logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

17/06/2007

SACRE BONHOMME...( Chapitre II..Suite et Fin )

LIBRE !...Enfin presque....

Je rediffuse cette note que j'avais écrite en hommage à mon père.

Elle est coupée en deux épisodes, celui-ci est l'épisode 2.

J'ai placé les deux épisodes de façon telle qu'il apparaissent sur le blog dans l'ordre de lecture.

 


Après les vérifications des autorités Helvétiques auprès de la Croix-Rouge et de ce que l'on pouvait appeler l'administration de l'Etat Français,notre ami Georges put se rendre à Anneçy,pour se faire "démobiliser",et redevenir un civil.

C'est ce qu'il fit,et ainsi il put rejoindre son épouse en Auvergne, là où elle était retournée,près de sa famille dans son village natal.

Il trouva à s'employer comme aide-cuisinier-plongeur-serveur au Mess des officiers des Chantiers de Jeunesse de Châtel-Guyon.

Nous n'avons ni la place ni le temps,et c'est dommage,car je vous aurais conté quelques anecdotes savoureuses sur les problèmes de vases communicants entre les tonneaux de vin et les brocs d'eau claire,ainsi que la diminution concommittente du degré alcoolique du dit vin au fur et à mesure que communiquaient les tonneaux et les brocs de flotte !

Cela dura jusqu'en Novembre 1942,période où Tonton Adolf décida que la rigolade était finie en Zone Libre...

Plus de Zone Libre !

Et notre Titi Parisien de mettre en oeuvre les rudiments de science paysanne acquis en quelques mois chez "Pépito" outre-Rhin.

Clin d'oeil de l'Histoire sans doute !
Après avoir supplanté la pénurie de main-d'oeuvre dans une ferme Allemande,il allait pouvoir remplacer au pied levé certains paysans du village qui eux,prisonniers,travaillaient dans les campagnes Germaniques !

Car des prisonniers du village,soit qu'ils ne purent se procurer de carte,soit qu'ils ne réussirent pas à mettre suffisamment de chocolat de coté,aucun d'entre eux ne s'est évadé,ni même n'a tenté de le faire.

Baste,ils furent quand même fêtés comme des héros à leur retour,après quatre ans d'absence !

Ouvrier agricole donc,le Jojo.

Disons-le tout net,si tout n'était pas rose,on mangeait à peu près à sa faim dans nos campagnes,ce qui était un luxe pour les gens de la ville qui passaient le plus clair de leur temps à courir après le ravito !

Et le malheur frappa encore une fois !

Il avait déjà perdu sa petite fille,il allait perdre son épouse.

Mais la vie n'est pas aussi chienne que l'on veut bien le dire,pour deux êtres chers perdus,il en reçut deux autres en retour...

Ainsi naquirent deux jumeaux,deux garçons,qui entrèrent dans notre monde à peu près en même temps que leur mère le quittait !

Pas sùr que naitre au début de Février 1943 fut une idée brillante, mais les jumeaux le firent !

Se retrouver veuf avec la charge de deux nouveaux-nés,voilà qui ne facilite guère l'existence.Il eut pu comme l'auraient fait d'autres, confier ses enfants à une institution, les mettre à l'assistance, que sais-je.
Qui lui en aurait voulu...

Il n'était pas d'une race qui délaisse les siens,les jumeaux ne furent pas abandonnés.

L'un fut recueilli par une dame de Chatel-Guyon,chez qui il vécut jusqu'à la mort de celle-ci,mais jamais il ne perdit le contact avec son père,ni avec les demi-frères qui vinrent quelques années plus tard.

L'autre,confié à une nourrice quelque peu parente,vécut assez mal quatre années en région Parisienne.
Il fut récupéré,et traité comme un fils par la nouvelle épouse de notre Georges.

Nous la voyons là,photographiée avec la deuxième "Soeur Etienne"

medium_la_dedee.jpg



Ce cliché est de la même série que les photos du chapitre précédent.

Je pourrais vous parler d'elle longtemps,mais je ne le ferais pas,je sais qu'elle ne le souhaite pas.

Ils se marièrent en Novembre 1944, et leur premier fils naquit début Mars 1945...Rapide le Jojo ! Un deuxième suivra en Juin 1949.

La guerre était finie,tout rentrait à peu près dans l'ordre.

Après une courte période comme monteur de sommiers metalliques,dans un petit atelier de Clermont-Fd,Georges entra à la grande usine,la Manufacture Michelin.

Son étonnante force physique lui valut de se voir confié un travail somme toute assez simple,il fut affecté au "Quai des Gommes",là où arrivaient par camions et par wagons les "pains de gomme" de 120 kgs qu'il fallait décharger à l'aide de crochets.

Pas de chariots élévateurs à l'époque !

Plus tard,vers l'âge de cinquante ans,il fut muté "aux poudres",il ne maniait plus que des sacs de 25 kgs.

Toute sa carrière chez Bib,il fit l'équipe du matin,cinq heures treize heures.

Jamais en vingt-six ans,il ne manqua un seul jour !

Pour améliorer l'ordinaire,après sa journée à l'usine,il travaillait aux champs,comme beaucoup de gens à l'époque.
Eté comme hiver,qu'il pleuve qu'il neige qu'il vente,il partait à trois heures et demie le matin,en vélo d'abord puis en solex prendre le car des ouvriers à trois kms de la maison.

Et dire qu'il y a peu,un Premier Ministre, l'âne gris du Poitou,le piteux Jean-Pierre ,croyant faire un bon mot,se permit d'insulter tous ces héros du quotidien,la France de l'effort mal récompensé,la France de la sueur et du courage...La France d'en bas dit-il !

Cette France d'en bas pauvre Patapouf,comme tu es loin d'arriver à sa hauteur !

A soixante ans,après toute une vie de Travail,le medecin de Michelin l'autorisa à faire valoir ses droits à la retraite.
Il le fit.

L'usine Michelin ne revit plus Le Parisien...

Il put se lever à six heures au lieu de trois,s'occuper de son jardin de ses pigeons.
Les fils étaient installés,lui et sa Dédée étaient débarrassés des angoisses de fins de mois.
Les années s'égrenaient tranquilles...Quelques années paisibles,avec ses chats,son chien Prince,et les derniers animaux de la basse-cour que plus personne ne voulait tuer,la grosse lapine Paulette à qui tous les jours il donnait un petit beurre.
La poule blanche Catherine,tellement lourde et grosse qu'elle se couchait tous les dix pas...et les soeurs Etienne avec leur coq bien sùr...
medium_prince-le-chien.jpg

Prince,le chien fidèle,magnifique animal.

Cet homme,qui dans la force de l'âge aurait pu,en colère, assommer un cheval d'un coup de poing, qui faisait découvrir toutes les étoiles du firmament à ses fils,quand il leur mettait une gifle,cet homme avait une grande tendresse pour les animaux...

Mais il faut bien vieillir !

Jusqu'à soixante-quinze ans,il conserva force et vigueur.
Comme il le fit toute sa vie,il chantait...fort bien d'ailleurs,il connaissait par coeur des dizaines de chansons.

Puis il chanta moins,une sale maladie le rongeait qui très vite transforma le vigoureux septuagénaire en petit vieux...
Il ne chanta plus,et un voile de tristesse se posa dans son regard...

Il partit un sale jour de Décembre,dans sa quatre-vingt-cinquième année.
Je ne sais,qui de la maladie ou de la morphine l'a terrassé.

Ou peut-être,prisonnier de sa souffrance,il s'est encore évadé,traversant son Danube une dernière fois.

Je ne crois pas à l'au-delà,mais pour lui,je veux bien faire une exception,et j'espère qu'il chante maintenant sur l'autre rive...

Il m'arrive de penser qu'il méritait une autre mort.

L'église du village n'était pas assez grande,le jour où on le mit en terre.

Il faudrait dire aux gens que l'on aime qu'on les aime,quand ils sont vivants,et qu'ils nous entendent !

Mais il n'est peut-être pas encore trop tard.

Alors,comme aujourd'hui,c'est un jour qui s'y prète,

Je te le dis Papa,je t'aime et souvent tu me manques !

Au revoir....

15/05/2007

Tambours Battants...

Pompon, et Ran Tan Plan !

Je vous parlais dernièrement, avec une certaine tendresse d’Etienne, dit « Bibette », ou « Le Rouge », qui fut le dernier garde champètre « assermenté » du village.

medium_legardechampetre.jpg

 J’ai connu son prédecesseur, Joseph G. dit Joseph Bourène, Bourène étant le sobriquet attribué à la famille.

 Joseph Bourène, dont les enfants auraient l’âge de ma mère et plus, s’ils n’étaient morts.

 Je les ai bien connus ses enfants, son épouse aussi, la Philo.

 Je revois encore Noël, un des ses fils, une sorte de colosse à la tête fragile, qui finit à l’asile psychiatrique, car il était violent est dangereux, quand il avait bu, et il buvait souvent.

 Je revois Eugène aussi, il habitait dans ma rue.

 Eugène Bourène, dit aussi « treize langues », car dès que vous tourniez le dos après avoir écouté tous les commérages et vacheries sur Pierre et Paul qu’il vous avait débités, il vous taillait un super costard avec le passant ou la passante qui prenait la suite.

 Eugène, qui avait une superbe mule presque blanche disait : « Moi et ma jument, nous allons tous deux la queue au vent ! ».

 Il termina sa vie cloué infirme dans un fauteuil roulant.

 Joseph Bourène n’est plus pour moi qu’une silhouette, un homme grand, mais tous les hommes sont grands dans la mémoire venue de l’enfance, avec uneveste en velours noir, un chapeau, et bien sûr des sabots, comme tout le monde.

 Je le revois lui aussi avec le tambour, mais tout cela est vague, et très lointain, il ne fut pas garde longtemps, car il mourut « de congestion », j’avais six ou sept ans peut-être, et laissa le tambour à Etienne…

 Je me souviens bien mieux de sa chienne,une belle chienne Groëndal, que les gens, mais surtout les autres chiens du village craignaient, car elle avait la dent dure !

 J’étais un des rares gosses à l’approcher et à la caresser.

 Une fois, pris par l’orage, je m’étais abrité sous le lavoir du Quartier, et elle était venue se réfugier dans mes jambes, car elle était terrorisée par le tonnerre . Ce jour-là nous sommes devenus amis elle et moi .

 Je n’ai pas connu les précédents gardes, le père de Dré du Garde, ni « Pompon » bien entendu.

 Pompon ! Mon père en parlait souvent de Pompon, c’était parait-il un personnage.

 Il officiait encore pendant la guerre, celle de 40.

Mon père exerça pas mal de métiers, et j’ai oublié de vous en mentionner un, dans le portrait que j’ai fait de lui, il fut aussi fossoyeur à l’occasion.

 Une occasion, il y en eut une. Un ancien combattant de 14/18, libre penseur, passa de vie à trépas.

 C’était le mari de la Maria Règneaux, elle habitait la maison avec une verrière, juste à coté du bureau de tabac, c’était d’ailleurs la voisine de Bibette, vous y êtes ?

 Bon, ce brave homme fut donc conduit en terre, mais ses obsèques furent civiles.

 Ce n’est donc pas le curé et un enfant de chœur portant la croix pas facile à porter pour un gosse,je vous le dis, qui se présenta devant la tombe.

 Ce fut Pompon, le garde Champètre, avec le drapeau des anciens combattants.

 Mais pompon qui sans doute avait du se remonter le moral en faisant une descente prolongée à la cave, etait encore sous le coup de l’émotion que provoque une rafale de canons, du bon, du frais !

 Ce n’est pas tant la démarche dirons nous « chaloupée » du personnage qui intrigua Georges, le fossoyeur occasionnel, mais simplement le morceau de pan de chemise qui débordait largement de la braguette de notre ami Pompon.

 « Il a failli me faire pisser dans mon froc, et j’ai eu toute les peines du monde à me retenir de rire… »

 Et il riait le Jojo, en revivant l’épisode !

 Les enterrements joyeux sont rares, mais il y en a,  la preuve !

 Il faillit déclancher un grave conflit entre Yssac et Saint-Bonnet le Pompon !

 C’était bien avant la guerre, et ce conflit vite étouffé dans l'oeuf, fut sans incidence sur celui de 39/40 !

 Simplement, au cours d’une réunion professionnelle entre gardes champêtres voisins, Pompon et son homologue de Saint Bonnet parlaient boutique dans la cave de ce dernier.

 Il ne filtra rien de l'entretien, tous deux observant le droit de réserve attaché à leur fonction, mais la suite eut pu très mal se terminer. On a vu des querelles de clochers naître et se prolonger pendant des années pour bien moins que ça !

 En partant, Pompon subtilisa le tambour de son collègue !

 Après une rapide enquête, il fut démasqué et sommé, avant poursuites devant les tribunaux de la République, de restituer l’objet du délit. Pour les poursuites, je m'avance sans doute un peu.

 Il s'éxécuta, et ainsi furent évités de graves débordements entre les « Padelants » d'Yssac,  et les « Bialants » de Saint-Bonnet, ouf !

 « Le mien était percé ! » dit-il, ce sacré Pompon,pour justifier son ignoble geste !

    

 A bientôt…

10/05/2007

Avis à la Population...

La Pierre du Garde...

  

« Avis… » C’est par ces mots, après un roulement de tambour, que « le Garde » Donnait à la « population » les informations communiquées par la Mairie.

 La dite population qui en général était au travail dans les champs ou à l’usine, pouvait aller consulter les infos « à la grille ».

 « Ha bon, et qui est-ce qui  t’a dit ça ? »

 « C’était dans la grille… »

 « Bon, j’irai y voir ! »

 Effectivement, on pouvait "aller y voir "dans la grille.

 La grille…Pour peu que vous soyez un peu curieux, vous en avez vu un peu partout de ces « grilles », anciennes ou rénovées.

 Elles sont accolées contre un mur, celui de la Mairie, ou à proximité.

 Elles sont semblables à des placards où on ne pourrait rien ranger, parce qu’insuffisamment profonds, et dépourvus de rayonnages.

 C’est là que sont affichées toutes les informations importantes et indispensables au citoyen rural.

 La réglementation sur la chasse, les avis de la chambre d’agriculture sur les traitements des vignes et des vergers, l’horaire des cars de ramassage scolaire, les compte-rendus des conseils municipaux, enfin tout quoi !

 Elles font partie de notre patrimoine ces grilles, car longtemps, elles furent, avec le journal local et le livre de messe en latin, le catalogue de Manufrance aussi, pour les plus aisés, la seule lecture de bien des habitants de nos campagnes !

 C’est donc le garde qui était chargé d’afficher tout ça dans la grille.

 « La grille », que j’ai bêtement oublié de photographier, hélas, ce n’est plus celle de mon enfance, mais je le ferai à la première occasion, promis.

 « Avis… » 

 " Tous les chiens qui pissent lèvent la cuisse!", c'est ce que les gamins rajoutaient quand le garde était parti. On respectait l'autorité à l'époque !

 Appuyé sur son vélo, aussi rouillé que lui, Etienne, « Bibette », lisait le communiqué à cinq ou six endroits du village, où seuls un ou deux vieux alertés par le tambour venaient parfois au nouvelles.

 Ils relayaient l’info, et chacun allait voir à la grille.

medium_Pierre_du_Garde.JPG

 Avant de placarder le précieux document dans cette fameuse grille, avec des punaises que nous arrivions à chaparder à travers le grillage, Etienne qui fut le dernier garde-champêtre en exercice au village,posait son vélo contre l’église, et juché sur la « Pierre du Garde », il faisait son boulot.

 C’était pour nous un spectacle, quand nous avions la chance d’être en récréation à ce moment là.

 Et c’était assez souvent, car les récréations étaient très longues dans notre école !

 La Pierre du Garde, réservée au serviteur de la République était, et elle est toujours, placée au coin gauche de l’église.

 J’imagine que si elle avait eu une jumelle au coin droit, celle-là eut été réservée au Curé.

 Etienne fut le dernier garde du village, c’était un brave homme, rouquin comme c’est pas possible, et buvant volontiers le canon.

 Je n’ai pas le temps d’approfondir ici, mais il serait intéressant de faire une étude sur le sujet.

 Est-ce qu’il y aurait une certaine prédisposition génétique chez les garde-champêtres ou leur descendants, à ressembler comme deux gouttes d’eau à leurs compagnons à quatre pattes ?

 Les deux seules personnes au village qui ressemblaient à leurs animaux, c’était Etienne, le garde, qui ressemblait « vraiment » à son cheval, et Dré du Garde, le fils d’un garde mort bien avant que je sois né, qui lui, ressemblait à son chien.

 Et ne me dites pas que je raconte des âneries.

 Dans mon enfance, je les voyais presque tous les jours, je sais ce que je dis quand même !

 J’eus deux confrontations avec le garde.

 La premère, c’était en 54, l’année de la mort de ma grand’mère Philomène. J’étais allé seul au petit bout de vigne que nous avions aux « Maillots ». Il y avait là un trésor, un arbre qui donnait des pêches-prunes ! Ce fruit, genre brugnon n’était pas si courant à l’époque.

 Installé donc sous cet arbre, je dégustais avec gourmandise ces fruits qui pour moi aujourd’hui ont le goût du bonheur de l’enfance.

 Fort de son autorité, Etienne, pesrsuadé que j’étais en train de chaparder le bien d’autrui tenta de me déloger.

 Fort de mon bon droit, je me serais plutôt fait hacher menu sur place que de décamper !

 « Je le dirai à ton père ! » grogna-t-il, décontenancé par la « résistance » d’un gamin mal débarbouillé de neuf ans.

 Il le dit à mon père qui se mit à rire, ils burent ensemble un canon, peut-être deux.

 La deuxième, un peu plus tard, je devais avoir douze ou treize ans. Je revenais du pré des « Gravilles », et je ramenais Samba, notre jument.

 Samba n’aimait pas les vaches, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. C’était ainsi. 

 Or ce jour-là, nous nous sommes retrouvés à l’abreuvoir de la place, alimenté en eau de Volvic comme il se doit, au beau milieu des vaches de la France.

 la France, vous voyez, la fille de l’ancien forgeron, la sœur de Sylvain, l’unijambiste…C’est vrai que vous n’êtes pas du pays, vous ne les avez pas connus.

 Bref, Samba commença à boire parce qu’elle avait soif, puis couchant les oreilles, mauvais signe, elle rua lorsque une vache la toucha je pense.Elle se cabra à demi, manquant me jeter à terre.

 Heureusement qu’il n’y avait pas une pleine charrette de journalistes et de cameramen, c’eut été l’accident !

 Affolées, les vaches repartirent dans la cote des Gonots en meuglant.

 La France hurlait à qui mieux mieux, ce qui finit de semer la panique.

 Saisi soudain d’une inspiration venu du tréfonds de mes origines, sans doute l’ atavisme du cavalier Arverne, la génétique est incontournable, je partis à la poursuite du troupeau,et doublais dans la descente les quatre ou cinq fugitives.

 Le galop en descente, lorsque vous montez à cru, il faut serrer les genoux !

 Décontenancées par la manœuvre, les braves vaches s’arrêtèrent, et je pus les ramener dans le bon sens.

 La France s’en été allée quérir Etienne.

 « Tu peux pas faire attention non ! » Ce fut tout.

 J’ai presque honte de le dire, mais comme je n’étais plus enfant de cœur lorsqu’il est mort, je ne me souviens pas de sa disparition.

 Il fut le dernier garde du village, ça, je vous l’ai déjà dit…

  

A Bientôt…

  

PS : Je vous parlerai peut-être des gardes qui l’ont précédé, Joseph Bourène, je l’ai connu, mais surtout Ponpon, que je n’ai pas connu, mais dont mon père m’a souvent parlé.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique