18 avril 2008

Les travaux continuent...

...Pendant la retraite, the show must gon on !

***

*** Printemps fleuri à Washington ***

Tout d’abord, la réponse à la photo devinette d’hier.

 

medium_Réponse.jpg

 Comme vous pouvez le voir, j’avais simplement fait un recadrage sur le dos du hérisson, fidèle visiteur du soir, qui vient faire un tour dans le jardin, et qui se régale avec la petite pincée de croquettes spéciales « Berger allemand » que je laisse à son intention. Il se porte bien Pépère !

 

 ***

 Après le hérisson, nous pouvons maintenant nous consacrer à l’aventure épique (là, je suis trop !) de notre jeune sexagénaire, embarqué dans les travaux titanesques qu’il a imprudemment acceptés, pour le seul bénéfice de la gloire, à savoir la réfection de la cuisine du Président Clément, que nous voyons ici en compagnie du colon Christophe.

medium_Christophe_Colon.jpg Ils sont affairés à la mise au point d’une arme de destruction massive, capable de rogner les dents de n’importe quel tyran, même habitué aux rahat loukoums super sucrés des différents orients, proche, moyen voire extrême !

 Et je te dis pas la glycémie dans le rouge, pour terminer le boulot !

En  arrière plan, montant une garde vigilante, nous devinons MC, avec un sac banalisé, pour mieux se fondre dans la foule anonyme. Des pros je vous dis !

 Nous avons laissé hier, ou avant-hier, vous vérifierez, dans l'épisode précédent, notre héros, pas encore fatigué, mais ça va venir, atterré et anéanti devant l’ampleur de la tâche qui l'attend.

 Las, MC ayant défait les valises, il lui était impossible de faire demi-tour !

 Il se mit donc au boulot.

 Etant, du temps où il était classé dans la catégorie des actifs, plus habitué à faire bosser les autres, qu’à lui-même user le manche, et retrouvant très vite ses automatismes, il réquisitionna le malheureux colon, Christophe, medium_Première_couche.jpgnous le voyons en plein effort,qui se vit assigné à la lourde tâche de repeindre les lieux dévastés par les terroristes, qui, je vous le rappelle, se sont enfuis ces salopards, avec le livre de recettes auvergnates et gasconnes !

 Non seulement il va falloir bosser, qui plus est dans une cuisine, c’est un comble, mais en bouffant de la tambouille locale, je vous dis pas l’angoisse !

 Tu te vois, toi, à la pause casse-croûte, avec ton hamburger graisseux, plâtras infâme de bœuf haché dont seul ressort le goût des hormones, et  d’où s’évadent une feuille de salade désinfectée à la javel, et deux rondelles de tomate caoutchouteuse, que la mayonnaise à l’huile de soja Ogm n’a pas réussi à maintenir collées sur le pain pâteux, avec, comme des furoncles sur la croûte, enfin, pas la croûte, disons la peau…A la même heure, mais décalée du nombre correct d’heures pour que Ménétrol et Washington fassent sonner l’Angélus avec six heures d’écart... J’ouvre une parenthèse, espérons que je ne vais pas m’embarquer dans une digression telle, que quand l’angélus sonnera à nouveau, j’oublierai de la fermer, il est rare que je la ferme…Oui, l’angélus, j’y reviens. Comme l’angélus sonne toutes les six heures, et que le décalage horaire entre les deux capitales est de six heures, l’angélus sonne en même temps à Ménétrol et à Washington ! Etonnant non…C’est pour ça que Joseph Seize n’avait pas l’air plus paumé aux US qu’à Rome, je ferme la parenthèse.

 Je vais voir ce que je racontais avant la parenthèse, ne partez pas, je reviens…Je n’ai pas vu de parenthèse, mais je reprends. A l’heure donc du Hamburger à trois mille calories, notre héros pense aux ouvriers français, alcooliques certes, mais avec un Imc dans la norme, qui eux, se tapent du saucisson sec, du jambon sec aussi, et à point comme c'est pas permis (il n'est pas interdit d'applaudir !), posés, l’un et l’autre sur une tranche de pain fariné mi-seigle, avec le(s) canon(s) de rouge accompagnant délicatement le fromage, cantal vieux, fourme d’Ambert, Saint-Nectaire ou gaperon, ou pourquoi pas les quatre !

 Cessons de rêver, au boulot ! Une fois expédiés les préliminaires, comme disait le jeune marié, il faut entrer dans le vif du sujet ! Je fais une courte pause. Non seulement parce qu'il est sept heures dix-neuf, et que je vais boire un troisième café, mais surtout parce que la photo que je vais vous mettre ici, si je la retrouve, cette photo est un document unique. Regardez bien...

medium_Décoiffant.jpgC'est décoiffant non ! Tout ça sans filet...Et quel souci du détail, de l'efficacité aussi, le nez sur la prise, on trouve de la colombienne moitié prix qu'au Cap Ferret, on ne dira jamais assez le désastre qu'apporte l'euro fort couplé aux trente cinq heures !

 Ceux qui ont un écran HD pourront en zoomant, vérifier que le niveau à bulle, est étalonné sur l'angle exact que fait la Tour de Pise, dont je vous rappelle  que l'ancien propriétaire, Francisco, fut pendant longtemps le gardien, ou le guide, avec efficacité donc, le vaillant brayaud défroqué que nul ne vit avant ce jour poser du carrelage, cheveux au vent, tourbillonnant, si on en juge à la photo, après avoir tracé une raie au milieu, pose une à une les dalles en pente conforme à la pisitude originelle, puis après avoir vérifié que la plaque est d'équerre (*), il passe à la suivante.

  Nous n'entrerons pas dans les détails, mais après des jours et des jours d'efforts, agrémentés  fort heureusement de moulte rasades  de douze ans d'âge - La pose de dalles en pente, ça s'arrose ! - Il vint à bout du chantier.

 medium_Sigourney_Weaver.jpgNe croyez pas qu'il fut laissé sans surveillance !

 Nous voyons ici le Président Clément, qui sous pretexte de faire visiter ses futurs appartements à Sigourney Weaver,  on le voit, elle est très grande, est venu en personne, avec sa garde rapprochée, superviser mine de rien le vieux en plein boulot.

 Nous le retrouverons plus tard, au cours des essais, pilotant avec maëstria, et sans ceinture, ce qui n'est pas prudent, un tiroir à vaisselle...

medium_Tour_d_honneur.jpg

Plus tard encore, au cours de la  réception qui marqua la fin des travaux, on le vit  riant aux éclats, à la bonne blague que Sigourney, mutine en diable lui avait sussurrée à l'oreille.

medium_Inauguration.jpg

 Un regard indiscret nous dévoile la cuisine prête pour les banquets futurs, si tant est qu'on retrouve un jour le livre de recettes...

medium_Finie.jpg

 Et dire, que c'est ici, en plein Pays Brayaud, que tout a commencé...Enfin, presque.medium_CREPS.jpg

 

 Mais ceci est une autre histoire, et ce n'est pas à moi de vous la raconter.

*

*

*

 

 FIN.

 

(*)- Cette phrase a passé avec succés l'examen du pourtant sévère comité de censure du Blognaute de "La Montagne".

16 avril 2008

Grands Travaux, ou comment...

... Donner une deuxième chance aux séniors.

*** *** Aigrette garzette guettant son casse-croûte au Cap-Ferret. ***

 Exceptionnellement, aujourd’hui, je vais rendre hommage à un héros encore vivant, et même bon vivant.

 medium_Repos_Mérité.gifNous le voyons ici, en compagnie d’un naufragé récupéré en route, à son retour en canoë de mer, du lointain pays où l’entraîna son courage, et son abnégation.

 Son histoire illustre parfaitement l’état d’esprit qui devrait nous animer tous, nous les papys scotchés dans les charentaises, ainsi que les chômeurs frileux qui refusent de s’éloigner de chez eux, à plus d’une heure de cheval, à fers ou à pneus, pour gagner quelques miettes à la sueur de leur front.

 Ce n’est pas à une heure de chez lui, que le tout frais sexagénaire est allé décrocher un chantier, il n’a pas craint, pour un seul mois de travail, d’abandonner le domicile conjugal, laissant aux bons soins d’une jeune Cathy sitter (*) une chatte de sang royal, se morfondre d’inquiétude de le savoir parti, en compagnie de son épouse, au pays de Davy Crockett.

 Vous noterez l’agilité d’esprit dont je peux encore me montrer capable, après soixante-trois années vécues dans ce monde difficile. Je commence sur la chatte abandonnée, et je dévie sur les croquettes…Non ? Tant pis.

medium_Vélo_Marin.gifJe sais que ça n'apporte pas grand chose au récit, mais à l'heure où nous mettons sous presse, le naufragé qui accompagnait notre héros a disparu.

 On pense que c'était un sans-papiers. On a retrouvé  son vélo encore humide près du Bassin d'Arcachon. Une enquête est en cours, c'est Triste Hortepouah soi-même, qui est chargé de l'affaire...

 Ils partirent donc, bravant les trous d’air à des altitudes que rien qu’à y penser tu attraperais le vertige, mus par leur seul courage, et attirés par l’annonce lue par hasard sur une double page du New York Times, ayant servi à envelopper la livre et demie de filet de lieu noir, parce que c’était en promo chez Leclerc. Neuf euros le kilo quand même, mais il avait l’air frais ! Une annonce, une simple annonce, je vous la traduit en français, on gagnera du temps :

«Suite à un attentat à la future Maison Blanche, recherchons homme à tout faire, prêt à travailler un mois pour rien. Signé Clément, futur Président des Etats-Unis et de l’Europe, Corse comprise. »

 Pas mal d’abonnés aux Assedic auraient balancé le papier poisseux sans même décoller le cul de leur fauteuil, et engueulé bobonne : « Encore du lieu noir, tu pouvais pas acheter de la sole, merde ! »

 Lui, le moment de surprise passée, vibrant d’espoir s’est mis à gamberger. « Je lui refais sa cuisine au président, et qui sait si après il me refilera pas la salle à manger…Je me mets à mon compte, après la Maison Blanche, je décroche le Pentagone, l’Onu dans la foulée…Et qui sait avec un bon coup de piston on  me refilera  le Taj Mahal (Vu comme je l’ai orthographié le monument, il a sûrement besoin d’un ravalement !), et le crépissage plus finitions de la Muraille de Chine, si David Douillet ne fait pas trop le con avec son badge ! Un remake de Pierrette et ses potes olé olé, je te raconte pas ! Enfin si, je te raconte.

medium_Avant_13_h.jpg Commençons par le début. Vous vous souvenez de la cuisine du Président Clément.

 Vous l’avez vue dans Paris-Match, juste après l’achat de la villa à l’ancien propriétaire, le vieux Francisco, retraité des Guides de la Tour de Pise, qui avait un penchant pour les cuisines avec fenêtre.

La vente avait été passée à treize heures et des broutilles, heure de Washington, voir photo ci-contre.

 Mais un commando de terrorristes, au cri de "Libérez Ikéa", a tout pillé dans la cuisine.medium_Cambriolage.jpg

 On n'a même pas retrouvé le livre de recettes spécialement réservées pour les réceptions officielles, où figuraient en bonne place la potée auvergnate, l'épaule d'agneau façon brayaude, et le cassoulet toulousain, pour le vendredi, quand on ne travaille pas l'après-midi, ou alors, avec les fenêtres ouvertes.

 Bien évidemment, la Police est arrivée trop tard, à peine le temps de prendre en photo les malfaiteurs en fuite, on devine la voiture, seulement la voiture, à travers la fenêtre. Le camion de déménagement "Seguin-Chomette", ce qui confirme bien que c'est une organisation internationale qui  a fait le coup, était parti avec le butin depuis longtemps.

 Quand il a découvert l'ampleur des dégats, notre héros, appelons-le André, en plus c'est son prénom, ça tombe bien ! André donc se serait écrié: "Putain, on s'en retourne, je me suis fait avoir !" Trop tard, MC avait défait les valises !

A suivre.....

PS: Je sais, l'aigrette en bandeau, ça n'a rien à voir avec le sujet, mais je la trouve jolie, et il fallait bien que je la mette quelque part ; en plus, elle donne un peu de piquant et de vie l'aigrette !

27 mars 2008

Soyons vigilants...

... Et ne nous trompons pas de combat !

***

*** La sentinelle *** Je n'ai pas de photo du grand Yaka, voici un petit faucon.

Shocking, very shocking !

 

 Il s’en est fallu de peu pour que l’Europe soit de nouveau plongée dans un bain de sang.

 Vous n’avez assisté hier qu’à la version glamour de « Niko et Carlita chez les Grands Bretons »

 Les images diffusées nous ont montré l’entente cordiale sous le jour chic et tics, mais le soir, aïe aïe aïe ! Je vous l’accorde, chic et tics aie aïe aïe, ce n’est pas la meilleure trouvaille de l’année, il faudra pourtant vous en contenter.

 Donc, disais-je, le soir nous frôlâmes le drame sanglant.

 Le tournage du film « Le dîner de cons chez les Windsor » se déroulait selon le scénario prévu à l’avance, Nicolas Pignon bougeait un peu trop comme à son habitude, mais on arrangerait ça au montage.

 Le Prince d’Edimbourg ragaillardi par les images largement diffusées de The French Lady et des cancans y afférant dans les tabloïds rosbifs, cherchait à deviner les formes dissimulées sous la robe sage de Mâme Pignon.

 Tout le monde s’emmerdait avec distinction, ainsi qu’il sied de s’emmerder dans ce genre de tournage un peu cul serré. A propos, et parce qu'il le serre difficilement, en plus il pue des pieds, Jean-Louis n'était pas de la fête.

 Le nœud un peu désaxé, Nicolas exécuta un sketch spécialement écrit pour lui par ses rigolos du Faubourg Saint Honoré, et comme il ne s’en tira pas trop mal, personne ne lui balança les tranches de pudding sur la gueule.

 Ce n’est que plus tard que les choses se gâtèrent. Nous en étions à la fin du repas, au moment où le pinard millésimé distribué en abondance produit le maximum d’effet.

 On se marrait franchement, car « La digue du cul »  entonnée plein chant, avec un accent pas possible, par le Prince de Galles soutenu par Camilla pompette, pas à dire, ce fut  un vrai régal !

Bien à l'abri sous son chapeau, Old Babeth était aux anges, heureuse d'avoir bien choisi les clous de la soirée, et fière aussi de voir qu’elle pouvait partir tranquille, la relève étant assurée.

 « Une chanson, une chanson une chanson ! »

 Elles se sont faites un peu prier, mais c’est tout de même de bonne grâce que Rachida et Rama montèrent sur la table, et commencèrent leur numéro :

 Nous sommes sœurs jumelles,

 Nées très loin de la place Beauvau…

 Et c’est là que  tout le monde l’a vu. Les deux copines, la très brune et l'autre avec des dents plus longues encore, voulant faire une blague de potaches avaient mis exactement le même string que la Princesse Anne.

 Bonjour le protocole !

 Un vent glacial envahit tout le palais !

  Shocking !

   

***

 Nous vivons dans un monde qui bouge, et nous avons de plus en plus de mal à nous maintenir debout dans la tourmente des vents de l’Histoire.

 Il est bien fini le temps où le monde qui nous avait vu naître ressemblait à s’y méprendre à celui qui nous verrait mourir, laissant croire que tout,  la vie aussi, était éternel.

 Fini ce temps, alors que nous ignorons ce que sera demain, il nous faut accepter que disparaisse non seulement les gens, mais aussi les choses que nous aimons.

 On ne peut pas tout garder, il faut être raisonnable.

 Prenons les sabots et les galoches par exemple, je sais que beaucoup d’entre nous rêvent de retrouver ces merveilles, mais mondialisation oblige, il nous faut y renoncer, ne serait-ce que pour des raisons purement humanitaires.

 Avez-vous pensé aux milliers d’enfants chinois et indiens qui se retrouveraient sans travail, si nous troquions les Nike et les Adidas contre nos regrettées galoches en châtaignier des Cévennes, amoureusement façonnées dans la pénombre de son échoppe par un retraité des chemins de fer trouvant là le moyen d'améliorer sa maigre pension ?

 Vous auriez le cœur de les mettre au chômage les mômes de six à huit ans qui vont gagner leur riz et la mercédès du patron à la sueur de leur front, où se dessinent déja les rides d'une enfance envolée, bien sûr que non !

 Adieu donc les beaux sabots vernis et les galoches sonnantes et trébuchantes sur les pavés disjoints de nos cités dirigées en majorité par les socialos communistes !

  D'accord, mais le retraité des chemins de fer,

  Il fait quoi pour améliorer son ordinaire ?

 Une chose à la fois, ce n'est pas le sujet du jour !

 J’applaudis devant les efforts que font nombre de nos concitoyens-toyennes et compatriotes, mes chers amis bonjour !

 Louables intentions que de vouloir préserver les tigres, le camembert Aoc,le hamster d’Alsace, l’orang outang et les derniers centristes pyrénéens.

 medium_Ivoire_plus_loin.jpgJe m’associe de tout cœur, comme je m’incline devant ceux qui veulent sauver les éléphants, en Afrique surtout, car chez nous ils sont de plus en plus nombreux.

 De plus en plus nombreux et vigoureux, mais condamnés aussi à disparaître.

 Nos éléphants ne sont pas exterminés par des braconniers qui alimentent le marché de l’ivoire, chez nous ils n’ont pas besoin de braconniers pour les flinguer, ils se dévorent entre eux, c’est tout aussi efficace.

 Louables efforts de sauvegarde, et qui honorent ceux qui y consacrent leur temps, mais en vain.

 Les Africains devront s’habituer à vivre sans éléphants, ils sont déjà habitués à se passer de tant de choses, ils s’adapteront très vite. Nous aussi.

 Laissons là les causes perdues d’avance, mobilisons-nous pour ce qui peut encore être sauvé et mérite de l’être, concentrons nos efforts pour les choses essentielles.

 Que vois-je dans mon journal, je n’en crois pas mes yeux fatigués d’astigmate hypermétrope de naissance, dont cependant la vue est parfaitement rétablie par des verres correcteurs qui coûtent la peau des couilles, et qui jamais, je le crains, malgré la promesse jurée crachée de celui qui fait, qui dit et qui ne vous trahira pas, il l’a dit, jamais remboursés dis-je, et qui jettent sans ménagement à travers mon cristallin déficient et ma cornée aplatie cette nouvelle stupéfiante qui me transperce et qui me glace, comment est-ce possible, allons-nous rester sans réagir, allons-nous laisser irrémédiablement cette merveille quitter notre littérature, peut-on vivre une vie épanouie sans cet ami si discret, mais indispensable,lui, qui, avec sa sœur la virgule, ses oncles points d’interrogation et d’exclamation, dont je fais un usage immodéré et plus qu’approximatif, et son père le point, que vous attendez vainement depuis plusieurs lignes,et qu'il vous faudra attendre encore, lui, dis-je qui rythme nos écrits, et leur donne cette formidable respiration qui nous permet de reprendre la nôtre, il nous faut le sauver, sauvons-le donc, car oui, vous lisez bien, le point-virgule va disparaître !

 

medium_Espèce_en_danger.jpg

 Remettons-le partout où c'est possible d'en mettre, faisons le croître et se multiplier, dans les chansons de Carla, dans les discours du petit, dans le string de Boutin, s'il peut s'y faire une place et consent à y rester, partout dis-je, partout....

 Merde, j’ai beau chercher, je ne l’emploie pratiquement jamais, il va falloir que je fasse un effort !

        

 A Bientôt…

 

04 mars 2008

Merci infiniment mes chéries...

... Mais il y a erreur sur la personne !!!

  ***

*** Paru dans "La Montagne" du 04 Mars 2008 ***

 J’ai été profondément touché par les messages que vous toutes, ou presque toutes, m’avez envoyés, bravant la jalousie maladive de vos époux pas marrants, et de vos amants marris.

 Touché au fond du cœur, je fus, en ce 4 Mars historique.

medium_Casimir_2.jpg Hélas, si ce n’est dans la rondeur de la silhouette, je n’ai guère de points communs avec Casimir, avec qui je pense, vous me confondîtes.

 Certes, j’eusse aimé vivre à Cracovie, cette très belle ville de Pologne où naquit en 1458 le fils de Casimir IV, celui que nous fêtons aujourd’hui, Saint Casimir. J’aurais aimé être celui à qui son immense bonté et sa générosité le firent connaître comme : 

« Le père et défenseur des pauvres et des malheureux ».

medium_Saint-Casimir.jpg J’aurais aimé, mais ce qui m’attriste un peu, si j’avais été cet homme, c’est que je serais mort en 1484, Grand-Duc certes, mais dans une ville, Grodno, où je ne connais personne.

 Dois-je vous dire que  d’être le Saint Patron de la Pologne et de la Lituanie m’eut sans doute flatté, mais d’être celui des rois, des princes et des célibataires ne m’enchanterait guère.

 Fort heureusement, mon prénom n’est pas Casimir, mais Alain.  Je suis le fils de Marie Bernadette, l’humble petite paysanne du pays Brayaud, et de Georges, l’ouvrier costaud et gouilleur.

 Ils furent plus nobles que bien des princes de sang, et je suis fier que le leur coule aujourd’hui dans mes veines.

 Vous vous êtes trompées mes chéries, mais soyez remerciées, tous vos « Bonne Fête Crabillou » ont fait de ce jour gris une journée lumineuse !

 Merci à vous toutes, et à vous aussi les gars qui avez profité de ce jour de fête pour me souhaiter un bon anniversaire. Je vous mets toutes et tous dans le même cœur, celles et ceux qui ont bossé dur pour faire un beau billet, et ceux et celles qui ont mis juste un mot, au coin d’un commentaire. Le geste est le même, et il me touche…Merci.

 Si ce n’était qu’une fête ou un anniversaire, ce jour n’aurait guère d’importance, mais ce jour est grand, pour bien autre chose.

 Vous aussi n’est-ce pas, êtes tombés sur le cul en découvrant cet article dans « La Montagne ».

 Au cours de fouilles près de Pont du Château, des archéologues ont trouvé une statuette.

 Comme vous pouvez le voir sur la photo, la statuette n’a pas de tête, pas de queue non plus. Il s’agit donc bien de la représentation en terre cuite d’une femme !

 Cette vénus façonnée par un ancêtre des Gaulois, nos ancêtres, serait en quelque sorte notre mémé, à nous les Arvernes. C’est une Déesse Mère qu’ils ont dit, ce qui prouverait qu’il n’y a pas que Dieu le père pour faire la pluie et le mauvais temps.

 Quand je vous dis que tout est parti de chez nous, cette statue en est bien la preuve !

 Quatre mille ans avant Jésus-Christ, encore plus vieux que Giscard ! Et nous étions déjà civilisés. Quand l’homme a du temps a perdre à faire des conneries en terre cuite au lieu d’aller chasser l’aurochs et l’ours, c’est qu’un ministre de la culture a éclos au fond de quelque caverne !

 Dire que pendant ce temps là, le pithécanthrope forézien en était encore à s’accrocher par la queue dans les branches des vinaigriers en poussant des petits cris  pour son « père cent », je me bidonne !

 Et je me réjouis de voir enfin prouvé d’une manière irréfutable que si comme le disent les écritures, « Au début il y eut de l’herbe », ce sont mes ancêtres, et pas ceux de l'autre, qui se roulaient dedans !

    

 A Bientôt…

 

01 mars 2008

1949, Annus Horribilis !

 Alea Jacta Est...C'est ben vrai ça !

 medium_Epouvantail.jpg Si j’en crois la rumeur qui coure et zèbre l’espace éthéré des landes bloguissantes et agitées de notre domaine réservé, nous devrions en ce triste jour, au lendemain d’un mois de Février fort beau, mais qui ne résista point, malgré le sursis d’un jour qui lui fut accordé, et qui jamais donc, pauvre de mois, ne sera aussi grand que ses onze frères, dont au moins sept atteignent les trente et un jours, nous devrions dis-je, et la rumeur le dit aussi, fêter, ce mot est incongru pour pareil événement, mais fêter quand même, la naissance voici bien des lustres déjà, d’un personnage que bien malgré lui, le monde dut supporter.

 Ô 1949, annus horribilis !

 Que n’as-tu pas disparu dans le néant du temps, nous épargnant ce cataclysme.

 Pauvre, pauvre pauvre Nanou, qu'as-tu du supporter!

 Avec le mois de Mars, mois délicat et gracieux, qui garde en son sein le Printemps, et tant d’autres bonnes choses, naquit cette année-là le petit René, plus rond que long, à qui dès les premières minutes, on mit une casquette pour ne pas le confondre avec ses autres frères. Précaution bien inutile, car ses frères étant normaux, il était facile de le reconnaître.

 Tout jeune, il se distingua, en faisant connerie sur connerie (Depuis le dernier salon de l’agriculture, ce mot n’est plus grossier, on peut donc l’employer, y compris dans des œuvres littéraires de qualité, telle cette note, qui s’offre à votre esprit curieux. Fermez la parenthèse.

 Plus tard, jeune homme aventureux, cédant à ses pulsions diaboliques, il entreprit de péleriner régulièrement sur les hautes chaumes, landes désolées de ce Forez déjà maléfique, et qui n’avait nul besoin de renfort supplémentaire en diablerie.

 Arpentant les vignes enneigées, d’où sort cet affreux pinard auquel nulle futaille et nul estomac ne résistent bien longtemps, il apprit en quelques saisons, son métier, le vrai : il devint Chamane.

 Il tenta bien sa chance du coté de la science, mais très vite il fut démasqué.

 Sa fumeuse formule, E= MC2, qu’il camoufla en E=Mes Deux C, qui phonétiquement s’énonce « Eux ils aiment ces deux ». En prononçant E, il pensait à elles, rêvant qu’L pensent à lui. Pensent à lui, car dans son esprit, «  Elle » étaient fort nombreuses.

 Et de les appâter, connaissant leurs faiblesse à ces chéries, avec un engin qui, comme surgi de nulle part, offrait ses quarante-huit centimètres d’illusions vite évanouies aux quelques gogotes  qui s’y laissèrent prendre.

 La supercherie fut rapidement éventée par des scientifiques de haut niveau, dont un  en particulier, esprit brillant s’il en fut, pur Gaulois de surcroît, bien que mâtiné belge, et qui démontra que même si on aime ses deux, il est quasiment impossible d‘arriver à quarante-huit centimètres en une seule fois.

 La déception fut grande chez ces dames, mais la formule disparut des manuels, et le calme revint dans les laboratoires.

 Il se tourna donc vers l’ésotérisme. Pour les peuplades du Forez, l’ésotérisme se confond souvent avec une forte imprégnation alcoolique. Ainsi, on ne dit pas là-bas : « Il est en phase mystique, il entre en transes », on dit : « Il est à deux grammes huit, bourré comme un cochon ! ».

 C’est donc ainsi, dans un état second, que chaussé de ses sabots, et seulement vêtu d’une nuisette transparente, empruntée à sa sœur, pauvre Nanou, qu’il entreprit l’ascension du Béal, par une nuit de pleine lune.

 Quel spectacle ! A coté, «  la symphonie pour l’après-midi d’un faune », ça t’avait des allures de « Il pleut il pleut bergère ! ».

 Il ne pleuvait pas, c’est dommage, et le ciel parsemé d’étoiles faisait à la lune, reine de la nuit, comme une traîne scintillante, brodée d’argent et d’or…

 Vous pouvez recopier cette phrase, et la montrer à vos petits enfants, pour qu’ils se rendent compte à quoi peut passer son temps un papy de bientôt soixante-trois balais, et qui se lève à cinq heures du matin pour écrire des inepties. Edifiant !

 Je continue…C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit…Non, je reprends...

 Une nuit féerique, une nuit magique. Zigzaguant et quittant la route, écartant les bras et en appelant aux puissances du ciel et de l’enfer, ce sont souvent les mêmes, il foulait les hautes herbes qui fouettaient ses mollets velus. De forts mollets, en ventre de lapin…S’il n’avait porté des sabots, tu aurais juré que c’était Linda de Suza qui faisait son footing !

 Les sabots…Ce qui devait arriver arriva. Titubant sur une taupinière, il trébucha, s’étalant de tout son long, bien que son long fut assez court, échappant à la fois un juron, et un des deux sabots ! « Ey pardiù mon seù ! » lâcha-t-il dans un souffle.

 Mais par quel prodige cet être fruste parvint-il à articuler, pratiquement sans accent, cette phrase courte, mais bien structurée, et, remarquons-le, parfaitement adaptée à la situation.

 « Ey pardiù mon seù ! », jusqu’au point d’exclamation qui était placé là où il le fallait.

 Magie de l’instant. Débarrassé d’un des sabots, celui qui le collait à la terre, il pouvait enfin atteindre cet espace intemporel, où dansent les fées, les trolls, les faunes et les schtroumfs. Le monde parallèle, le monde d’à coté…

 Ainsi naquit le Chamane des Hautes Chaumes.

 Le reste est sans importance, nous n’en parlerons pas. Rien à dire sur ce qui s’ensuivit, cela ne nous regarde pas.

 Se relevant péniblement, la tête lourde de ce vin trop acide, encore ébloui de l’éclair qui l’avait traversé, le faisant parler un instant le langage des vrais initiés aux mystères de l’ailleurs, le langage brayaud, il se mit en recherche du sabot qu’il ne retrouverait jamais.

 Claudiquant et râlant, tantôt debout, tantôt à quatre pattes, il le chercha, mais en vain. Accrochée aux branches des buissons à  myrtilles, la nuisette était en lambeaux.

 La lune blafarde éclairait ce spectacle, offrant des transparences obscènes, d’où il apparaissait, sous cette sombre clarté qui tombait des étoiles –J’aime bien, je la replace souvent- que les quarante-huit centimètres étaient bien un mythe !

 Et il faudrait fêter l’anniversaire du Chamane. Faites-le sans moi, je m’y refuse.

 Que ceux qui veulent happybeursder happybeursdent, moi, je vais boire un café, et vite aller au pain, avant de prendre la flotte sur la tronche !

 A Bientôt…

***

 Non, je n'ai pas oublié !

 Le même jour, ou tout comme, à l'heure où sans doute en ce monde cruel moururent des enfants bleus, naissait ailleurs une ravissante petite fille.

Comme elle était orange, ce qui est curieux pour un nouveau né aussi jeune, ses parents, au lieu de mettre une poupée dans son berceau,  y mirent un  vieux tracteur !

BON ANNIVERSAIRE FRAMBOISINE !!!

 

23 décembre 2007

Il est né le Divin Enfant...( Rediffusion )

Trève des Confiseurs...

  Revigoré hier, par l'apparition sur mon blog d'un tournesol Ogm de 250 watts, éclairant de ses feux un Noël qui sans lui n'aurait pas eu l"éclat que doit avoir Noël, mon seul neurone encore en activité, est allé dénicher dans le placard une note qui s'use un peu plus à chaque fois que je la ressers, mais comme je ne m'en lasse pas, et que je considère que ce texte est une de mes oeuvres les plus achevées, je la raccroche au sapin cette année encore...

 Pour cause de regroupement familial de la diaspora Crabillou, le Blog sera nettement moins actif...Joyeux Noël à tous !

*** 

Lorsque l'enfant parait....


 Dans le futur pas si lointain où se déroule cette petite histoire, la lutte contre les OGM n'est plus qu'un souvenir.

Depuis longtemps, toute la nature est OGM, plantes, animaux, poissons, tout a été "amélioré", pour le plus grand bien de l'humanité évidemment.

 Les quatre firmes qui assurent la totalité de l'alimentation humaine et animale de la planète,deux dans le monde occidental, Santmentyr et Limagress,deux sur le continent Sino-indien, MonBonRitz et OnDhira-Mersi. Ces quatre firmes ont, au fil du temps, fait des miracles dans le domaine de la nutrition.

 C'est ainsi que désormais, sauf en Afrique, qui sert de terrain d'essai, les douze milliards d'humains sont exclusivement nourris, à l'Ouest avec du Boeuf OGM riche en vitamines, de la Dinde pour Noël, et une variété de Haricot que l'on cueille sur un arbre.

 A l'Est, avec le Riz complet que l’on n’a pas besoin de cuire, le repas est comosé de saumon qui a le goût de baleine, parce que les Japonais adorent ça.

 Quand je dis tout le monde, c’est faux.

 Sous prétexte de conserver les souches d'origine, il parait que les dirigeants de ces firmes auraient conservés quelques îles, où ils vivent et se nourrissent "à l'ancienne".
 Ces îles sont soigneusement gardées, et réservées aux seuls dirigeants des grandes firmes.
 Ils y  invitent régulièrement les dirigeants des pays importants, qui sont confiés aux soins attentifs de jolies hôtesses largement bilingues, voire plus si affinités.
 Surtout quand il est nécessaire que soient votées de nouvelles lois pour autoriser la culture et la commercialisation  de plantes et de produits de haute technicité…
 Là, sont cultivées des céréales et des légumes, élevés des animaux et récoltés des fruits tels qu’on le faisait du temps du « Bio »…
 Pur snobisme !

 Bof, s’ils ont envie de se rendre malades...

 Le monde aurait pu encore longtemps fonctionner comme ça, bien huilé, bien docile, peinard…

Mais c'est le propre de l'Homme, que de vouloir aller plus loin.On n'arrête pas la Science, lorsqu’elle est en marche !

 Alors, dans le secret de leur île sauvage, quelques grands pontes de la Sté Limagress décidèrent d'aller plus loin.

 Et aujourd'hui, il était là le fruit de leurs efforts.

 Il avait tout de même fallu presque cinq ans pour parvenir à ce résultat !

 Tout n'avait pas été simple, ainsi, de cette loi sur la Bioéthique, interdisant de mener jusqu'à terme les embryons humains utilisés en expérimentation.

 Fort heureusement, il s'avéra que l'Etat de Nauru, aujourd’hui noyé sous les eaux, n’avait jamais ratifié la Convention. (En 2005, la non application d'une directive Européenne de 2001 avait permis la mise en culture de 1000 hectares de maïs OGM,  et  de bien plus en 2006 et 2007).

 Les recherches furent donc conduites dans le plus grand secret sur un Navire Laboratoire, un ancien porte-avions Français, désarmé à la fin du siècle, transformé et aménagé, et qui, pour ces travaux secrets, fut ancré sur l'archipel disparu.

Recherches et travaux secrets, mais qui étaient basées sur un principe très simple, comme le sont souvent les grandes découvertes ou les inventions géniales.
 Peut-être vous parlerais-je un jour de l'invention du démonte-pneu en os de renne, qui eut pu bouleverser la période néolithique, si en même temps eût été inventée la bicyclette, mais je m'égare.

Un principe simple donc:

La fonction crée l'organe !
 Et inversement, dans la nature, ce qui est devenu inutile s'atrophie, puis disparaît.

 Il fallut d'abord deux ans avant qu'apparaissent chez les embryons issus des couples sélectionnés, l’amorce génétique de l'évolution recherchée par les savants de Limagress.

 Bien sûr, ces couples étaient nourris exclusivement au "Merdless", aliment mis au point par la firme, absolument complet, et totalement assimilable, zéro déchet !

Dés l'apparition de l'amorce évolutive, tout fut très rapide, il suffisait, par des manipulations génétiques d'embryons sur embryons de développer le caractère recherché.

 Au bout de 88 transferts, la merveille était achevée.

 Il reposait là, sur son coussin, tout nu posé sur le ventre.

 Le couple géniteur originel, Laure et Enzo souriait, béat.
  Toutes les Télévisions du monde pouvaient le constater, caméras braquées sur le petit derrière, deux jolies fesses de bébé, et entre,...Rien !

 medium_CocoFesse.jpgVenait de naître sur notre planête, et grâce aux produits Ogm, le premier humain sans trou du cul !

 Une petite ombre au tableau cependant. Au dehors, une manifestation des ouvriers d'une usine de cellulose, matière première pour le papier hygiénique, craignant pour leur emploi, si de pareilles naissances se multipliaient.

 Des rumeurs inquiétantes aussi, ne disait-on pas que le bloc de l'Est avait conduit des recherches similaires.
 Mais, n'ayant pas la même culture, ils avaient orienté leurs travaux vers d'autres voies.

 Egalement à partir d'un aliment total, mais  administré, lui, par suppositoires, ils étaient sur le point de faire naître le premier Humain sans Bouche !

 Et demain, grâce à tous ces génies, verrons-nous apparaître l'Homme Nouveau ?
Un homme que rien ne fera chier, et qui fermera toujours sa gueule !

Oui, mais pour le nourrir ?

Nous travaillons, nous travaillons….

 ----

 Allons-y pour la Science au service de l'Humanité...

Les OGM refont parler d'eux ces jours-ci ! C'est un billet que j'avais envoyé sur le Forum de L'Express fin 2004, consacré aux Ogm. Je brisais alors des lances avec un certain Lorenzo, Chevalier entièrement dévoué à cette science nouvelle, et grand pourfendeur de la clique obscurantiste des Ecolo-Gaucho-Altermondialistes dont selon lui je faisais partie, bien évidemment !

 Cette note a déjà été publiée sur mon blog, à ses débuts en 2004, en 2005 et 2007...Je vous la ressers encore ! Ne me dites pas merci, c'est un plaisir !

     

 A Bientôt...

07 décembre 2007

Choisir sa Route...

...Et partir du bon Pied !



***

Vous me voyez arriver avec mes gros sabots !

 Je n’ai plus de mystère depuis que vous me fréquentez.

 Parlons-en des sabots !

 Ceux-là sont au bout de leur chemin, ils vont bientôt mourir.

 « Je ne veux plus te voir marcher avec ça, tu vas bien finir par te casser la gueule une cheville ! »

 Là non plus, pas de mystère, leur fin est programmée…

medium_Honnête_paire.jpg Ils furent toute leur existence compagnons de route, pas un qui ne fit un pas sans l’autre.

 Ils eurent le même parcours, et bien qu’il arrivât que l’un marche  dans une merde sans que l’autre en fut emplâtré, ils durent en écrabouiller le même nombre. Il put même se produire que la chose aplatie par l’un à l’aller, fut achevée par l’autre au retour !

 Compagnons donc, voyez-les vous sourire.

 D’honnêtes sabots d’honnête homme en somme.

 Et pourtant, regardez-les, si semblables et si différents ! La même vie, les mêmes chemins, et l’un a l’air, il l’est, plus usé que l’autre !

 Le droit est encore fier perché sur son talon, mais il baisse la tête, c'est le plus honteux des deux. L’autre semble avachi ! Vous me direz, c’est affaire d’impression, celui de gauche est plus ouvert, c’est sans doute pour cela que mon pied s’y sentait plus à l’aise, mais il talonne grave.

 C’est peut-être lui qui fait que la paire est usée, il n’empêche, sans lui l’autre ne peut aller nulle part, ils furent condamnés à vivre ensemble, ils se suivront dans la mort !

 Y aurait-il une morale à cette histoire ?

    

 A Bientôt…

24 septembre 2007

De la Préhistoire...

...A l' Histoire vue de près !

**** 

 Au cours de mes pérégrinations bretonnes, j’ai eu à contempler ces mégalithes autour desquels se sont brodées légendes et théories, fumeuses ou sérieuses.

 Mais lorsque trop de temps a passé, qu’est-ce qui est sérieux, et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Sérieux ou non, n’importe qui se sent comme on dit, interpellé quelque part, devant ces témoins muets et immobiles qui virent des choses que jamais plus nous ne verrons.

 Q’ils soient alignés par centaines, ou isolés dans un champ, ces menhirs, sentinelles de notre passé, portent en eux des secrets à jamais enfouis.

 Ceux que j’ai vu ont traversé les siècles, combien d’autres ont disparu ? C’est qu’ils ne firent pas toujours l’objet des soins dont ils sont aujourd’hui entourés. Beaucoup furent fracassés et détruits, car dans les premiers siècles de notre ère, les hiérarques de la religion chrétienne, devenue dominante, ne voyaient pas d’un bon œil la survivance des cultes païens.

 C’est ainsi que ces cultes furent condamnés, tant par l’Eglise que par les monarques, qui interdirent le culte des arbres, des sources et des pierres (saxa, petra, lapides).

 Les dieux uniques ne sont pas tendres avec la concurrence !medium_le_menhir_christiannise_de_saint_uzec_.jpg

 Beaucoup de ces mégalithes furent, comment dire,  « sacrifiés » au Dieu nouveau. D’autres se virent « Christianisés », soit qu’ils furent retaillés, comme celui de Saint-Uzec, dans les Côtes d’Armor, ou gravés à  la gloire du seul vrai Dieu, unique et tout-puissant béni soit Son nom Amen.

 Beaucoup d’autres ont du finir leur carrière en tas de cailloux pour bâtir les maisons et les églises. Mais il en reste assez pour nous rappeler qu’il y eut une vie avant le CAC 40.

 Laissons là, je n’ai pas l’intention de vous faire un cours de préhistoire, n’en ayant guère envie d’abord, et surtout parce que je n’ai pas les qualités ni l’érudition requises pour me lancer dans l’exercice. Je vous laisse donc découvrir seuls ce que furent les menhirs, dolmens, tumulus, cairns ( d'où Carnac peut-être ?), et autres alignements.

 Remplirent-ils un rôle religieux, funéraire, astronomique ? Aujourd’hui encore tout n’est pas découvert, et surtout quelles techniques furent employées pour ériger ces géants de plusieurs tonnes, voire dizaines de tonnes ou plus ?

 Je préfère les légendes à la réalité, qui pour aussi merveilleuse qu’elle puisse se révéler, incite moins au rêve. Restons dans la légende, et mieux, plongeons dans le délire et le farfelu !

 Il me sera facile de raconter n’importe quoi, ce ne sont pas les hommes d’il y a cinq ou six mille ans qui viendront me contredire, encore que...medium_Cha-Magnon.jpgL’unique rescapé des âges farouches, l’homme devant qui on détale, gardé précieusement au musée de Marcoussis ?

 Non, il a autre chose à faire en ce moment.

 Je puis sans crainte me replonger à l’époque de Marcel.

 J’ai retrouvé son troupeau de menhirs, près de Carnac, à Kermario. Je vous ai mis la photo en bandeau.

 Le test Adn est formel, ces menhirs sont bien les descendants du troupeau que gardait Marcel en ces lieux. Pour confirmer le test Adn, je leur ai lu la dictée de Cro-Magnon, ils ont fait un sans faute, on peut donc les garder !

 Voici donc le dernier troupeau de menhirs bios restant au monde, soyons-en fiers !

 Comment ne pas imaginer ce que fut la vie du gardien du troupeau. Tout était danger à l’époque, l’homme se devait de prendre garde à tout, le danger était partout, derrière chaque arbre, chaque pierre, et il y en avait des pierres !

 Le geste le plus anodin, mais qui plaçait l'homme en position de faiblesse pouvait pour lui, s'avérer mortel.medium_Atelier_Bronze.jpg

C’est de cette époque que date l’habitude pour l'homme mâle, de pisser debout, et d’un seul œil encore pour ne pas être surpris !

 Ce devait être terrible quand j’y pense, quelle époque !

 De doctes savants la situent cette époque entre l’âge de pierre et l’âge de bronze.

 Je confirme !

 Voici, juste à coté du pré des menhirs de Marcel, le petit atelier, parfaitement conservé, où justement, il coula ses premiers bronzes…

    

A Bientôt…

19 septembre 2007

A chacun son Dolmen...

Et les menhirs seront bien gardés !



***

 Décidemment, je dois reconnaître que le hasard fait bien les choses.

 Par une chance inouïe, le camping de mes vacances était situé juste à coté de l’une des dernières forêts encore vivantes de l’ère préhistorique.

 Ne me demandez pas par quel prodige ce sous-bois a traversé intact les millénaires, je serais bien incapable de vous apporter une réponse.

 Cette forêt est là, profitons-en, suivez-moi.medium_Extincteur.jpg...

 Nous sommes à l’entrée, cette inscription nous indique que le guerrier de passage doit éteindre sa gauloise avant d’aller vérifier si le druide a la pêche.

 A ce propos, vous souvenez-vous de cette chansonnette de notre enfance…

 A la pêche aux druides druides

 Je ne veux plus aller maman..

 Non, c’est dommage, l’auteur de cette merveille s’en est allé, il doit s’amuser quelque part avec ses vieux potes, sur l’île aux enfants, pendant que son petit beau-frère s’agite à vouloir changer le monde !

 Continuons la promenade.

 J’allais dans ce bois tous les matins avec Olga. D’abord parce que c’est très agréable avant le petit dèje, de respirer l’odeur du pin au levant, et surtout parce que les déjections canines sont plus utiles dans les sous-bois que devant la porte des mobiles homes.medium_MenLeMoust.jpg

 Nous empruntons ce chemin, vestige de l’ancienne nationale Carnac Gergovie, maintes fois arpentée par Marcel, qui conduisait ses menhirs vers le lointain pays Arverne.

 Sur la droite, la cavité bordée de bruyère n’est autre que ce qui reste du dolmen où Marcel rangeait ses bouteilles de Côtes du Forez, c'est d'ailleurs ce qui a rongé l'édifice !

 Il ne reste que l’escalier en bois, sur lequel Marcel lisait la lettre de Guy Môquet à ses menhirs, avant de les conduire à l’abattoir. Car nous verrons plus tard que les menhirs étaient vivants à l’époque.

 Ils n’avaient pas de mousse en ces temps-là, ils se roulaient dans la lande, au lieu de rester, comme aujourd’hui, alignés comme des cons au bord des routes, en attendant que les touristes viennent les photographier en pissant le long des clôtures. Car ils sont enfermés derrière des grilles en plus !

 Nous voyons aussi,sur la même photo, cédant à un penchant naturel, l’arbre qui se couche dans la forêt.medium_BoeufBreton.jpg

 Cette forêt est peuplée d’êtres tous plus extraordinaires les uns que les autres. Voyez plutôt là, recroquevillé sur des brindilles... C’est un bœuf breton qui par je sais quel prodige a si bien réussi à se faire aussi petit qu’une grenouille, qu’on jurerait que ce n’est plus un bœuf, mais une rainette.

 Mais c’est bien un bœuf, regardez plus attentivement à l’arrière…Il n’a plus de couilles !

medium_SDF.jpg

 Hélas, la misère n’épargne pas ce coin de paradis, en témoignent ces escargots SDF qui sont réduits à manger de la merde !

 Il y a du bonheur aussi. J’ai pu assister, et je suis bien conscient du privilège qui m’a été accordé, j’ai pu assister, dis-je, à la naissance d’un menhir !

 Ce document est unique, prenez-en soin, je ne vous en donnerai pas d’autre !

 Et contrairement à des idées reçues, je démens formellement les assertions foireuses de certains scientifiques qui voient encore autour des mégalithes, des séances de sacrifices humains ou je ne sais quoi, laissant à penser que le menhir était carnivore.

Hé bien non !

medium_BébéMenhir.jpg

 Le menhir est phytophage, tel un mannequin anorexique, auquel il ne ressemble pas.

 La preuve, regardez à coté du nouveau-né, le tronc d’arbre mâchouillé. Ce sont les restes de son premier repas !

   

 A Bientôt…

    

PS : J’ai vu que Christine Boutin, nouvelle madone des bétonnières, allait s’installer dans des algécos, sur un chantier à Lyon, en serrant sur son cœur la photo du petit, et ce pour la modique somme de 250 000 €, plus les frais.

 Est-ce que, puisque la ministre du logement s’installe sur un chantier, Jean-Louis Borloo, ministre de l’environnement, ira s’installer dans une décharge publique, quand il se sera réchauffé ?

24 août 2007

Et celle-là, Hein !