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14/11/2008

Il était en colère...

... Neptune m' a tuer !



*** Mers australes...***

 Le Poète est semblable au prince des nuées medium_Baudelaire.2.jpg

 Qui hante la tempête et se rit de l'archer

 Exilé sur le sol au milieu des huées,

 Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

...

 Oh ! Combien de marins, combien de capitaines

 Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,medium_Victor_Hugo.2.jpg

 Dans ce morne horizon se sont évanouis !

 Combien ont disparu, dure et triste fortune !

 Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,

 Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

...

 En a-t-il rêvé Victor, en respirant à pleins poumons l’air salé de son exil ? L’a-t-il vu cet oiseau du fond du monde que décrit si bien Charles…Nul ne peut le savoir.

 Ont-ils tout deux rêvé du vent qui hurle et rugit pour personne dans cet océan de nulle part, cet océan où Neptune de son souffle soulève des vagues qui vont mouiller le ciel ? Je crois que oui, ils en ont rêvé, comme en secret, nous en rêvons aussi....

medium_Vendée_Globe.jpg Eux aussi ont rêvé, ils ont rêvé si fort

 Que quelques uns l’ont fait,

 Et veulent le faire encore.

 Leur rêve se lit dans leurs yeux des yeux de marins, ni gris ni bleus, des yeux au regard d’infini, capables de voir plus loin que l’horizon.

... Au regard d'infini, et infiniment triste aussi le regard, quand  la fortune de mer devient leur infortune...Il l'avait dit Victor.medium_Neptune_de_Rubens.jpg

  Le diable était caché dans le vent qui soufflait...

 Ce n'était pas le diable ce jour-là qui soufflait dans le Golfe de Gascogne,

  Neptune souffla si fort que le bateau sombra...

 N'exagérons rien, le bateau n'a pas sombré, seul son mat s'est brisé. Avec lui se brisa le rêve du marin, l'aile de l'albatros ne le caressera pas de son ombre.

 D'un seul coup l''horizon se trouva à l'arrière, il lui fallut virer de bord et retourner au port, laissant dans son sillage comme des reflets d'étoiles, quelques larmes amères que la mer essuya.

 A plus tard...

 

 

15/05/2008

Le Chambaron revient ! (Rediffusion)

Finies les Vacances !

*** Le Chambaron à Montaclier ***

  Ne soyez donc pas étonnés de trouver en bandeau la photo du fleuve, prise à hauteur du château de Montaclier, où se trouve le bief qui autrefois alimentait en eau le Moulin de Fontête, où les paysans d’alentour venaient porter le grain qui servait à faire le pain de tous les jours.

 J’ai mangé de ce pain-là dans mon enfance, je n’en ai jamais mangé de meilleur depuis…

Puisqu’il s’agit du Chambaron, je vous remets en ligne une note ancienne…

***

 Mes souvenirs d’enfance me chatouillent à nouveau, et c’est tout naturellement que je me retrouve les pieds dans l’eau, plongeant les mains sous les racines noyées de la berge, cherchant une truite ou des écrevisses.

 Quand on se trouve seul, dans la nature, ou dans le lit d’un ruisseau, on fait corps avec elle, on la sent, on la respire, on l’écoute.

 On finit par faire corps avec cette nature qui vous entoure, qui vous imprègne, vous êtes en elle, elle est en vous, et vous vous sentez bien.

 Redevenu animal, vous ressentez une présence avant d’entendre un imperceptible bruit parmi tous les autres bruits, presque silencieux, de la vie secrète qui se joue sur les berges ou dans les taillis.

 Soudain attentif, aux aguets, je restais immobile, retenant mon souffle.

 Le trottinement se fit plus net, et elle, enfin il, car c’était un mâle, apparut.

 Les animaux sont surtout sensibles aux bruits, aux odeurs, au mouvement. Mais ils distinguent peu ou mal une silhouette immobile.medium_Martre.jpg

 Je vis passer devant moi, à moins d’un mètre un superbe animal.

 Je crois bien que c’est la première fois que j’en voyais une vivante, et il m'a fallu longtemps avant d'en revoir une autre, c'était en Allemagne, pendant mon service militaire que j'en revis une, qui poursuivait un écureuil dans les sapins.

 Car celles avec qui je jouais gamin, étaient mortes depuis longtemps.

 Les deux martres que ma grand’mère se mettait autour du cou pour la messe du Dimanche avaient cessé de trottiner dans le ruisseau depuis des lustres, reliées entre elles par le museau, elles ne ressemblaient plus à grand’chose.

 Celle-là était vivante, et bien vivante !

 J’étais comme fasciné, je l’ai suivie du regard, je suis sûr qu’elle ne m’a pas vu.

 Cet animal était sur son territoire, était-ce un mâle attiré par les effluves d’une femelle en mal d’amour, peut-être, mais je garde en moi ces quelques instants de grand bonheur, le passage de cette martre sauvage et libre fut pour moi un cadeau.

 Est-ce que l’esprit du Chambaron m’avait pris sous sa protection, c’est possible, car il me fit d’autres cadeaux.

 Chaque année, de juillet à septembre, un gros kilomètre du fleuve se retrouvait à sec.

 Comme je l’ai déjà dit, seuls subsistaient quelques trous d’eau, et encore !

 Vers la fin septembre, réalimentée par les pluies de fin d’été, la source grossissait à nouveau le ruisseau.

 C’est un phénomène étrange que la remise en eau d’un ruisseau à sec. J’ai eu la chance d’assister trois fois à ce phénomène.

 Imaginez la chance que j’ai eue d'être là au bon moment !

 En moins de dix ans, j’ai pu vivre en « live », par trois fois la résurrection du Chambaron !

 Tout d’abord, un bruit, grondement, murmure, clapotis…Ce n’est pas un tsunami, loin de là !

 Non, un mur d’eau de dix à quinze centimètres qui avance au pas.

 C’est d’abord une vague sale, comme un rouleau poussiéreux qui pousse en l’absorbant le tapis de tous les débris secs accumulés dans le lit du ruisseau pendant deux mois.

 L’eau sale avance, remplit les trous, et file devant.

 Derrière, en quelques minutes, l’eau claire du ruisseau reprend son cours. le Chambaron est revenu, le Chambaron revit !

 L'été est fini, dans quelques jours, ce sera la rentrée des classes…

   

A bientôt…

07/05/2008

Quel Monde Etrange...(Oh que oui !)

*** Sur ma gouttière...***

 C'était il y a un an, au lendemain du 6, et nous étions le 7, premier jour de l'an 1, déjà !

 ***

Plein Gaz vers le Futur...

 Bizarre cette sensation.

 A peine une demi débaroulée écoulée, depuis que le grand Grouïck avait découvert cette planète, tout à fait par hasard d’ailleurs.

 Il était à la recherche du mythique gaz dit « pet de nonne », dont parlaient quelquefois les anciens.

 Et soudain, comme un bruit, rien de connu jusqu’à ce jour, enfin ce jour, c’est une façon de parler, juste histoire de se faire comprendre par ces êtres étranges qui ravagent en se multipliant, ou se multiplient pour le plaisir de ravager, on ne sait trop mais ils existent sur cette planète.

 Car cette planète existe aussi , la preuve, c'est de son centre qu'est parvenu ce bruit !

 Pas vilaine d’ailleurs, cette planète, et probablement habitable pour les slurps, si ce n’était justement ces êtres impossibles qui compliquent tout à loisir !

 Une demi débaroulée, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu pour le grand Grouïk et les siens, dont on ne connaît pas le début de l’existence, et qui ne mourront peut-être jamais.

Pour les slurps, dont le grand Grouïck est le chef, le temps n’existe pas, ils se promènent du présent au passé, et le contraire, sans problême, seul l’avenir leur échappe un peu, mais ce n’est qu’une question de temps !

 Une demi-débaroulée, c’est une éternité ou presque pour ces mi-êtres mi-choses qui grouillent là-bas ! Ils se nomment les hommes entre eux, bien que la plupart ne se comprennent pas, et que tous ne se ressemblent guère.

 Si on se place dans l’échelle de leur temps à eux, basé sur les cycles de passage de leur planête devant une étoile qui les éclairent seulement le jour et encore, une demi-débaroulée, ça correspond à peu près au laps de temps écoulé entre le jour du grand éclair, instant ou apparut Marcel, le premier homme, et le jour de l'invention du schmillbeurk, qui beaucoup plus tard,faillit faire disparaître la cuisine au beurre. C'était un mercredi !

 Pour les hommes, le temps ne marche que dans un seul sens, en avant, et le plus vite possible !

 Bien que s’accrochant au passé, ils vivent le présent comme si c’était déjà le futur, et perdent ainsi leur temps, dans un système où le temps perdu ne se rattrape jamais. C’est d’un compliqué tout ça !

 N’eut été le goût de la recherche, le Grand Grouïck, appelons-le Gégé, pour faire court (en plus, je me plante à chaque fois que j’écris ce nom à la con !), Gégé donc aurait oublié sans regret ce jour fatal, le 6 Mai 2007, si on prend la date du temps de ces bestioles de l’étrange planète Terre.

 Gégé recherchait des gaz nouveaux dans l'univers, car les slurps étant des êtres gazeux, ils avaient sans cesse besoin de nouveaux  gaz pour assurer leur diversité, et pour le plaisir aussi, les slurps sont joyeux et bons vivants !

 C'est donc avec grand plaisir et une émotion palpable, qui l'irisa un instant, que Gégé dirigea son perloscope ultra perfectionné en direction de la source sonore.

La nature du bruit ne faisait aucun doute, Gégé venait de détecter un nouveau gaz !

 Aujourd'hui nous savons, les explorations ont eu lieu, les hommes ont été étudiés, leurs moeurs décortiquées, et leur temps déchiffré mesuré, remonté.

 Le gaz détécté par Gégé n'est pas le fameux "pet de nonne", il faut chercher encore, mais il y ressemble fort.

 Ce jour-là, du centre du monde, enfin de la planète Terre, c'est la même chose, le centre du monde était situé à Paris ce 6 Mai 2007 à 20 heures, le mystérieux gaz fut émis !

medium_Heureuses.jpg

 Gégé avait dirigé son perloscope sur un homme femelle, elle était quatre !

 A 20 heures pile, elle flatula de bonheur, et tout l'univers sut qu'elle était heureuses !

   

 A Bientôt...

 

 
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