09/11/2008

Le rêve américain...

... Deux noires pour un barbu, ou bien est-ce autre chose...

 
*** Rencontre à Brodway, la veille du Marathon...***

 Enfin, il est arrivé. Depuis un peu moins de quatre mille ans, disons depuis deux mois c’est déjà pas mal, nous le prédisaient les prophètes. Dommage que ce soit le 4 novembre qu’aient eu lieu les élections américaines, imaginez un peu le triomphe si nos amis, car ils sont désormais plus qu’avant nos amis, avaient voté le 25/12. Imaginez un peu le tabac qu’eut fait la victoire de Monsieur Obama un 25 décembre ! Pour sûr, il cassait la baraque.

 Enfin, le voilà. C’est une explosion de joie à l’échelle de la planète. Que ceux qui voyaient déjà les USA en morceaux se souviennent bien de ce 4 novembre 2008, ils verront à quel point le monde entier porte  sur ces US le même regard d’espoir.

 Le Rêve Américain n’est pas un rêve, c’est une réalité, l’Amérique fait toujours rêver...Souhaitons que le reveil ne soit pas trop douloureux, trop décevant, souhaitons...

 Barack Obama a recueilli 53 %  des suffrages, et le système amplificateur du scrutin de là-bas fait qu’il a remporté les deux tiers des « grands électeurs ». Sa victoire est totale.

 Juste pour rire, c’est un peu comme chez nous, un Président largement élu en 2007 avec 53% des suffrages, et qui s’est vu soutenu par une large majorité à l’Assemblée. Là s’arrête la comparaison.

 D’abord, après sa victoire, Barack Obama est allé lui-même remercier et féliciter ses militants, il n’a pas laissé le soin à Johnny Hallyday, avec encore la bouche pleine du sandwich aux rillettes, de décrire aux micros des télés l’ambiance de la soirée de Gala du Fouquet’s, avant que the Mister Président du Royaume de France s’embarquât pour la Crête, ou pour Cythère, je ne sais plus, c'est si loin tout ça... Seule la Paloma se souvient des traces d'écume  qu’en ces mers elle laissa…Mais surtout, le Président que le Peuple de France s’est choisi  en 2007 n’est pas noir mesdames et messieurs bonsoir !

 Car le fait majeur de cette élection, outre  que les citoyens américains en avaient plus qu’assez de l’administration Bush et de sa politique, huit ans, ça suffit, c’est ce que beaucoup disaient, le fait majeur, c’est que les Américains ont élu Barack Obama non pas parce qu'il est noir, mais malgré qu’il soit noir.

 Rendez-vous compte, il n’y a encore pas si longtemps, Barack n’aurait pas pu s’asseoir à coté de Mac Cain dans le bus, et les millions de noirs américains qui en ont fait leur champion ne se seraient pas approchés des urnes. Tout cela est vrai, il faut donc se réjouir de cette élection, et je m’en réjouis. Mais quitte à gâcher un peu la fête, si je m’en réjouis, je m’en attriste un peu aussi.

 Oui, je m’attriste qu’en ce début de siècle où tant de défis et d’épreuves attendent l’humanité, nous en soyons encore à écrire notre Histoire avec des crayons de couleurs.

 « Le Premier Président Noir des Etats-Unis d’Amérique »

 Cette phrase prononcée avec des trémolos dans la voix par des journalistes émerveillés, qu’a-t-elle donc de si extraordinaire. Les droits civiques pour tous les citoyens, c’est récent en Amérique, mais guère plus que le droit pour les Françaises de voter, d’avoir un compte en banque à leur nom, ou de disposer de leur corps.

 Est-ce que les Sud-africains  ont attendu quarante ans pour élire Nelson Mandela  après que les noirs aient conquis leurs droits. Alors, où est-il le prodige ? Est-ce qu’on aurait oublié que la population des USA est un melting pot de gens venus de tous les continents, Europe, Asie, de l'autre Amérique, de leur plein gré pour la plupart, et de force pour d’autres, d'Afrique notamment ; les moins nombreux étant les descendants de ceux qui étaient là avant tous les autres, mais c’est une autre histoire...La couleur blanche est moins dominante qu'il n'y paraît, la statistique dirait sans doute que du 55/45 en faveur du blanc-blanc, c'est bien un maximum. Le wasp s'étiole, aujourd'hui un enfant sur deux ne naît pas blanc au pays  de l'Oncle Sam.

 Quoi d’extraordinaire à ce qu’un homme comme Barack Obama soit élu Président...Ce ne devrait pas l'être, mais bien sûr que ça l’est extraordinaire. Est-ce que ça signifie qu’un verrou, s’il n’a pas encore tout à fait sauté dans les têtes, ce verrou peut sauter bientôt ? Premier Président Noir des Etats-Unis…Barack ne serait  pas le dernier alors, un fils de Cochise le prochain ? Ce ne serait pas pour me déplaire.

 Il y a de quoi se réjouir donc. Chez nous, il n’y aurait même pas eu de suspense, Barack Obama aurait été élu avec 81 % des suffrages, même score que Chirac en 2002. C’est dire si chez nous on les aime les noirs  aux responsabilités, presqu'autant que les femmes, et beaucoup plus que les arabes, mais leur tour viendra, place aux noirs d'abord, black is beautiful !

Monsieur s' il te plaît...

 

... Dessine-moi un Président.

 Tout le monde l’aime Barack, de gauche à droite et du centre au milieu, c’est quasiment le plébiscite. C’est vrai que chez nous, les noirs ont toujours eu le droit de prendre le même bus que n’importe quel candidat à la Présidentielle. Ils ont bien quelques difficultés pour louer un appartement, ou pour rentrer en boîte de nuit s’ils ne sont pas les musiciens, les danseuses, ou les chanteuses de l’orchestre, mais pour le bus, c’est nickel. Pas trop facile pour eux  encore de trouver du boulot aux noirs, sauf au noir, mais Brice va leur arranger ça…

 Il me vient une idée, Il est pratiquement français Barack, si on en croit l’article paru aujourd’hui dans La Montagne. Lisez :

***Le_Gaulois_Noir.jpg***

 Il a des ancêtres dans l’Est, un de ses illustres aïeul serait Jean II le Bon (Bataille de Crécy, Père prenez-garde à gauche, Père prenez-garde à droite surtout, surtout à droite Père…Si ma mémoire est bonne, ndlr) ; C’est bien le diable si en cherchant un chouïa, et pour peu qu’on y mette un peu de bonne volonté, on ne le tricolorise pas avant 2012 l'ami américain !

 Nous voilà en 2012, Barack Obama se présente. Il a de bonnes chances, des sondages à 81 % en 2008, il  lui restera assez pour faire 53 % en 2012. Le Français aime l’exotisme, après le « Premier Préfet Musulman », la « Première Ministre de la Justice issue de l’immigration », la « Première Secrétaire d’Etat d’une minorité visible » nommée précisément pour qu’on la voit, plus les petits derniers que nous ne connaissons pas encore et qui seront « premiers quelque chose », après Giscard, le premier Président Français né à Coblence, Balladur né en Turquie, nous aurons notre premier Président Américain Noir  né d’une mère blanche à Hawaï…

 A propos de Giscard, il fut à la fois descendant de Louis  xV par les soubrettes, et cousin de Jean-Bedel, l'Empereur de Centrafrique, son beau-frère aussi, mais là ce sont des ragots. Jean le Bon était de la Maison des Valois ou il aurait pu, c'est bientôt l'heure du film je n'ai pas le temps de vérifier. Louis XV était un Bourbon d'accord, mais il  doit bien y avoir une goutte de sang des Valois dans le Bourbon...ou une goutte de Bourbon...Bref, Valois, Valy, c'est du kif, et Hop, Barack cousin de Giscard et cousin de Jean-Bedel par le fait. Le  Centrafrique et le Kenya  presque voisins en Afrique, presque...la boucle est bouclée, vous êtes des nôtres Monsieur Obama. Vous ferez un Président français tout à fait convenable, je vous félicite.

 Cerise sur le gâteau, la première Première Dame de France Noire chantera des gospels à l’arbre de Noël de l’Elysée…Carla l'accompagne à la guitare...Non, pincez-moi, je rêve !

...

 Bonne chance Monsieur le Président, de rudes moments vous attendent…A plus tard...

****

 Si  j'y pense, on reparlera de tout ça un peu sérieusement, plus tard, quand la fièvre  sera retombée...

****

 

05/10/2008

Jusqu'où s'arrêteront-ils...

... Les pirates de la mer ?

 
*** Au pied du mur, pris sur le vif, la main dans le sac ! ***

 J’ai hésité longtemps avant de diffuser ces photos.

Mais instruit de ce que peut entraîner un silence complice laissant libre cours aux malfrats internationaux, nous en voyons le résultats avec les méfaits aujourd’hui dévoilés des Rapetous de la haute finance, aidés de leurs valets complaisants du pouvoir et des banques, et bien que n’étant pas un délateur viscéral, j’estime de mon devoir de porter sur la place publique l’odieux trafic dont j’ai découvert l’existence, soulageant ainsi ma conscience et rendant service à mes contemporains. En outre, et ce n’est pas négligeable en ces temps de morosité pesante, peut-être arriverai-je à vous faire sourire…un peu.

 Les documents que je produis ici sont accablants !

 medium_moulesAndré2.gifSans même se cacher, nous le voyons hilare le pillard de moules arcachonnaises, assuré de l’impunité qui croit-il le protège. Pour combien de temps encore ? Allons-nous supporter longtemps cet odieux trafic auquel se livrent ces pirates sans scrupules ? Je ne vous cache pas que la manière dont j’ai pu avoir accès aux dessous d’Edvige est limite-limite...Vous dirais-je à demis mots  que j'ai du quasiment soudoyer un fonctionnaire bègue (voir photo-bandeau)...peu importe, la fin justifie les moyens.

 Ne nous leurrons pas, ce trafic dure depuis des années, et si les photos sont récentes, le pillage de nos ressources conchylicoles et ostréicoles ne date pas d’hier…

 Ô combien de kilos, de Bouchots, de Marennes 

 S’envolèrent un matin par milliers de douzaines (*)…

(*)-Vous avez compris, outre l’envolée lyrique faisant qu’huîtres et moules s’envolent, que le chiffre avancé de milliers de douzaines ne peut être qu’une approximation.

 Bien que s’effectuant au grand jour et par beau temps de préférence –avides et rapaces ces salopards, mais pas courageux au point de sortir la nuit par gros temps !- le trafic est clandestin, et il y a fort a parier hélas, que le chiffre avancé de milliers de douzaines soit largement sous-estimé.

 S’ils ne s’envolent pas les  coquillage, on les vole.

 Pauvre moule arrachée à son rocher natal

 Avalée digérée disphinctée  des annales...(*)

(*)- Cette tournure poétique, ô combien, fortement allégorique de surcroît, décrit sans tomber dans une scatologie qui n’a pas sa place sur ce Blog, le tragique trajet de la moule fraîchement ouverte, vivante encore et qui se débat, enfournée prestement par le pirate des mers qui l’avale goulûment un seul « m », et, son forfait accompli la digére,  puis va la larguer on ne sait où dans les dunes sableuses du Pyla, à terre  où il se terre. A-t-il seulement des papiers  le salaud !

 Non, huîtres et moules ne s’envolent pas, mais c’est quand même d’un vol à l'arraché sur les rochers dont il s’agit sur ces clichés !

 Je sais qu’il y aura des représailles, mais la citoyenneté implique que l’on ait le courage de l’assumer, j'assume !

 Je fais l’effort de dénoncer ce forfait haut et fort sur le Blog50 , et je le dis tout net, je connais le pirate.

 Oui, cet individu je le connais ! C’est le grand Dédé,un mètre quatre-vingt sept qui vous toise au volant de son bolide des mers, Le Naïma. Jadis, il écuma mon cher et beau pays, corsaire  de l'Avenue, tenant tête aux comptes dans les bars à ducs.( C'est temps que ça se termine. Ndlr.)...

 medium_PoussinEnlevementSabines.jpgC’est lui, « Le Flibustier du Patural » qui jadis prit d’assaut la Citadelle du Creps, et qui ne trouvant pas Sabine, nul ne saura jamais pourquoi Sabine n'était pas au dortoir ce soir-là, ne se démontant pas, et ne voulant pas être monté... Non Héraime, pas monté comme un âne ! Tu vois un âne monter par une échelle de secours, même avec quatre sabots, c'est risqué. Non, je reprends...ne voulant pas être monté pour rien, en enleva une autre !

 Là, à mon avis, j'ai rajouté assez de texte pour encadrer le tableau de Poussin, nous verrons à la publication.

 Nous le voyons, incisif sur son rocher qui se livre sans vergogne à son activité criminelle, le trafic de moules !

 Honte à lui !

 

 A Bientôt…

 

 PS:

 Il nous faut tout de même dire un mot de la qualité de ces moules du Bassin d'Arcachon. Comme d'autres sur l'Atlantique, ces mityloïdes du littoral, sont en quelque sorte des bienfaits collatéraux de la guerre de naguère qui vit se construire ces rèches monuments d'un Reich de mille ans. Soixante ans plus tard  ils tombent en brioche ...il s'éffiloche le mur des boches !

 

16/06/2008

Jean, dis-moi qui t'a fait Roi...

... C' est mon Papa M'sieur Joffrin !


*** Juin maussade Monsieur le Marquis. Très maussade...***

 Le Chiffre du Jour :  67,60….Réponse à la fin de ce billet.

 Le Bonjour-Merci du jour :

 Adressé à mes proches lecteurs du 63, dont, j’ose le croire, énormément de lectrices dans leur foule immense et charmée sont charmées, ce qui me ravit, qui, de Saint-Georges de Mons, Clermont, Issoire, Gerzat,Beaumont, Beauregard l’Evêque, Cournon, Riom, Gannat…et bien sûr Yssac-La-Tourette, sans qui le Pays Brayaud serait orphelin- Bisou Moumoune,-  viennent régulièrement, à défaut de la boite à commentaires, faire gonfler un peu le compteur des visites. A toutes et à tous, Bonjour-Merci !

 La Phrase du Jour :

  « Le Bourbon est Royal dès qu’il a douze ans d’âge. »

 Cette phrase, dont je revendique la paternité, et qui n’en doutons pas va une fois de plus faire l’éclatante démonstration que moi aussi je me bonifie en prenant de l’âge, est une adroite transition- Là, ce sont les habitués de mes chroniques qui seront surpris de voir que je transite à droite, rassurez-vous c’est une image !- adroite transition dis-je, vers la suite que vous attendez tous.

 Après l’Héritage, les Dynasties.

 Tombant à point nommé, vous l’avez peut-être vu à la TV, si vos enfants et petits-enfants vous autorisent à regarder les infos, nous eûmes l’insigne honneur de voir sur nos écrans, Son Altesse Jean de Bourbon, un banquier brun d’origine espagnole vivant en Argentine, parlant fort bien notre langue, ce qui est de bon augure, et qui serait, tenez-vous bien, l’unique héritier du trône de France !

 T’imagines le topo, un exilé ibérique, un peu Gaucho sur les bords, au Château de Versailles, on rêve !

medium_Famille_Royale.2.jpg Mais d’où diable vient cette idée que par simple filiation, un clampin qui ressemble comme deux gouttes d’eau à n’importe quel gugusse et au Duc de Bordeaux, qui lui ressemble au mien mais aussi aux vôtres, serait, le dit clampin désigné comme Roi, et reconnu par sa paire, apte à engendrer princes princesses et bâtards, qui sans gêne, et de par leur gènes seraient nobles, alors que nous, gens du peuple, ne sommes rien du tout.

 Putain, c’est pas juste ! Voyons voir d’où sont venues toutes ces conneries…

***

 Aussi loin qu’on remonte le courant de l’ Histoire historiquement correcte, on trouve trace de Rois, de Reines, de Princes et Princesses tous et toutes de noble lignée plus ceci ou plus cela que les pauvres bougres sur lesquels ils exerçaient, tyrannique ou éclairé, un pouvoir absolu.

 Tu en trouves même, sans trop gratter dans les annales (Ben oui !), qui sont à un point si trop Rois ou Reines, qu’on les a enterrés comme Empereurs ou Impératrices, tellement ils étaient plus que plus. Des presque Dieux qu'ils y en a qui furent, et d'aures qui seraient encore !

 Pire , non content de royaliser leurs maîtres, ces abrutis d’humains, tout juste bons à se battre comme des chiens, mais qui se prennent pour des lions, ont, fait du lion justement, le Roi des Animaux. Tu parles, à force de se marrer de cette farce, les mouches en ont raté le coche, près de la fontaine… 

 On finirait presque par croire, certains le croient toujours aujourd’hui, qu’il existerait chez les Homos Crétinus, des familles régnantes uniquement faites pour régner de père en fils et fille,ou neveu, quand le Roi est une tante, qui se refileraient le sceptre au fil des siècles et des siècles amen.

 Laissons l’Histoire, et allons faire un tour du coté de la vérité….

 Marcel vient de mourir, souvenez-vous :

 De profundis…

 C’est tout juste s’il est froid, et c’est déjà le bordel autour de sa dépouille.

 Je vous balance le lien en vrac, vous trouverez dans cette rubrique largement de quoi remplir une demie journée drachique à souhait, comme on les aime en été.

 Commencez par "Notre grand'père à tous s'appelait Marcel" jusqu'à "Dieu et mort", si vous en avez le temps et le courage. Pour ceux qui connaissent, vous faites à votre guise….

 Tout y est ou presque, de ce qui, en des âges farouches fit que pour son malheur, l’homme oublia tout ou presque de ce qui le rapprochait de l’animal heureux, pour chausser un destin dont il n’a pas la pointure, et vivre dans la frustration le reste de son âge.

 Après les querelles autour de l’héritage, vint le démon de la possession qui prive de toute liberté celui qui en devient le valet....

 Devenu puissant, pour n'avoir pas sans cesse à défendre son pouvoir, le Tyran se proclame Roi, puis, puisqu’il est le Roi, décide que lui appartiennent les gens et les choses qu’il domine. Il distribue faveurs et biens  à qui l’oblige, le sert  et lui plaît, ou bannit, chasse ou livre au bourreau celui qui lui tient tête et le dérange. 

 Aidé par ses courtisans, à qui il donne rang de nobles, il renforce son pouvoir, amasse les richesses, puis, les Dieux l’ayant  ordonné, demandez au Grand Prêtre, il vous le confirmera, comme s'il voulait se continuer, c'est là la jouissance suprême des puissants, pouvoir faire encore chier les autres après sa mort, il décide qu’après lui son fils aîné lui succédera.

 Conquis par tant de sagesse et de bonté, ébloui par la  magnificence les ors et le faste des palais qu'il a bâtis de sa sueur et de son sang, oubliant ses larmes, le peuple applaudit, s’abonne à Point de Vue Images du Monde, et voilà le travail !

 Plus parce que la masse s'est montrée faible que par la force des chefs, naquirent les Dynasties, voici des millénaires.

 Aujourd'hui, ces Dynasties  perdurent, Dynasties du noble sang, avec Rois et Reines de droit divin, mais aussi Dynasties des pouvoirs, spirituels et temporels, de la finance, de l'argent, Dynasties de l'ombre, cartels et mafias, ces pieuvres plus puissantes encore....

 Finis les temps où c'est le plus fort qui régnait et protégeait le groupe. Fini le temps où c'est celui qui avait la plus longue ou les plus grosses qui devenait le chef, comme chez les lions et les zèbres.

 De nos jours, les fortunes, la puissance et le pouvoir qui vont avec se transmettent par héritage, les Dynasties  dominent la jungle, le lion est mort ce soir...medium_Roi.2.jpg

 Bienvenue chez nous chers Jeans, de Bourbon et de Neuilly, le Royaume de France se prosterne à vos pieds…

  

À Bientôt…

  

***

 Ah oui, le chiffre. 67,60, soit 1,30  multiplé par 52 semaines, c’est en euros ce que je vais économiser au cours de l’an prochain ?

 J'avais bien dit à Arnaud Lagardère, l'héritier de l'empire de son père, que je ne voulais pas de Jean-Pierre Elkabbach à la tête du Journal du Dimanche. Il ne m'a pas écouté. Je ne l'acheterai plus !

 

 

13/06/2008

J'ai perdu la clé des songes...

... Mais je rêve encore !

 
*** Youpiiiii ! C'est la fête, avec Pierrette et tous les potes, olé !!! ***

 La Phrase du Jour :

 « Pour finir de mettre le bordel, il va envoyer Guéant, son premier ministre, et Jean-David Levitte, son ministre des affaires étrangères en Syrie, ça dégagera l’Elysée pendant un jour ou deux. »

 Cette phrase fut prononcée sur ce même clavier, en début de semaine par le génial Crabillou.

 Il m’épate chaque jour un peu plus ce formidable petit bonhomme, vous devriez absolument lire les chroniques qu’il diffuse régulièrement, abondamment et gratuitement sur ce blog, et, tout comme moi, vous seriez éblouies par sa vision intelligente du monde tel que vous l’avez voté, et jaloux que tant d’esprit et de lucidité soient réunis en ce crâne grisonnant hélas, mais bouillonnant quand même, qui domine, à basse altitude, un corps massif et grassouillet qui fut jadis sculpturalement musclé par des kilomètres de course à pied, de cyclisme et de natation, abondamment baignés, le corps sculptural et les kilomètres, par la sueur inutile d’un honnête homme courant après des rêves que jamais il n'atteignit, et qu'il n’atteindra jamais… Oui, du tennis aussi, n’oublions pas le tennis, inutile et vain tout autant que le reste, mais très pratique pour la douche au club-house !

 Ainsi donc cette phrase, qui aujourd’hui prend toute sa saveur. Non pas parce qu’il manquerait deux personnes à l’Elysée, avec tout le personnel supplémentaire recruté depuis le Fouquet’s Day, personne ne s’en apercevrait, mais surtout parce que Bachar el Assad, le célèbre dentiste syrien risque de remplacer au pied levé, le sanglant dictateur Muhammar, l’ami bédouin de Nicolas, qui s’est fait excuser, le bédouin, pour le défilé du quatorze Juillet aux Champs, non pas les champs d’honneur, mais aux Champs-Élysées, ce qui n’a rien à voir.

 Il aurait dit-on contracté une angine rouge lors de son dernier séjour chez nous le fragile colonel.

 ***

 Je comptais traiter aujourd’hui, épreuves du bac obligent, des dynasties, après avoir magistralement expédié hier le délicat sujet des héritages.

 Il vous faudra attendre un peu, car comme il m’arrive fréquemment, un rêve est venu se mêler à ma réalité. Comme bien souvent aussi, doué que je suis de vivre sans gêne aucune mon présent dans le passé, y retrouvant parfois un futur antérieur, je me suis encore emmêlé les pinces dans la chronologie, règle beaucoup trop contraignante, et qui brouille notre espace de pensée, dont il faudra que l’humanité se débarrasse un jour, pas de la pensée, encore que, mais de la chronologie, si on veut vraiment faire avancer les choses.

 J’essaie bien, à mon niveau, mais la pertinence de mes propos qui partent du wagon de queue ne parviennent jamais dans la cabine du conducteur de train.

 Tiens, parlons-en de ce nanti, qui, grâce aux cotisations de ses copains simples cheminots, êtres simples et frustres qui continuent pour se réchauffer l'hiver de pisser sur les aiguillages gelés,  devant les pauvres bougres, cotiser et faire grève pendant quarante et un an pour enfin avoir le droit de prendre un petit boulot en plus de leur retraite, pourra, c'est du conducteur dont nous reparlons maintenant,  par le miracle de la réforme équitable promise et voulue par…Blablabla…Nicolas Sarkozy, blabla... il a dit... blabla blabla... prouttt !...pardon excusez-moi, donc on le fera…Blablabl...( Flûte, les diurétiques...je m'absente trois minutes, ne quittez pas , je reviens.)...

Il a fini Xavier Bouboule ? Bon, alors je reprends.

 Le conducteur pourra, lui, obtenir ses quarante et une annuités en trente ans, comme dans la France d’avant. C’est bien la preuve que le temps peut être vaincu quand on s’en donne la peine, et qu’ensemble, en éliminant ceux qui n’ont pas le bon avis, oui, ensemble tout est possible !

 Ok, ça suit derrière ? La pertinence de mes propos, je vous disais, partis du wagon de queue ne parvient jamais à ceux qui conduisent le train.

 Y parviendraient-ils mes propos pleins de pertinence, en tête du train, qu’il n’en serait tenu aucun compte, et d’ailleurs ce serait trop tard, le train a déraillé depuis tbien longtemps…Alors, me direz-vous, à quoi bon continuer à nous les briser menues (les oreilles ?) Crabillou, avec tes élucubrations dont tout le monde se fout éperdument !

 A quoi bon en effet, revenons à mon rêve…

 Vous m’accorderez que j’utilise rarement les Majuscules, il m’arrive même d’en supprimer, mais là, je ne peux pas faire autrement.

 Que celles qui sont encore couchées se lèvent, et que ceux qui sont debout prennent un siège.

 Chères amies et amis de l’univers internautique, je vous le dis en confidence :

 CETTE NUIT, J’AI GAGNE AU LOTO !

 Je vous en fournis la preuve sur le bandeau d’en-tête. 15 000 000 €. C’est la première fois que je gagne une somme pareille.

 medium_Alice.jpgJe te raconte pas les folies avec Pierrette, après que je lui ai offert un caddie italien rouge tout neuf.

Il fallait la voir la gamine, tortillant de manière fort gracieuse  d’avenantes rondeurs, plus révélées que masquées sous l’étoffe légère d’une robe genre nuisette  et transparente à souhait.  Normal, à trois heures du matin, heure du rêve, elles ne mettent pas une doudoune pour dormir nos jolies blondes.

 Pour les distraits, c'est bien Pierrette sur la photo. Alice, c'est la jeune cochonne en rouge, pas mal roulée d'ailleurs...

 Elle poussait son rutilant caddie chargé de son pot au lait, et se dirigeait vers l’hyper Leclerc pour le vendre à bon prix, le lait.

 Puis, bénéficiant des nouvelles dispositions fiscales mises en place pour les entrepreneurs audacieux, elle ne tarderait pas à faire parler d’elle, et à faire bander les grands patrons  du Cac 40. Et tout ça grâce à moi…

 « Avec une marge arrière pareille, elle va le pulvériser le Michel Edouard » me suis-je dit, en concupiscent du regard sur les trésors de la petite.

 Je ne me souviens pas du reste, et j’ai oublié de lui demander son email à la gamine…de toute façon,  j'ai déjà un contrat avec Neuf Télécom, et ma vie privée ne vous regarde pas !

 medium_Roquet_grincheux.jpgOui, je sais, on peut se demander ce que vient faire dans ce conte de fées, la trogne de roquet grincheux du locataire de Matignon.

 Simplement, puisque nous sommes aux pays des songes, lorsque j'ai entendu le Fillon dire : "J'ai décidé....", je me suis dit que je n'étais pas encore reveillé.

 Fillon qui décide tout seul de quelque chose, même si ce ne sera jamais appliqué, ce ne peut être que dans un rêve !

 Reprenons les choses sérieuses.

 Il m’est parfois arrivé certaines nuits, de cocher des grilles gagnantes ou de toucher de gros tiercés, et souvent l’émotion intense provoquée par ces bonheurs nocturnes m’a poussé plus d’une fois du coté des toilettes.

 En principe, quand tu reviens dans le noir et que tu te cognes le gros orteil dans le pied du lit, tu oublies très vite les numéros gagnants, et tu te rendors sur autre chose.

 Pas cette nuit, j’ai bien vu la grille gagnante, j'ai même eu le temps de la photographier avec le montant des gains. Ce matin, je n’avait pas mal au pied, donc, j’ai gagné.

 Il me reste juste à valider le bulletin, puisque le tirage n’a lieu que ce soir.

 J’y vais, avant qu’il ne redrache.  Putain de temps !

   

 A Bientôt.

26/05/2008

Non Chef...

... T' es pas tout seul...



*** Madame Chiffon dans mon semis de persil. ***

« Mais arrête de chialer… »

 Jean-Louis ne sait plus comment réconforter Nicolas, son ami inséparable, depuis ce triste jour d’Avril 2009. Il faisait humide et gris, un temps idéal pour aller aux morilles dans la brume…

 Nous sommes là, pile à l’endroit où je vous ai laissés hier, au bar de l’Assemblée Nationale.

 Je vous rappelle que tout ceci se passe début 2011, ce qui m’autorise beaucoup de liberté dans le récit, car ce billet étant de pure fiction, et la douce Rachida n’ayant pas encore fait voter de lois répressives par anticipation - Pour la rétroactivité anti-constitutionnelle, c’est fait -, je peux donc taper à tire larigot sur toute la bande de nazes qui papillonnent autour du Rikiki, et sur le Rikiki lui-même, puisque les événements que je relate, bien que concernant des personnages réels dont on peut regretter qu’ils occupent  les fonctions qui sont aujourd’hui les leurs, ces événements, et le terrible drame, comme on le verra qui accable ce pauvre Nicolas, se sont déroulés , ou se déroulent, dans un futur qui n’a pas eu lieu si ça se trouve !

 C’est donc une coïncidence fictive, que les Renseignements Généraux et Nicolas Princen, le guette au trou du Web, « Hein Nicolas ! », ils l’ont dans le baigneur pour me faire des misères, si par hasard ils passaient dans un coin du blog !

 Ne partez pas, je reprends le récit…

 A chaque fois pareil, à peine entamé le quatrième pur malt, double, Nicolas ne faisait pas les choses à demi, encore que, pour peu que  les conditions météorologiques s’y prêtent, le Chanoine de Latran ne rechignait pas sur une ou deux, bonne bières de garde, rarement trois, à cinquante-six ans, la prostate devient capricieuse, bières d’abbaye évidemment, il fondait en larmes Nicolas, au quatrième…

 Les gosses sont à l’école ? Bon, on y va entre adultes, dans le langage employé à l’époque.

 Vous qui restez scotchés en Mai 2008, vous vous demandez bien ce qui a pu pousser un  pt’it gars sérieux et tout et tout, à picoler comme ça ?

 Bien sûr qu’il a souffert avant de changer, j’te raconte pas tout ce qu’il a souffert étant gamin, t’as qu’à lire les livres, c'est pas ce qui manque !

 C’était pas toujours du doux ronron chez Dadu, sa maman ! Il en a bavé le petit d’émigré, que tant de gens ont dénigré depuis.  Nom de Dieu que ce fut terrible !

medium_Jack_Daniels.jpg  Lui qui ne buvait que de la flotte, et qui toussait si elle  était trop forte, il en est à se taper du whisky au Palais Bourbon, avec un ministre d’état, ministre de l’environnement et je vous fais grâce du reste, qui bien qu’ayant de l’O en double dans son nom n’en boit guère, non qu’il n’en apprécie pas la fraîcheur, mais de source bien informée, nous avons appris qu’il était allergique aux nitrates.

" Putain de merde", se lamente Nicolas :

"Je suis seul ce soir, avec ma peine… " 

« Non Chef, t’es pas tout seul, mais arrête de chialer ! »

 Le bruit de fond  que vous entendez, c’est désagréable, je sais mais je ne peux rien faire, c’est XBB qui répète sa prochaine négociation  sur la suppression des heures supplémentaires.

 Nicolas a décidé que jusqu’à 48 heures par semaine, les heures seraient payées au tarif normal, et diminuées de moitié au-delà. On parle même  de fixer un maximum de  60 heures par semaine, et pas plus.

 Trop de gens travaillent le Dimanche, il n’y a plus un chat dans les hypers, pas même au rayon croquettes. Beaucoup de commerces et d’industries parlent de fermer en fin de semaine.

 Jean-Édouard, qui depuis des années se ruine - la santé seulement, je vous rassure !- pour préserver sa fortune et accessoirement faire croire qu’il donnerait tout pour que nous soyons aussi riches que lui et ses copains requins,  il commence à gueuler le bougre !

 Il y a du bruit à Landerneau, berceau de la famille ! Il menace de licencier la moitié de ses pharmaciens, c’est dire !

 Le Figaro, peu habitué à couper les cheveux en quatre l’annonce carrément en première page : « Si ça continue, c’est la fin du petit commerce ! »

 On peut lire en page deux qu’au cours d’un dîner en ville, le propriétaire d’Auchan déclarait il y a peu : « Nous sommes à un carrefour », ce qui prouve bien que plus personne ne sait où il habite !

 « Il va pas la boucler le gros, on ne s’entend plus pisser ! »

 Il faut qu’il soit énervé Jean-Louis, car habituellement, à seulement 1,72 gramme, il reste serein.

 Mais reconnaissons avec lui que d’écouter Xavier Bouboule répéter en boucle :

 «J’ai fait un rêve Bernard, Georges est venu me dire que s’il avait su, il aurait accepté la retraite à soixante-dix ans pour tout le monde... « Hein François ! » Dans l’ordre, Thibault, Séguy, Chérèque. Ndlr.

 Et Nicolas de chialer de plus belle, en trépignant sur place « Pourquoi, mais pourquoi ! » se lamente-t-il, accoudé sur les tabourets du comptoir

« J’avais pourtant fait gaffe de pas la laisser partir à New York toute seule celle-là ! Putain la garce ! »

«Te mets pas en renaud Nicolas" lui dit Jean-louis d'une voix douce, mais l'haleine, putain, tu te croirais dans des chiottes de la Costa Brava, du temps de Franco ! Puis, la main sur le verre de son ami :

" Une gonzesse de perdue, c’est dix copains qui reviennent ! "

 « M’en fous des copains, tous des cons ces mannequins, c’est pas eux que j’veux, c’est elle ! »

 Vous l’avez compris, Nicolas s’est mis à la picole lorsqu’avec Carla, c’est devenu sérieux les emmerdes.

 On sentait bien, depuis 2009, qu’il y avait du mou dans la corde à nœuds.

 Les journalistes dignes de ce nom auraient du s'alerter lorsque Nicolas s’est rendu seul à l’anniversaire de Mickey, quand on sait la charge symbolique que représente Mickey pour le couple.

 « Carla a la colique, j’vous raconte pas l’travail ! » Avait-il dit dans un rictus amer pour expliquer l'absence de la chanteuse compositeuse.

 La presse pipeule, éblouie par le strass et les liftings quasi indécelables n’y voyait que pouic, comme d’hab’. Vas-y que je te tartine les fausses confidences genre " Est-ce qu’elle l’a dit dis ?", quand on se demandait si la first lady l’avait dit, ou pas, vas savoir...

 medium_LanciaCarla.jpgQuelques rumeurs quand même, après le léger accrochage qu’elle avait eu, seule au volant de sa petite Lancia sur le périphérique.

 Un peu vaseuse cette histoire de paparazzis qui la poursuivaient dans une Fiat Uno blanche…

 Oublié en quelques jours l’incident du périph’ mis au même rang que l’aurait été l’accrochage entre un gamin de ministre en scooter et une BMW conduite par un représentant des minorités visibles.

 Ils ont autre chose à faire les journalistes que de s’occuper des accidents de circulation !

Le serveur du bar, un ancien député centriste s'impatiente.

"Finissez vos godets les gars, j'vous mets la démarrante et je ferme l'estanco!"

.... 

 "Fais-nous pas chier, on se casse pauvre con !"

 Eh bien non, raté ! C'est Jean-Louis qui cause.

.....

 Nous sommes désolés de ces coupures indépendantes de notre volonté.

 Ceux qui veulent absolument lire le texte dans son intégralité sont priés d'envoyer le chèque à l'adresse habituelle, ou d'attendre que le livre sorte en librairie.

 Envoyez le chèque plutôt...Ndlr.

.....

  Comme il arrive parfois, lorsque l'hiver finissant souhaite le bonsoir au printemps qui se pointe, le soleil, avant d'aller voir ailleurs illumine le ciel de couleurs pourpres...

 Et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie,

 Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas...

"Ne me quitte pas, ne me quitte pas..."

 Elle est pourtant partie, mais où, et avec qui ?

    

A Bientôt...

 

25/05/2008

Putain de Merde...

... Mais c'est qu' ils sont bourrés ces deux cons !


*** C'est leur première sortie aux deux petites. ***

 Il ne s'agit pas, évidemment, des deux jeunes moineaux, des demoiselles, puisqu'elles ne plastronnent pas, mais des personnages du billet qui va suivre.

 ***

Avertissement :

 Rien qu’au titre, vous avez compris que si des enfants de moins de huit ans sont avec vous devant l’écran de votre ordinateur,avant de continuer si vous  avez le courage de continuer, il se peut aussi que vous n’ayez rien de mieux à faire, il vaut mieux les éloigner les mômes, ou alors changer de chaîne.

 En effet, cette note sera entièrement écrite dans le style d’une conversation photographiée en live, et non retouchée, ce blog est brut de décoffrage, à la buvette de l’Assemblée Nationale. Le langage est cru, car les acteurs, eux étaient pas mal cuits, et se lâchaient sans retenue, ni sur leurs salaires dont on peut dire qu’ils se font pas chier ces salopards, ni dans leurs propos, car maintenant que la France d’après la France d’avant sera loin derrière, la « popu langue » a enfin conquis ses lettres de noblesse.

***

 medium_Presque.jpgLa scène que j’évoque, non pas pour vous en narrer les détails, mais uniquement pour en copier le style, afin de rester à la page dans mes écrits, se déroulait   il y a seulement deux ou trois ans, dans un futur proche. Il y avait un petit bout de temps que je ne m’étais pas propulsé dans le futur, eh bien je peux le dire, je ne regrette pas le voyage !

 Je sais, la photo n'a rien à voir, mais c'est pour vous faire voir que je progresse. On continue...

 Que je vous situe la scène. Nous sommes début 2011, à la buvette du Palais Bourbon (!). Il y a seulement trente cinq heures minutes que Nicolas vient de terminer son discours. Il vient d’exposer devant les députés, dont certains dorment encore, les trois cent quatre vingt une réformes qu’il lui reste à mener avant  Mai 2012.

 Le temps presse, car il ne lui reste que treize mois et quelque avant sa réélection.

 Pour la petite histoire, juste d’un mot, car ce n’est pas le sujet du jour. La probabilité est forte qu’il ait à affronter au deuxième tour ce que les journalistes appellent « Les Quarante Babas » qui se battent comme des chiffonniers, pour décrocher le sésame de l’Elysée, et défendre les « valeurs » de Jaurès, de Blum et de Dany Boon, dont Sarkozy, pas chti, a du finalement, le Conseil Constitutionnel l’ayant  décidé ainsi, céder les droits au PS.

  Il a du céder aussi, et c’est ainsi que la modification de la Constitution est passée comme une lettre à la Poste, en Juillet 2008, le jour de la première étape de repos du Tour de France, en échange du vote PS au Congrès, céder dis-je, sur  l’amendement Jumbo, exigé par le troupeau des responsables socialistes.

 Désormais, il est possible de présenter un candidat multiple à la Présidentielle. Limité à quarante personnes cependant le candidat multiple, pour éviter le bordel.

 Pour justifier cette disposition, à David Pujadas, qui lui posait la question de savoir si ce n’était pas aller un peu loin dans la réforme, Nicolas, répondit, en haussant plusieurs fois, et l’une après l’autre ses frêles épaules : 

«  Quoi, fallait quoi que j’fasse ? Rien, comme Coty, Giscard, Auriol, Mitterrant, Chirac et Pompidou… »

 « C’est pas dans l’ordre Nicolas, et Mitterrand, ça prend un D, pas un T », osa l’interrompre David, un rien frondeur.

 « Ouais bon, quel importance à l’âge qu’il a maintenant, que Mitterant…Le R aussi… bon,  que Mitterrand prenne un dé ou un thé, hein... C’est vrai, quoi !  Fallait qu’on bouge pas ! Les Français m’ont élu pour que j’fasse les réformes que et qui …Et puis quoi, j’suis bien tous les ministres à moi tout seul, alors pourquoi pas un Président à plusieurs. Hein…Merde, ya qu’nous deux (voix off !) »

 Puis il rajouta, croyant que caméras et micros étaient coupés :

 « Ok David, je te les fais à 500 € mes pompes,  tu chausses bien du 39 ? Elles sont pratiquement neuves, tout juste si j’ai un peu marché dans la merde au dernier Salon des bouseux… »

 Effectivement, on se souvient.

 Un incident regrettable, mais vite étouffé dans les médias.

 Au cours de la visite au Salon de l'Agriculture, une vieille agricultrice des hauteurs de l'Auvergne profonde, s’approchant du chef de l’Etat : « Chuis heureuje, heureuje…à un point que vous n’imaginez pas Meuchieur (prononcez monsieur. Ndlr.) le Préjident.  Chuis émue aussi, émue à un point tel chais pas quoi vous dire, figée que je chuis par tant d’émochions) (ensemble tout est possible !) à l’idée que déjormais, che puis enfin mourir heureuje….Toi là-haut, Joseph, qui me regardes et que ch’aime encore malgré que tu allais trouchcher (certains journalistes, dans Paris Match notamment, on écrit troncher, trompés par le contexte .Ndlr) cette chalope de Mélanie Fougin au bois de la Tirette, pendant que je trimais et chuait chang et eau pour dépiauter le maïche de chemence à Chappes ! Tu crois que je le chavais pas chaloparfhch…. »

  Elle s'étranglait la pauvre, pleine d'une sourde colère, à l’encontre de Joseph, le défunt volage, qui soit dit entre nous, en troussa bien d'autres que la Mélanie. Sacré gaillard ce Joseph !

  Les ulcères variqueux de ses jambes torses, mal soignés eu égard aux  franchises exorbitantes mises en place par Roselyne, suintaient d’une rage mal contenue.

 Elle se reprit, et poursuivit :

 «  Vous êtes venu, je le chavais, ch’y penche la nuit, ch'y penche le jour, quand je rinche mon drap… »

 A propos, je vous mets un lien : Chanson 

 On sent monter l’impatience chez Nicolas.

 « Abrège Mémé, tu veux quoi ? »

 « Chi dans votre infinie bonté, qu’un inchtant vous fuchiez chaiji par la grâche, et vous laichiez aller à cette générojité naturelle, dont… »

 « Putain, mais elle veut quoi la vioque ? Elle postillonne en plus Mémère ! »

 Se penchant, assez bas tout de même, Guéant, à l’oreille de Nicolas :

 « On lui a pris sa pancarte, on croyait qu'elle était de la Chéjété, c’était écrit :  Remboursez les lunettes, le dentier c’est pas la peine, j’ai celui de mon pauvre Joseph, mort de la cirrhose en 2006, il est à ma taille. »

« Tiens, file lui ces ray bans, elles sont trop grandes » Même en 2011, beaucoup de choses étaient trop grandes pour Nicolas...

 La vieille paysanne à mi-temps, licenciée de Limagrain pour cause de délocalisation, également diplômée de Marmilhat, ce qui explique la facilité dans l’expression, bien que le phrasé s’altérât quelque peu, car le dentier de feu Joseph était quasi le même que celui de Giscard qu'il croisait souvent le matin de bonne heure, quand il conduisait le camion du laitier à Rochefort. Rochefort-Montagne, et c'est Joseph qui était chauffeur. On le sut plus tard…

 La vielle dame, aussi austère qu’une veuve de bûcheron, laissant éclater sa joie, s’avança un peu, comme si elle voulait embrasser le généreux donateur.

 « Merchi Meuchieur Chirac… »

 « Quoi ! Elle me prend pour Chirac… Casse-toi vielle conne ! »

 Mugit-il le Nicolas, pas trop fort cependant, eu égard à l’âge avanché de la vioque, et surtout à la présence de Placide, dont le mufle humide lui mouillait la nuque.

 Et c’est là, que faisant un pas en arrière, Nicolas marcha dans la merde.

 medium_Placide.jpgIl faut dire que Placide, un superbe Limousin de quatre ans, n’avait pas ménagé ses arrières. Une bouse comme ça, tu n’en voies pas tous les ans au Salon !

 Belle bête Placide, 1,6 tonne de barbaque et une paire de couilles que je te raconte pas, les cornes aussi, mais pas autant que les couilles, ce qui explique qu’il n’avait fait que le deuxième prix au concours. Placide, nourri à la luzerne de pays et au soja argentin, le  Monsanto Ogm Ready.

 Quand même 9000 km de bateau avec un moteur diesel que je ne te dirai pas le nombre de chevaux qu'il a pour trimbaler toute cette bouffe à boeufs, c'est indécent ! Doit en falloir du gazole pour les allers-retours du barlu ! Tout ça pour venir engraisser le bétail et les multinationales, dans l'Europe des jachères avec le soja argentin qu'il faut défricher des grands bouts du soi-disant poumon vert de la planète pour en produire toujours plus. Faut quand même le faire !

 Tu me diras, le bateau, il repartira avec des tomates et des légumes espagnols, parce que les milliers de petits cultivateurs argentins ne peuvent plus en faire pousser des légumes, comme avant le soja Ogm, sur  leurs petites parcelles inondées de Round up par les avions des gros producteurs de soja Monsanto. C’est difficile de viser juste en avion, les petites parcelles, tu les vois pas au milieu des grosses !

 Ruinés parce que leurs légumes étaient détruits par le désherbant, ils ont vendu pour pas cher leurs terres, normal, elles ne valaient plus rien, aux producteurs de soja. Et plus de cent mille d'entre eux sont partis vers les villes. Quelques uns trouvent un boulot de docker pour charger le soja, mais pas beaucoup. Ils gagnent de quoi acheter des légumes venus d'Espagne, la mondialisation, on peut critiquer, mais ça a quand même du bon. 

 Les autres, Ils sont à peu près tous au chômedu, c’est quand même terrible le chômage, est-ce qu’on arrivera à faire quelque chose un jour contre ce fléau, je me le demande…

Je disais donc, les Argentins ils sont obligés d’acheter leurs légumes ailleurs, c’est normal, ça marche comme ça l’économie, regarde les Sénégalais, ils achètent bien des brisures de riz aux Thaïlandais avec l’argent des arachides qu’ils nous vendent pour une poignée de cacahuètes…Je ne sais pas si c'est la même compagnie de bateaux qui assure le transport, mais les bateaux marchent au fuel, ça c'est sûr...

 J’en étais où ? Ha oui, c’est comme ça que Nicolas a marché dans la merde.

 On va s’arrêter là pour l’instant, on reprendra plus tard.

 Faisons le Point, tiens, j'en mets deux :

 - Nicolas est à la buvette de l’Assemblée Nationale, mais qu’est-ce qu’il fout là, et avec qui est-il ?

 - Il y aura un candidat socialiste de quarante personnes à la Présidentielle de 2012. 

 - David Pujadas qui chausse pareil que le Président lui a acheté une paire de bottines Ceruti pleines de merde.

 Mais que peut-il bien arriver encore ?

 Ne manquez pas les prochains épisodes pour le savoir….

    

A Bientôt…

18/04/2008

Les travaux continuent...

...Pendant la retraite, the show must gon on !

***

*** Printemps fleuri à Washington ***

Tout d’abord, la réponse à la photo devinette d’hier.

 

medium_Réponse.jpg

 Comme vous pouvez le voir, j’avais simplement fait un recadrage sur le dos du hérisson, fidèle visiteur du soir, qui vient faire un tour dans le jardin, et qui se régale avec la petite pincée de croquettes spéciales « Berger allemand » que je laisse à son intention. Il se porte bien Pépère !

 

 ***

 Après le hérisson, nous pouvons maintenant nous consacrer à l’aventure épique (là, je suis trop !) de notre jeune sexagénaire, embarqué dans les travaux titanesques qu’il a imprudemment acceptés, pour le seul bénéfice de la gloire, à savoir la réfection de la cuisine du Président Clément, que nous voyons ici en compagnie du colon Christophe.

medium_Christophe_Colon.jpg Ils sont affairés à la mise au point d’une arme de destruction massive, capable de rogner les dents de n’importe quel tyran, même habitué aux rahat loukoums super sucrés des différents orients, proche, moyen voire extrême !

 Et je te dis pas la glycémie dans le rouge, pour terminer le boulot !

En  arrière plan, montant une garde vigilante, nous devinons MC, avec un sac banalisé, pour mieux se fondre dans la foule anonyme. Des pros je vous dis !

 Nous avons laissé hier, ou avant-hier, vous vérifierez, dans l'épisode précédent, notre héros, pas encore fatigué, mais ça va venir, atterré et anéanti devant l’ampleur de la tâche qui l'attend.

 Las, MC ayant défait les valises, il lui était impossible de faire demi-tour !

 Il se mit donc au boulot.

 Etant, du temps où il était classé dans la catégorie des actifs, plus habitué à faire bosser les autres, qu’à lui-même user le manche, et retrouvant très vite ses automatismes, il réquisitionna le malheureux colon, Christophe, medium_Première_couche.jpgnous le voyons en plein effort,qui se vit assigné à la lourde tâche de repeindre les lieux dévastés par les terroristes, qui, je vous le rappelle, se sont enfuis ces salopards, avec le livre de recettes auvergnates et gasconnes !

 Non seulement il va falloir bosser, qui plus est dans une cuisine, c’est un comble, mais en bouffant de la tambouille locale, je vous dis pas l’angoisse !

 Tu te vois, toi, à la pause casse-croûte, avec ton hamburger graisseux, plâtras infâme de bœuf haché dont seul ressort le goût des hormones, et  d’où s’évadent une feuille de salade désinfectée à la javel, et deux rondelles de tomate caoutchouteuse, que la mayonnaise à l’huile de soja Ogm n’a pas réussi à maintenir collées sur le pain pâteux, avec, comme des furoncles sur la croûte, enfin, pas la croûte, disons la peau…A la même heure, mais décalée du nombre correct d’heures pour que Ménétrol et Washington fassent sonner l’Angélus avec six heures d’écart... J’ouvre une parenthèse, espérons que je ne vais pas m’embarquer dans une digression telle, que quand l’angélus sonnera à nouveau, j’oublierai de la fermer, il est rare que je la ferme…Oui, l’angélus, j’y reviens. Comme l’angélus sonne toutes les six heures, et que le décalage horaire entre les deux capitales est de six heures, l’angélus sonne en même temps à Ménétrol et à Washington ! Etonnant non…C’est pour ça que Joseph Seize n’avait pas l’air plus paumé aux US qu’à Rome, je ferme la parenthèse.

 Je vais voir ce que je racontais avant la parenthèse, ne partez pas, je reviens…Je n’ai pas vu de parenthèse, mais je reprends. A l’heure donc du Hamburger à trois mille calories, notre héros pense aux ouvriers français, alcooliques certes, mais avec un Imc dans la norme, qui eux, se tapent du saucisson sec, du jambon sec aussi, et à point comme c'est pas permis (il n'est pas interdit d'applaudir !), posés, l’un et l’autre sur une tranche de pain fariné mi-seigle, avec le(s) canon(s) de rouge accompagnant délicatement le fromage, cantal vieux, fourme d’Ambert, Saint-Nectaire ou gaperon, ou pourquoi pas les quatre !

 Cessons de rêver, au boulot ! Une fois expédiés les préliminaires, comme disait le jeune marié, il faut entrer dans le vif du sujet ! Je fais une courte pause. Non seulement parce qu'il est sept heures dix-neuf, et que je vais boire un troisième café, mais surtout parce que la photo que je vais vous mettre ici, si je la retrouve, cette photo est un document unique. Regardez bien...

medium_Décoiffant.jpgC'est décoiffant non ! Tout ça sans filet...Et quel souci du détail, de l'efficacité aussi, le nez sur la prise, on trouve de la colombienne moitié prix qu'au Cap Ferret, on ne dira jamais assez le désastre qu'apporte l'euro fort couplé aux trente cinq heures !

 Ceux qui ont un écran HD pourront en zoomant, vérifier que le niveau à bulle, est étalonné sur l'angle exact que fait la Tour de Pise, dont je vous rappelle  que l'ancien propriétaire, Francisco, fut pendant longtemps le gardien, ou le guide, avec efficacité donc, le vaillant brayaud défroqué que nul ne vit avant ce jour poser du carrelage, cheveux au vent, tourbillonnant, si on en juge à la photo, après avoir tracé une raie au milieu, pose une à une les dalles en pente conforme à la pisitude originelle, puis après avoir vérifié que la plaque est d'équerre (*), il passe à la suivante.

  Nous n'entrerons pas dans les détails, mais après des jours et des jours d'efforts, agrémentés  fort heureusement de moulte rasades  de douze ans d'âge - La pose de dalles en pente, ça s'arrose ! - Il vint à bout du chantier.

 medium_Sigourney_Weaver.jpgNe croyez pas qu'il fut laissé sans surveillance !

 Nous voyons ici le Président Clément, qui sous pretexte de faire visiter ses futurs appartements à Sigourney Weaver,  on le voit, elle est très grande, est venu en personne, avec sa garde rapprochée, superviser mine de rien le vieux en plein boulot.

 Nous le retrouverons plus tard, au cours des essais, pilotant avec maëstria, et sans ceinture, ce qui n'est pas prudent, un tiroir à vaisselle...

medium_Tour_d_honneur.jpg

Plus tard encore, au cours de la  réception qui marqua la fin des travaux, on le vit  riant aux éclats, à la bonne blague que Sigourney, mutine en diable lui avait sussurrée à l'oreille.

medium_Inauguration.jpg

 Un regard indiscret nous dévoile la cuisine prête pour les banquets futurs, si tant est qu'on retrouve un jour le livre de recettes...

medium_Finie.jpg

 Et dire, que c'est ici, en plein Pays Brayaud, que tout a commencé...Enfin, presque.medium_CREPS.jpg

 

 Mais ceci est une autre histoire, et ce n'est pas à moi de vous la raconter.

*

*

*

 

 FIN.

 

(*)- Cette phrase a passé avec succés l'examen du pourtant sévère comité de censure du Blognaute de "La Montagne".

10:20 Publié dans Elucubrations... | Lien permanent |