07 mai 2008

Quel Monde Etrange...(Oh que oui !)

*** Sur ma gouttière...***

 C'était il y a un an, au lendemain du 6, et nous étions le 7, premier jour de l'an 1, déjà !

 ***

Plein Gaz vers le Futur...

 Bizarre cette sensation.

 A peine une demi débaroulée écoulée, depuis que le grand Grouïck avait découvert cette planète, tout à fait par hasard d’ailleurs.

 Il était à la recherche du mythique gaz dit « pet de nonne », dont parlaient quelquefois les anciens.

 Et soudain, comme un bruit, rien de connu jusqu’à ce jour, enfin ce jour, c’est une façon de parler, juste histoire de se faire comprendre par ces êtres étranges qui ravagent en se multipliant, ou se multiplient pour le plaisir de ravager, on ne sait trop mais ils existent sur cette planète.

 Car cette planète existe aussi , la preuve, c'est de son centre qu'est parvenu ce bruit !

 Pas vilaine d’ailleurs, cette planète, et probablement habitable pour les slurps, si ce n’était justement ces êtres impossibles qui compliquent tout à loisir !

 Une demi débaroulée, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu pour le grand Grouïk et les siens, dont on ne connaît pas le début de l’existence, et qui ne mourront peut-être jamais.

Pour les slurps, dont le grand Grouïck est le chef, le temps n’existe pas, ils se promènent du présent au passé, et le contraire, sans problême, seul l’avenir leur échappe un peu, mais ce n’est qu’une question de temps !

 Une demi-débaroulée, c’est une éternité ou presque pour ces mi-êtres mi-choses qui grouillent là-bas ! Ils se nomment les hommes entre eux, bien que la plupart ne se comprennent pas, et que tous ne se ressemblent guère.

 Si on se place dans l’échelle de leur temps à eux, basé sur les cycles de passage de leur planête devant une étoile qui les éclairent seulement le jour et encore, une demi-débaroulée, ça correspond à peu près au laps de temps écoulé entre le jour du grand éclair, instant ou apparut Marcel, le premier homme, et le jour de l'invention du schmillbeurk, qui beaucoup plus tard,faillit faire disparaître la cuisine au beurre. C'était un mercredi !

 Pour les hommes, le temps ne marche que dans un seul sens, en avant, et le plus vite possible !

 Bien que s’accrochant au passé, ils vivent le présent comme si c’était déjà le futur, et perdent ainsi leur temps, dans un système où le temps perdu ne se rattrape jamais. C’est d’un compliqué tout ça !

 N’eut été le goût de la recherche, le Grand Grouïck, appelons-le Gégé, pour faire court (en plus, je me plante à chaque fois que j’écris ce nom à la con !), Gégé donc aurait oublié sans regret ce jour fatal, le 6 Mai 2007, si on prend la date du temps de ces bestioles de l’étrange planète Terre.

 Gégé recherchait des gaz nouveaux dans l'univers, car les slurps étant des êtres gazeux, ils avaient sans cesse besoin de nouveaux  gaz pour assurer leur diversité, et pour le plaisir aussi, les slurps sont joyeux et bons vivants !

 C'est donc avec grand plaisir et une émotion palpable, qui l'irisa un instant, que Gégé dirigea son perloscope ultra perfectionné en direction de la source sonore.

La nature du bruit ne faisait aucun doute, Gégé venait de détecter un nouveau gaz !

 Aujourd'hui nous savons, les explorations ont eu lieu, les hommes ont été étudiés, leurs moeurs décortiquées, et leur temps déchiffré mesuré, remonté.

 Le gaz détécté par Gégé n'est pas le fameux "pet de nonne", il faut chercher encore, mais il y ressemble fort.

 Ce jour-là, du centre du monde, enfin de la planète Terre, c'est la même chose, le centre du monde était situé à Paris ce 6 Mai 2007 à 20 heures, le mystérieux gaz fut émis !

medium_Heureuses.jpg

 Gégé avait dirigé son perloscope sur un homme femelle, elle était quatre !

 A 20 heures pile, elle flatula de bonheur, et tout l'univers sut qu'elle était heureuses !

   

 A Bientôt...

 

15 février 2008

Le Lundi de Pentecôte à Nîmes, dit-il...

...A Claude et à Henri... Puis il entra dans la Reine.

 

 

***

La Phrase du Jour :

C’est bien beau les conneries, mais il faudrait peut-être penser à faire le jardin !

***

 Résumé des chapitres précédents : 

 Ce règne n’a que neuf mois à peine, et tout semble vieux, déjà !

 Il n’empêche, on dit que la cote du Roi baisse à cause de la Reine, mais c’est bien grâce à elle, qu’il redresse son sceptre, alors….

***

 Ainsi donc, la preuve en est faite. Le Roi n’est pas ce petit cavaleur rustre et insatisfait qu’a venimé dans une de ses énièmes biographies de bazar, l’ex-Impératrice Cécilia, retournée depuis à ses amours publicitaires.

 Certes, on sait Sa Majesté plus encline à la main au panier de la ménagère, qu’à la manière vielle France de baiser les mimines de ces dames ! Il n’empêche, faisant preuve d’un esprit  chevaleresque qu’on ne lui connaissait guère, il vient de nous apporter la preuve qu’il savait se conduire en honnête homme.

 Rendons-lui grâce de ce geste généreux. N’a-t-il pas épousé celle qu’il avait séduite, bien qu’elle ne fut pas de son rang.

 Ce n’est pas une roturière commune, mais, bien que très riche, fort éloignée tout de même de la haute aristocratie hongroise.

 Quel beau geste fit le roi ! Dès la première lapine crevée, il annonça qu’avec Carla, « C’était du  sérieux », et on le vit proclamer son attachement à la donzelle dans chacune de ses harangues au peuple, que ce soit en usine ou sur les boites à mensonges.

 Quel autre que lui n’eut-il pas, dans cette situation, lâchement abandonné la malheureuse quadragénaire séduite,  abusée, et grosse de ses œuvres, qui eut alors, la pauvre, été condamnée à accoucher dans la douleur et la détresse, au fond de quelque galetas poisseux, d’un affreux bâtard promis au sort funeste des enfants dits de l’amour, mais qui finissent au bagne, car enfants aussi du péché, ils doivent payer ceux de leurs pères.

 Au lieu de cela, le Roi fit de Carla la Reine, qui désormais au Palais partage sa chambre et son pot. Merci, Sire, car grâce à vous, un Prince viendra ! Un de plus, ce qui en fera quatre.

 On pourrait croire que cet immense bonheur, qui irradie le couple royal, soit partagé par toute la Cour ravie. Il n’en est rien ! Beaucoup des ambitieux favoris du Roi, qui guettaient l’instant propice pour se glisser en bonne posture sur la montée au trône, se voient fort marris par l'arrivée d'un Prince supplémentaire.

 Déjà, ils virent leur rêve repoussé de trente ans, quand le jeune Prince Jean se posa en héritier direct, poignardant d’un coup sec le serviteur Martinon,nommé Bailly de Neuilly par le Roi, et qui ne le sera point. Il ne sera plus rien d’ailleurs le Martinon, perdant Neuilly, et bientôt le poste de relayeur de la voix royale, n’ayant pas su gagner de manière royale, précisément des voix !

 Puisqu’on en parle, sachons aussi que dans la bataille, du trio qui Martinon vira, il ne reste personne ! La Marie-Cécile quelque chose n’est plus en piste, et le sergent Teullé, l'umpe qui persiste dans la dissidence s’est vu viré des armées du Roi.

 Seul l'acteur principal du drame, le jeune Prince Jean, s’en tire sans une égratignure , protégé de tout, et réservé pour d’autres combats.

 Comme s’il ne suffisait pas, un autre héritier se pointe à l’horizon ! On sent les ex-prétendants au trône, renfrognés, de mauvaise humeur, et le poil rèche pour au moins mille ans ! 

 Et pendant ce temps-là, Carla travaille !

 Interrogée sur ce qu’elle envisage de faire, dans ses fonctions de « Première Dame de France », la belle italienne déclare qu’elle n’en sait rien, mais soyons-en assurés-et rassurés-, elle y mettra tout son cœur.

medium_Carla_Chapeau.jpg En attendant, elle prend son métier à bras le corps, du moins tant qu’elle peut encore lever les bras sans nouer le cordon du petit Prince en gestation.

 On la voit ici, se glissant comme on dit dans la fonction, habillée plus chaudement qu’à l’accoutumée, et qui essaie le chapeau de Mamie Danielle, veuve de Feu le vieux Roi François.

 Le Roi aussi est au boulot. Il est urgent de distraire le peuple qui gronde et s’impatiente de voir que ce qu’on lui avait promis tarde à venir, et ne viendra probablement jamais !

 Aujourd’hui, il ne suffit plus au Roi de faire comme jadis, ou la promesse du jour faisait oublier celle d’hier, et serait oubliée demain.

 Il faut autre chose, et malgré de louables efforts, rien ne marche.

 Qui peut dire si la géniale trouvaille du jour pourra remonter la popularité de Sa Majesté...

 « Trouvez-moi quelque chose qui flashe, il faut que je les endorme tous ces cons ! », dit-il à ses fidèles conseillers le gris Guéant, et l’éminent Gaino, fort mal nommés, car gais ni en, ni au (Rassurez-vous, même moi j’ai du mal à décrypter !)

 Ce ne sont guère  que les deux seuls fidèles sur qui il peut compter, il est déja loin le temps où tous ses courtisans lui collaient aux basques avec l'oeil énamouré, buvant la moindre de ses paroles, s'enivrant même du pet de ses chevaux !

 Quand la cote du calife et en baisse, le vizir s'agite, et lorgne sur le harem !

 Les deux fidèles phosphorèrent, et  ils trouvèrent !

 Guaino dit à Géant, ou l’inverse, on s’en fout : « Ils ont aimé Guy Môquet, ils vont adorer la Shoah ! »

 C’est ainsi, qu’aujourd’hui, dans les gazettes et sur les ondes, on oublie le pouvoir d’achat, le prix du foin sans plomb à la pompe, ainsi que la fermeture programmée  des usines et des échoppes. La grande question, c’est :

 « Comment faire rentrer les petits juifs martyrs dans la tête de nos écoliers ! »

 Noble tâche à laquelle les instituteurs impies et mécréants, qui sont bien inférieurs aux prêtres, imams et rabbins dans les choses de l’esprit- le Roi le sait bien, il l’a dit-, n’y avaient pas pensé.

 Heureusement que le Roi est là, que ferions-nous sans lui ?

 Claude et Henri, les deux joyeux drilles qui aident le Roi dans sa noble tâche d’éclairage de la plèbe, seraient dit-on attelés à un grand projet.

medium_300px-Massacre_saint_barthelemy.jpg Pour satisfaire, après les chrétiens à Rome, les Musulmans à Ryad, et les Israélites à Paris, ils travailleraient pour attirer vers le Roi, les partisans du culte réformé- les réformes, ça les connaît !- et prépareraient un grand discours au Roi, pour la Saint-Barthélemy.

 Le Roi aurait dans l’idée de faire de ce jour un jour de mémoire, un de plus.

 A cette occasion, on lirait dans les écoles maternelles, le texto que  Catherine de Médicis envoya ce jour-là à l’Amiral de Coligny, et qui est resté ignoré jusqu’à ce jour.

 C'est court, comme tous les textos, mais c'est poignant, jugez plutôt :

 "Si tu reviens, j'arrête tout !"

 Il n'est pas revenu l'amiral, vous connaissez la suite. Ainsi va l'histoire…

 L’emmerdant, c’est que le massacre de la Saint Barthélemy a eu lieu le 24 Août 1572, il n’y a pas grand monde dans les écoles ce jour-là !

 « Faisons ça pour le lundi de Pentecôte dit le Roi, je ferai mon discours à Nîmes ! »

 Là, il y aura du monde...

  

A suivre, peut-être...

02 février 2008

On The Road...(Rediffusion)

Vous descendez

à la Prochaine ?

C'est le 31 janvier 2007 que j'ai écrit ce billet...

 

***

En piochant au hasard dans mes souvenirs, j’en ai encore beaucoup, je me souviens des premières rencontres avec des gens venus d’ailleurs…

 Jusque là, le petit Brayaud que j’étais n’était entouré que de gens familiers, jeunes ou vieux, mais tous de la famille ou voisins !

 Certes, à deux ans, j’étais déjà monté à Paris, avec mon père et ma mère, pour aller récupérer celui qui allait devenir mon grand frère, mais qui n’était encore que mon demi-frère.

 Vous ne me croirez pas, vous ne me croyez jamais, si je vous dis que je garde un souvenir diffus d’un épisode cocasse de ce voyage.

 Pas l’épisode du Moulin-Rouge, où mon père avait emmené ma mère, et moi aussi bien sûr !medium_moulin_rouge.jpg

 Très déluré pour mon age, j’avais deux ans, je me serais exclamé au milieu du spectacle :

 « Ha les belles gonzesses ! »

 Reprenant sans doute le langage fleuri et argotique de mon père, véritable titi parisien.

 Non, l’épisode dont je me souviens, je puis le relater aujourd’hui, après soixante ans, il y a prescription, n’est guère glorieux, mais c’est ainsi.

 Je ne me souviens pas de l’acte, mais j’ai encore en tête le décor.

 C’était dans le métro, je revois les tubes chromés auxquels je me tenais, et la couleur beige des sièges, j’ai souvenir de ce tangage rythmé si particulier de la rame, et cet éclairage blafard qui rendait le décor irréel…

 Sans doute dérangé par tout un remue-ménage inhabituel, ce qui devait arriver arriva !

 « Maman, j’ai envie ! »

 « Attends un peu, on va arriver… »

 « Mamaaaann, j’ai enviiiiieeee ! »

 « Et puis merde ! »

 Mon père, ce héros qui n’était pas si doux,

 Comprit qu’il me fallait soulager mes entrailles.

 Il me fit accroupir entre deux sièges, et voilà…

 Si d’aventures, la personne qui a nettoyé le wagon où je commis mon forfait lit ces lignes, qu’elle sache que je suis vraiment désolé, mais j’étais tout petit…

 Ce dont je voulais vous parler, c’est de ma première confrontation avec des hommes « différents »

 De ces hommes dont les fils et filles n’auront jamais assez de temps, pour remercier la France coloniale des bienfaits qu’elle leur a apportés...

 C’était un spectacle fascinant, avec nos petites voisines, couchés dans l’herbe, dans le pré à Banane, nous regardions.

 Quelle odeur ce goudron !

 Et ces machines, le camion benne, et surtout, la goudronneuse…

 Un liquide noir et fumant s’étalait sur les pierres comme du chocolat sur un gâteau, le camion de gravier suivait, benne levée, en marche arrière.

 Et eux, ils étaient là, en première ligne, comme en 14 et après.

 Avec des fourches à pierres, des pelles, il étalaient, arrangeaient tout ça…

 C’était une équipe d’Algériens, enfin à l’époque ils étaient Français, sinon ils n’auraient pas pu se faire tuer à la guerre, en 14 et plus tard.

 C’est la Marie-louise qui leur préparait le repas de midi .

 C’était une excellente cuisinière la femme du sabotier.

 Mais elle ignorait que pour ces gens, « bien gentils », ils riaient beaucoup quand ils étaient ensemble, manger du porc était un gros péché.

 Il en ont mangé souvent pourtant du cochon pendant les travaux, comme tout le monde au village !

 Quand elle l’a su, elle a dit « Ils ont tout mangé, et ça ne les a pas tués ! »

 C’est vrai, personne n’est mort sur ce chantier !

 Nous allions les voir, pendant la pause . Il y en avait un qui m’avait pris en amitié, il me parlait, je ne comprenais rien, mais je ne le lui disais pas.

 Je ne sais pas son nom, me l’eut-il dit que je l’aurais oublié, mais je sais qu’un jour, il a sorti des photos de son portefeuille, il me les a montrées.

 Je ne me souviens pas de ce qu’il y avait sur les photos, mais je me souviens d’une grosse larme qui coulait sur sa joue…

 

A Bientôt…

PS : Prochainement, pour faire plaisir à mon ami André, je vous parlerai de Blanchette.

19 décembre 2007

Blog sur mesure...(3)

 Pour Anonyme... A consommer avec modération !

  C’est Anonyme qui le demande.

 «… pourrait-il comparer la belle Carla à Blanche Neige, et Rikiki aux 7 nains (car il peut tenir tous les rôles, le bougre) ».

  Je peux, mais:

 Il est bien évident que sans sa (lourde) insistance, jamais au grand jamais je n’aurais abordé le sujet.

 Carla en Blanche Neige, c’est possible, en oie blanche c’eût été plus difficile !

 Rikiki jouant les sept nains à tour de rôle, possible aussi. Mais redonnons plutôt un petit rôle à ses ministres, ça les occupera, et ça meublera la scène de personnages subalternes.

 Enfin, je laisse à Anonyme l’entière responsabilité de son propos, lorsqu’il dit «le bougre ». Là non plus, je ne me serais pas aventuré...même à l'approche Delanoèle !

 Je sais qu’il y a sur le Blog50 plus de distingués linguistes que de mauvaises langues, et ces fins lettrés vont bondir, s’ils redonnent au bougre la signification qu’il eut jadis !

 Seul dis-je, je n’aurais pas osé traiter pareil sujet. Et pourtant, la période s’y prête, c’est Noël ! C’est en cette période que sort généralement le dernier-né des Disney.

 Est-ce inspiré  par des photos prises à Disneyland justement, tout à fait par hasard, bien entendu, qu' Anonyme  m'a suggéré ce thème ?

  La dizaine de  journalistes et de photographes, arrivés plus tôt, pour interviewer Mickey à la veille des fêtes, sont tombés sur les deux tourtereaux qui ne s’y attendaient pas !

 C’est à partir de ces photos et de cette info dignes d’un conte défait, qu’Anonyme en son nom me demande de broder une légende. J’ai promis, je fais !

 Je complète par une phrase que prononça le Président pendant les campagnes électorales :

 « La fonction de Président de la République est une ascèse ! ».

 Je m’en suis inspiré pour le titre. Après avoir hésité sur « L’ascèse survint », ce qui me paraissait excellent pour ma note, mais un peu prétentieux sans doute, j’ai opté pour un titre plus proche du souhait d’Anonyme.

 ***

                                 ** BLANCHE NEIGE et l’ASCETE NAIN ! **

 Ambiance musicale au Palais des merveilles. Abandonnant sa guitare pour le pipeau, la douce Carla, brunie en été, mais blanche comme neige à Noël, joue les Shéhérazade auprès du Prince, qu’elle aiderait dit-on, à enlever ses bottines et sa Rolex le soir…

Tiendra-t-elle mille et une nuits, ou bien, comme souvent, cette histoire à la conte se terminera-t-elle en eau de boudin ?

 Tout le Palais et en émoi, le petit peuple se réjouit de voir son monarque adoré à nouveau sexuellement épanoui. Sa démarche s’est allégée, il ne marche plus comme s’il avait douze kilos de patates dans le string.

 Les gazettes sont pleines des images du nouveau bonheur, et les écrans à mensonges nous font défiler tout le petit monde qui ne vit que des rumeurs et du bruit, et qui n’en peut.

 « Une véritable histoire d’amour ! » se pâment des journalistes conquis, en relatant l’aventure du Petit Prince, le Prof des jardins du parc, et de la jolie chanteuse, actrice et mannequine (Passe le pot, une fois, que la mannequine pisse !), longue chevelure et guitares finement galbées, œil de velours et doigts de fée.

  Que de bruit à propos des photos du bonheur, publiées dans des feuilles plus spécialisées dans les histoires de cul que dans les remakes de Roméo et Juliette !

 Remarquable, la progression des mœurs de nos dirigeants dans cette Vème finissante. Au début, vinrent Charles et Yvonne, tu repasseras pour le glamour !

 Georges et Claude ensuite, un peu de décontraction et de fantaisie dans le look, frotti-frotta avec le Show-biz aussi, la rumeur courut….

 Valéry et Anne-Aymone, beaucoup de classe et de discrétion au féminin, mais coté Valy, ça cartonne, il cartonne indifféremment la voiture du laitier et l’Impératrice Catherine. Tireur d’élite le Giscard !

 Maîtresse(s) et fille cachée, deux veuves devant le cercueil, Mitterrand est mort, Vive Chirac !

  Nous avons très peu de photos prises dans le boudoir de la vieille Bernie,un vrai remède contre les paparazzis la Mémé ! Mais le Jacquot, lui, il planta souvent son étendard en des terres lointaines et inconnues, sinon vierges !

 Nous sommes aujourd’hui en totale rupture ! Le Prof torse nu et bourrelets masqués en kayak, dans le rôle du Président invité. Cécilia en maillot de bain, Cécilia en Libye, Cécilia ici et là, Cécilia partout et nulle part…

 medium_Carla_Bruni.jpgVoici venu le temps de la transparence, Carla nous dévoila souvent ses charmes, elle n’en manque pas. Encore une étape, et nous verrons après elle, la prochaine first lady touffe à l’air et nez au vent, à la une de Match ! Ah bon, pas sur Match, mais c'est déjà fait ! J'ignorais.

 Notez qu’il y eut une photo de Chirac à poil à Brégançon, mais de Bernadette, jamais !

  Atchoum ! Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas allergique au poil. C’est Simplet, le vert frisé, qui revient de Bali, il a fait chou blanc, en plus il a pris froid en prenant son bain. Il revient juste à temps pour applaudir à grands cris cet événement qui vient fort à point pour chasser des mémoires les souvenirs, et du Palais les miasmes, après le séjour fâcheux du  Sultan maléfique.

 Ogre croqueur d’innocentes infirmières le sultan bédouin, mais au cul cousu d’or, ce qui lui ouvrit largement les portes du Palais.

 Quel bordel ce fut ! Oubliant que la morale n’a rien à faire dans les affaires, on vit une des jeunes soubrettes du Prince, qui s’entoure de gens de toutes couleurs, parlant peul mais parlant bien, fustiger grave le riche visiteur !

 Grincheux qui s’amusait dans la pampa argentine, échappa aux corvées de nettoyage de crottin de dromadaire dans le parc de l’hôtel du vieux campeur.

 Soudain devenu Timide, le gauche valet préposé aux affaires étranges, se défila lui aussi, allant digérer son chapeau sous d’autres cieux. Bertrand, Frère Bouboule, fort occupé à équiter les retraités du service des carrosses de plein air et taupiers, de ceux des  chandelles, et du gaz également, se transforma en Dormeur pour la semaine. Il vient à peine de se réveiller fort marri de voir que même les maîtres des manufactures, grands et petits,  lui conseillent de se mettre le rachat des RTT à trente-sept sous abri, et de s’occuper de ses oignons !

 Est-ce parce que depuis quelques temps il roucoule, que le Prince essaie de nous faire avaler que le vautour est devenu colombe, et que le renard des sables bêle comme un agneau.

 Il faut nous a-t-il dit, faire entrer les peuples de Cyrénaïque et de Tripolitaine dans le concert des nations…Certes, lui répondent les cliques cacophoniques des roses bonbons et des verts rouges de honte, mais est-il nécessaire pour cela de faire des pipes au Sultan plein aux as ?

 Quel tintamarre ! Ouf, c’est fini. Dormez tranquilles braves gens, il y a  nouveau une Princesse au Palais, des voiles de soie et de satin recouvrent tout de légèreté et de douceur, profitons de notre bonheur, le Printemps n’est pas loin…

Joyeux, parti loin en voyage, pourra enfin revenir.

   

À Bientôt…

  

PS : Ce troisième billet, consacré à l’événement planétaire qui occupe depuis trois jours journaux, télés et presse pipole sera le dernier sur ce sujet.

 Vous ne me croirez pas, mais je vous le dis quand même. Sans la demande des blogueurs, consécutive à mon idée de Blog sur mesure, je ne m’y serais guère intéressé.

 Pour la suite, laissons ces jeunes gens vivre leur vie. Qu’ils soient attirés par les sunlights comme des papillons par un lampadaire, c’est leur affaire.

 Que votre Président fasse de sa chambre à coucher une arme (à double tranchant !) de com’, ça m’agace, mais ne m’émeut point.

 Qu’il proclame à la face de l’Univers qu’il peut sauter au-dessus d’un mètre soixante-quinze, ça ne m’impressionne guère, beaucoup d'autres l'ont fait avant lui, et le feront après…

 Pour l’heure, souhaitons aux nouveaux fiancés tout le bonheur du monde, et s’ils font des petits, qu’ils nous en gardent un !

18 décembre 2007

Le Blog sur mesure...(2)

Pour Odilita et tous ses canaris, cadeau !

"La neige recouvrait tout de son manteau blanc, pas un bruit, tout était figé. Nico, las d'errer sans fin, aperçut ..."

 C’est Odilita, qui sereine, m’envoie des Canaries ce début de roman. Que ne ferais-je pas pour notre rayon de soleil hispanisant. Je vais donc continuer son histoire…

***

                                   ** EN ZAPPANT SUR DISNEY CHANEL ! **

 La neige recouvrait tout de son manteau blanc, pas un bruit, tout était figé. Nico, las d’errer sans fin, aperçut comme une forme, là, à deux mètres devant lui.

medium_Col_du_Perthus.jpg 

Les flocons flottaient dans l’air glacé, la lumière blafarde de la lune faisait comme un halo à travers les miettes blanches du ciel qui garnissaient le sol d’un épais tapis froid.

 Soudain, la forme bougea, et se leva.

 « I hombre ! »

 L’homme cria si fort, que la mule se cabra !

 Effrayé par la mule, l’homme leva les bras.

 C’était un Espagnol perdu là sur la route,

 Tout comme Nico,las, égaré, en déroute !

 Las Nico, de plus en plus las d’ailleurs.

 « Tout doux Roselyne, là, là…N’ayez pas peur Pépito, elle n’est pas méchante. »

 Encore tremblante, la mule d’un large pet le panneau essuya… Col du Perthus 2 Km…

 Ne sachant pas trop de quel coté de la frontière il se trouvait, Nico bilingua : « Hiro de puta ! Crotte de crotte, je vais être en retard ! » Eut-il été en 1815 qu’il eut pu se soulager virilement, mais Cambronne n’avait pas encore atteint la célébrité.

 « Quelle heure est-il Senor por favor ? » Jetant un œil noir  sur sa Festina, l’homme, un espèce de Maure, lui répondit : « Il est minuit Docteur Schweitzer ! »

 « Mais c’est pas vrai, il faut que je tombe sur un dingue ! Viens ma grosse, on s’en va… » Dégoûté à jamais de l’année 1812, il éperonna la mule, et Roselyne, au grand galop le ramena en Ile de France.

 Nico, là, chez lui enfin, jeta un œil sur sa Rolex : Neuf heures douze… « En plus l’autre con, sa montre n’est pas à l’heure… » Murmura-t-il avec un malicieux rictus.

 Encore frissonnant des froids pyrénéens, il se réveilla en sueur…Puis en un éclair, il se mit debout. Il se mettait debout très vite, ayant moins de chemin à faire que beaucoup d’autres gens !

 Neuf heures douze, Ils seraient à l’heure au rendez-vous. Mais cet écart spatio temporel, même en songe, l’avait un peu perturbé. Le périnée  meurtri, il n’était pas remonté sur un équidé depuis le Printemps dernier, un week end en Camargue, lors d’une partie de campagne.

 Il jogga vers la salle de bains…Elle était là, radieuse, une longue jambe artistiquement sortie de la fente d’un peignoir entr’ouvert, si fin qu’elle n’en aurait pas eu, ce n’eut pas été mieux…Demain, je fais la face Nord ! Pensa-t-il, romantique.

 « Bonjour mon Nicolounet ! », lui susurra-t-elle en le baisant au front. « Ma qué, qu’est-ce que c’est que cette odeur ? Porca la madonna, Caro, tu pues le cheval ! » dit-elle étonnée.

 « La mule amora mia, la mule… » Vexé, il sentit  la moutarde lui monter au nez, « Amora mia, je pue vraiment ?»

 Il aurait pu puer, car dans la même semaine, passer du dromadaire plaqué or à la mule pondéralement surchargée, ça laisse des traces !

 Tout était prêt, l’hélico, les gardes du corps, un discours de Guaino dans la poche, au cas où. Parés pour une escapade en amoureux incognito.

 Une seule ombre au tableau, « Putain, il va encore falloir traîner la vielle ! ». Heureuse comme tout la Mamma, récupérée en route, à l'idée d’avoir un futur nouveau gendre. elle se fit songeuse « On doit en être à quinze, sans compter les remplaçants, faudra organiser une party un jour, à Paris, avec Match..." 

 « Où sont-ils ? Je n’ai pas que ça à faire moi, on ne va pas y passer la journée ! »

 Il s’impatientait Nico. Déjà trois minutes qu’ils marchaient dans la foule, à peine si les gens les avaient reconnus. « Maman, maman, c’est lui, c’est lui, c’est Picsou ! » Hurla un gamin en le pointant du doigt. « Pauvre petit con ! » Pensa Nico, las, sarcostique. 

  « Tu vas voir ce que je vais leur mettre à Point de vue, peuvent pas être à l’heure quand on les convoque ces cons-là, c’est vrai, quoi, merde ! » Cambronne étant mort depuis longtemps, cette légitime irritation pouvait parfaitement s’accompagner du mot sans doute le plus usité dans l’hexagone.

 « S’il vous plaît monsieur Jobert, pourriez-vous me signer un autographe, mon fils vous aime tant ! » « What else ! » S’énerva Nico, qui n’avait pas eu le temps de prendre son café.

 Très triste et dépitée, la pauvre vielle s’éloigna, trottinant comme une souris, aussi grise."Quel petit con ce Michel...". Elle ne touchait que la demi-pension de son défunt mari, un ancien agriculteur mort en mer en allant chercher du pétrole. A peine quatre cents euros, indigne !

 medium_Minnie.jpgElle pleurait à chaudes larmes, quand elle croisa sans la voir,Minnie, enfin Huguette, qui finissait son service.

 Enfin, ce n'est pas trop tôt ! Ils sont venus, ils sont tous là, même... Pas possible !  « Georgio, c’est toi ! » S’écria la longue dame, en embrassant avec fougue un brun au teint hâlé, avec un jean gonflé genre Rocco Ziffredi, et au regard de braise.

 « Toi, tu as intérêt à avoir tes papiers en règle, sinon tu vas battre le record de la traversée du Fréjus, c’est moi qui te le dis ! » Pensa si fort Nico, las bien sûr, que son stylo tomba ! Un Mont Blanc.

 Ils étaient là, eux aussi. "On va leur en mettre plein la vue à tous ces Mickeys, moi et ma grande!"  Il rayonnait Nico.

 « Dis msieur, elle est où ta nouvelle meuf ? » C’est un jeune gars, qui l’interpelle, droit sorti d’une banlieue, crépu comme ce n’est pas possible sous nos climats tempérés, mais avec un boulot. L’exemple même de la possible réussite des minorités visibles.

Une pensée traversa Nico, « Faudra bien remplacer la poupée noire un de ces jours, il est pas mal celui-là… » Puis, théâtral,

  Ouvrant large les bras, et leur montrant Carla

  Tenez dit-il, écartant les micros, la voilà !

A Bientôt...

Le Blog sur mesure...(1)

 Pour Eliane...

 medium_Vache_qui_rit.jpg " Vache qui rit Vendredi, Dimanche Corrida ! "

 C’est là-dessus qu’il me faut plancher ! Je l’ai voulu, tant pis pour moi. Il ne sera pas dit que je me déroberai, je descends dans l’arène. Ne pas confondre descendre dans l’arène, et pénétrer dans la Reine. D’ailleurs en ce cas, du moins je le suppose, on monte ou on grimpe, on ne descend pas…Enfin pas tout de suite.

 Voici donc le résultat de l’exercice…( Eliane, tu me paieras ça !) Ndlr

***

                           ** TAISEZ-VOUS MONSIEUR MARCEAU !  **

« Vache qui rit Vendredi, Dimanche la corrida ! »

Nom de Dieu ! La fourchette m’en tombe, à entendre cette bombe !

 A peine distrait  par le ronron des informations vomies par la télé dans ce Routier sympa, plat du jour et café compris à 11,50 €. Informations toutes aussi insignifiantes les unes que les autres, comme : « On aurait vu Paris Hilton sortir d’un hôtel qui n’était pas le sien, le groom qui l’accompagnait non plus ! » ou encore:  « A la sortie de l’Eglise, la jeune mariée, Angèle de la Mothe Seyche, la riche héritière aurait déclaré : « Nous sommes heureux, Youssef avait besoin d’argent, et moi je n’avais plus  de beur… »

 La routine quoi ! Toute la panoplie des infos ordinaires, incendies et tremblements de terre, viols, meurtres guerres, et catastrophes habituelles qui m’aidèrent à engloutir la grosse tranche de « terrine maison », que je rote encore, avec saucisson et la feuille de scarole qui pourra resservir pour le soir.

 Après les infos, l’entrée et la pub, apparaissent simultanément, ou presque, sur ma table, l’entrecôte frites haricots verts, je suis au régime, et sur l’écran, face à face pour une confrontation exclusive, le Mime Marceau que je croyais mort, et monsieur Bernard Doms, que je croyais encore en soins intensifs.

 Le sujet du débat, c’est bien évidemment les gaz à effet de serre. Histoire de déstabiliser son adversaire du jour, le Mime Marceau glisse malicieusement une question insidieuse : « Dites-moi, depuis que Maria vous a quitté, est-il vrai qu’il vous arrive de vous prendre les cornes dans la porte ? » gesticule –t-il bien en face.

 Bertrand Doms, qui anime à Nîmes les abattoirs municipaux sous le pseudo de Simon Casas, frémit des naseaux sous la banderille ! On devine qu’il gratte du pied sous la table… Elle était belle Maria, la blonde cavalière qui toréait à cheval. C’est lui, Bertrand, qui lui avait mis à la fois le pied à l’étrier, et la main aux fesses, pour la hisser en selle !

medium_Mime_Marceau.jpg Enervé, Simon Bertrand réplique : « Et vous, vous n’en avait pas marre de faire le con en salopette avec votre gueule enfarinée ! » On sent le courroux envahir le Mime : « Elle est bien mieux avec Riton ta blondasse, vas donc eh cocu ! » Brasselaire-t-il en bégayant !

 Il fait sans doute allusion à la fuite de Maria, qui lasse des estocades de plus en plus approximatives de Simon, l’ex-torero fatigué, préféra les montées au filet offensives, et les revers décroisés fulgurants du fantasque Riton. Il était alors au sommet de son art…

 Je me penche sur mon assiette, je ne vais pas rester ici toute l’après-midi… Je perds un peu le fil, les haricots qui gardent les leurs sont encore tièdes, le morceau de taureau émasculé qui résiste encore dans mon assiette ne l’est plus ! Déjà, tout à l’heure, il était froid, et bien que ce soit l’été, il ne fait pas chaud !

 « Vous prendrez un café avant l’addition ? » me demande l’accorte serveuse, débordée, et qui déborde de partout...

 C’est à ce moment précis qu’éclate le drame ! Là, que dans un silence de plomb, écartant les bras, et pétant si peu qu’on l’entendit à peine, le Mime Marceau, avec des gestes amples, et une mimique qui ne trompe personne s’exclame :

 « Vache qui rit Vendredi, Dimanche corrida ! »

 Allez donc prétendre le contraire !

    

 A Bientôt, puisque le Blog50 a repris ses esprits...….

15 décembre 2007

On le vit s'avancer...

 C'est Samedi, Amusons-nous !

La devinette du jour :

« Jésus revient, la foule exulte !».

 A travers cette phrase, on peut deviner le nom d’un de nos blogueurs préférés, qui est-il ?

 Pas de nom ou de pseudo au hasard, il faut expliquer ! Réponse ce soir ou demain.

 Le petit jeu du jour :

 C’est un ami qui me l’a envoyé, amusez-vous !

 http://www.k-netweb.net/projects/mindreader/

***

 C’est vrai que ça doit être une idée fixe chez moi, voyez plutôt ce que je publiais il y a un peu plus d’un an.

 Rien d’un conte de Noël !

***

Jamais vu celui-là...

C’était il y a longtemps, ou ça se passait dans le futur, aucune importance.

 C’était ailleurs, et dans un autre temps.

 Les gens vivaient heureux, de la naissance à la mort, ce n’est pas sûr qu’ils mourraient d’ailleurs, simplement, un jour ils n’étaient plus là.

 Et ce n’était pas grave, car souvent, ils étaient oubliés avant que de disparaître.

 Tout le monde vivait dans un bonheur permanent.

 Les arbres regorgeaient de fruits, les ruches étaient pleines de miel, et les abeilles ne piquaient pas.

 A chaque coin de rue, il y avait une fontaine d’eau fraîche et claire, on pouvait se rincer la bouche, après s’être désaltéré au tonneau qui était à coté, du bon, bien frais !

 Heureux !

 Les enfants chantaient, doucement, sans de ces musiques casse-couilles comme maintenant !

 La vie s’écoulait tranquille, le même bonheur qu’hier pour aujourd’hui, et pareil pour demain !

 Les hommes étaient intelligents, les femmes étaient douces et gentilles, les épouses aimantes, et les belles-sœurs aussi.

 La vieillesse ne laissait pas de rides, simplement, avant de s’évanouir dans le néant, les vieux avaient le bonheur un peu plus lent, c’est à ça qu’on les distinguait des jeunes.

 La seule saison qui existât, c’était le printemps, la douceur, la tiédeur du soleil, le chant des oiseaux et le parfum des fleurs.

 Le plus gros accident qui pouvait arriver, c’était de te piquer le cul en faisant l’amour sur un tapis de roses mal épluchées !

 Mais on cicatrisait très vite en ces lieux de félicité…

 Et puis...

 Il arriva un matin, plus petit que tout le monde, un peu moche dans son costume à rayures.medium_sarkoleon.jpg

 On l’écouta, il aurait fallu le chasser, mais trop de bonheur depuis trop longtemps, on commençait à s’emmerder grave !

 On le laissa approcher…

 Il ne souriait pas, il était entouré de quelques personnes qui se tenaient en retrait, antipathiques, comme lui !

 Il monta sur une grosse pierre, pour qu’on le voit, et il dit :

 « Je m’appelle Nicolas, et je suis votre nouveau chef ! »…

 Un frisson parcourut la foule, chacun sentit que le bonheur s’enfuyait, de lourds nuages se levaient à l’horizon, les roses se fanèrent...

On fut en 2007 !

---

Dédié à Marie-France, du blog . Je ne sais pas si elle est encore là en Décembre 2007. Ndlr.

Qui souhaitait il y a peu que je parle du bonheur...Voilà qui est fait.

 A Bientôt…

14 décembre 2007

Conte de Noël...Suite

Au  creux de mon arbre !

  medium_De_Dos.jpgLa phrase de la soirée :  «Un coup raté la nuit ne se rattrape jamais ! »

 Nous devons cette forte maxime à notre votre ami Héraime, l’homme qui n’a qu’un sabot, et un coup de pinceau ravageur !

 ***

 Ainsi donc, mon joli conte de Noël de ce matin a fait Pschiiiitttt !

 J’y avais pourtant mis du cœur, mais si, c'est vrai.

 Mais est-ce parce que le méchant de l’histoire... au fait, puisqu’on en parle, après qu’il eut aidé les patrons du labo suisse à faire le ménage dans sa boite, il l’ont viré aussi ! Oui, est-ce parce que ce méchant je l’ai appelé Nicolas, que d’aucuns y ont vu une allusion (fine ?) à des événements réels ou presque ?

 C’est joli Nicolas, et pour un conte de Noël, je trouvais que ça tombait pile poil ! Je me suis trompé. Tant pis !

 Remarquez, je l’aurais appelé Joseph, il y en a encore qui auraient trouvé à redire !

 A moins que les gens aient souhaité un vrai miracle final, frustrés de voir se terminer l’histoire par un échange muet entre un jeune paumé, et un écureuil faisant les poubelles. Trop mélo ! Possible, si tu fais pas un final époustouflant, c'est le bide !

 Pas assez success story mon petit conte, trop noir...Notez qu’en 1986, j’avais photographié un « homeless » au pied du bulding de Rockefeller à Manhattan, le gars, il n’avait même pas la chance de discuter le bout de gras avec un écureuil…C’est vrai que c’était pas à Noël, c’était pour la Toussaint, et c'était pas un conte !

 Je veux bien faire un effort.

 On reprend à la sortie de l’écureuil, vous y êtes ? Ok, c'est parti...

 Le gracieux animal ignorera toute sa vie qu’il a failli terminer embroché, en train de griller sur un feu de cartons et de vieux cageots, heureusement, sinon je ne pouvais pas continuer. C'est là que ça repart :

 « Salut mec, pas chaud ce matin ! »

 « Sûr, on se caille les noisettes… » 

Vous noterez que je fais de gros efforts, car vous pouvez inverser les deux phrases précédentes, ça ne nuit en rien à  l'intensité du récit. Je n'ai d'ailleurs pas précisé qui parle en premier, de l'homo sapiens à la ramasse, ou du représentant de la famille des sciurius. Chez moi, c'est le lecteur qui fait ses choix !

 « Dis-moi mon gars, tu n’a pas l’air flambard, tu n’as rien bouffé je parie. ». 'est l'écureuil qui parle.

« Tout juste, trois jours déjà… »

 « Tu as du pot, au fond de la poubelle, il y a deux sandwiches au fromage, pas même entamés ! »

 C’est Noël je vous dis, et attendez, ce n’est pas fini !

 Ils engagent la conversation, arlent de la pluie et du beau temps, se racontent un peu,et soudain, bingo !

 « Tu fais de l’informatique, mais c’est ton jour de chance mon gars ! »

 Effectivement, l’écureuil, j’ai oublié son prénom, a son beau-frère qui travaille à la Caisse d’Epargne, et,cerise sur le gâteau, ils cherchent un informaticien à l’agence.

 Et c’est ainsi que le jeune gars, qui était au bord du gouffre retrouve un super job, avec statut cadre, treizième mois, primes et tout le bordel, plus un super portable avec la wi-fi, et un Samsung noir anthracite, je te dis pas !

 Bon, ça vous va comme ça ? Il vous faut une petite pointe de vacherie en plus,c'est l'époque qui veut ça, allons-y...

 Vous n’allez pas me croire, je vous le dis quand même. Devinez sur quoi il tombe, le gars, en vérifiant une liste de comptes ?

 Putain, pas vrai, c’est trop ! même moi qui suis en train d'inventer l'histoire, je n'en reviens pas ! Le compte de son ancien patron, en plein milieu de la liste. Il a un sacré découvert en  plus !

 Sûr qu’il va morfler Nicolas !

***

 Vous vous demandez ce que vient faire la photo d’un arbre déplumé comme illustration d’un chef-d’œuvre littéraire.

 Figurez-vous qu’il y a quelques années, j’ai planté des ormeaux, des ormes de la variété Ulmus Resista, qui comme leur nom l’indique sont des ormeaux résistants à la terrible maladie qui a frappé ces arbres, la Graphiose de l'orme, une saloperie de champignon , le Ophiostoma ulmi, qui propagé par un insecte, le scolyte, étouffe l'arbre en empêchant la sève de circuler, mais ce n'est pas le sujet.

 Pas d’allusions aux droits de l’orme, je vous rassure, vous pouvez continuer à lire.

 C’est donc un orme, ou ormeau, sur la photo, un orme vu de dos ; merci Héraime, à dos d’orme, tu n’en as pas d’autres !

medium_Ormelle.jpg Mais pourquoi diable ces ormes résistent et les autres pas ? C’est une de mes fidèles groupies- bisous ma grande !-qui m’a fourni la clé de l’énigme. Les femmes sont vos égales, elle a dit, mais elles sont plus fortes ! Plus fortes donc plus résistantes, CQFD ! Ben voyons donc, après vous mesdames !

 Bon les gars, chez les humains je ne sais pas, mais chez les ormes, c’est probablement vrai. J’ai fait le tour, et j’ai regardé mon arbre en face, d’homme à orme…Il faut se rendre à l’évidence, mon ormeau résistant est une ormelle, ça ne fait aucun doute !

   

 A Bientôt…

Faites vos Contes, c'est Noël !

 Petit matin dans la jungle.

Dédié à tous mes lecteurs, et amis résidant aux States…

 Le dicton du jour :

 Quand la dinde est brûlée, on se retrouve marrons !