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08/08/2007

Quelle Horreur Mesdames,

Mais je suis obligé, c'est un ami, je m'excuse !



***

N’eusse été (pourri !) sa lourde insistance, je me fusse abstenu, à la fois d’utiliser le subjonctif, qui, imparfait ou présent, est fort délicat à manier, d’autant que je le maîtrise mal, mais surtout, je n’eusse point (virgule et à la ligne pour que je me sorte de ce traquenard !) virgule donc, elle est là « , », publié cette obscénité, qui je vous le précise mes chéries ne sort pas de mon appareil.

 Je l’ai pudiquement baptisée « Palmier ».

 Puisque, comme le dirait Cécilia, il faut manger le couscous jusqu’à l’Ali, allons-y !

 Le Coin du Visiteur n’est pas réservé à cet usage, mais, c’est un ami, et il m’est difficile de refuser.

 Il me demande en plus, le maître quatre vingt sept sans les palmes - les aura-t-il un jour ? Eu égard à son style trop peu académique, j’en doute ! - d’inclure le mail qui accompagnait cette horreur !

  A contrecoeur, je m’y résous.

 Mais vous qui me connaissez, vous savez que c’est pour moi un déchirement.

 Tant pis, je vous livre la chose ! Je parle du mail, car la photo, si je ne me suis pas planté dans les manips, c’est celle qui prend toute la place au début.

 Une photo quasi sarkozienne, « Derrière moi, il n’y a rien ! » A coté non plus, et devant encore moins !

 Anodin en apparence ce texte :

 « La nature nous donne à voir des choses surprenantes !
Ainsi ce palmier qui coulé des jours paisibles dans le New Hampshire, dans la charmante et populaire station estivale de Wolfeboro a eu cette réaction surprenante que l’on observe généralement chez l’homme lors de ses matins triomphants.
Là point de matin, la photo a été prise  ce jour à 16h36, après que la french first lady soit passée à proximité en se rendant à la plage du lac Winnipesauke.
Si quelqu’un a une explication ??? »

  Voilà ce qu'il dit mon pote.

 Vous vous faites un gros souci pour la santé de mon ami, moi aussi !

 Je crains que le demi euro par boite préconisé par le "Petit Campeur" ne suffise pas !

 Tapez « New Hampshire » sur Google, cliquuez "images", et dites moi si vous trouvez un palmier !

 Alors…

 Les matins triomphants dit-il, mais encore…que peut signifier ce montage photo grossier, indigne d'un ancien chef d'entreprise, dont les racines Arvernes sont encore frémissantes.

 Le palmier en question, je le connais, il est à coté de la piscine, pas loin d’Arcachon !

 Pourquoi ce bricolage phallique de quelques feuilles par du scotch assemblées…Faut-il y voir l’appel au secours d’un homme atteint par l’outrage de la soixantaine impitoyable, et qui hélas, nous rend durs de la feuille ?

 Je veux bien, que tout être mâle soit ému au passage de Cécilia, moi-même, simplement en évoquant ce doux prénom, vous dirais-je...

 Putain, ce visage, au retour de Libye, marqué par la fatigue, et des blessures secrètes, d'une lumineuse pâleur, au-dessus du tee-shirt blanc, délicieux filet garni, putain….

 Certes certes, nous sommes faits de chair, non de bois, et notre vie est semée de bûches, faut-il pour autant tomber dans la folie ?

 Je me demande, aujourd'hui encore, mais non, ce n'est pas possible !

 N’eusse été la distance kilomètriquement énorme qui les séparât, j’eusse fortement incliné, malgré mes deux opérations du dos à cinq ans d'intervalle, à queques jours près, à croire que mon ami se soit laissé allé à partager le breuvage hallucinatoire du Héraime abhorré !

 Mais que nenni, car nonobstant les prix fortement attractifs du Bordeaux moyenne gamme, qu’eut-il pris le risque mon ami exilé, d’aller se percer l’estomac avec du Côtes du Forez, même adouci par des champignons vénéneux !

 Malgré tout, je m’inquiète !

   

 A Bientôt…

 

06/08/2007

Merci André...

La Mère aux Chats serait fière de toi....



***

Juste un petit billet pour rassure mon ami exilé dans le 33.

 Voici ce qu’il m’écrit :

 « Ce syndrome sévit également à Gujan Mestras.( allusion relative à l'héroïque sauvetage des petites hirondelles par moi-même accompli, et dont je suis particulièrement fier, en toute modestie ! )
Après plusieurs heures de tête à tête entre cette jeune tourterelle tombée du nid et Naïma, je me suis décidé à remettre cette immature dans son nid, en compagnie de sa sœur.medium_TourtAndré2.jpg
Reste à observer si les parents voudront bien reprendre le nourrissage !

 Je ne vous cacherais pas que ce message désespéré, venant d’une grande bestiasse de cent quatre vingt sept centimètres, m’a ému au plus haut point.

 Je tiens à le rassurer mon copain.

 N’aies aucune crainte André, la jeune colombe est bel et bien sauvée !

 Ses parents vont finir de l’élever, et dans peu de temps, elle te réveillera à cinq heures du matin, et viendra te laisser ses hommages colombins au bord de la piscine.

 Tu as fait ton devoir de brave homme, nous n’en attendions pas moins de toi.

   

 A bientôt…

02/08/2007

Après la fausse histoire vraie,

 Un vrai Conte...

Le Sultan

Il était une fois un sultan; -or il n'y a de sultan qu'Allah- qui n'avait que des filles aussi belles les unes que les autres. Outre la beauté, elles avaient des qualités de coeur exemplaires. Mais le sultan n'était pas heureux. Un garçon manquait à son bonheur; un fils! Un fils qui lui succéderait, un fils qui perpétuerait la lignée. Le sultan et sa femme, qui avaient peur de mourir sans laisser d'enfant mâle, priaient jour et nuit, faisaient des aumônes, consultaient les plus illustres médecins, visitaient tous les marabouts du pays, mais en vain. Après bien des années, la sultane mit au monde un garçon. La veille de sa naissance, alors que la sultane faisait sa sieste, un vieillard à barbe blanche lui apparut en rêve et lui dit: «Tu auras un fils, il aura toutes les qualités attendues chez un prince. Il sera beau, intelligent, courageux, téméraire, mais lorsqu'il atteindra l'âge adulte il tombera si gravement malade que sa vie sera en danger et qu'il ne il sera guéri que si vous consentez un gros sacrifice.» Et il disparut laissant la pauvre femme ébranlée. medium_jeannie.jpg

«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard. 

Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla longtemps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots. 

«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?» 

-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk. 

-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon. medium_Roselyne_20Bachelot.jpg

-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.» 

Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps debout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.

Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l’œil tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d’oeil sous le regard impuissant de ceux-ci. 

«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.  

«-Le mal dont je suis atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.  

Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.  

«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison. 

«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit: «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il meure !». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice? Dès demain j'irai la voir».  

Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah! Je comprends pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit: «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver. 

«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.

-Mais comment un arbre pourra-t-il m'aider? Lui dit-elle. 

-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»  

Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos: «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui put exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit: «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».

Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve. 

«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»

L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles retrouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.

 Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.

FIN.

   

Ce joli conte vous est offert par Marc. Je ne lui ai pas demandé son avis pour le publier, c'est pourquoi je vais à l'instant lui communiquer l'adresse de Maître Collard, pour les suites judiciaires de l'affaire.

 Je l'ai retransmis dans son intégralité, je me suis juste permis de rajouter une illustration, la photo de la cruche. On voit bien qu'elle était déjà pas mal félée avant sa chute...

    

 A Bientôt...

 

 
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