30/11/2009
Papier Bitte...
...Raoust, schnell !!!

Je suis derrière les barreaux parce que j'ai (bien) volé !
***
Vu à la télé...
Pas trop vu plutôt serait-il plus exact de dire. Pas trop vu en effet le président, devant "ses" umpes assemblés mettre en avant le fameux débat sur la sacro-sainte identité nationale magistralement conduit ce débat - à la frontière de l'esprit républicain pourrait-on dire - par le brillantissime Bessoon, la honte de la jungle.
Est-ce parce qu'un des sondages dont le dit président des umpes seulement est si friand indiquait le sondage, que 75% des Français ne voyaient pas dans ce débat autre chose qu'une manoeuvre électorale que Nicolas a mis une pédale douce sur ce sujet si cher à "son camp" ?
Il a bien complimenté le Bessoon sur la manière "humaine" avec laquelle il s'acquitte de sa noble tâche au ministère beurk et pouah de l'immigration et coetera, mais c'est tout. C'est un peu court jeune homme pour un aussi gravissime sujet !
A propos des manières "humaines" du Bessoon et de ses collabos ( C'est long comme mot collaborateurs, collabos est plus court, et tout aussi descriptif, ndlr.) voyez moi un peu ça, plus humain, il n'y a pas !
Allons z'enfants...

Scanné sur Charlie-Hebdo de la semaine dernière...
***
Décalage...
On parle souvent de décalage entre le Peuple et ses élites, qui se délitent grave les élites, mais c'est un autre débat, eh bien nous en avons dans le lien ci-dessous une brillante illustration.
En opposition si l'on peut dire avec ses dirigeants dont le chef s'est encore affirmé farouche partisan de la tolérance zéro sur à peu près tout et même le reste, dès lors que c'est hors du cercle de son clan et de ses amis, le peuple semble un peut plus cool et un peu plus tolérant que ses zéros...Une parenthèse. Hier, avant d'éteindre la télé à l'arrivée sur le plateau d'Eric Raoult, qui dit-on fait un effet beauf partout où il passe, j'ai suivi la prestation de la présumée et désignée nunuche de premier choix interviouvée par Demorand dans l'émission "C Politique ". Emission que je vous recommande de suivre de temps en temps. C'est curieux là aussi le décalage qu'il y a entre l'image qu'en donnent les médias, ses adversaires ou ses "amis" quand ils parlent d'elle, et l'image qu'on se fait soi-même en l'écoutant parler elle-même.
Que disait-elle Mâme Royal au sujet des "régularisations massives" si fort stigmatisées par le patron des umpes ?
Elle disait en substance, que les régularisations devraient avoir lieu après examen au "cas par cas", et peu importe qu'elles se révèlent "massives" ou pas, pourvu qu'elles soient "justes". qu'est-ce qu'une "régularisation juste" ? C'est la régularisation d'un étranger qui bien que sans papiers, travaille chez un employeur qui verse les cotisations sociales, et qui l'étranger, au nez camus souvent, s'acquitte de ses impôts comme vous peut-être, mais surtout comme moi.
Cet étranger disait-elle, que les organismes sociaux et le fisc reconnaissent puisqu'ils acceptent son argent, devrait être reconnu aussi par l'Etat qui se devrait de régulariser la situation d'une personne qui participe à l'économie de la nation.
Que disent les Français ?
...A peu près la même chose, voici le lien :
*** Le Peuple moins xénophobe que son gouvernement. ***
Elle serait donc, Ségolène Royal, en phase avec 64 % des Français ...De la à penser que cette phasitude lui assurera 64 % des suffrages en 2012, c'est un peu tôt pour le dire !
Elle disait aussi que ce genre de sujet ne devrait pas être "instrumentalisé" par les partis politiques. C'est une idéaliste Ségolène. Il est dans la nature des partis politiques de tout "instrumentaliser", c'est souvent pour eux une façon de se différencier à la fois de leurs adversaires, mais surtout de ceux qui viennent chasser sur leurs terres.
Il leur sera très difficile de ne pas le faire.
Par contre, il serait bon, au nom de l'intérêt et de la cohésion nationale, que les ministres et le plus haut responsable de l'Etat s'abstiennent eux de le faire, mais en sont-ils capables, ont-ils suffisament de hauteur d'esprit et de courage pour se démarquer des partis dont ils sont issus, sur lesquels ils gardent la main, et qu'ls continuent de diriger le plus souvent ?
Décalage donc entre le Peuple et la volonté affichée par des dirigeants style "La France aux Français", et "Foutez-moi tout ça dehors !" ...sauf ma bonne, mon jardinier et mon chauffeur, bien évidemment.
A plus tard...
***
La photo bandeau, mauvaise, a été prise à contrejour au Congrès de la 13ème Région Colombophile qui se tenait hier à Orcines (63).
Ce pigeon, comme pas mal de ses copains beaux et bons y était invité. C'est sans doute le plus beau pigeon de mon frère. Lui, l'Ecaillé 5515 n' a eu droit ni à l'apéritif offert par la municipalité, ni au bon repas convivial qui a suivi...Je vous rassure, il n'en a absolument pas souffert.
11:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29/11/2009
Cette fois c'est parti...
...Le chef a pris parti devant son parti !

Photo Laurence...Ma femme se prend pour Doisneau !
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C'était hier...
La mine sombre et l'oeil noir, oscillant dans ses bottines, le président des Umpes a donné le signal. L'heure est venue de partir à la conquête des vingt régions ( sur 22) dirigées par la gauche.
Juste une petite parenthèse, afin de vous montrer ce qu'est devenue notre République en moins de trois ans...Allumez vos télés et vos radios, écoutez, regardez...
"Hier, au conseil national de l'UMP, le chef de l'Etat...." Stop ! Ai-je bien entendu ?
Oui, j'ai bien entendu. Le chef de l'Etat, le même qui la semaine dernière s'était carapaté en Arabie Saoudite par peur d'être chahuté par les maires de France réunis en congrès, s'est exprimé hier en chef de parti, et les commentateurs semblent trouver cela tout à fait normal !
Un petit monsieur qui délègue son "collaborateur" au congrès des maires de France, des élus issus du suffrage universel, et qui une semaine plus tard vient pérorer à la tête de "ses troupes" de militants est-il vraiment un "Homme d'Etat", est-il digne d'en être le chef ? Pour ma part, j'ai depuis longtemps répondu à cette question.
*** C'est parti ! ***
Je ferais volontiers mienne cette phrase qui conclue l'article que vous venez de lire.
" Quand le président de la République qui devrait être celui de tous les Français est aujourd'hui le président d'un parti qui veut les diviser, nous n'avons pas de leçon à recevoir. "
Je m'empresse de dire que ce n'est pas parce que c'est la réponse du PS aux attaques dont il a été l'objet de la part du chef des Umpes accessoirement chef de l'Etat que je fais mienne cette phrase, mais simplement parce qu'elle résume ce que je dis et répète depuis que Sarkozy a gagné la présidentielle de 2007.
On ne peut pas devenir Président de la République en restant chef de parti, chef de caste et de clan et en méprisant toutes celles et ceux qui s'opposent à une politique de caste et de clan, quand ce n'est pas une politique "familiale"...
Vivement 2012 !
***
Une bonne nouvelle...
Elle nous vient de Colombie. j'ai lu ce matin dans La Montagne Dimanche un article qui m'a réjoui.
Une famille de paysans colombiens est venue reprendre possession des terres d'où, comme beaucoup d'autres, elle avait été chassée par des milices paramilitaires au service d'une multinationale.
Amis adeptes des "carburants verts", prenez cinq minutes de votre temps pour lire ceci :
*** La palme, plante de malheur... ***
Ces paysans se sont réinstallés sur leurs terres - pourront-ils y rester ? - ils ont arraché et détruit les palmiers à huile destinés aux agro-carburants, ils ont ressemé et planté le riz, le maïs et les légumes, comme avant...
Tout espoir n'est pas perdu.
A plus tard...
11:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28/11/2009
Trois ans après les promesses...
...Nous sommes loin du compte !

Faisons amis-amis les amis !
***
Dans la rubrique nos amies les bêtes...
Bonne nouvelle pour Fredo !
Nous sommes heureux pour lui, son compte Twitter est enfin rétabli, le monde du Web respire à nouveau !
Rendez-vous compte de ce que d'inconscients internautes ont failli nous priver en bousillant le compte Fredo !
Fort heureusement, tout est rentré dans l'ordre, et Fredo pourra lever la patte quand il le jugera bon.
Au-dessus du caniveau de préférence.
Je vous laisse frémir devant le récit du drame... *** Pauvre Fredo ! ***
***
Bientôt Noël...
Comme tous les ans à cette époque, nous voyons ressortir les mêmes thèmes...Mal logés et SDF, Restos du Coeur, misère, avec en toile de fond le chômage ou l'emploi précaire, qui trop souvent jettent à la rue des gens cassés ayant perdu l'espoir.
Laissons de coté la controverse née de l'interprétation des chiffres que manipuleraient les "canailles" du pôle emploi.
*** Canaille or not canaille ? ***
Les directeurs des agences d'Etat font ce que leur dit de faire l'Etat, leurs chiffres ne sont pas plus manipulés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient il y a un an ou deux quand les ministres "se félicitaient" de ce que le chômage était tombé si bas "pour la première fois depuis vingt-cinq ans " !
Les mêmes ministres qui hier nous expliquaient que la France serait à l'abri de la crise nous expliquent aujourd'hui, après en avoir nié la réalité, que cette crise mondiale dont ils "se félicitent" que la France résiste mieux que ses voisins, notamment grâce au système de protection sociale qu'ils n'ont avec de cesse derrière leur chef de démolir, que cette crise qu'ils n'ont pas plus que votre soeur ces ânes vu venir, est la seule responsable des "très mauvais chiffres du chômage".
Cependant, avec le même aplomb qu'ils avaient à nous raconter leurs bobards d'avant la crise en se foutant le doigt dans l'oeil jusqu' à la ficelle du string - Hein Christine ! - ils nous prédisent pour bientôt une sortie de crise que grâce aux mesures qui et que, on verra ce qu'on verra qu'on va voir, ha mais !
On verra.
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...
C'est ben vrai ça !!!
Ben oui c'est vrai, la preuve, souvenons-nous...
Pas besoin de remonter le temps jusqu'au temps de la Mère Denis, revenons seulement trois ans en arrière.
Les chiffres du chômage...
"Nos voisins (Les Anglais, ndlr) y arrivent, pourquoi pas nous...D'ici 2012, je je je promis juré craché , les réformes blabla bla...le plein emploi, 5 % de chômeurs, pas plus ! "
Nous en sommes à 10 % suivant les organisateurs, et 17 % selon la police...Promesse tenue !
SDF et mal-logés...
"D'ici deux ans, il ne devrait plus y avoir personne sans abri et qui soit obligé de vivre dans la rue...Blablabla, Je je je...Droit au logement opposable...un coup de re-jeje pour la route...Votez pour moi ! "
Aujourd'hui ???...Promesse tenue, ça baigne !
Ce serait faire preuve de beaucoup de mauvaise foi que de rendre entièrement responsable Sarkozy et les siens de tout ce qui va mal, donc je ne le ferai pas.
Par contre, c'est être d'une plus mauvaise foi encore que de faire comme si tout ce qui ne va pas n'allait pas que du seul fait de la crise. De bien plus mauvaise foi toujours que de ne pas reconnaître que les promesses qui étaient faites en 2006-2007 étaient des promesses démagogiques faites pour ne pas être tenues.
Quel crédit peut-on accorder à tous ces gens qui hier se sont trompés, nous ont trompés, et qui aujourd'hui se trompent encore et nous trompent toujours...Faudrait-il continuer à leur faire confiance pour demain ?
A vous de voir, pour moi c'est vu depuis longtemps.
A plus tard...
11:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27/11/2009
Retour au bercail...
...Et retour dans les archives.

...Bientôt la sortie à l'Ecole Françoise Dolto...Olga guette !
***
Je vous avais quitté avec une photo d'Olga, je reviens avec une autre. Olga monte la garde devant la porte de l'école, elle attend ma petite fille Mélissa.
***
En fouillant dans mes archives, je suis tombé là-dessus. C'est d'actualité, puisqu'il va être question d'éections régionales, ainsi que d'un projet de réforme du scrutin pour de futurs "conseillers" à la mode Sarko qui devraient remplacer à raison d'un pour deux les conseillers généraux et les conseillers de région...
Scrutin à un tour, c'est la liste arrivée en tête qui ramasse le pactole ! Exemplaire et irréprochable, bien dans l'esprit du pouvoir actuel !
*** Démocratie, démocratie, mon culte ! ***
Je vous laisse apprécier, et vous dis à plus tard...
10:02 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18/11/2009
C'est ma semaine de bonté...
...Je vous offre ...
Une semaine de silence !!!
***
Retour futur vers le 26 ou le 27...
A plus tard....
19:56 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
17/11/2009
Coup d'oeil...
...Sur le regard.
Compteur d'eau sous haute surveillance...
***
Tout n'est pas pourri foutu, il arrive que des avions et des trains partent ou arrivent à l'heure !
15 heures 15...Plus de doute.
Ce que je soupçonnais depuis pas mal de temps se confirme. J'ai bien dégagé le fond, et ce n'est plus l'humidité persistante que je constatais depuis plusieurs semaines, il y a de l'eau qui arrive au fond du regard. Il n'a pas plu, c'est donc bien une fuite !
D'ailleurs, en examinant l'aiguille du compteur, celle qui décompte les décilitres, je m'aperçoit qu'elle fait un tour complet en trois minutes, ce qui correspond à un débit de vingt litres à l'heure, soit quatre cent quatre vingts litres par jour, soit plus de cent soixante quinze mètres cubes d'eau sur une année. Il est urgent de ne pas attendre !
Il y a maintenant pas mal d'années, il m'était arrivé une aventure similaire, une fuite juste derrière le regard, pas de pot !
Il avait fallu sacrifier un laurier, une viorne boule de neige, et creuser, creuser pour dégager le tuyau qui alimente la maison, et réparer la fuite....Fort de cette expérience, j'ai contracté une assurance "Fuites extérieures + pertes d'eau".
15 heures 30, je me jette à l'eau...Allô...
- Mais oui Monsieur, veuillez nous confirmer votre adresse et votre N° de téléphone... Nous faisons le nécessaire et nous vous envoyons quelqu'un dans les deux heures...
J'ai à peine eu le temps de raccrocher et de remettre en place le dossier "Eau" avec les factures et le contrat que...
- Allô..
- Qui c'est ?
- C'est le plombier.
Une voix feminine me demande quelques précisions sur le genre d'ennui qui m'arrive et sur le type d'installation, non pour compatir à ma douleur, mais pour prévoir les outils et les accessoires nécessaires à l'intervention...
- Très bien, je vous attends.
16 heures 10....Un fourgon qui ralentit, c'est pour moi !
- Bonjour Monsieur.
- Bonjour...
Je ne fréquente pas des plombiers tous les jours, mais pour autant que je me souvienne ceux que je connais n'ont pas cette allure. C'est la première fois que j'en vois un comme celui-là.
- C'est ici que ça se passe, voyez-vous même.
Voyons voir...

Et ben c'est pas gagné...
Pratiquement le même type de fuite que la fois précédente, située à peu près dans l'épaisseur du regard...
- Il va falloir casser pour dégager et mettre un manchon de réparation.
- Faites, cassez puisqu'il faut casser.
Une séance de burinage acrobatique, pas facile à manier l'engin quand on est accroupi au fond d'un regard en béton...
Après avoir coupé le morceau défectueux et mis en place le manchon, quelques contorsions supplémentares pour bloquer tout ça à l'aveuglette, un petit coup de nettoyage au fond du regard, on remet la flotte en circuit, et....Gagné, plus de fuite.
17 heure 05...C'est terminé !

Alexandra vous offre un beau sourire.
Eh bien oui, mon plombier est une jolie plombière. Une plombière, une vraie, pas une pour de faux du genre de la Ferme des célébrités, mais une vraie professionnelle, compétente et efficace.
Bravo Madame, ce n'était pas un chantier facile, et vous vous en êtes tirée avec brio, sans jamais vous départir de votre bonne humeur ni perdre votre charmant sourire.
J'entends encore votre éclat de rire clair et frais quand je vous ai demandé si je pouvez vous photographier et mettre votre photo sur mon blog.
Voilà, vous y êtes !
J'espère que vous serez libre pour ma prochaine fuite...
****
Pour conclure, je ne regrette pas de m'être assuré, dépanné en moins de deux heures après mon coup de téléphone, je suis agréablement surpris.
Si j'avais du réparer moi-même, je crois bien que j'aurais refait l'opération de terrassement, et à vue de nez, il m'aurait fallu deux bonnes journées pour réparer la fuite.
Les assurances sont toujours chères quand on les paie. Hier, le prix m'a paru léger....
A plus tard...
18:37 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
16/11/2009
L'Histoire revue de près...
...Grâce à la Préhistoire...

Ces deux-là sont sauvages.
***
Nous allons remonter très très loin dans l'Histoire, Conan n'était pas né, Rahan non plus, probable. Vous, spectateurs assidus de TF1, lecteurs du Figaro voire abonnés à Rustica pour les plus cultivés d'entre vous, ne pouvez avoir qu'une très vague idée de ce qu'était la vie pour nos aïeux des premiers âges.
D'ailleurs, avant d'aller plus avant, nous vous conseillons fortement de consulter l'inestimable ouvrage historique, "Homo sapiens est arrivé...", que vous trouverez dans les archives assez bordéliques il faut le dire, et poussièreuses un brin, de ce blog qui toutes mes chéries vous étonne et vous ravit...Afin de vous entrainer à remonter le temps, une fois activé le lien, je vous conseille de commencer par la fin.
L'histoire que je vous conte aujourd'hui se déroule juste avant que Marcel, las du monde et du bruit, fatigué de voir que rien ne se passait comme il l'aurait souhaité, abandonné du Dieu qu'il avait créé à son image, un Dieu presque aussi vieux que lui qui devenait sénile et ne lui servait plus à rien, regardait impuissant ses fils détruire le monde qu'il avait rêvé.
Marcel se désespère...
Depuis pas mal de temps, se rendant compte que plus rien ne serait éternel, Marcel avait pris sa décision. Puisqu'il était le premier homme apparu sur la terre, il était de son devoir d'être également le premier à mourir. Il s'y était préparé, il n'avait pas peur.
Il n'avait pas peur, mais il avait des regrets. Il aurait voulu ne serait-ce qu'une dernière fois tenter de sauver ce monde qu'il savait voué à sa perte. Marcel était un homme, et comme tous les hommes, il croyait pouvoir changer le cours des choses, forcer le destin...Tin tin tin...
Il savait qu'il n' y avait rien à faire. Grâce aux champignons cuisinés par un de ses petits-fils, Hareuh Ney, que nous voyons ici dans un des exercices où il excelle, l'arrêt de la machine juste avant l'apéro, Marcel connaissait l'avenir, il savait ce qui s'était passé dans le futur, au moins jusqu'en l'an 2009 !
Hareuh Ney, dit Héraime, qui s'était établi comme chamane-pêcheur-jardinier-peintre dans les Monts du Forez, au pied des Hautes-Chaumes était passé maître dans la préparation des plats de champignons qui hallucinent Eugène.
Grâce à une préparation à base de chanterelles et de Gamay du Forez, l'estomac ravagé par l'acidité du pinard dont on se demande s'il est absolument nécessaire de l'incorporer à la recette, personnellement j'en doute, Marcel avait pu voyager dans le temps, et, désolation des désolations, avait pu se rendre compte de ce que, perpétrées dans des siècles et des siècles, la cupidité et l'ambition de ses fils peu amènes avait fait de l'humanité. Une humanité que lui Marcel le premier homme, secondé par Gisèle le deuxième, aidés qu'ils furent par ce Dieu si pratique qu'il inventa à force d'imagination parce qu'il en avait besoin, cette humanité qu'ils avaient réussi à faire vivre, cette humanité née de lui, il l'avait vue partie grave en brioche en moins de un ou deux millions d'années. Quel gâchis !
Il mourrait, puisque c'était écrit dans le dernier chapitre que la plupart d'entre vous ont lu en premier, mais avant de partir, il fit une tentative ultime pour sauver ce qui pouvait l'être.
Au cours de l'un de ses nombreux voyages dans un futur dont certains de nous se souviennent, il avait rencontré, outre une superbe rousse, dont nous pourrions vous parler pendant des heures, ce sera pour une autre fois car nous ne sommes pas là aujourd'hui pour sombrer dans le libidineux et nous laisser entrainer dans la gaudriole, il avait rencontré un curieux petit bonhomme capable d'accomplir des prodiges. C'est exactement ce qu'il lui fallait, quelqu'un capable d'accomplir des prodiges.
Ne pouvant rien faire d'autre, Marcel décida de faire appel à lui. Se souvenant d'une terrible bataille vécue au cours d'une indigestion carabinée, à se demander ce qu'il avait mis dans la sauce le chamane, il s'en inspira. Marcel savait tirer les leçons de l'Histoire.
*** Le dernier pigeon ***
Il lui grava ce message :
"L'heure est grave. Je n'ai plus de ptérodactyle, mes fils ont bouffé le dernier. C'est pourquoi je t'envoie un pténarodon, c'est aussi rapide, mais d'un maniement plus délicat. Il est dressé pour revenir à son colombier, tu auras juste à l'enfourcher, il te ramènera ici.
J'ai besoin de toi, je t'attends.
Signé ton ami Marcel.
PS : Fais gaffe dans les virages un peu serrés à droite, le bestiau pourrait bien te crever un oeil avec sa corne à la con !"

Note de la rédaction : C'est vrai que pour voyager, le ptérodactyle est nettement moins dangereux que le ptéranodon (voir photo-bandeau) à cause de cette corne à la con. Il a raison Marcel.
Angoissé mais confiant, Marcel attend...
Depuis deux jours déjà que le ptéranodon bourré de champignons voyage dans le temps. Marcel l'a choisi robuste et résistant, mais c'est loin 2009, aura-t-il la force le courageux animal d'aller si loin et surtout d'en revenir ?
Marcel scrutait l'Horizon. Le temps était clair, un léger vent de Nord faisait frissonner le feuillage du grand chêne d'où tombait une pomme parfois...Qui pouvait croire que le malheur guettait dans l'ombre, et pourtant.... A son tour, Marcel frissonna, non il ne rêvait pas. A peine visible dans la légère brume qui flottait au-dessus de l'horizon, le SMS se faisait de plus en plus net, on pouvait lire distinctement :
" Salut Marcel, bien reçu ton message. J'aurais préféré que tu m'envoies un Falcon, ton ptéranodon pue que c' en est une horreur. Il a failli bouffer Fredo en plus cette saloperie !
Je termine le pouvoir d'achat, et je te rejoins tout de suite après. Embrasse Gisèle de ma part.
Signé Nicolas.
PS : As-tu bien reçu la photo dédicacée de Carla à poil que tu m'avais demandée ? "
Alors que la brise légère chasse les dernières volutes du message tant attendu, Marcel respire, le monde sera peut-être sauvé.
Nicolas l'a promis, il viendra.
A suivre...
10:28 Publié dans Elucubrations... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14/11/2009
Pardon madame...
...Vous portez quoi sous votre burqua ?

Elles vivent à poil, et elles se portent bien !
***
Gros émoi aux Chroniques !
Je m'en veux un peu de vous ennuyer avec nos conflits internes. Après tout, ce devrait être ici comme ailleurs, si on n'est pas d'accord avec la Rédaction, on se barre ou bien on ferme sa gueule !
C'est vite dit, c'est beaucoup moins facile chez nous qu'au gouvernement, car celui qui voudrait faire fermer sa gueule au Crabillard, si par hasard il était né, il faudrait qu'il se lève de bonne heure !
Si je vous disais l'idée qui lui est venue à cet animal, vous penseriez que j'affabule. Et pourtant, aussi vrai qu' Alexandre Nikoléon César de Sarko-Joffre Bocsa a rasé tout seul le Mur de Berlin, notre Crabillard, le gros BB des Chroniques, a décidé de créer un prix pour récompenser chaque semaine une personalité du showbiz ou du monde politique, peu importe, pourvu que ce soit quelqu'un qui se distingue particulièrement dans l'univers médiatique, dixit Crabillard, en montrant sur tous les médias soit son cul, soit son visage.
Comme je vous l'ai dit de nombreuses fois, BB, le Bérurier Brayaud étant sous contrat, nous sommes dans l'obligation de lui laisser de temps en temps un espace rédactionnel. Nous le regrettons autant que vous, mais c'est comme ça. Tout comme d'autres s'en tiennent aux promesses qu'ils ont juré qu' un jour ils les auront tenues, un contrat c'est un contrat, nous devrions donc laisser le champ libre au Crabillard.
Nous devrions, mais mon devoir de Rédacteur en Chef me pousse à préserver à la fois la sensibilité de nos lecteurs à qui je rappelle que pas mal d'entre eux n'ont pas encore réglé le montant de leur abonnement, je sais que c'est la crise, mais il ne faudrait pas exagérer, je vous laisse encore une semaine, mais pas plus !...Soucieux donc de la sensibilité etc. et encore plus soucieux de la réputation de ce blog que j'ai bâti tout seul de mes blanches mains, au prix de quels sacrifices, je ne vous raconte pas, mais vous vous en doutez, j'ai décidé que nous ne publierions pas le billet que s'apprêtait à écrire l'infâme.
Je sais ce que je risque, affronter Me Collard dans le prétoire ne me fait pas peur, j'assume !
Vous n'imaginiez quand même pas que j'allais publier ça !
Le gros con de la semaine....Prix décerné par Crabillard.
And the Winner is :
Eric Raoult !... Récompensé comme il se doit pour sa trouvaille qu'il fallait la trouver :
Le devoir de réserve pour les Prix Goncourt.
Voyez-moi ça :
*** Les écrivains à la botte ! ***
C'est Crabillard qui le dit, nous lui laissons l'entière responsabilité de ses propos :
"Il est balèze le gros lourdingue, ça vaut largement le prix du Gros Con tout court son truc ! "
Pour notre part, c'est uniquement à titre d'information que nous avons ici esquissé les grandes lignes du billet que nous vous avons épargné.
Non que monsieur Raoult ne méritât point une récompense pour l'ensemble de son oeuvre, mais nous n'avons pas vocation aux Chroniques à faire de la publicité pour les célébrités du moment, quels que soient leurs mérites, immenses en ce qui concerne le lauréat du jour pour qui se souvient du courage avec lequel Monsieur Raoult Eric a préservé, lorsqu'il était sous-ministre à la ville, les derniers îlots de tranquillité d' Île de France, en évitant aux gentilles banlieues cernées par les hordes barbaresques, les affres de la loi SRU, qui les eut contraintes les coquettes cités, à accueillir jusque dans leurs bras 20 % de populace endettée, chômeuse et cosmopolite.
Fort heureusement, il existe encore quelques élus du peuple, des gens dévoués à la cause de la Vraie France, qui par leur courage et leur énergie évitent à leurs administrés l'application pure et dure des lois injustes et scélérates de la République. Ces gens sont pour nous des exemples, et nous somme fiers qu' à l'occasion ils nous fassent la leçon. Leur comportement exemplaire et irréprochable leur en donne le droit...Remercions-les de se dévouer à notre bien.
Monsieur Eric Raoult, Député-maire du Raincy est de ceux-là, c'est pourquoi nous l'avons tiré des griffes du Crabillard qui l'eut égratigné, c'est sûr !
What else à part ça ?

Tous à table !
***
Comme je vous le disais, ou comme j'aurais du vous le dire, j'ai autre chose à faire qu'à crépir des pages et des pages sur les exploits passés ou à venir de ces héros dont les médias ne cessent de nous chanter la geste...et les gesticulations.
En plus de ramasser les feuilles et raccourcir pas mal d'arbres et arbustes qui poussent bien plus vite et plus haut que leur ombre, il me faut pour quelques jours, puisque leur Papa qui est parti en voyage les a abandonnés, prendre soin des voyageurs, les pigeons qui s'aiment d'un amour tendre. Eux sont restés au logis. J'ai pris la photo à l'heure du casse-croûte, comme vous le voyez, l'appetit ne leur manque pas !
Après avoir sauvé hier monsieur Eric Raoult de l'ire acide de l'irascible Crabillard qui l'avait pris pour cible, je puis ce matin consacrer le reste du billet à un sujet d'une importance capitale et qu'il est urgent de traiter, avant que tracassés par de futiles questions d'élections régionales, les citoyens ne s'en désintéressent, au risque de démaillotter un brin leur Identité Nationale menacée de partout. La France est cernée, les murs ont des oreilles, et le danger nous guette...Aux Armes Citoyens...
Tous avec moi !
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes !
Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!
Bon, ça y est, vous la connaissez par coeur...Repos !
...J'aurais tout aussi bien vous entretenir d'un autre fléau, mais un homme bien plus qualifié que moi s'est emparé du sujet. Connaissant l'énergie qu'habituellement il déploie à traiter les problèmes, je ne me fais aucun souci, d'ici quelques semaines, la burqua ne sera plus qu'un lointain souvenir.
Ne dit-on pas que déjà près de la moitié des trois cent soixante-sept dames, chiffre officiel, qui vivaient recluses sous ces tristes cloches en tissu, auraient fait une demande pour entrer au Lido ou au Crazy Horse Saloon. C'est dire si il est efficace le tombeur de mur !
Nous le voyons ici, lors de la célèbre embardée des Glières. C'est parfois dur le métier !
Les plus observateurs d'entre vous auront pu se rendre compte que le Super des supers était aussi de la fête sur le tableau de Delacroix. Il remplaçait Gavroche ce jour-là. Pas mal de gens pourraient en témoigner.
Quant aux dames déburkalisées grâce à lui, nous pouvons enfin admirer leur visage. Elles sont beaucoup plus libres de leurs mouvements. Beaucoup plus jolies aussi que ces tristes silhouettes enchiffonnées des pieds à la tête. Je ne serais pas surpris si certaines d'entre elles devenaient danseuses.
Pourquoi diable vouloir voiler ces magnifiques statues vivantes que sont les femmes. Quel serait-il ce Dieu imbécile qui oserait cacher la beauté du monde aux yeux des hommes !
Osez vous montrer mesdemoiselles et mesdames, nous sommes à vos pieds...

Vous êtes nées pour être libres, libérez-vous Nom de Dieu !!!
***
Le problème de la burqua définitivement réglé par Nicolas et ses amis, nous pouvons revenir à ce qui nous préoccupe.
Vous l'aviez deviné, je vais aborder l'épineux problème du piercing. De mon point de vue, le piercing n'a pas sa place chez nous. Il est un signe de l'aliénation de l'individu au seul profit des industries metallurgiques et bijoutières, il faut mettre fin à ce supplice que s'infligent ces gens, jeunes ou vieux, en mal d'identité.
D'autant, et ce n'est pas négligeable, que sur le plan sanitaire, ce n'est pas le pied. Laissons de coté l'aspect esthétique, c'est subjectif, c'est donc une affaire d'appréciation. Je vous laisse apprécier.
On peut aimer, moi je n'aime pas, mais après tout, il est bien des gens qui se font percer l'oreille, d'autres ailleurs dans le monde qui se mettent des os dans le nez et des plumes un peu partout. Alors, pourquoi pas trois kilos de ferraille plus ou moins bien répartis, du nombril aux miches ou aux roupettes selon que la personne soit une ou un, et partout où il reste de la place.
Comme dit le Crabillard, lorsque le percé lâche une perle, ça fait un petit bruit, mais ça ne sent rien.
Individuellement, chacun fait ce qu'il veut, mais il y a aussi les problèmes de sécurité publique.
Il serait peut-être temps de faire des études sur l'incidence des piercings, au-delà du poids d'un kilo, sur les risques de foudre en cas d'orage.
Je n' irai pas jusqu'à prôner l'interdiction, néanmoins je demande que l'on applique le principe de précaution.
Il ne serait pas malvenu, durant les mois d'été, en cas d'alerte orange, pour les percés de catégorie A, au-delà du kilo, de rendre obligatoire le port d' un vêtement isolant...
Pourquoi ne pas faire une exception, et les autoriser à porter la burqua...En deça du kilo, le voile serait suffisant.
A plus tard.
10:07 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12/11/2009
Il arrive que l'Histoire...
...Déplache l'afflicchion...

Elles paissent en paix au pied du Puy...
***
Incroyable, mais qui sait...
Comme jadis les Rois Mages le furent par une étoile, c'est poussés et guidés par une force invisible leur disant : " Allez-y les gars, une photo historique, c'est bon pour la carrière !", qu'ils ont laissé ce qu'ils avaient sur le feu, et toutes affaires cessantes, se sont rués à Berlin. C'est là-bas que se jouait le destin du monde, il fallait absolument qu'ils y soient. Vingt ans plus tard, ils y furent...
En voici la preuve irréfutable !

Ce document ne laisse aucune place au doute !
La photo a été prise le 10 novembre au matin, les cachets des P et T et de la Deustche Bahn de l'époque faisant foi. On reconnait parfaitement la maigre végétation typique de la Ichvouprenpourdékonstrasse, l'équivalent de l'Allée des Soupirs chez nous.
Comme on peut s'en rendre compte à l'ampleur du tas de gravats qu'ils laissent derrière eux, ils n'ont pas chômé dans la nuit du 9 au 10 les deux vaillants gaillards ! Plus âgé, et moins bien entrainé, traîne un peu le troisième à l'arrière...
Ecoutons le témoin anonyme qui ce matin nous a échangé ce cliché historique contre un gros paquet de croquettes.
Que nous dit-il Fredo...
"Ils sont venus, ils sont tous là, et c'est le plus petit qui pousse le plus fort. Ho hisse, encore un coup, et le mur est en bas.
Patatras, ça y est, il ont frappé trois coups, et le mur est tombé ! Le rideau de fer aussi du même coup. Epuisés mais heureux, nos héros se recoiffent, sauf le plus âgé, et saluent un public ravi qui applaudit à tout rompre.
C'était il y a vingt ans. Nicolas, Alain et François entraient dans l'Histoire."
Pas à chier dirait Crabillard, c'est beau comme l'antique...
Comme dans toute légende, comme dans tout conte défait, il y a des points d'ombre et quelques divergences. Dans les moyens de locomotion notamment. Il se dit que nos héros se rendirent à Berlin en berline pour l'un, en avion ou en train pour d'autres. Qu'importe qu'ils s'y soient rendus à pied à cheval ou en voiture, par les airs ou en bus, l'essentiel est qu'ils y soient arrivés, leur entrain intact et à temps !
Bien qu'il soit difficile de le croire, encore qu' il nous ait montré de quoi il était capable depuis, la version donnée par certains conseillers de Nicolas puis confirmée de vive wouah wouah par notre visiteur, nous parait un rien fantaisiste. Mais après tout, pourquoi douter de Fredo, le fidèle des fidèles à qui il ne manque que la parole. Lui aussi il y était ce jour-là à Berlin. Des témoins l'ont vu lever la patte contre le mur, quelques instants avant qu'il s'écroule en prenant la photo...C'est vrai, que cette phrase et un poil ambigüe, tant pis, je laisse ...Revenons à Nicolas.
Plus fort que les deux autres - c'est Fredo qui l'affirme - c'est en courant que Nicolas serait allé au pied du mur, et qu'il y serait arrivé le premier.
Engagé sur la célèbre course Paris-Strasbourg à la marche, Nicolas nous dit Fredo se sentait tracassé, nerveux, il saccadait des épaules et se déconcentra.
C'est sans doute vrai, car contrairemenent aux années précédentes, vous pouvez vérifier dans les annales, il ne monta pas sur le podium, ce qui chez lui est rarissime. D'ailleurs, sur la photo ci-contre, photo prise à hauteur de Verdun, nous voyons bien qu'il est en retard par rapport aux années précédentes. Vous le chercherez en vain sur cette photo, il n'est pas encore passé !
Verdun ! Que de souvenirs ont du revenir en surface, qu'elle fut dure cette bataille, Tant sur le chemin de Dames, qu'à peine pubère il eut bien du mal à gravir, ou bien au Fort de Vaux, qu'il défendit si bien aux cotés du Commandant Raynal. C'est lui qui mit le message à la patte du dernier pigeon...Bien plus tard se rasant, l'ancien petit poilu Nicolas se rêva un fabuleux destin, et appâta les pigeons...Ach, gross malheur la guerre, mais quand faut y aller, faut y aller ! Et c'est le coeur plus léger qu'il prit sa décision...Nach Berlin !
Motivé un max, arrivé à Strasbourg, pour ne pas perdre de temps, il refusa de prendre sa douche. Une douche pourtant spécialement installée pour lui à grands frais parait-il, et courageusement, il reprit sa course en direction de Berlin. Vous connaissez la suite, il arriva pile à l'heure... Crédible cette version ? Oui, quand on connait les qualités de jogger de Nicolas ; véridique, c'est moins sûr, le doute est permis.
Après en avoir longtemps débattu, les historiens trancheront...
Mais dites-moi, pendant que Nicolas et ses amis sauvaient le Monde Occidental - Nicolas surtout - que se passait-il chez les gens plus ordinaires ?
Comme bien souvent, c'est en marge de l'Histoire que naissent et vivent de très belles histoires...
Nous allons vous en conter une, et nous allons vous la conter avec d'autant de plaisir que le héros principal est un homme de chez nous, un homme qui longtemps présida aux destinées de notre cher et vieux canton de Rochefort-Montagne...
Une belle histoire d'amour.
C'est une de ces histoires, née d'une improbable rencontre, qui sans cet indéfinissable caprice du temps qu'on nomme le hasard, fait qu'à un carrefour de l'Histoire se croisent deux êtres étrangers l'un à l'autre, qui un instant plus tard pourtant, sans qu'ils n'y puissent rien, vivront un même destin...Une de ces histoires, dont, à peine le livre écrit par un académicien de talent, s'empare le cinéma pour en faire une inoubliable épopée genre Docteur Jivago, ou Autant en emporte le vent. (Putain c'est beau ! Ndc)
Se doutait-elle, la jeune et belle princesse qui regardait amusée deux imbéciles donner en vain quelques coups de burin maladroits dans ce mur en béton qui leur barrait le chemin, mais qui pensaient-ils, alors qu'ils frappaient de toutes leurs forces au risque de se casser un ongle, plus tard ce mur, leur ouvrirait la route, se doutait-elle la blonde enfant, que sa vie soudain allait basculer ? (Blonde enfant, blonde enfant...Vingt-sept balais quand même qu'elle avait la gamine, puisqu'elle est née le 1er juillet 1961. Ndc)
- Excuse-moi Niko, je t'ai tapé sur les doigts s'excusa le plus grand, celui qui avait une mèche qui lui collait au front, à moins qu'il ne soit chauve, c'est maintenant si loin tout ça...
- Casse-toi pôv' con ! On le sentait énervé Marathon Man, pas commode en tout cas !
"Je ne serais pas étonnée que plus tard il se venge." pensa Lady Diannah.Pourquoi cette pensée ? Mystère. Et pourquoi ce drôle de prénom Diannah ? Pour éviter un procés, ndlr.
Lasse de ces deux zozos bientôt rejoints par un troisième, la jeune personne détourna son regard. Elle enjoignit à son chauffeur de faire demi-tour..."I'am hungry se dit-elle, il doit bien y avoir un Mac-Do dans cette ville de merde."...Elle n'aimait pas Berlin, et fréquentant parfois les palefreniers, il lui arrivait de penser comme un charretier. Elle n'aimait pas ce chauffeur non plus qui, ivre plus qu'à moitié s'était trompé de route, ayant perdu le Nord, il avait roulé droit vers l'Est... "Nous finirons un jour par avoir un accident se dit-elle."
L'accident, le grave, eut lieu une nuit, plus tard, bien plus tard, mais c'est une autre histoire...
Impeccablement moulé dans son costume Prince de Galles, l'accordéon diatonique rangé sur le siège arrière, un rien mélancolique, Val à l'heure du laitier roulait dans les rues de Berlin.
"Qui chont ches trois cons!" murmura-t-il, en évitant de justesse trois gugusses couverts de poussière qui chantaient à tue-tête : "Ha ça ira ça ira ! Nous logerons un jour à La Lanterne..." , et "Prends ton burin à deux mains mon cousin !" (Germain le cousin, ndlr.)
Depuis un soir de mai 1981, Val traînait comme une blessure cette soirée d'adieu télévisé qu'il fit à un peuple ingrat qui refusait de voir en lui le génie qu'il était.
"Au revoir" lui dit-il à ce peuple imbécile en lui tournant le dos.
Depuis, il essayait d'oublier les rêves de grandeur de son ex-itude passée, en se plongeant dans les soirées mondaines, ou bien, tentait de se désennuyer, en rédigeant des projets de Constitution Européenne qu'il était le seul à comprendre.
Voyant en ce soir du 9 novembre qu'à l'ouest il n'y avait rien de nouveau, il eut envie de passer à l'Est.
Il avait gardé là-bas quelques amis du temps où parfois il jouait au petit télégraphiste... Manoeuvrant sa DS avec grâce et maestria, il prit la direction de Check-Point Charlie...
Personne n'est maître de son destin. Ce qui sera écrit plus tard doit d'abord se produire. Puisque c'était inéluctable, cela se produisit...
Une remontée de schnaps lui fit fermer les yeux, le chauffeur de la Bentley hoqueta et fit une embardée...C'est à cet instant même que La DS déboucha du virage. Le choc ne fut pas terrible, mais les chapeaux tombèrent, et les voitures firent une petite marche arrière.
- Vous auriez pu faire attenchion mon brave, je me tenais à droite...Personne ne doutait que Val tint sa droite, il avait fait ça toute sa vie.
- Hicscusez-moi Milord lui répondit le chauffeur finissant son hoquet.
Lègèrement étourdie par le choc, Lady Diannah rajusta la bretelle de son wonderbra, et ouvrit sa portière.
Ah ces Bentleys, avec leurs portières qui ouvrent à l'ancienne, c'est un régal pour les voyeurs. Il la vit.
A peine entamé son gracieux écarté pour mettre pied à terre, la jeune femme lut tout de suite dans le regard de l'inconnu où luisait le basique instinct du mâle primitif qu'elle avait oublié quelque chose à l'hôtel. Mais oui, bien sûr ! Elle l'avait posé sur le dossier d'une chaise, un ravissant string en soie de chez Dior, une pièce rare au motif écossais...Ce regard qu'elle soutint, le chuintement rauque du sexa en émoi, pour tous les deux, ce fut le choc.
Val sentit soudain enfler sa particule, et c'est la gorge nouée qu'il aida la lady pas laide du tout à s'extirper de son carrosse...Quelque chose d'indéfinissable passa entre eux. Désormais, plus rien ne serait pareil...
C'est ainsi qu'en un même lieu, à la même heure eurent lieu des événements considérables. Trois jeunes bourgeois infatués d'eux-mêmes crurent que c'étaient eux qui avaient fait la Révolution, et juste à coté, un nobliau d'opérette, Président qui se disait déchu d'avoir été déchu, entamait une autre vie avec une Princesse sans culotte.
...
A plus tard.
06:00 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
11/11/2009
De 14 à 18...
...Ils ont assez souffert.

Respectons leur repos, et laissons-les en paix.
10:02 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




