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02/06/2011

Monsieur le Bourreau...

... Encore une petite minute s'il vous plaît...

Efant Plage.jpg

Photo grappillée sur Internet...

Profite de tous les instants de ta vie mon enfant, la vie est un cadeau qu'on ne déballe qu'une seule fois...

***

J'ai suivi vos conseils...Je positive.

J'étais décidé à mitonner une fable que n'eut pas reniée Monsieur de La Fontaine...Pour l'instant, j'y ai renoncé.

Certes, mon humour noir m'aide à chasser le diable comme je dis, mais il peut aussi blesser mon entourage, tout le monde n'est pas obligé d'aimer Pierre Desproges. Il me faut donc dans mes notes user du bémol.

crabe beret basque 2 43.jpgVous n'aurez pas droit à la fable : "Le crabe et les éponges. ", du moins pas aujourd'hui.

Cependant, dans mes recherches pour l'illustrer, je suis tombé sur quelque chose d'intéressant...

Décidément, notre belle nature est pleine de ressources, il suffit de chercher, voyez plutôt :

*** Merci Bob, tu me sauves la vie ! ***

Bien qu'évitant le ton geignard et les plaintes inutiles, il est fort probable que mes misères intimes commencent à vous lasser...Sachez que si c'est le cas, je vous comprends. Mais tant qu'écrire une seule ligne ou un seul mot sur le mal qui me ronge me donnera l'impression d'un soulagement, fût-il minime et perceptible de moins seul, je continuerai...Qui m'aime me suive !

Chronique du fond du puits...

Depuis mercredi dernier, une semaine déjà, je suis sorti de la clinique et n'ai aucune nouvelle des examens en cours qui doivent décider de l'importance du traitement qu'il faudra m'appliquer...

Sans autre médicament que trois petites pastilles de Cortencyl, je me sens comme abandonné au fond d'un puits, un puits profond dont je suis incapable de sortir seul...Notez qu' au sentiment d'être abandonné, se mêle le lâche soulagement d'une courte trève médicale avant que ne s'engage la grande bataille, une bataille terrible, un corps à corps en mon corps qu'il ne me faut pas perdre...Une guerre de trachée à laquelle une seule issue est possible, la vie ou la mort.

C'est ma première bataille contre la mort, et à dire vrai, jusqu'à ces jours-ci je ne m'y étais guère préparé.

Mon ennemi est coriace, ce n'est pas le genre à relâcher les rats qu'il prend dans sa nasse, il est sans pitié. Lui, il est programmé pour, il a déjà terrassé des millions de braves bougres dont beaucoup sans doute étaient plus forts que moi...Qu'importe, ce n'est pas toujours le plus fort qui l'emporte...

N'est-ce pas Goliath qui resta au tapis lorsque lui et David se mesurèrent...David et Goliath.jpg

Scrutant le petit rond de lumière tout là-haut, et ne voyant personne qui me lance une corde, j'ai pris contact avec mon medecin référent comme ils disent...J'ai rendez-vous à onze heures, il est presque temps que je me prépare.

Je reprendrai plus tard...

Tiré du puits, mais pas encore sorti du trou...

A peine avais-je abandonné mon clavier que le pneumologue m'a appelé...Ils ont identifié le type du monstre qui me pompe l'air...J'ai beaucoup de chance, il s'agirait du moins gourmand des deux, celui à grosses cellules... Quand la chance est là, il faut la saisir, j'ai pris un billet de loto !

J'ai vu ensuite mon medecin, et j'ai compris de quoi nous seront privés quand tous les technocrates qui nous mènent en bateau seront arrivés à leurs fins, et qu'ils auront foutu en l'air la vraie médecine, la médecine qui se préoccupe plus des trous que font les crabes dans les éponges des braves gens que des trous qui rongeraient la sécu...Une médecine faite par des hommes pour les hommes, et non par des diafoirus à calculette préoccupés d'abord des stats du ministère de la santé.

Sans se soucier de sa salle d'attente pleine, mon toubib m'a réchauffé le coeur pendant plus d'une heure...Merci Fernand !

A l'instant, vers seize heures, la secrétaire du pneumologue m'a rappelé...Les troupes montent au front, on commencera probablement par l'artillerie lourde, ce sera dans la première quinzaine de Juin.

Le bourreau n'a pas été sourd à mon appel, il me laisse au moins jusqu'à lundi avant de fixer la première réunion d'Etat-Major au Centre anticancéreux Jean-Perrin....

En attendant, je vais aller à la pharmacie chercher le ventilateur à aérosols...C'est avec un petit regret que je vais raccorder cette machine sur le réseau EDF-AREVA...Mais je n'ai plus la force d'installer une éolienne, bien plus indiquée pourtant pour me donner de l'air...

De l'hygiène oui, mais pas trop....

Je n'avais que l'embarras du choix pour le deuxième volet de ce billet...Entre les enfants torturés en Syrie, la fameuse libération de la Libye où il semblerait que les méthodes de Kadhafi aient fait des émules chez les libérateurs...Pas étonnant quand on sait que pas mal d'entre eux furent longtemps à la fois ses alliés et ses collaborateurs...Plein de sujets encore...

C'est un mail d'encouragements vitaminés d'un de mes très vieux amis qui m'a soufflé le sujet du jour...Entre autres choses qui ne vous regardent pas, ce vieux copain l'accompagnant d'une photo récente où j'ai pu constater qu'il n'a pas du tout vieilli  termine son mail par :

Présumé innocent.jpg"Salut Crabillou, tu as vu, je suis innocent !  "

Signé : Juanito, le Concombre Masqué.

***

Innocent en effet.

Après avoir été accusé d'être mal débarbouillé, puis traîné dans la boue par des médias et d'autres forces occultes, le marché du légume est une jungle, Juanito le concombre est blanchi de toute faute.

Nul besoin d'une floppée d'avocats payés à prix d'or, quelques prèlèvements et des analyses effectuées par des laborantins-rantines à deux mille euros par mois, et voilà Juanito libre à nouveau de batifoler sur les étals...Pas sûr qu'il ait beaucoup de succès dans les prochaines semaines, mais il est à nouveau libre de marché.

Je ne vais pas vous faire un exposé sur les bactéries tueuses qui de temps en temps provoquent des mini-vagues mortelles qui disparaîtront aussi vite qu'elles sont apparues...Mortelles et inquiétantes certes, mais qui n'inquiètent pas les milieux scientifiques...Les scientifiques connaissent les sautes d'humeur mutante de ces mini-organismes monocellullaires que sont les microbes, bactéries et autres virus...Portés d'un hôte à l'autre, ces petites bébêtes peuvent très vite changer de nature et devenir d'un coup très dangereuses voire mortelles pour l'hôte inhabituel qu'elles ne fréquentaient jamais.

Pour relativiser.

Dix-sept morts en moins d'une semaine, c'est beaucoup trop. Les autorités sanitaires ont raison de prendre des mesures. A votre avis, et seulement en France, combien de personnes seront tuées par le tabac aujourd'hui ? Je vous le dis : 164 exactement. Autant qu'hier, demain et après-demain, il y en aura encore autant.

Soixante mille ports par an, quinze fois plus que de tués sur les routes. Il serait temps de mettre des panneaux pédagogiques devant les champs de tabac subventionnés par l'Europe et devant les bureaux de tabac bien soignés aussi par nos gouvernants. Des panneaux genre :

Surtout ne vous arrêtez pas, ne ralentissez pas, risque mortel !

Un peu effrayé par ce qui se dresse devant moi, puisqu'il me reste un peu de temps avant de revêtir mon armure, je fais quelques retours en arrière...De plus, c'est l'heure des bilans pour moi, pas seulement des bilans sanguins du reste. J'en ai fait un bilan, c'est celui du nombre de maladies microbiennes ou virales qui en soixante-six ans d'existence ont réussi à me mettre sur le flanc.

Croyez-moi ou pas, mais le bilan est maigre. En dehors des maladies genre gros rhume et des petites angines que nous nous refilions entre gamins à l'école, comme nous nous refilions les chewing-gums demi-mâchés, en même temps peut-être. Les petits campagnards de ma génération savent très bien qu'une petite angine ou un rhume n'est pas un prétexte valable pour manquer l'école...Nous avions appris très tôt à ne jamais nous plaindre... Ces maladies-là se soignaient à la maison avec les merveillzeux suppositoires du bon Monsieur Lebrun, avec du sirop, des ventouses, du badigeon pour la gorge, et si nécessaire, dans les cas les plus graves, avec un grand bol de lait bouillant sucré au miel, désinfecté et renforcé par une bonne rasade de gnôle.

Des vraies maladies, je n'en ai trouvé que trois. Je ne compte pas la rougeole contractée quand j'avais trois mois puisque je n'en ai gardé aucun souvenir.

Des vraies maladies, je n'en ai trouvées que trois.

La varicelle, dont je garde encore quelques stigmates de boutons grattés au sang. J'avais huit ans.

Plus tard, j'en avais seize, j'ai eu une forte fièvre (grippe ?) intestinale, le thermomètre a dépassé les 40°C. Heureusement que le toubib de l'infirmerie Michelin avait enlevé la planche, sinon il prenait feu ! C'était lors de ma première année à La Mission, l'Ecole d'Enseignement Technique Michelin.

C'est mon moniteur qui m'a ramené chez moi dans sa Dauphine beige, nous n'avions pas de profs, à part pour les maths et l'anglais. C'était un jeudi, il a bien précisé que je pouvais rester à la maison, de toute façon il me fallait voir un docteur.

Le lendemain matin, comme je n'avais plus que 38°C sous abri, je suis parti à pied, j'ai récupéré mon vélo à l'abribus de Saint-Bonnet, là où l'hiver surtout, je ratais souvent le car pour la gare de Riom, et suis allé chez le Docteur Albrecht, médecin  considéré comme le medecin de famille, car il voyait l'un d'entre  nous au moins une fois tous les quinze ans. C'est la première fois de ma vie que je me suis rendu chez un médecin.

Cet homme déjà bien vieux mais à l'oeil vif me questionna, m'examina et son diagnostic tomba : " Tu as le ver solitaire petit. Passe à la pharmacie et prends ça. " Il me délivra une ordonnance à une seule ligne et me raccompagna à la porte.

Au deuxième jour de traitement, les pastilles magiques chassèrent le vilain ténia de mes entrailles la fièvre disparut avec lui.

Bien bien plus tard, je devais bien avoir la cinquantaine, je fus terrassé par la vraie grippe, elle me cloua au lit fébrile et tremblant pendant au moins trois jours.

Hors ces trois maladies, tous mes séjours en hôpital ou en clinique furent causés par des accidents divers et variés, et des casses ou incidents mécaniques telles mes deux hernies discales...

Comment ai-je pu échapper aux affections et infections diverses qui je le vois chaque fois que je vais à la pharmacie - j'y vais souvent - accablent mes contemporains, surtout les moins de quarante ans...

Tout ce qui ne nous tue pas rend plus fort...

Depuis la nuit des temps, les descendants de Marcel ont su profiter, développer, puis cultiver et améliorer les richesses de la terre nourricière. Aujourd'hui, ils salopent tout, mais ce n'est pas le débat du jour. Depuis toujours, ils ont su aussi découvrir et se méfier des pièges qui foisonnent dans la nature bienfaitrice certes, mais dangereuse...A peine échappé du sein de sa mère, le petit d'homme se heurte à un monde hostile...Il se pique il se brûle, il bouffe des trucs amers, mais tout ça, il ne le fait qu'une fois... Il apprend très vite à se défendre des ennemis qu'ils croise sur son chemin. Il forge ses défenses.

Ce qu'il fait avec ses mains ses yeux et sa tête, son corps le fait avec un système immunitaire d'abord faible et fragile, mais qui se renforce et se forge des grilles et des barrières au fur et à mesure qu'il sort vainqueur d'un combat avec chaque ennemi rencontré...

Dès l'âge de deux ans, j'ai pris contact avec la terre. Mon terrain de jeux, c'était elle, mon jouet c'était elle. Non pas une terre morte aseptisée débarrassée de ses germes, non, une terre riche de toutes les cochonneries que vous pouvez imaginer...Mon terrain de jeux, c'était la cour où se croisaient les volailles et les pigeons, et parfois les vaches de Gilbert qui prenaient un raccourci pour regagner l'étable, il était bien rare qu'elle n'y laissassent point un cadeau pour prix de leur passage.

Tout ça mélangé aux fientes des pigeons produisait par temps sec une fine poussière que je laissais filer entre mes doigts avec ravissement...Plus tard, j'élargissais mon champ d'action jusque vers le potager fumé au fumier de mouton, paillé au fumier de lapin qui ne vaut pas grand'chose, et enrichi avec précaution des fientes de volailles et à la colombine qui sont à manier avec précaution...

Plus tard encore, dans les travaux des champs, c'est encore à mains nues qu'on se colletait avec la terre. Pour les gros travaux, foins moissons et vendages, le repas était pris sur place. J'ai bonne mémoire, et je ne me souviens pas avoir vu de lavabos où se laver les mains sous les gros noyers qui servaient de tonnelles. Chacun empoignait tour à tour la miche ou la couronne, et avec l'opinel ou le laguiole qui peut-être avait servi cinq minutes avant à se curer les ongles, il se taillait une bonne tranche de ce gros pain qui me fait saliver rien que d'en parler, puis pareil avec le saucisson, la tranche de lard froid et toutes les charcutailles fort roboratives qui composaient le repas. Des nourritures libres, aucune d'elle n'avaient été entravée par la chaîne du froid.

Tout ça, y compris le fromage final qui s'il était servi aujourd'hui t'enverrait n'importe quel citadin américain à l'hôpital pour au moins quinze jours, tout ça était tripoté en boucle par tous les convives. Pour faire glisser le casse-croûte, un ou deux canons, du bon du frais, servi à la cantonnade et bu dans le même verre...Je ne romance pas, j'ai vécu ça, d'autres parmi vous l'ont vécu aussi, c'était ainsi dans ma campagne des années cinquante.

Combien de ces bactéries qui font peur à tout le monde ai-je rencontré et appris à combattre au cours de mes jeux d'enfants et des repas pris aux champs... Je ne sais pas, ce que je sais , c'est que je n'en fus jamais victime.

... Mais trop se protéger rend faible...

Ne me faites pas dire ce que je n'écris pas. Loin de moi l'idée de vous suggérer à vous parents de laisser vos enfants se vautrer dans la terre souillée des cours de ferme...Le danger est ailleurs dans les fermes pour les enfants. Là, au fond du hangar où sont stockés les fameux produits phyto-sanitaires. Il n'y a pas de défense possible contre ces poisons mortels, nul être vivant n'apprendra jamais à les combattre.

Non, de l'hygiène il en faut, et il n'est pas mauvais d'envelopper les concombres et les fruits et légumes de plastique, ça peut vous éviter, si vous êtes habitués à toucher ce que vous voulez acheter, de ramener sur vos mains un cocktais de produits chimiques qui pourrait s'avérer bien plus dangereux pour vous que n'importe quelle bactérie de passage.

De l'hygiène il en faut, oui, mais il faut aussi laisser la possibilité à vos enfants de se forger leurs propres défenses. Vous qui surveillez le carnet de vaccination de vos chers petits avec une scrupuleuse attention, laissez-les se vacciner tous seuls contre les germes qu'ils rencontrent, dites-vous qu'une petite fièvre, c'est peut-être une primo-infection salutaire qui va l'immuniser contre une vilaine maladie qu'il n'attrapera plus jamais...Attendez demain pour voir le médecin.

Laisez grelotter le petit cinq minutes étend la plage d'action de son thermostat intérieur, l'emmitoufler des yeux aux pieds en fait une proie rêvée pour le moindre courant d'air...

Voilà pour aujourd'hui, je me sens rassuré de savoir que si je meurs, ce n'est pas parce que j'ai très souvent oublié de me laver les mains avant de passer à table...

A plus tard.

...

PS : Avez-vous constaté que depuis quelques jours, bien plus qu'auparavant, je termine beaucoup de mes phrases par des points de suspension...Qu'en pensent les nombreux psys qui parcourent mes billets ?

Commentaires

Hello voisin auvergnat,
Je crois que nous n'habitons pas très loin l'un de l'autre, Jean Perrin est le centre référence très compétent d'où nous dépendons aussi en Haute Loire.
Je vois que tu positives et c'est bien continue, je passerai régulièrement te lire et merci pour ce partage intime et reçois mon amitié virtuelle.
Janie

Écrit par : Janie Bataille | 02/06/2011

Dans la hiérarchie complexe des différentes modalités du verbe Aimer - auquel j'ai consacré un temps fou - J'ai choisi de vous lire, et donc de vous suivre...

Les points de suspension..., je ne sais rien sur le sujet évidemment. Juste une impression personnelle qui me donne à penser que l'utilisation qu'on en fait a à voir avec le temps. Je mets des ... parce que je ne veux ou ne peux prendre le temps de dire plus.

Et, pour être tout à fait franche, que c'est un peu une entourloupe (comme quand on fait un petit signe de la main à un mendiant - avec sourire gracieux - pour remplacer la petite pièce. C'est gentil, mais ça ne nourrit pas son homme !). A utiliser donc avec parcimonie !!!

Bon j'arrête mon bla-bla sur le sujet.

J'aime beaucoup vos souvenirs d'enfant et de ces tendresses un peu frustres qui étaient le lot commun à l'époque. Il faut dire que quelques années après la guerre, le boulot était à faire et ce n'était pas encore l'heure des loisirs de haute technologie.

Je termine sur ce petit mot aimable : que ce fut un grand plaisir de vous lire, comme toujours.

Je vous embrasse. Bon courage et pensées pour vous. Monique

Écrit par : monique | 02/06/2011

Salut le Crabillou, Je ne te cache pas qu'en ouvrant ton billet et voyant sa longueur, je me suis dit "ouille, je n'y arriverai pas, pas ce soir"...Mais comme ma mère qui était une femme sage et non une sage-femme m'a toujours dit: "Ne remets pas au lendemain ce que ...etc." Pour être plus claire, je suis partie deux jours en Savoie pour rencontrer des agriculteurs, des éleveurs (certains que je connaissais, d'autres pas) par l'intermédiaire d'une metteur en scène avec qui j'ai travaillé sur "Tracteurs" voici deux ans, et c'est elle qui me demande d'écrire des petits textes pour accompagner une expo photo sur ces gens qui envisagent un peu différemment l'élevage ou la culture. Bref, j'étais partie avec un rhume naissant, je suis revenue avec un rhume adulte par la vertu de la clim' du TGV. Depuis avant hier soir, j'ai donc la tête comme une coucourde et les yeux qui pleurent...et j'ai dû travailler toute journée sur mon ordinateur. Mais malgré ça j'ai lu ton article sans en perdre une miette, je t'ai vu tout minot sortant d'une de ces photos en noir et blanc de Doisneau. J'ai couru et respiré avec toi et je t'ai suivi dans la salle d'attente du toubib...J'ai connu. Tu le sais comme moi, pour tordre le coup à ce putain de crabe, l'humour est une des meilleures armes avec les amis et les amours. Je crois que tu possèdes tout ça. Je t'embrasse fort.

Écrit par : Laurence | 02/06/2011

Bonjour Alain,
Que du réconfort ,notre cher Crabillou regarde bien en face le vent mauvais pour le vaincre.

Je lis,j'ai l'impression de relire mon enfance,vu mon âge cannonique j'ajoute les cataplasmes à la moutarde,j'avais trouvé le moyen de contourner la torture,me coucher sur le côté.

Quand j'ai eu mon fils,surtout donner l'eau du robinet pour lui fabriquer des anticorps.
Tout le monde rit quand je monte dans mes montagnes je m'habille légèr malgré l'air frais,mais une semaine à peine plus de froid ressenti.
Nous allions aux champs,repas aux tourtons etc.ma grand mère nous faisait boire l'eau du Biaou,le ruisseau,dans le creux de son tablier en satinette noire,qu'elle était bonne,malgré la poussière de blé soulevée par la faucheuse.le tout mélangé à l'odeur de l'Emounchine,badigeonnée sur notre vielle Margot afin de chasser les mouches autour de sa capuche contre le brulant soleil d'altitude

Nous avons connus la grippe Asiatique et tant d'autres levons le drapeau des victoires qui ont fargées nos caractères,notre santé.


Cher Crabillou je vous embrasse,à bientôt,
jeanne

Écrit par : jeanne | 03/06/2011

Quelle énergie, le vieux crabe ne sortira pas vainqueur d'une telle masse d'énergie.Il faudrait que tes médecins regardent du côté de l'Institut Weitzmann,ils ont toujours une longueur d'avance dans la découverte scientifique.
Shabbath Shalom.

Écrit par : sarah | 03/06/2011

Même si ton crabe te pompe l'air, ton cerveau est bien oxygéné car tes écrits sont limpides et faciles à lire.
Tu peux écrire ta fable car le pire c'est bien toi qui le vit.

A chaque instant et de tout coeur avec toi.
Bisess

Écrit par : Eliane | 03/06/2011

Ecris ta fable si tu peux en faire une arme de combat!C'est bien ta santé de fer , ta lutte naturelle contre les bactéries qui va t'aider à combattre le crabe...Sache que Ton vieux copain et moi pensons à toi à chaque instant et j'espère que ça peut faire une petite flèche pour terrasser le dragon...Mais non, tu ne romances pas....J'ai connu la même hygiéne que toi dans mon enfance et pas d'eau au robinet....Dans le 03, c'était encore l'eau du puits jamais analysée...C'est ma mére qui fabriquait le fromage qui séchait dans une cage grillagée en plein air!
Ecris , écris encore.!...Comme te le dit Eliane, tes neurones tournent bien.....
On t'aime donc on te suit.!...Gros bisous, chevalier!
Nicole

Écrit par : Allier-née | 03/06/2011

Bonjour Alain

Ta note d'hier et celle ci ne font qu'une, traitant toutes deux d'un même sujet, c'est à dire de la beauté de la vie.
Si tu l'apprécies aujourd'hui, alors que tu n'as eu que trois broutilles de santé dans ton existence, tu verras quels changements s'opéreront lorsque tu auras frôlé la mort.
L'ordre des priorités s'établira avec netteté, ton caractère changera, tu te soucieras comme d'une guigne des petitesses, qu'elles soient politiques ou autres.
Tous ceux que je connais qui sont passés près de la fin et qui en ont eu conscience reconnaissent avoir changé leur vision du monde, l'avoir élargie.

Maintenant que tu sais, que tu en as fini avec la période la plus difficile qu'est l'incertitude de l'attente du diagnostic, tu entres dans la phase où la suite dépend pour moitié de toi et pour l'autre de tes toubibs.

Et si tu as quelques minutes à perdre, regarde le blog de Christine Laborde (entrevousetmoi.blog50.com), en visionnant une note ou deux d'il y a 3 mois.

Amitiés du grillon, encore heureux d'être là.

Écrit par : christian | 03/06/2011

Bonté ,tu as oublié l'huile de foie de morue dans nos traitements .bien sur j'ai connu comme toi tout ça dans les fermes et quand on faisait les foins ,nulle douche en fin de journée .j'ai eu aussi mes petites misères et j'ai vu la chirurgie plus souvent que toi puisque le 20 juin j'en serai à ma 10° anesthésie générale.Ils ont vite faits de t'endormir en 2 secondes tu es dans les bras de Morphée.garde cet humour ...une bataille de trachée je n'y aurait pas pensé.Tu es plus fort encore que moi à ce petit jeu .Donc pour ce qui t'attend sors le grand jeu .On est tous avec toi.

Écrit par : heraime | 03/06/2011

Pas psy...mais je veux bien te dire ce que je pense de tes points de suspension.
Tu les utilises pour écrire que tu attends la suite: "Par exemple la date de ton traitement"...
Comme tu attends le début de ce traitement et surtout sa date, tu veux nous faire partager ton état d'esprit (effet d'attente des ...).
Parfois, ils peuvent désigner une complicité avec ceux ou celui ou celle auxquels tu t'adresses.Tu es bien complice avec les blogueurs...

Continue ta bataille et gros bisous!

Écrit par : Allier-née | 04/06/2011

Je ne venais plus lire ton blog car au fil des jours, les sujets étaient orientés sur la politique et pour mon moral ce n'est pas ce sujet que j'attends. Je découvre ton ennui de santé, on ne peut que faire confiance à la médecine pour le traitement.Je te souhaite de garder surtout le moral, je pense que tu es bien entouré par ta famille, et garde bien tous contacts avec les personnes. Bonne soirée, amitié. Renée

Écrit par : Campanule | 04/06/2011

Bonjour Alain,

Je profite de l'ouverture...provisoire de ma lucarne...pour
1° te souhaiter une journée de fraternité avec tes oiseaux.....pour qu'ils t'emmènent dans tes rêves.

2° parlons rugby...je suppose que tu étais scotché devant le match....Oui, les rouge et noir ont gagné..mais comme j'ai aimé le jeu des petits poucets de la course au bouclier...Les rugbymen ont vraiment in coeur...ce n'est pas du chiqué leur émotion...

Terminé pour le sport. J'ai bien aimé ton côté hygiéniste..et puis tout le reste, tu as assouvi ton amour d'écrire>.

Quelques vers de René CHAR.....ils te concernent...tu verras...

Tu es pressé d'écrire,
Comme si tu étais en retard sur ta vie
S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux,de rébellion, de bienfaisance.

Avec une grosse bise de ta frangine
Hélène
***
Non, je ne suis pas en retard sur ma vie, ce serait plutôt ma mort qui chercherait à prendre de l'avance.
Oui, j'étais scotché, mais honnêtement, je n'ai pas vibré.
Si Skrela n'avait pas eu le pied carré, le match était plié dès la première mi-temps.
Bravo quand même aux jeunes gars de Montpellier, pour leur parcours, et pour leur courage.
Ils vont devenir grands.
Bisous frangine.
J'ai reçu une carte de ma nièce qui m'a fait bien plaisir.

Écrit par : hélène | 05/06/2011

SALUT TOI


Point de suspension ? toute une histoire !!! JAMAIS sûr de rien mais aussi du meilleur plutôt que du pire;toutes ces larmes entrainent avec elles le débordement d'émotions qui avec l'aide de Fernand et Jean Perrin vont terrasser ce vilain crabe
Je suis très optimiste même si tu n'as gagné au loto......
Gros bisous
PS: continue à écrire parler ou pleurer : une arme redoutable pour le meilleur sans point de suspension parce que je suis SURE.
***
Si toi tu es sûre, pourquoi moi douterai-je.
Non, je n'ai pas gagné au Loto.
Mais comme dit le proverbe : Malheureux au jeu, heureux en chimio !
Autre proverbe : Bois comme du nectar ce que Clairette te dis. (Arf arf !)

Merci et gros bisous...Avez-vous averti mon vieux pote Michou, et Colette ?

Écrit par : lailai | 05/06/2011

YES, voir ta messagerie...Bisous du dimanche

Écrit par : Allier-née | 05/06/2011

Comme beaucoup je pense, j'attends avec impatience votre fable. Lâchez vous, cela ne pourra que vous faire du bien et comme nous sommes avertis personne n'en prendra ombrage. En vous lisant cela me ramène à ma jeunesse qui est loin aussi.
Une chose est sûre, je ne parie pas un kopeck sur le crabe pernicieux qui a déjà perdu la partie, j'en suis persuadé.
De tout coeur avec vous et envoyez la fable.
Les points de suspension : Oh ! Temps suspend ton vol ... A chacun son point de vue.

Écrit par : Henribambelle | 07/06/2011

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