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09/10/2008

Blanc comme vrai, ou noir mensonge...

...Elle est où la vérité ?

  *** Est-ce le Soleil ? Peut-être est-ce la Lune, qui sait...***

« Bonjour.

 J’ai lu avec attention le commentaire que vous avez laissé sur mon Blog, à la suite du billet :

 «Quand la machine tient Machin…Elle ne le lâche plus !»

 Je vous informe que ce jour, je vais mettre en ligne sur mon site un autre billet, relatif à cette "affaire", billet ciblé plus sur votre commentaire d’ailleurs que sur l’affaire proprement dite.

 C’est pourquoi je vous envoie ce mail- vous parviendra-t-il ?- à l’adresse que vous indiquez comme étant la votre.

 Je vous serais reconnaissant de vouloir bien donner un peu plus de précisions sur les faits que vous relatez dans votre commentaire, car pour beaucoup d’entre eux, c’est la première fois que j’en ai connaissance.

 Par souci d’honnêteté vis-à-vis de mes lecteurs et visiteurs, il serait bon de leur indiquer quelles sont les sources auxquelles ils peuvent se référer pour vérifier vos dires.

 Dans l’attente, et vous en remerciant par avance, veuillez agréer mes meilleures salutations.

 Crabillou »

 C'est le mail que j'ai envoyé à "Albatros", il était 9:24 heures ce matin.

 medium_Albatros.jpgAlbatros, c'est l'internaute qui a laissé hier le commentaire suivant , sur un billet que j"ai publié le 17 septembre, billet d'humeur intitulé :

 "Quand la machine tient Machin...Elle ne le lâche plus !"

 Pour celles et ceux que ça intéresse, je ne saurais trop leur recommander de lire ou relire ce billet, avant de continuer la lecture de la présente note.

 Je vous reproduis ici le commentaire laissé par Albatros, le voici :

 Parcours Exemplaire d'une Innocente victime.

 Né le 14 mai 1982. Machin hérite du prénom de son de père alcoolique , sous-brigadier à la Préfecture de Police.

 Il affirme avoir subi des violences sexuelles de la part d'un garçon plus âgé que lui. La femme qui l'a en garde à l'époque ne se souvient pas de ça. Par contre, elle a bien le souvenir de Marc la menaçant à deux reprises, à 5 ans, avec un couteau de cuisine. Sa vie scolaire est chaotique, les exclusions se succèdent au collège, à cause de son comportement violent avec les filles.

 1997- A 15 ans, il aime bien faire la tournée des sex-shops.

 Il commence à ressentir des pulsions, et surtout il a envie de «passer à l'acte avec les femmes». Retourne vivre chez son père, qui dit de lui qu'il est un «garçon incompréhensible».

 1999- Un éducateur spécialisé inquiet de l'instabilité de Machin note :

 «Marc Machin est constamment en quête affective auprès de femmes plus âgées que lui.»

 Quelques mois plus tard, le jeune homme de 17 ans repère une femme de 44 ans, agent SNCF, dans un train : «A Suresnes, elle est descendue, je suis descendu... Je voulais la caresser...je la suis pendant cinq minutes... elle est rentrée dans le hall.»

 Là, il la jette au sol, lui déchire son collant, son slip, lui introduit deux doigts dans le vagin. Sa petite amie, Sandrine, de dix ans son aînée, le quitte quand elle apprend ça.

 Au cours de son entretien avec l'expert psychiatre, Machin dit regretter «très sincèrement» ses actes.  Le tribunal pour enfants de Nanterre le condamne à deux ans de prison avec sursis, et trois ans de mise à l'épreuve.

2000- Marc Machin 18 ans a déjà recommencé.

 Dans un pub du 18e arrondissement de Paris, il coince une étudiante suédoise dans les toilettes, ferme le verrou, lui arrache son chemisier, la gifle, lui caresse les seins. Elle crie, il tente de s'enfuir.

 Il est rejugé en 2002, et écope d'une peine de deux ans dont dix-huit mois avec sursis.

 Entre-temps, il y a eu l'affaire Bedot. Le pont de Neuilly.

 Machin sent bien qu'il perd le contrôle de lui-même. Il n'a plus de mémoire, boit de plus en plus.

2001-19 ans. Inculpation par erreur (ou complicité pas encore démontrée)

 Le 1er décembre 2001, un samedi matin. Marie-Agnès Bedot, 45 ans, divorcée, mère de trois enfants, assistante de direction à la fondation Médéric-Alzheimer, était partie un peu avant 7h30 de chez elle, sac de sport à l'épaule.

 Son corps a été retrouvé à 10h49, dans une mare de sang, à côté de deux bouteilles de rhum vides,au milieu de l'escalier de pierres qui descend du pont de Neuilly vers l'île juste en contrebas.

 Six coups de couteau dans le thorax. Pas de viol.

 Selon le légiste, Marie-Agnès Bedot a été assassinée vers 7h40.

 L'enquête évolue rapidement, une passante se souvient d'un obsédé sexuel qu'elle a croisé sur le pont,à 7h34.

 Il lui a demandé : «Excusez-moi, madame, voulez-vous que je vous suce la chatte ?», elle décrit son blouson bombardier.

 Marc Machin est justement connu des services de police parce qu'il a violé une femme en 2000 à Suresnes, après lui avoir dit «j'aimerais te sucer le minou». En plus, Machin a un blouson bombardier chez lui, qu'il affirme ne plus porter depuis six mois parce que la fermeture Eclair est cassée.

 Mais voilà, le vêtement ressemble à celui décrit par la dame. Et cette dernière reconnaît Machin, de façon «quasi formelle» derrière une glace sans tain.

 Marc Machin est donc arrêté le 13 décembre 2001. Et avant d'avouer, il doute de lui, déclare ignorer s'il a tué ou non Marie-Agnès Bedot, évoque même la possibilité d'un dédoublement de sa personnalité.

 Depuis, il s'accroche à sa vérité. Devant les jurés de la cour d'assises en 2004, Machin clame son innocence.

 Il croit s'expliquer quand il ne fait que s'enfoncer :

 «Je reconnais toujours ce que je fais, que ce soit une agression sexuelle ou un meurtre.»

 A l'époque, il dit même : «Si vous arrêtez le meurtrier un jour, je le tuerai de mes propres mains.»

 Le suspect se met à table :

 «Oui, c'est moi. Je vais m'expliquer.»

 Marc Machin décrit sa victime étendue sur le dos, alors qu'elle a été retrouvée face contre terre.

 Il raconte qu'il était bourré, défoncé au shit ce jour-là, comme tous les autres d'ailleurs. Qu'il a peut-être vu cette femme sur ce pont et a sûrement été pris d'une de ces incontrôlables pulsions sexuelles.

 Et puis, plus rien. Le trou noir. Jusqu'à la fuite, les mains rouges de sang, enfouies dans ses poches.

 Pourtant, dans son blouson, on ne retrouve rien qu'une petite goutte de sang, le sien. Qu'importe, il a pu le laver.

 Les experts psychiatres le décrivent comme un homme «fruste», «immature», «peu structuré», «intolérant à la frustration», «criminologiquement dangereux».

 2008- 26ans. Une nuit  de mars 2008 un inconnu, David Sagno, 34 ans, SDF. se rend au commissariat de la Défense, pris d'un irrépressible besoin de revendiquer deux crimes:

 Celui de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001, et de Maria-Judith Araujo,  toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002, alors que Marc Machin était déjà incarcéré.

 Confondu par son ADN, il devient aujourd'hui derrière les barreaux, un nouveau meurtrier plausible idéal de Marie-Agnès Bedot.

 Il est manifestement atteint de troubles psychiatriques, et s'est accusé du viol de la victime, alors qu'aucune agression sexuelle n'avait été constatée.

 A-t-il agit seul la première fois ?

 Il reste que David Sagno est un  ancien compagnon de cellule de Marc Machin et que tout deux rôdaient dans les parages à l'heure critique.

 Marc Machin à 26 ans, dont l'exécution de la peine a été suspendue le 1er juillet par la Commission de révision des condamnations pénales, voit sa détention prolongée de quatre mois de prison pour l'agression d'un surveillant.

 Ne faisons plus d'amalgame trop rapide avec les enfants de choeurs d'Outreau ou Christian Ranucci.

 La Révision suppose réexamen avant absolution et n'oublions pas Emile Louis, l'adjudant-chef Pierre Chanal, Marc Dutrout, Francis Heaulme et bien d'autres, victimes de calomnies ont été relâchés plusieurs fois faute de preuves immédiates.

 En les redoutant je me tais.  Souhaitons que Marc Machin soit vraiment innocent, tout au moins pour ce coup-là, et que sa prochaine victime de viol ne soit pas dans votre famille. »

***

 Long, très long commentaire, que penser de tout ça ?

 Je ne voudrais pas apparaître ici comme l'avocat de la défense de Marc Machin, il en a déjà un et semble s'en satisfaire, je le lui laisse bien volontiers !

 Je vais cependant reprendre quelques éléments du commentaire en forme de réquisitoire que vient de présenter en audience sur mon site le Procureur Albatros, beaucoup mieux informé que moi à ce qu'il semble.

 Je tiens à préciser que la seule chose contre laquelle je me suis élevé, c'est que l'on maintienne en prison un homme qui de toute évidence- c'est la Justice qui le prétend à la lumière des "éléments nouveaux" apparus récemment - est innocent du crime pour lequel on l'a condamné à dix-huit ans de réclusion.

 Il a été condamné à quatre mois de prison, parce que pendant qu'il purgeait la peine qu'on lui a injustement infligé, il a agressé un gardien dans la prison où il n'aurait jamais du être enfermé. Six ans de taule pour rien, il y a de quoi être nerveux !

 Voilà l'objet de mon billet d'humeur du 17 septembre.

 Pour le reste, je me fous du tiers comme du quart de l'enfance de Marc Machin ou de son adolescence.

 Dans l'état de droit qui est le nôtre, on juge les gens sur des faits, et on les condamne s'il y a lieu sur les actes qu'ils ont commis, après que les preuves de leur culpabilité soient établies par les enquêteurs, au cours d'une instruction à charge et à décharge.

 Cette justice n'est pas infaillible, et les juges étant des hommes, ils peuvent se tromper comme les autres hommes. Des enquêteurs peuvent aussi, étant persuadés qu'ils détiennent le coupable, obtenir au bout de quarante heures de garde à vue les aveux d'un marginal "psychologiquement fragile".

 Il se peut que des jurés populaires fassent de l'inculpé, en leur âme et conscience, le coupable d'un crime d'abord avoué, puis farouchement nié ensuite, et que le marginal en question se retrouve derrière les barreaux.

 Il se peut aussi, au bout de cinq ou six ans, alors que le condamné est oublié dans son cachot depuis longtemps, qu'un autre "coupable" revendique le crime, et que les preuves soient plus fortes contre ce second "coupable" que contre le premier.

 Ne faut-il pas en ce cas remettre les pendules de la Justice à l'heure, et libérer toutes affaires cessantes le premier inculpé ? Je penche pour cette solution, d'où mon premier billet.

 Ouvrant largement vos ailes, vous nous dites, Monsieur le Procureur :medium_albatros_galapagos.2.jpg

 "Machin hérite du prénom de son de père alcoolique , sous-brigadier à la Préfecture de Police."

 Voudriez-vous par là, nous signifier que le fait de porter le même prénom qu'un père alcoolique puisse prédisposer un nouveau-né à devenir plus tard alcoolique, comme son père ?

 Mais pourquoi ne s'est-il pas alors également orienté vers le métier de policier ? Quel est le gène qui a foiré en cours de route, dites-nous.

 Poussons un peu plus loin. Qu'il se fut prénommé François, au lieu de Marc, lui eut-il évité les Assises...Poursuivons.

 Vous nous dites également :

"Il affirme avoir subi des violences sexuelles de la part d'un garçon plus âgé que lui. La femme qui l'a en garde à l'époque ne se souvient pas de ça. Par contre, elle a bien le souvenir de Marc la menaçant à deux reprises, à 5 ans, avec un couteau de cuisine. Sa vie scolaire est chaotique, les exclusions se succèdent au collège, à cause de son comportement violent avec les filles."

 Elle est sans doute sincère la dame. Il est peu probable que le "garçon plus âgé" se soit livré à ses coupables pratiques sous les yeux de ce témoin.

 Par deux fois dit-elle, elle se souvient fort bien d'un bambin de cinq ans, dangereux récidiviste de surcroît, qui par deux fois Mesdames et Messieurs les jurés, la menaça, au risque de se blesser gravement ce petit, avec un couteau de cuisine.

 A l'évocation de cette scène terrifiante, nous tremblons tous Monsieur le Procureur...

 Profitons de l'occasion pour recommander aux parents de ne jamais laisser de jeunes enfants jouer dans la cuisine, c'est dangereux...

 Lourdes de sens vos révélations..

«Sa vie scolaire est chaotique, les exclusions se succèdent au collège, à cause de son comportement violent avec les filles. A 15 ans, il aime bien faire la tournée des sex-shops. Il commence à ressentir des pulsions, et surtout il a envie de «passer à l'acte avec les femmes»...Retourne vivre chez son père, qui dit de lui qu'il est un «garçon incompréhensible»

 Combien de collégiens et de lycéens, qui sont à la fois en difficulté avec l’enseignement, et se comportent assez mal avec les filles, combien ? Sont -ils pour autant tous des criminels en puissance ? Permettez-moi d’en douter.

 A 15 ans, il aime faire la tournée des sex-shops...

medium_Sex-Shop.jpg J’ose espérer Monsieur le Procureur que vous allez diligenter des poursuites contre les tenanciers de ces maisons, ouvertes je vous le rappelle, aux seuls adultes majeurs...

 Aujourd’hui, la question ne se pose plus, il y a Internet.

 Il a des pulsions et voudrait passer à l’acte.

 La belle affaire ! Vous souvenez-vous du temps où vous étiez adolescent Monsieur le Procureur ?

 Un père qui découvre son fils ado alors qu’il ne l’a pas, ou peu connu enfant, et qui dit : «Ce garçon est incompréhensible» Connaissez-vous beaucoup de pères qui ne se soient jamais fait pareille réflexion au sujet de leur fils, à un moment ou à un autre ?

 Vous faites état du passé judiciaire de Marc Machin. Il aurait été deux fois condamné pour agression sexuelle. Une première agression où il fut à deux doigts de parvenir à ses fins dans un hall de gare s’il vous plaît, une autre fois dans un pub.

 On peut s’étonner qu’à la suite de ces actes, ce monsieur n’ait pas fait l’objet d’un suivi psychiatrique, qu’il n’ait pas été soigné…Savez-vous s'il l'a  été, suivi et soigné, Monsieur le Procureur ? Ces actes ne font pas de Marc machin un personnage sympathique, mais depuis quand le comportement et les actes passés d'un individu font-ils de lui un criminel sur une affaire nouvelle, sans qu'il soit besoin d'établir sa culpabilité sur autre chose que des présomptions. C'est un peu court il me semble.

 Il n'est pas d'affaire grave qui n'ait son coté cocasse, ainsi :

"L'enquête évolue rapidement, une passante se souvient d'un obsédé sexuel qu'elle a croisé sur le pont,à 7h34. Il lui a demandé : «Excusez-moi, madame, voulez-vous que je vous suce la chatte ?», elle décrit son blouson bombardier."

 Merci pour cet instant de détente Monsieur le Procureur !

 Il est 7:34, un huluberlu fait à une passante une offre de  service d'ordre intime qu'habituellement on ne fait pas en pleine rue à une inconnue lors d'une première rencontre.

 "Excusez-moi Madame..." , puis, de gauche et presque timide, "l'obsédé sexuel"- je dirais l'abruti- six minutes plus tard, soudain se métamorphose en monstre sanguinaire, il tue de six coups de couteau une autre malheureuse passante. Pas impossioble, mais il faudrait le prouver.

 Le malotru en mal de cunnilingus furtif  pourrait bien être Machin, l'homme au blouson bombardier, sans pour autant être le meurtrier...Ce blouson par exemple, vous allez un peu vite en besogne lorsque vous nous dites :

 "Pourtant, dans son blouson, on ne retrouve rien qu'une petite goutte de sang, le sien. Qu'importe, il a pu le laver."

 Ce blouson aurait du se retrouver maculé du sang de la victime, or, on ne retrouve qu'une petite goutte, pourquoi petite, ne soyez pas modeste, disons une goutte, une goutte normale... non pas du sang de la victime, mais du sang du suspect.

 Vous balayez tout ça d'un : "Qu'importe, il a pu le laver !" Holà holà Monsieur le Procureur, vous êtes-vous déjà essayé à nettoyer un blouson maculé de sang, ou d'autre chose, et de le nettoyer entièrement, sauf une tache , fut-elle petite ?

 Comment s'y est pris Machin, au demeurant bourré-drogué au rhum et au shit, pour nettoyer son blouson, comment ?

 Je m'arrête ici, je n'ai pas l'intention de refaire ni l'enquête ni le procès de Marc Machin ou d'un autre, il y a des magistrats pour cela.

 Je reprends une de vos phrases, elle ne manque pas de sel...

"Ne faisons plus d'amalgame trop rapide avec les enfants de choeur d'Outreau ou Christian Ranucci."

 L'amalgame, vous le faites de bout en bout de votre commentaire, et pour enfoncer le clou, vous assénez :

"La Révision suppose réexamen avant absolution et n'oublions pas Emile Louis, l'adjudant-chef Pierre Chanal, Marc Dutrout, Francis Heaulme et bien d'autres, victimes de calomnies ont été relâchés plusieurs fois faute de preuves immédiates. En les redoutant je me tais."  medium_Grand_Corbeau.jpg

 Si révision du procès il y a, il ne sera pas question "d'absolution", nous ne sommes pas à confesse, mais de réhabilitation, c'est bien autre chose.

 Pour ce qui est des calomnies dont furent victimes Emile Louis, L'adjudant-chef Chanal, Marc Dutrout, Francis heaulme et d'autres, j'ignore ce dont vous voulez parler, et de quels corbeaux ils furent les victimes,  mais sans remonter jusqu'à l'affaire Calas, il en est d'autres qui pourraient vous revenir en mémoire, This et Thiènot, Seznec...Patrick Dils.

 Même si le ton que j'emploie ici vous semble un peu agressif, ce n'est qu'une apparence, ne vous en offusquez pas. N'y voyez aucune attaque personnelle.

 Simplement, je n'aime pas du tout le courant de pensée que je devine à travers votre commentaire. Courant de pensée qui veut qu'un individu à l'enfance et à la jeunesse perturbée soit indélébilement marqué du sceau de l'infamie, et ne puisse être que coupable, toujours coupable. Né coupable, il doit mourir coupable !

 "Souhaitons que Marc Machin soit vraiment innocent, du moins pour ce coup-là, et que sa prochaine victime de viol ne soit pas dans votre famille."

 Car bien évidemment, Marc Machin va prochainement violer quelqu'un, c'est écrit dans ses gènes, n'est-ce pas. On aurait peut-être du le laisser en prison, dans le doute, en vertu du principe de précaution...

 Je conclue en vous souhaitant à vous, l'albatros au vol lourd, de ne pas vous trouver un jour au mauvais endroit au mauvais moment, une erreur judiciaire est vite arrivée. Nous n'en sommes à l'abri, ni moi ni vous, pensez-y !

***

- Les photos des albatros et du grand corbeau proviennent de sites Internet.

 A Bientôt...

 

06/10/2008

Les chèvres tremblent ...

... Dans les Combrailles !



*** Ma Belle Auvergne en automne...***

 Le temps s’est radouci, j’aurais pu faire de même, et pourtant ce billet sera un billet d’humeur !

 Un billet d’humeur mauvaise, mais aussi de tristesse, tristesse persillée de déception, la déception de l’amant qui s’aperçoit que sa maîtresse qu’il voudrait parfaite a quelque part des verrues qu’elles dissimulait sous ses dentelles ! 

 Je suis déçu, déçu et en colère. Mon Auvergne, ma chère Auvergne ne se ressemble plus !

 Certes, bien placé pour le savoir, je sais bien que tous mes compatriotes- l’Auvergne est ma Patrie, la France est mon Pays et l’Europe est mon Rêve- je sais que les Auvergnats ont en plus de leurs délicieux fromages, tous les défauts que vous avez aussi, plus quelques travers supplémentaires qui ajoutent à notre charme, et , font de nous des gens comme les autres, et comme les autres, différents.

 Je suis déçu. Je sais pour y avoir vécu collé durant mon enfance et ma jeunesse, que pour certains « la terre » est plus qu’une drogue, elle peut devenir un poison. Notre littérature en est pleine de ces histoires où la terre nourricière tue tout aussi bien ceux qui la possèdent que ceux qui la convoitent.

 Mais j’ignorais jusqu’alors que chez nous, en 2008, ce « droit du sol » que d’aucuns ne reconnaissent qu’à ceux « du pays » peut conduire à la folie, une folie meurtrière. Et pourtant ! 

 A l’heure de la mondialisation, sur cette planète devenue si petite qu’un trader de Wall Street peut en jouant sur les valeurs du Veau d’Or qui s’en va à vau l’eau, peut à la fois faire fortune en une seule nuit, troubler le sommeil de milliers de gens, ruiner de pauvres bougres en Asie et en Europe, condamnant au passage quelques Africains à mourir de faim, dans ce monde moderne, il reste encore des zones d’ombre, où malgré Internet, Sarko, le Pape, Bigard, le nucléaire et Tf1, des esprits obscurs et bornés n’ont pas franchi le dix-septième siècle !

 Je m’en amuserais sans doute si ces îlots de bêtise n’étaient là, sous mes yeux, en Auvergne, chez moi !

***  Non, celles-ci ne risquent rien ! ***

 C’est au printemps il me semble, qu’une première fois je vous ai relaté un fait qui m’avait outré.

 J’avais commenté un tout petit encart du journal La Montagne.

 Plus tard encore, après que des menaces assez sordides furent proférées ; entre temps, un appentis avait été incendié...Je crois aussi vous avoir parlé de ce triste fait divers campagnard.

 Eh bien ça recommence !

 Peut-être avez-vous vu aux Journaux télévisés, entendu à la radio, l'incendie d'une grange dans un trou perdu de la lointaine Auvergne, là-bas, au moyen-âge…

 Après que dix de ses chèvres furent retrouvées « assassinées » au pistolet d’abattage et égorgées, après que son appentis ait pris feu sans que la cause de l’incendie soit connue, après avoir reçu des lettres de menaces, dont une lui promettant de violer son épouse, et de faire de sa fillette de huit ans « une femme », cet éleveur de chèvres et de moutons « bio » installé à Teilhet (63), dans les Combrailles, aux confins du Puy de Dôme, de l’Allier et de la Creuse, a vu la semaine dernière sa grange incendiée.

 Ses chèvres, les remplaçantes de celles tuées au printemps, ont pu être sauvées in extremis.

 A l’heure qu’il est, une enquête est en cours. Toutes les hypothèses sont envisageables, toutes.

 Le plus vraisemblable, mais quelquefois les évidences sont démenties par les faits, soyons donc prudents, le plus vraisemblable, c’est que nous assistions au rejet d’un « étranger au pays », dont la seule faute serait d’être venu s’installer sur ces terres, et de vouloir y vivre avec sa famille, en élevant des chèvres et des moutons  de façon « bio ».

 Je ne vais pas vous réécrire « Jean de Florette », et accuser quelques Hugolins manipulés par des Papets machiavéliques, je ne suis ni Pagnol, ni Giono. Mais je ne crois pas trop me tromper en disant que se rejoue dans ce coin de campagne le drame mille fois joué et rejoué de « l’étranger qui vient chez nous alors que ces terres appartiennent aux gens d’ici ! » Il faut donc le chasser…

 D’abord l’hostilité, puis les menaces, « vas-t-en ! » barbouillé sur sa porte…

Il tient bon, on sent qu’il ne partira pas. Dix de ses chèvres paieront son obstination de leur vie…

 Puis l'escalade ! L’appentis incendié, les menaces pour lui, l’odieux et l’ordure pour sa femme et sa fille, et aujourd’hui le feu !

 Tiens-bon Jean-Hugues, il ne faut pas qu’ils gagnent !

 J’ai lu il y a peu chez Pierlouim, un hommage à Fernand Raynaud.

 Se souvient-on de son sketch sur « l’étranger », cet étranger qui venait manger le pain des Français.

 Ils ont fini par le chasser l’étranger, et ce sont eux qui n’ont plus eu de pain, c’était le boulanger du village l’étranger !

 Plus de pain c’est triste, alors essayons de garder du fromage de chèvre dans les Combrailles !

 

 A Bientôt…

 

 Voici dans l’ordre :

 Ma note sur la tuerie des chèvres : Le coup de gueule d'Olga.

 Une intervention sur le Blognaute.fr :  ** Lire le billet N° 393 **

 Le scan d’un article récent sur La Montagne :

**  Le_Chevrier_de_Teilhet.jpg **

*****

01/10/2008

Les anges regardent ailleurs...

... Quand ça sent trop la merde !
*** Ressorti du Grenier.. Merci Framboisine ! ***

 La Phrase du Jour:

 "Pôpô dis, ça ne sent pas l'angélique, Madame la Marquise !"

***

 Dommage, ils sont mignons ces deux angelots.

 Je serais bien en peine, chère  Monique, de vous dire lequel des deux est la fille. Allez, je suis dans un bon jour, nous ferons donc comme si c’était celui des deux qui a l’air le plus intelligent.

 Ils étaient gentiment venus nous faire une petite visite ; un mauvais sort a voulu qu’ils se posent sur une plage bretonne. Ce n’est pas de leur faute, et je suis sûr que ce n’est pas non plus de la nôtre, « Hein Fleury-Michon ! »

 Eux, habitués qu’ils sont à vivre en permanence en  odeur de sainteté dans une saine atmosphère qui a des airs de paradis, imaginez la tête qu’ils firent les pauvres à se voir englués dans des algues pourrissantes.

 Ont-ils eu le temps de lire l’article que je vous ai scanné, et que je mets ci-dessous ? Je ne sais pas. J’ai juste eu le temps de prendre le cliché  bien (en)cadré de la photo bandeau.

 J’ai bien essayé, mais ils étaient de face, et je n’ai pas pu voir. Ce n’est donc pas aujourd’hui que nous saurons enfin si les anges ont un sexe. Je puis par contre vous dire qu’ils ont  une voix, car j’ai clairement entendu l’un ou l’une dire à l’autre (en était-ce une aussi ?), alors que détournant leur regard, ils scrutaient le ciel, attendant le prochain nuage qui les éloignerait de ce cloaque infâme, j’ai clairement entendu, oui entendu :

« Putain, tirons-nous de là, laissons-les dans leur merde ! »

La vie d’ange n’est plus ce qu’elle était !

***

*** Scanné dans "Aujourd'hui" du dimanche 28. ***

 medium_Nitrates.jpgQue voulez-vous que je rajoute à ça !

 Je pourrais pianoter un billet dur, comme il m’arrive de le faire, lorsque je suis en verve et contre tout, mais depuis que je sais que le stress est un facteur d’obésité, j’évite de pisser des copies au vitriol ; car si je m’aigris, je grossis ! Alors, cool…

 Et pourquoi ne pas voir toute cette merde avec le regard du poète ?

 De belles fleurs poussent bien sur du fumier, pourquoi la pourriture ne nourrirait-elle pas les vers ? « Hein Prévert et Verlaine, et toi aussi Frédéric Lefebvre ? »

 Vous vous demandez ce que vient faire Frédéric Lefebvre là-dedans, moi aussi ! Mais puisqu’il est là, profitons-en…

 La question imaginaire à la con et du jour : 

 « Hier, en 2001, Lionel Jospin, le premier ministre qui revenait de week-end en Falcon, ça pue l’algue pourrie dans le Tgv, a failli se faire emplafonner par Jean-Louis Boorloz qui volait bourré, qu’en pensez-vous monsieur Lefebvre ? »

 Ces histoires d’algues, qu’en penserait Jacques Brel ? Ecoutons-le :

 Les anges sont repartis tellement ça schlingait

 La plage était toute verte de septembre à juillet

 Si elles s’en souviennent les vagues vous diront

 Combien de tonnes de merde y ont chiées les cochons

 Faut dire…

 Faut dire....C’est sûr, il y en aurait à dire, mais tout le monde s’en fout, "Hein Victor !"

 Ce siècle n’a que huit ans, mais on sait par avance,

 Que seuls comptent le pouvoir, le fric et la finance !

 La preuve, jetez donc un coup d’œil là-dessus…

***Bon_Job.jpg***

  

 A Bientôt...

   

PS: Les plages où la Fanette est morte asphyxiée sont vertes et dégueulasses de septembre à Juillet, car de juillet à septembre, les touristes viennent ajouter leur merde à celle des cochons...On nettoie les plages avec l'argent des cochons...de payants ! 

 

 
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