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27/05/2008

Elle est longue la route de l'Histoire...

... Je crois qu' il y a des croix sur le chemin !


*** Lourd et gris le ciel de Mai...***

 Il pleut toujours. Ce n’est pas un temps pour voyager jusqu’en 2011 !

 Laissons donc les maîtres de nos destinées, lâchés dans le futur, finir de gâcher notre avenir en assurant le leur, et revenons plutôt à des choses sinon plus terre à terre, du moins plus passionnantes, comme le passé par exemple…

medium_Mgr_Douarre.jpg Je savais que je l’avais faite cette photo du portrait accroché dans la petite église de mon village.

 Vous vous souvenez, dernièrement, j’ai fait une petite mise au point au sujet de Mgr Douarre, l’Evêque qui s’en alla « en mission » chez les  Canaques, c’est comme ça qu’on les appelait les Kanaks à l’époque, l’autorité coloniale faisant peu de cas du K des habitants de la Nouvelle Calédonie.

 Pourquoi nouvelle d’ailleurs, cette île peuplée par les Kanaks depuis fort longtemps n’avait nul besoin d’être rebaptisée, et ses habitants non plus.

 Imaginerait-on que des gens venus de Bornéo ou d'ailleurs, rebaptisent à leur arrivée, la Bretagne ou la Corse , et papouïsent notre nom de façon plus facile à prononcer pour eux !

 Baste, il ne nous appartient pas de réécrire l’histoire, contentons-nous de nous la remémorer, et, mais là c’est pas gagné, d’en tirer des leçons.

 Mgr Douarre s’en alla donc expliquer aux Canaques, les Kanaks de l'époque, quel Dieu il fallait adorer et servir pour aller au Paradis.

 Ils furent nombreux  à y être expédiés, bien contre leur gré d'ailleurs, les malheureux canaques, dans ce Paradis qui n’existe que pour ceux qui y croient. Surtout ceux qui se rebellaient contre ces blancs qui bouleversaient tout chez eux, les chassaient de leurs terres, et voulaient leur imposer un ordre et des coutumes dont ils ne voulaient pas.

 Mais c’était ainsi. Je ne vais pas réécrire l’histoire, je l’ai dit.

 Cependant, juste un mot, ces gens, Mgr Douarre et d'autres, animés par leur foi étaient sincèrement persuadés qu’ils devaient aller partout dans le monde pour y porter la parole du Christ,  persuadés aussi, qu’ils étaient destinés à propager la « Vraie Foi », et imposer à tous, comme un cadeau cette religion si belle qui était la leur, la seule qui vaille d’être pratiquée, et qu’il fallait pratiquer, celle-là, et pas une autre, puisque c’était, que dis-je c’était, c’est et ce sera toujours la seule qui vaille !

 Ces braves missionnaires y laissèrent leur peau, ils passèrent donc au grade supérieur, celui de martyrs.

 Ils furent des martyrs, comme toutes celles et ceux qui vont jusqu’à sacrifier leur vie pour ce qu’ils croient juste de dire ou de faire.

medium_Blaise_Marmoiton.jpg Parties avec Mgr Douarre, Il y avait trois personnes du village, dont le Frère Blaise. De nombreux Touretaires, mais pas seulement, sont les arrières arrières cousins ou neveux de ce religieux, qu’ils ont honorés en plaçant  dans l'église, cette lave émaillée à sa mémoire.

 Les Kanaks - Non pas les Canaques évangélisés appliquant le "Tu ne tueras point", plus pour ne pas être eux-mêmes tués par les soldats de la République que par pure conviction étaient plus fréquentables - les Kanaks qui les ont tués étaient des païens cruels et barbares, c’est du moins ce qu’on m’a appris quand j’étais gamin, c’était sûrement vrai. Est-ce qu’on dirait autre chose que la vérité à des enfants ?

 Ces cruels païens barbares, leurs arrières arrières à eux, les Kanaks qui sont morts en 1986 dans la grotte d’Ouvéa par exemple, vas donc savoir si on ne devrait pas leur mettre une plaque de martyrs à eux aussi, en nickel de préférence la plaque, c’est moins cher que la lave émaillée là-bas. Ils sont morts parce qu'eux aussi se battaient pour quelque chose qui leur paraissait juste, et n'avaient-ils pas foi en ce qu'ils faisaient ?

 medium_Station_2.jpgC’est un des arrières arrières de Blaise - Salut Christophe ! -  qui m’a donné l’idée de vous relater ce qui suit, et qui n’a rien à voir avec l’épopée de Blaise et de ses compagnons, hors le fait que la deuxième Station du Chemin de Croix est accrochée à coté du portrait de Monseigneur Douarre, pas loin de la plaque en lave émaillée figeant Blaise pour longtemps, dans l’église qu’il a quittée pour en bâtir d’autres, et qu’il ne revit jamais.

 Bien loin tout ça. Un peu moins loin, mais tout de même…

  Plus d’un demi-siècle écoulé, depuis ce jour de…Mars, Avril 1955, 56 ? Je ne sais plus. C’était avant Pâques, on se serait cru en Novembre.

 Lorsqu’on parlait de passion en ce temps-là, il ne s’agissait pas des émois de ces dames. Qu’elles fussent ou non célèbres, ces dames, première, seconde ou dans la profondeur du classement, vivaient leurs passions tout autant qu’aujourd’hui, mais elles en faisaient rarement état dans la presse et à la télé ; leurs amants, époux, ou  amies petites amies encore moins.

 S’il était question de passion, c’est qu’il était question de La Passion, celle de Jésus, le Juif livré par ses frères aux Romains, pour qu’ils le crucifient. Pour rendre service, ils le firent bien volontiers les Romains, étant des spécialistes incontestés,  reconnus comme des champions  en la matière.

 J’étais enfant de chœur en ce temps-là, et un des devoirs de ma charge était d’accompagner le Prêtre quand il conduisait le Chemin de Croix…J'en portais une aussi de croix, et le chemin me parut bien long de la première à la quatorzième station...

 Mais il se fait tard Monsieur,

 Il va falloir que je rentre.

   

A Bientôt pour la suite...

 

 

 

05/05/2008

Et pendant ce temps-là...

... Coule le Chambaron.

medium_Chambaron4.jpg C’était hier, et nous étions Dimanche. Un beau jour, comme sait nous en donner le mois de Mai, quand il le veut bien.

 Au matin, le ciel s’était garni de moutons blancs immobiles, puis les avait vu fondre sous le chaud soleil, il en bleuissait de plaisir…Comme depuis des lustres, usant les dernières eaux de l’hiver, indifférent à ce qui se passait là-haut, le Chambaron suivait son cours….

 Un beau Dimanche, je vous l’ai dit. Si vous aviez été là, vers onze heures, quelque part près du clocher du village, vous auriez pu entendre :

 - A quelle heure le lâcher ?

 - Huit heures quarante.

 -  Bon, à soixante-dix à l’heure, il faut compter vers midi, midi dix, encore qu’il commence à faire chaud, il n’y a pas de vent. ils n’iront pas très vite...

 Le temps passe, puis soudain, comme à chaque fois, une petite poussée d’adrénaline…

- En voilà un !

 Une ombre traverse la cour, un bruissement d’ailes, le voila !

medium_J_arrive.3.jpg C’est un beau mâle bleu de deux ans qui se présente à l’entrée du colombier.

 Il est 12 heures 16.

 Il a été lâché à Tours, avec plus de trois cents de ses copains, il aura donc mis trois heures et trente six minutes pour rentrer à Yssac.

 Le colombier est distant, c’est le GPS qui le dit, de 240,922 km du point de lâcher. Il a donc volé à la vitesse théorique de 66,93 kmh. Plus vite en réalité, car il n’a pas volé en ligne droite, la  trajectoire qu’il a réellement suivie fut beaucoup plus longue…

  Ce pigeon est le premier arrivé au colombier, il y en avait 23 autres avec lui. Le deuxième ne s’est pointé qu’à 12 heures 44, et en fin d’après-midi, seulement 14 pigeons avaient rallié leur case. Ce fut, dans le jargon des colombophiles, un "concours dur". Premières grosses chaleurs, orages, gros lâchers étrangers, belges anglais, hollandais, allemands qui "entrainent" les pigeons auvergnats qui croisent leur route ? Les pigeons ne parlent pas, donc nous n'en saurons rien.

 Il en reviendra d’autres, mais il est presque certain qu’ils ne reviendront pas tous.

  Aujourd’hui, tous les colombophiles de la société vont porter leurs appareils de contrôle pour le « dépouillement ». Avec toutes les heures d’arrivée. Le classificateur fera le classement du concours. Est-ce que le beau mâle bleu montera sur le podium ? Il s’en fiche de toute façon, il a retrouvé sa femelle qui couve peut-être des futurs champions ; lui, il ignore que Dimanche prochain il visitera le ciel de Château du Loir, encore plus loin…

A Bientôt…

   

PS: Je ne peux plus pour l'instant mettre de photo en bandeau d'en-tête. L'hébergeur d'images Hiboox me fait des misères...Je suis trop paresseux pour HTML-iser moi-même mes images, nous verrons ça plus tard s'il le faut...

 

07/02/2008

La Vie, la Mort...

...La Mort et la Vie, éternel recommencement...


***

C’est arrivé hier, vers quinze heures…

J’étais sur mon clavier, et soudain, en même temps que j’entends un cri de détresse, j’entrevois à travers le rideau de la fenêtre comme une ombre fugace qui attire mon regard, puis, plus rien, le silence...Le piaillement des moineaux, leurs cris, le bruit de leurs disputes, de leurs peurs et de  leurs querelles, tout s’est arrêté en un instant, un instant de mort...

medium_Epervier3.jpg Je porte mon regard à la fenêtre, et je le vois.

 Il est là, magnifique Accipiter Nisus, à demi caché sous les lauriers, là où Olga cache quelquefois un os ou un croûton, croyant que j’ignore sa cachette.

 Il a cloué au sol un de nos moineaux, aussi gras qu’un canard mulard gavé aux Ogm Monsanto810.

Il faut voir ce qu'ils bouffent nos moineaux, je suis sûr qu'ils ont tous du cholestérol...Est-ce ce qui a provoqué sa perte au malheureux piaf, un mâle, on devine son plastron noir, nul ne peut le dire.

 Le temps que j’aille chercher l’Olympus E-510 Reflex, « Mais Nom de Dieu, où est-ce qu’elle l’a encore mis ! », et que je revienne, le moineau a perdu la tête, et il en est mort.

 Une des premières choses que fait l’épervier d’Europe, car c’en est un, c’est de décapiter sa proie, il en a trop bavé pour l'attraper, il ne faut lui laisser aucune chance de s'échapper. Tuer le plus vite possible, et manger. De même , on ne chasse que si on a faim, l'épervier n'est pas de la race de ces chasseurs gras du bide, qui fusillent lièvres et faisans en rotant le paté, il n'y a que les hommes pour gaspiller de l'energie avec le ventre plein !

 Trop absorbé à plumer sa capture avant de casser la croûte, le bel oiseau qui s’active, ne me prête guère attention, quoi que... 

medium_Epervier2.jpg Il se peut bien qu’il prenne là son seul repas de la journée, et qu’il se soit épuisé depuis le matin à raser les buissons et les haies des jardins du quartier, à la recherche d’un mulot imprudent, ou d’un petit passereau étourdi, affaibli ou malade.

 Il a réussi son coup,un oiseau est mort pour qu’un autre survive, c’est ainsi, la vie se nourrit de la mort, elles sont liées à jamais dans une ronde fragile mais tenace, qui nous entraîne, nous aussi dans son vertigineux tourbillon…

 Je prends toutes les précautions pour ne pas déranger le petit assassin affamé.

 medium_Epervier1.jpgJ’écarte un peu le rideau, et je vole quelques images dont la piètre qualité, vous me le pardonnerez, et due au fait que je suis derrière des carreaux, et que l’épervier reste à l’abri de la haie de lauriers, dans la pénombre.

 Depuis longtemps, il vient chez moi, rapide et silencieux, comme surgi de nulle part, plongeant sur le petit peuple braillard de mon jardin. La plupart du temps, je le vois remonter dans le ciel, bredouille, et allant plus loin chercher son repas.

 Il arrive aussi qu’il soit plus chanceux, et reparte, avec dans ses serres un moineau qui crie encore un peu avant de mourir. Mais c’est la première fois que je le vois consommer sur place.

 Il mettra bien un bon quart d’heure avant de plumer et de dépecer sa proie, puis il est parti, laissant derrière lui un petit tas de plumes, seule trace de son passage, une trace de mort, un signe de vie…

A Bientôt…

 
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