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19/11/2006

La Laitière et le Rescapé...

Dis Maman, c'est quoi un Veau ?

C’était dans mon journal, « La Montagne », ce matin.

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 Quelle merveilleuse histoire, un marcassin adopté par une vache normande !

 Dans quel monde merveilleux vivons-nous, finalement.

 Quelle belle leçon d’amour nous donnent les animaux ?

 Quelle émotion, des larmes de tendresse et de bonheur mal contenu,embuent mon regard d’astigmate hypermétrope, dont cependant la vue est bien corrigée par un ensemble verres carbonate- monture en titane, à 950 euros !

 Et maintenant, le petit moment  d’attendrissement passé, si nous écrivions cette belle histoire, telle qu’elle s’est réellement déroulée…

La Véritable Histoire...

 Complètement affolé, échappant de peu aux chiens qui se ruaient sur lui et ses frères, après que leur mère soit tombée, blessée à mort par une balle à ailettes, le marcassin s’arrête, épuisé, le cœur près à éclater dans une prairie herbeuse, loin du bois.

Ce bois, qui était son domaine, et  où il entend encore les chiens, occupés à déchirer le reste de la portée, il sait qu'il n'y retournera plus!

 Ses frères et sœurs sont peut-être morts, à cet instant...

Ou, s’il y en a qui ont pu se sauver, sans leur mère, ils sont comme lui condamnés à mourir de faim. Il tremble, il a peur, il attend, rien ne le fera bouger de là...

 Une grande ombre, un souffle chaud, ça y est, c’est la fin…

 Trois semaines déjà qu’elle n’entend plus son petit meugler dans le box des veaux, au fond de l’écurie.

 Il est parti, c’est sûr, comme les deux autres avant lui.

 Elle a à peine eu le temps de le flairer, de le lécher…elle l’a eu une journée, le temps qu’il tête un peu ce premier lait, le lactosérum, qui le protégera dans ses premiers jours.

 De toute façon, ce lait d’après le vêlage, on ne peut pas le vendre, alors, autant le laisser au veau, c’est autant d’aliment économisé, et en plus ça évite des frais de vétérinaire...

 Elle l’a entendu une dernière fois qui beuglait sa peur quand le camion est venu le chercher, et depuis trois semaines, plus rien...Triste et résignée, elle broute, en attendant la prochaine visite du cosmonaute, qui remplace le taureau dans les troupeaux de vaches laitières...

 Elle l’a vu arriver cette petite chose tremblante qui s’est couchée dans le pré. Presque une journée, qu’il est là.

 Mais le tracteur arrive là-bas, c’est l’heure de la traite, tant mieux, le pis commençait à lui faire mal, il est en retard aujourd’hui,l'homme.

Et oui, c'est vrai, il était à la chasse …

 La nuit tombe, il est toujours là, ce n'est pas un veau, il n'en a pas l'odeur, mais pourtant....

 Elle s’approche, il frémit quand elle le flaire et lui souffle un peu de chaleur.

 Elle dormira là cette nuit, il se love contre elle, rassuré…Ils sont heureux...

FIN...

Fin, pas tout à fait. Bientôt, les gardes-chasse fédéraux viendront expliquer qu'il est interdit de détenir et d'élever des animaux sauvages, surtout des espèces gibier...

Les vaches dans les prés avec les vaches, et les sangliers seront bien gardés !

 Et la voilà la belle histoire, en vrai. Dans un prochain épisode, nous vous donnerons la recette du civet de marcassin.

 En attendant, n’oubliez pas de bien faire saisir votre escalope de veau à l’huile, avant de rajouter du beurre, si vous souhaiter la garder moelleuse…

  

A Bientôt…

21/10/2006

Désolé, c'est le calendrier...!

Avec, ou sans Sucre ?

Nous fêtons aujourd’hui Sainte Céline.

 Ce n’est pas que je veuille vous imposer une chronique « La Vie des Saints » revisitée Crabillou, mais on peut causer un peu quand même !

Hier, nous eûmes des Saints tranquilles, Vital, et Adeline, sa sœur, morts bien peinards dans leurs abbayes.

 Avant-hier, Saint René nous a emmenés au Canada, ou il rencontra, c’était son destin, un sort funeste, écrapitouillé, je vous le rappelle par les Iroquois.

 Ils étaient chez eux les Iroquois, d’accord, mais quand même !

Alors, un petit mot de la Sainte du jour, Céline...

 La noble Céline, admirant la vertu de sainte Geneviève, de passage à Meaux où elle habitait, lui demanda de prendre l'habit des vierges.

 Son fiancé, furieux, voulut s'opposer à ce projet.

 Geneviève et Céline, dit-on, se réfugièrent dans l'église dont le baptistère se referma miraculeusement sur elles et Céline put garder toute sa vie la virginité et se dévouer aux bonnes œuvres.

 Sainte Geneviève ne manqua pas de guérir une de ses servantes malades et qui depuis deux ans ne pouvait plus marcher.

Si l’on ignore la date de la mort de sainte Céline, on peut situer sa rencontre avec sainte Geneviève entre 465 et 480 ( A seize heures GMT, pour le thé..Ndlr.).

 Elle fut ensevelie près de Meaux. Un prieuré bénédictin élevé sur son tombeau dura jusqu'à la Révolution où ses reliques, apportées à la cathédrale de Meaux, furent mélangées avec celles d'autres saints et enfouies dans le cimetière.

Ses reliques sont encore dans la cathédrale de Meaux et son culte est resté localisé dans le diocèse de Meaux.

 Il est possible qu'elle ait été vénérée ailleurs (à Troyes), mais on l'a confondue avec la mère de saint Remi, vénérée le même jour, bien que l'une soit vierge et l'autre veuve.

Outre la remarque indiscrète sur la maman de Saint Rémi, vous noterez qu’il y avait en ces temps jadis beaucoup plus de Saints et de Saintes que de nos jours.

 A tel point que c’était presque une affaire de famille, comme Sainte Adeline et son frère Saint Vital.

Et que voilà maintenant comme dirait Saint Johnny, que Sainte Céline, elle prenait le thé avec Sainte Geneviève, chapeau !

 A un poil près (bon, je sais!) elle se retrouvait Miss France la Céline !

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 Et même, on le voit, Céline a rencontré René au Canada!

 Les Iroquois ne l'ont pas encore repéré, et croyez-vous que Céline soit en Sainte , est -elle encore vierge?

Je rassure le notre de René, le René du blog50, l’homme qui ressemble à la fourme, et dont la devise, c’est : « Allez les Verres ! ».

 Bien qu’imprégné, à l'insu de mon plein gré, de l’enseignement et de la morale Catholique (qui en valent largement d’autres, si l’on sait s’en débarrasser à temps), je ne suis pas spécialement « traumatisé ».

Il n’empêche, les cinq années d’Enfant de Chœur que j’ai effectuées dans une commune rurale de la Basse Auvergne ont compté pour peau de balle dans le calcul de ma retraite !

 Et pourtant, il fallait quelquefois se lever à 6 heures, pour assurer l’office du matin.

 A six heures trente, déjà vêtu de la blanche chasuble de l’enfant de Chœur modèle, j’allais, encore endormi -les gosses de dix ans ont le sommeil lourd à cette heure-là - sonner les 3 fois 6 coups de cloche qui annonçaient la « petite messe » du matin.

 Inutile la cloche d’ailleurs, les trois ou quatre saintes femmes qui assistaient à cette messe étaient déjà là depuis un moment…

Le vieux curé arrivait, « Dominus vobiscum…Et cum spiritu tuo… » Et c’était parti pour une demi-heure… 

 « Ite missae est… »..Retour à la sacristie, on pose les bleus, et c’est presque l’heure de prendre le vélo pour aller à l’école, libre évidemment, à Châtel-Guyon...

Là, avant de démarrer les cours, un « Notre père », ça te change les idées !

Un souvenir, qui vous fera peut-être sourire, mais qui moi me soulève encore le cœur quand je l’évoque.

Le Mercredi des Cendres, j’étais de service, pour aller servir la messe.

 L’idée m’est venue, plutôt que d’attendre la fin de l’office, et revenir à la maison déguster le petit déjeuner préparé par ma mère, de me faire vite fait un en-cas avant d’aller tenir compagnie aux trois ou quatre veuves, et au vieux curé qui allait dire sa messe.

 Du lait sur le gaz, il frémit, il est chaud…vite, la boite à sucres…Il n’en reste que deux morceaux, bof, le sucre en poudre dans le placard …

Une, deux…et trois cuillérées !

 On remue, et on avale d’un trait…

 Bouarffffeurk ! Ce n’était pas du sucre en poudre, c’était du sel fin !

 Il faut quand même aller servir la messe !

« Dominus vobiscum… »  Hum...

 C’était plutôt: « Le minus vomi tout… ! » Ce jour-là !

  

A bientôt…

  

27/08/2006

GENRE FOX...

Coup de Foudre...

  

« Il a trois mois, a tout casser.. ». C’est ce que me dit Philippe, notre vétérinaire de famille.

 Sur le carnet de vaccination qu’il vient d’établir, il inscrit « Genre fox ».

 Ouais, genre fox, on peut le dire.

 Le chiot dont il est question, je l’ai recueilli il y a à peu près quinze jours, en rentrant du travail, sur la voie express entre Riom et Clermont-Fd, juste à l’endroit  où Robien et Sarko ont installé un radar, il y a deux ou trois ans…

Vous voyez ? Eh bien c’est là qu’il était ce jour de Juillet 1989, mois de bonheur pour les masses laborieuses, et mois d’enfer pour les chiots qui ont un peu amusé le petit, mais qui embarrassent pour descendre sur la côte…

On les laisse de coté !

 « Tu veux l’appeler comment ? » me demande Philippe.

 Je revenais de Vichy, lorsque j’ai vu ce petit chien au bord de la route.

A la radio, il était question de je ne sais quelle polémique au sujet d’une décoration décernée par Feu le Maréchal, au madré François, notre Président.

 « Francisque !», que je m’entends répondre.

 Et voilà donc le  chiot « genre fox » , dûment vacciné et muni de sa carte grise.

 Francisque intègre donc son nouveau foyer. Il y vivra une douzaine d’années.

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 On le voit, avec ses copains, Juliette, la chatte noire et Max, le bon gros pépère croisé berger Teuton.

 Tous bêtes perdues ou abandonnées, recueillies ou réfugiées chez nous.

 Il aurait pu vivre heureux longtemps, mais hélas !

Vacciné contre quelques maladies de clebs, mais pas protégé de la connerie et de la méchanceté des humains le Francisque.

 Une heure du matin, j’entends gémir devant la porte…

  « Ha te voilà, allez rentre! Mais rentre ! »  Non, il ne rentre pas .

Il est parti en fin d’après-midi, déjouant notre surveillance, car c’est un cavaleur le coquin !

 Je l’ai bien cherché, du coté de ses « fiancées » supposées, mais rien.

 Et il est là maintenant, gémissant devant la porte.

 Croyant qu’il ne veut pas rentrer parce qu’il craint la réprimande, je me baisse, et l’attrape vivement pour le rentrer  à l’intérieur. Whâouilleee !

 Le sang jaillit de mon pouce largement ouvert. Il m’a mordu !

 Non par méchanceté, mais sous l’effet de la douleur.

 C’est qu’il est mal en point l’animal, je m’en aperçois maintenant.

 Il se traîne, comme si ses pattes arrière étaient mortes. Je me suis même demandé plus tard comment il avait fait pour rentrer à la maison.

Dés le matin, d’abord le bonhomme aux urgences.

« Encore vous ! » me dit l’infirmière.

Il est vrai que nous nous connaissons bien, elle m’a déjà vu l’année dernière pour un tendon sectionné par un couteau à greffer, et encore un peu avant pour quelques doigts cassés et pas mal écrabouillés, c’est la même main d’ailleurs, la gauche.

 Et après, le Francisque chez le veto. J’étais  persuadé qu’il allait le piquer.

 « On va essayer de le récupérer » me dit Philippe en examinant la radio, on voit bien les deux vertèbres disjointes sur le cliché.

 « Un coup de trique, c’est presque sûr.. » qu’il rajoute.

 Je préfère ne jamais connaître le « papa » de la fiancée !

 Effectivement, Francisque s’en sortira, moins gaillard et moins véloce qu’avant, de temps en temps, le train arrière bat de l’aile, mais il gambade quand même.

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Vous le voyez avec son vieux compagnon  Max, très vieux sur cette photo. 

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 Avec Juliette,copains inséparables tous les deux.

 Elle l’a cherché quelques jours, après que je l’ai conduit chez Philippe, pour son dernier voyage.

 Il avait  fini par se paralyser complètement…

Ma petite fille a pleuré quand il est mort « Franssique »…Moi aussi…

  

A Bientôt.

 
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