autre modèle bien sùr,pour gauchers,vous l'aviez deviné.

Lorsque l'on sait le peu de moyens dont disposait Marcel,on ne peut qu'être admiratif devant le degré de finition,et la forme anatomique parfaitement adaptée de ces produits.
On peut dire sans emphase que Marcel a posé les fondements de la medecine.
Impossible de dire s'ils étaient efficaces,ni même s'ils ont été employés dans leur forme primitive. Mais probablement oui, car comme on n'a pas trouvé de mouchoirs datant de cette époque, on peut supposer que les gens l'utilisaient pour soigner leurs rhumes...

 Est-ce que Marcel,qui fut un visionnaire, comme on vous l'a dit deux ou trois fois déjà, avait prévu le trou de la sécu ? Toujours est-il, que pour limiter les dépenses, comme on peut le constater, le premier médicament de l'histoire était pratiquement inusable ! Avec une paire par famille, on soignait plusieurs générations !

 Cette invention a perduré jusqu'à aujourd'hui,et je suis sùr que parmi celles et ceux qui me lisent,certains se souviennent de l'odeur douceatre et écoeurante,à relents d'eucalyptus qui embaumait les salles de classes les mois d'hiver, grâce à la version moderne du premier médicament de Marcel,je veux parler des suppositoires à l'eucalyptine Lebrun.

A suivre...

 
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