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24/11/2007

Histoires de Chambaron...

 ...Et poussière dans l'oeil !

 

Pour terminer la journée dans le calme et la douceur, ça fait longtemps que je n’y ai rien rangé, je vais vous offrir un petit coup, bien frais, de Coin du Visiteur. Tout d’abord, je vous indique le site d’un visiteur qui m’a contacté sur ma boîte mail :

 www.chambaron.eu 

 N’étant pas modeste au point de refuser le compliment, je vous livre un passage de son dernier courrier auquel il faudra que je réponde d’ailleurs, si je ne veux pas passer pour un mufle !

 Voici :

 «Géographie oblige, je ne connais pas suffisamment la région et le cours d'eau, dont je suis distant de plusieurs centaines de kilomètres. Mais je suis heureux d'apprendre qu'il roule vos souvenirs: c'est un beau destin de rivière ancestrale, de passeuse de reflets.

 Même moins large, elle a ainsi quelques traits de la Sorgue vauclusienne, et de l'esprit miraculeux des textes de René Char.

 Je l'imagine filamenteuse, lourde de ressacs à truites, chahutant des dolmens d'ombre dans ses remous druidiques...

 J'aime bien votre site: il est farci à la gauloise de prises de position et de bec que j'apprécie.

 Il faut se battre contre tous ces mulets de notre société, qui sont bâtés de bêtise, hihannant dans les micros leurs foutaises américano-anglaises. 

 Lorsque j'ai pris pour nom de plume "Chambaron", je ne savais pas où il m'emmènerait. Depuis qu'il vit à mon côté, il me fait des surprises, et m'offre des cadeaux.

 C'est un nom de neuf lettres, écrit de lettres neuves, dans lequel je respire l'air frais des terres inviolées, des sources jaillissantes qui pleurent en beau français.

 Puissante bonhomie des résurgences du Cantal !

 Il n'y a pas qu'en Corse qu'on découvre des pâtres, des meneurs de brebis aux galoubets tendres et espiègles. Au coeur des Cévennes, aux bordures du Massif Central palpite la tendre mélodie des landes immémoriales.  Dans Cyrano, le dit de Bergerac s'adresse, avant la bataille de Dunkerque, à ses hommes affamés. Il fait jouer à Bertrandou, son fifre, un air languedocien avant de conclure: "Ecoutez les Gascons; c'est toute la Gascogne!". Il les fait pleurer de nostalgie à l'audition d'une mélopée issue des vaux, des landes, des forêts. "... Ces airs dont la musique a l'air d'être en patois". 

 J'espère que nous nous rencontrerons: vous devez m'en raconter plus sur le Chambaron. Rien ne m'est hasard: ni cette rencontre, ni vos remembrances d'enfance, ni ce texte trop travaillé eu égard aux circonstances.

 Il n'existe maintenant plus que deux conditions à ce nouveau Camp du Drap d'or: que nous soyons vivants tous deux, et qu'il ne gèle pas dehors. »

 medium_Cyrano.jpgCe monsieur s’amuse avec les mots, et c’est plaisant à lire. Et surtout il me flatte, ce qui prouve s’il en était besoin que lui est moi sommes des hommes de qualité ! Et puis,  « Farci à la gauloise » J’adore !

 Le texte qui suit, histoire conte ou fable m’est parvenu aussi par mail.

 Si j’en crois la date qui suit les initiales de l’auteur, ce mail est un courrier posté en l’an  futur 7523, ce qui ne nous rajeunit pas, mais qui nous rassure quand même sur la pérennité du système métrique, qui n’en déplaise aux Anglais est fait pour durer, la preuve, voici le texte :

Des petits riens...

1 Micron égale 1 millième de millimètre, c’est dire que cela ne se voit pas au premier coup d’œil. Mais laissez déposer un micron par jour, au même endroit, tout au long de l’année cela fait tout de même 0,001 x 365jours, soit 0,36525 mm en un an, ce qui reste encore négligeable.

Persévérez. En 10 ans, avec 3, 625mm vous verrez nettement le résultat de votre détermination. Continuez, continuez  et laissez en héritage la consigne à vos enfants, qui à leur tour se feront un plaisir de maintenir et transmettre la tradition.

En 100ans : 36,25 mm. En 1000 ans 362,5 mm et ainsi de suite jusqu’à 5517 ans.

Parce qu’alors, à l’occasion de grands travaux l’un de vos lointains descendants devra abandonner le lieu sacré où il vénérait ses ancêtres. Lieu où, selon la croyance, nul depuis des lustres ne devait déplaire à Eole porteur attentionné d’un micron de poussière par an.

Après une résistance farouche à l’extension du HUB destiné au trafic des navettes lunaires et la promesse de conserver sur place une trace de la culture ancestrale, les archéologues se sont mis à l’ouvrage.

 Comme il se devait, à 2 mètres de profondeur, au terme d’une patiente prospection sont apparus les premiers signes d’une découverte exceptionnelle : de longues tiges souples, d’un vert fluorescent. Très vite il s’est avéré qu’elles étaient attachées à un axe central cylindrique beaucoup plus rigide et épais, d’une matière tout aussi rare que les tiges flexibles.medium_Balai.jpg Dégagé avec beaucoup de précaution, l’ensemble, d’une unité spectaculaire,  présentait peu d’usure ( excuses, je n'ai pas trouvé d'image de balai vert. Je n'ai pas osé mettre un balai rose, ce blog est tous publics ! Ndlr). De nombreuses recherches dans les documents anciens ont réduit les hypothèses sur l’usage de cet objet qui trône maintenant dans une vitrine sous haute surveillance au beau milieu de la salle d’embarquement.

 Selon toute vraisemblance il s’agirait d’un instrument qui servait à balayer devant sa porte. Tout laisse croire que son ancien propriétaire a renoncé à cette action primordiale pour des raisons que l’on ignore, conduisant son seuil à être pompéisé à dose homéopathique.

 S’emparant avec brio de cette découverte des designers d’avant-garde qui planchaient sur les nouveaux modèles des fusées sélénites, ont conçu des engins à réactions aux formes épurées qui plaisent particulièrement au femmes.

 Coiffées de bonnets coniques d’inspiration gothique, vêtues d’amples robes noires flottant au vent, il n’est pas rare d’en apercevoir les soirs de pleine lune chevauchant leurs engins fantastiques pour de petites virées circumterrestres entre copines.

La maîtrise de ces engins n’a paraît-il, rien de sorcier. 

                                                                       MP le 12-09-7523

  Je diffuse ce texte, car il est riche d’enseignements.

 

 C’est tout d’abord la démonstration flagrante de ce que je prêche à longueur de blog !

 Cette saloperie de plastique vert fluorescent est quasi indestructible, tu peux arrêter de balayer pendant 5517 ans, tu le retrouves intact !

 Il faut y voir aussi l’illustration des vieux dictons de jadis.

 Le "balayer devant sa porte" peut se décliner en : « Mais qu’est-ce qui le pousse à lorgner mes poutres, ce héraimiste bigleux qui dort sur de la paille ! Il ferait mieux de balayer ce fainéant !

 Ils vont nous ruiner tous ces assistés ! »

 Ne le dites à personne, la paille le gars, il l’a eue à l’œil !

    

 Bon Week-end si je ne vous revois pas…

01/10/2007

Pour que vivent les truites...

Dans nos jolies rivières...

  

*** 

A la suite de mon billet qui, entre autres, ironisait un peu sur le « Bio bac » de Saint-Bonnet près Riom, l’ami dont la première réaction m’avait permis de « rebondir », je suis assez « rebondi », sur le même sujet dans une deuxième note, m’a envoyé le courrier suivant :

 

 Je trouvais le projet de lettre à la Montagne racoleur et réducteur.

 Racoleur, parce que le levier utilisant  les peurs existentielles fondamentales de l'humanité est facile.

 Réducteur, parce que focalisant simplement la crainte sur le mot « pesticides ».

 Il est sûrement très agréable d'être polémiste et j'imagine assez bien tes jubilations quotidiennes  (je dois reconnaître qu'elles peuvent être savoureuses à lire, même lorsque tu imagines que cela m'égratigne) mais cela fait-il avancer le schmilblick ?

 Pour que les hommes de bonne volonté puissent faire bon usage des techniques, il faut les éduquer et il me plairait que les billets qui arrivent à la Montagne, et peut être les tiens aussi, aient un ton plus positif.

 Et dans le cas présent, mettent en relief la vraie nature du problème, à savoir la pollution des eaux et non des terres qui digèrent les produits.

 Et mettent aussi en valeur les travaux des scientifiques qui cherchent à corriger les défauts de méthodes ou pratiques homicides.

Bravo  donc pour avoir donné le lien St Bonnet bac, il m'a permis par ricochet d'atterrir sur Phyt'eauvergne, et de mieux comprendre le problème et des pistes de solution.

Expliquons, expliquons, répétons, répétons, améliorons, .....Sévissons.

 Il y avait 14000 morts sur les routes par an en 1973, nous en sommes à 4 ou 5000 c'est toujours trop.

 Il y a en 2007 beaucoup trop de pesticides. Des gens compétents s'en occupent à ce que je vois.

 Mais derrière, qui fait quoi ???  

Une conclusion partielle: formons, informons des gens qui sachent lire et comprendre ........les notices des produits phytosanitaires.........Éduquons: bon sens, respect.

 Arrêtons de déraisonner.medium_Arabesques.jpg

Sans oublier que la vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible, qu'il faut gérer du mieux possible, au travers d'un flot de "malades", six  milliards, qui représentent autant de pensées individuelles dans un, ou des,  courants de conscience collective (regarde par analogie un vol d'étourneaux). La conscience collective vire au vert.  

N'ayons pas peur, et pour ne pas avoir peur, concentrons notre esprit sur la réalité et faisons-la évoluer.

***

 J’ai répondu à ce courrier, ma réponse ne présente guère d’intérêt, et n’était pas destinée de toute façon a être  diffusée.

 Je lui demandais de m’autoriser à publier ce mail dans ma rubrique « Le coin du Visiteur ». Est-ce qu’une araignée était embusquée sur la toile ? Toujours est-il qu’il y eut un petit raté dans notre dialogue internautique.

 Voici son deuxième mail :

 Tu m’as écrit à 9h 03.

 Je t'accorde volontiers la permission d'utiliser ma prose, au risque de me faire étriller ! Cependant, note que je n'avais pas attendu ton mail pour rédiger ma prose de ce matin, qui n'est partie qu'à 9h41.

 Elle te confirme, si besoin était, que nous avons largement les moyens de converger.

 Mais comme il nous reste un côté frondeur et étudiants attardés (du moins pour moi), on a encore besoin de faire crisser les pneus au démarrage !

 Tout est un problème de prise de conscience d'un côté, et d'intérêt ou disons de gestion économique de l'autre. Et ce levier est très fort. Sous cet aspect, je ne suis pas choqué, pour reprendre une expression auvergnate, qu'il y ait une bourse sur les "droits" ( je mets entre guillemets, parce que le terme n'est pas forcément le meilleur), les droits donc à polluer. Immanquablement les droits vont se faire rares et chers et la prise de conscience d'un risque économique surgira chez ceux qui n’avaient pas d'autre perméabilité à la conscience écologique.

 Là est je crois notre différence d'approche des problèmes.

 Ce n'est pas satisfaisant pour le poète qui est en moi,  mais c'est je crois la seule voie qui marchera universellement.

 Il faudrait pour être efficace ouvrir le chantier de  «  l'écolonomie ». Sans compter sur les forces persuasives de la nature, qui, par les catastrophes répétées, ouvriront bien, aussi les yeux des plus aveugles, en les touchant pour certains toujours au portefeuille. Le chamane du forez y a fait allusion.

 Si tu lis le « Nouvel Obs » de ce jour, tu verras un article sur les cancers qui ne peut que conforter nos préoccupations.

 Par quelle face faut-il attaque l'ascension ?

 Toutes les tentatives sont utiles, quelles seront les plus efficaces?

 Rien ne m'a plus réjoui que de visiter il y a quelques années le salon Pollutec. Il y a un élan (économique certes) vers les technologies mises au profit de l'environnement.

 J’ai toujours constaté que le progrès se faisait de deux façons :

 Par des améliorations successives, à petits pas.

 Et par des sauts technologiques brutaux ou une conscientisation brutale.

 Les deux sont en oeuvre dans le cas qui nous intéresse aujourd'hui.

 D’un côté des améliorations pour réduire et adapter le volume des pesticides utilisés avec usage du GPS pour doser au mètre près, des stations de lavage pour les effluents importants.

 Et la FNSEA, disant qu'elle ne peut se passer des pesticides, acceptera quand même sûrement  cette voie.

 D’un autre, le progrès des méthodes alternatives (ensemencement de prédateurs aux pucerons, etc.) 

 Sachant que dans tous les cas il y a des cycles expérimentaux quasi annuels et des revers de médaille parfois douloureux.

 Pour en finir avec "mon expérience", la mode du management à la japonaise m'a appris que pour arriver à la solution la plus simple à un problème il était intéressant de se poser au moins 5 fois la question « Pourquoi ? »

 Pourquoi ceci ? Parce que cela !

 Pourquoi cela? Parce que xxxx !

 Pourquoi xxxx ? Parce que yyy !

 Etc.

 La réorientation du problème amène souvent à des solutions radicalement efficaces, et  économiquement intéressantes.

 Pour des problèmes techniques courants cela s'est avéré efficace et souvent rapide.

 Pour des problèmes de plus grande envergure par leur difficulté propre, ou leur extension massive, le chantier est certainement de longue durée.

 En ce cas, les 5 «  Pourquoi » n'ont sûrement pas été suffisants, ni à Pasteur, ni à Edison qui ont mené des milliers d'essais avant de réussir.

 C'est pourquoi les mouches du coche me sont bien des fois insupportables.

 Tes chroniques peuvent y ressembler parfois, et je réagis. Mais au-delà, cela nous a permis je l'espère d'établir un dialogue constructif.

 Bon week end, et peut être des photos du Chambaron dans tous ses états, ses joies et ses souffrances.

 

 J'ai cru bon de publier ces réactions de mon ami, car elle donnent une autre vision et une autre approche de la question  environnementale.

 Il fait allusion au Nouvel Obs, qui cette semaine publie un dossier très intéressant,suite à la sortie du livre de David Servan-Schreiber  "Anticancer", édité par Robert Laffont, où il raconte sa lutte contre une tumeur au cerveau.

Il y est beaucoup question d'alimentation saine, donc de pollution.

 On trouve aussi dans ce numéro de l'Obs, un article de  Michel de Pracontal qui traite de l'étrange retenue  de l'Académie Nationale de Médecine et de l'Académie des Sciences dans le dernier rapport  sur les causes des cancers.

 A lire absolument, dans ce numéro riche d'enseignements, à la page 96, l'article de Marie Vato sur le scandale des pesticides aux Antilles.

 Plus que nos échanges, entre mon ami est moi, cet article intitulé "L'Ile aux poisons", illustre les conséquences de la pollution quand se conjuguent l'ignorance des populations, le laxisme et la complaisance des autorités, et la pression de puissants lobbies agricoles. Cet article illustre aussi la limite de "digestion" de nos sols.

 J'aurais très certainement l'occasion de vous en parler.

 Quant à mon ami, la photo des truites, c'est lui, celle de la jolie petite rivière aussi le vol d'étourneaux provient du web, il revient sur ce blog quand il veut !

    

 A Bientôt...

29/09/2007

Calme et paisible...

Arrêtons-nous là, un instant.



***

 Voici un petit coin de France.

 Il m’a été offert par un de mes visiteurs, assidu mais fort discret. Je lui prends quand même un petit bout de son jardin secret.

 Il ne m’en voudra pas, si je vous invite à vous y reposer un instant…

    

A Bientôt…

 

 
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