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12/06/2008

Prenons de la hauteur...

... Mais gardons les pieds sur terre.


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*** Dans l'eau de la claire fontaine...***

 La Phrase du Jour :

 

« Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu’ils nous jettent des os ! »

 Vous avez reconnu le style direct et sans fioritures de Mouammar Kadhafi. Dans le langage diplomatique d’un dictateur libyen, ce message implicitement adressé par Mouammar -je m'acharne à le nommer Muhammar ce triste sire- à son ami Nicolas peut se traduire par :

 « Ton projet d’Union de Mediterranée de merde, mets-toi le bien profond », ou plus laconiquement :

 « Fous-nous la paix, et casse-toi pauvre con ! »

 Mais parlons d’autre chose….

***

 Depuis longtemps que ce billet me démange, grattons un peu…

 Que de chemin parcouru depuis que tout est sorti du néant, et que le vide sidéral s’est rempli d’étoiles.

 Que de temps passé, du temps à notre échelle, c’est peu de chose, depuis qu’une espèce de poisson gluant sorti de l’onde s’échoua sur la plage. Que ne fut-il retourné dare-dare dans les profondeurs abyssales ce con, nous n’en serions pas là aujourd’hui !

 Mais la grosse cata, ce fut quand même l’arrivée de Marcel. Encore que tout seul, il ne pouvait pas faire beaucoup de dégâts, mais un peu plus tard, lorsqu’apparut le deuxième homme, ouille ouille ouille !

 Je ne vais pas vous empoisonner la vie avec la genèse, vous connaissez tous l’histoire de Marcel et Gisèle, et vous avez suivi comme moi les débuts de l’Humanité et les dérives du Dieu inventé par Marcel  féru de bricolage et à l’esprit inventif, qui fut, le Dieu, détourné de son usage de simple outil par les enfants de Marcel qui en firent un instrument de pouvoir et de domination. Quel gâchis !

 Nous vivons aujourd’hui dans le monde qu’ils nous ont laissé, nous connaissons par cœur toutes les erreurs accumulées au cours des millénaires et des siècles, et depuis des décennies et des années, nous accélérons de plus en plus pour arriver le plus vite possible dans le mur de la connerie intégrale qui nous ouvre grand les bras.

 Tout fut inventé au départ, quel besoin aurions nous de vouloir absolument découvrir le reste ? Ne serait-il pas temps de faire très vite le demi-tour qui nous ramènerait vers le progrès ?

 En fouillant dans les disques durs rescapés du miocène et des ères glaciaires grandes et petites durant lesquelles toutes les bêtes à sang chaud  se gelaient les glaouis, malgré leurs poitrines velues de camioneurs, il nous est facile de mesurer les effets néfastes des différentes divinités utilisées par les uns pour asservir les autres.

 Comment se fait-il, que Herr Gaster, inventeur de la choucroute pour ceux qui l'ignoreraient encore, et les homos de la tribu Sapiens ne se soient pas débarrassés de ces maîtres encombrants et voraces ? Mystère...

 Un autre truc qui me revient, vous me direz si je me trompe. Chez d’autres êtres organisés et civilisés, comme les lions ou les sangliers, il existe aussi des faibles et des puissants, comme chez nous, des plus ou moins cons, comme chez nous aussi, mais jamais au grand jamais vous ne trouverez de propriétaires ou d’héritiers.

 Il existe des territoires jalousement gardés par des mâles farouches que la roccoziffrédisation  darwinienne, plus simplement appelée sélection naturelle a dotés de dents, de cornes et d’autres choses plus grosses et plus longues que celles de leurs congénères qui en sont jaloux, mais n’y peuvent rien.

 Ils ne sont dominants ces gros salopards que le temps qu’ils sont en état de dominer. Affaibli et vieillissant, le flamboyant séducteur, épuisé de tous les efforts qu’il fit pour défendre son groupe et engrosser jeunes et moins jeunes, afin de perpétuer l’espèce et se détendre un peu,  est rejeté, ou estourbi, le vieux !

medium_Lion.jpg C’est un autre jeune costaud qui prend sa place. Le jeune est rarement un fils du chef, car les jeunes mâles engendrés par le vieux sont chassés du groupe pour éviter les quolibets et les banderoles insultantes, quand le troupeau quitte le Nord et va brouter au parc.

 Pas d’héritiers donc, seulement des successeurs. Pas de barrières, de grillages ou de murs d’un esthétisme inspiré dont l’ocre du crépi gratté se marie si bien avec le vert sombre de thuyas qui crèvent les uns après les autres, si tu ne mets pas la moitié de ta retraite pour acheter de l’Aliette, ça coûte la peau du cul cette saloperie, et c'est souvent inefficace d’ailleurs, il faut bien le dire. Les territoires ne sont ni barricadés ni cadastrés, tout le mond vit dans le même espace sans  jamais rien posséder de toute son existence...Tu imagines le bonheur, personne ne peut rien te prendre, et tu as tout à ta disposition, le pied !

 Nul besoin non plus de passer devant un  notaire gras et chafouin, bonjour Maître, qui pique une partie du bazar au passage, le nouveau cador prend possession du territoire sans autre formalité que d’avoir botté le cul du vieux, accompagnant son geste d’un retentissant et guttural « Casse-toi vieux con ! » , à faire frémir toute la plaine du Serengeti, provoquant même des avalanches sur le Kilimandjaro, du temps où il y avait de la neige. A son tour bientôt, il se fera virer.

 Il présente ensuite ses hommages aux dames et demoiselles du troupeau qui reprennent des couleurs et retrouvent leur joie de vivre. C’est vrai qu’il était de moins en moins nerveux Pépère, elles s'alanguissaient grave les pauvres chéries !

 On trouve même chez les lions une amélioration du système, ce qui prouve s’il en était besoin que tout dans la nature est perfectible. Chez les zèbres, c'est encore pire, mais on ne peut en parler qu'après 22 heures. Ndlr.

 Pour s’assurer que les lionnes soient rapidement disposées à subir les tendres assauts du nouveau patron, celui-ci zigouille les lionceaux pour que les mamans ne perdent pas leur temps à pouponner. Que les âmes sensibles se rassurent, très vite de nouveaux lionceaux égailleront la savane de leurs cris et de leurs jeux, surtout si la mère leur ramène une jeune gazelle, un peu abîmée certes, mais vivante.

 Pourquoi diable ne vivons-nous plus comme ça ?

 Si depuis l’âge des cavernes, où le groupe s'abritait dans un logement mal éclairé (Opac. Ndlr.), nous avions vécu comme ça, jamais au grand jamais il n’y aurait eu de Louis XIV ou de Napoléon III.

 Une fois défunté Louis I et Bonaparte, on serait passé à Boris et Muhammad.

Je sais Monique, j'aurais pu mettre Catherine ou Ségolène, mais nous parlons préhistoire et philosophie, et n'allons pas polluer l'exposé, brillant, avec de basses allusions politiciennes, et des préjugés sexistes d'un autre âge.

 Pas de Joseph Seize non plus, une Papesse Jeanne, pourquoi pas, mais là, c’est une autre histoire.

 Nos journaux ne se seraient pas remplis de la succession à Neuilly du Prince Jean reprenant le flambeau de son père le Chanoine de Latran.  Jamais au grand jamais chez les lions un gamin pas foutu de conduire un scooter ne serait devenu chef ; chez les blaireaux non plus d’ailleurs.

 Et Paris Hilton me direz-vous. Enfin une bonne question, et qui m'arrange en plus, car je me voyais mal parti pour terminer avant midi !  Elle aurait sans doute du, Paris, pour gagner sa vie, tailler des pipes sur le périph’, au lieu de le faire gratuitement dans les palaces hérités de son papa, à moins que Michel-Edouard ne l’ai embauchée comme caissière à mi-temps dans un bled perdu.

 Bref, notre vie serait changée…

 Vous avouerais-je que j’eus, l’année dernière, comme une lueur d’espoir.

 C’était souvenez-vous un 6 Mai de l’an 2007.

 Ce soir du Fouquet’s Day, les cris d’allégresse que poussait la foule immense des Umpes triomphants me firent penser un instant que Marianne avait trouvé son point G, déchirant son hymen dans la joie de quitter la France d’Avant pour la France d’Après.

 Las !  medium_Christine_et_le_chef.2.jpgLe lendemain, alors que Christine Boutin, ses gros yeux globuleux un peu masqués derrière ses lorgnons de myope, tu aurais juré voir un têtard à hublots, elle regardait la grosse, sécher sur le fil les deux strings en pilou qu’elle avait détrempés la veille , remuée qu'elle fut jusqu'au tréfonds, d’une émotion mal contenue. Las dis-je, il nous fallut déchanter.

 Rien ne serait changé, les vieux démons reprenaient leur place, des blacks sans papiers nettoyaient les vomissures dans les chiottes du Fouquet's, et les futurs héritiers sablaient encore le champagne avec les notaires.…

   

A Bientôt…

11:15 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (6)

03/05/2008

GROSSE GROSSE FLEMME...(A nouveau...)

medium_Papa_Merle.jpg Ci après une note "détente', diffusée ici même le 15 Mai 2006...

 Allons-y, histoire de passer deux minutes. La photo date seulement d'hier, vers 19 heures.

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Après-midi chaude et orageuse...Une image rafraîchissante !

medium_chevalgivre.jpg


Non ce n' est pas un cheval de Prewalski, c'est un des deux chevaux de selle d' un copain.
Cette photo a été prise l' hiver dernier.

Des chevaux dehors en hiver...Mais oui, c'est bien le mieux pour eux, à condition qu'ils aient un abri, ils en ont un, et de la nourriture, ils en ont aussi.

Pas trop envie de vous envoyer un épisode de la vie de Marcel, pas trop envie non plus de vous saoûler avec mon combat anti-Ogm et pourtant Nom de Dieu, ça me démange...!!!

Non, plutôt quelques petites anecdotes...

Il y a quelques temps, Adeline, ma petite-fille, voyant une Mégane bordeaux me dit tout à trac: "Regarde Papy, une voiture comme Papa, elles ont exactement les mêmes différences, sauf que celle de Papa elle est grise..!".
C'est vrai,celle de Papa elle est grise...

Plus récemment, au cours de la balade avec Yohann, mon petit-fils.

"Dis Papy, l' autre jour, la maîtresse nous a expliqué la méchanceté...c'est quoi la méchanceté Papy, tuer des animaux pour manger, c'est méchant ?..".

Bon, on va essayer...

Et réveillant l'instituteur qui sommeille au tréfonds de chaque Papy qui se respecte, je me lance...

Non, tuer pour manger, ce n'est pas méchant, exemple.

Et là je ressors mon matériel pédagogique préféré, l'andouillette !

Grâce à l'andouillette, mon autre petit-fils Jean-louis a vaincu sa peur de l'arithmétique, en se colletant avec des problèmes du genre:

Sachant qu'il faut deux cents grammes de bons boyaux de porc pour faire une andouillette, avec un kilo huit cent de tripaille, combien d'andouillettes le charcutier masqué arrivera-t-il à faire ? Vous pouvez calculer, je ramasse les copies demain avant midi !

Et je me lance dans l'explication.

Vois-tu Yohann, tuer un cochon pour faire des andouillettes, ce n'est pas méchant...

Et saisi soudain par les réminiscences d'un passé lointain (hélas !), je rajoute...Mais faire l'andouille avec des petites cochonnes, c'est encore moins méchant !

A bientôt...

12:30 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (7)

11/12/2007

Ce ne sont plus des lions aujourd'hui,

Ce sont des hyènes, qui entravent le chemin...

 medium_Hyènes.jpgPourquoi faut-il toujours que ma mémoire me démange ?

 Suite à un mot, une situation, une phrase, une ambiance un climat…

 Depuis des mois et des semaines, ce n’est qu’incitation à l’équité, l’égalité et la solidarité entre les Français, alors que tout est fait pour les séparer, les pousser à l’égoïsme,les monter les uns contre les autres.

 Comme si un esprit malin s'ingéniait à détruire et à rejeter tout ce qui il y a encore quelques décennies, était un lien entre jeunes, moins jeunes et vieux, malades et bien portants, hommes des villes hommes des champs; la solidarité en un mot.

 

 Les pas trop riches n’écrasaient pas encore ceux qui l’étaient moins qu’eux, les assez pauvres enviaient évidemment ceux qui étaient un peu riches, mais ne les détestaient pas vraiment, ils ne méprisaient pas non plus les très pauvres, moins nombreux qu'aujourd'hui.

 Les riches, eux, n’embêtaient personne, on ne les voyait guère, et on en parlait peu, à part quand on les enterrait, ce n'était pas souvent.

 

 Nous vivions en quelque sorte dans un monde normal et apaisé.

 

 Qu’en est-il aujourd’hui, qu’est-ce qui fait que l’artisan jalouse le cadre de banque, que le fonctionnaire soit haï par l’employé, et que le métallo du privé se fasse l’allié de ceux qui veulent démolir les cheminots, que tout le monde rejette les étrangers, surtout les pauvres. Mystère ?

 

 Quel vent mauvais souffle-t-il donc sur le peuple des villes et des villages ?

 

 Il me revient donc ce que de mon temps on appelait une récitation. Elle illustre à merveille ce que devrait redevenir notre société. La voici :

 

                         *  Le Songe *

 

 Le laboureur m'a dit en songe: "Fais ton pain

 Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème."

 Le tisserand m'a dit: "Fais tes habits toi-même."

 Et le maçon m'a dit:" Prends la truelle en main."

 

 Et seul, abandonné de tout le genre humain,

 Dont, je traînai partout l'implacable anathème,

 Quand j'implorai du ciel une pitié suprême,

 Je trouvais des lions debout sur mon chemin.

 J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle;

 De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.

 Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.

 Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes

 Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,

 Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.

                                                       **    Sully Prudhomme.  **

 Les aimer tous, c'est peut-être un peu trop demander, mais en aimer un peu plus et en détester un peu moins, ça ne serait déjà pas mal !

    

 A Bientôt...

20:30 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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