31/10/2009
Un clin d'oeil en passant...
...Des messagers du ciel...

Belle Isabelle, née de parents inconnus...
***
De la douceur, et un peu de beauté nous aiderons à passer un week-end paisible.
Ô vous, âmes sensibles, ne soyez pas inquiets. La belle pigeonne n'est pas fermée derrière des barbelés, le rideau de ronces est là pour empêcher les chats de pénétrer dans son terrain de jeu. Elle jouit de toute la liberté dont peuvent jouir les pigeons voyageurs, enfermés souvent il est vrai, mais pour les protéger des dangers qui les guettent dans un monde de plus en plus hostile. La chasse en automne et tout l'hiver, les rapaces qui voient leurs proies habituelles se raréfier, et tous les poisons semés dans les champs presque toute l'année.
Heureusement pour elle, ce n'est pas le ministre Besson, pas encore, qui a en charge la réglementation de ces volatiles. Elle serait bien en peine de définir son "Identité Nationale" la belle demoiselle !
Née pour être libre, mais de parents inconnus ! Elle doit d'être en vie à un vieux barbu arverne qui l'a recueillie quand elle était encore un oeuf nouveau-né, déposé dans un panier de voyage où sa mère, ne pouvant faire autrement, l'avait accouché avant de partir pour un long voyage vers le Nord, y est-elle parvenue ?
L'oeuf abandonné fut confié à un couple de braves pigeons brayauds qui le couvèrent comme s'il était le leur. Au bout de dix-huit jours, encore une fois, s'accomplit le miracle de la vie. Couvé avec amour, l'oeuf s'ouvrit sur le monde. Puis couvé encore et et choyé, le fragile oisillon se métamorphosa en cette magnifique pigeonne...Quel sera son destin ?
Ce n'est pas très catholique cette couleur isabelle chez les pigeons voyageurs.
Pourtant, bien qu'elle soit de la couleur d'un cheval, la belle Isabelle n'est l'objet d'aucune moquerie ou vexation de la part de ses camarades de colombier.
Il y aurait diraient Buffon et La Fontaine, beaucoup d'exemples à suivre chez nos frères inférieurs, qu'ils soient à poils...Non Crabillard, pas de photo de Carla aujourd'hui !...ou à plumes.
En voici deux ci-dessous, parmi ses camarades qui sont d'une couleur plus classique, sans pour autant que les écaillés rouges soient dominants chez nos messagers ailés. D'ailleurs, de couleur dominante, à bien y réfléchir, il n'y en a point parmi les vainqueurs des concours. De sexe dominant non plus du reste, même si par commodité les messieurs soient plus joués que ces dames.
Encore une leçon à retenir !
De quoi peuvent-elles bien roucouler ces dames ?

...De mur peut-être ?
L'une d'elles, à droite sur la photo, est une réfugiée allemande. Sans que l'on sache trop si c'est par lassitude de trop longs voyages, à cause d'une panne de GPS, ou d'on ne sait quel empêchement majeur, nous ne le saurons jamais, comme il y a pour les marins des "fortunes de mer", il y a pour les voyageurs des airs des infortunes de ciel. Elle s'est posée et reposée en pays Brayaud, et n'est pas repartie. Elle s'y trouve bien, elle a trouvé un solide compagnon, un rouquin venu lui de la Loire il y a maintenant deux ans, et ils ont eu de beaux enfants.
Sa naturalisation est en cours, lorsque la Fédération Allemande aura délivré le certificat de propriété, à moins que Besson ne s'y oppose, la belle Gretchen deviendra Bougnate...
Roucouler sur un mur, pourquoi pas, mais lequel ? Celui de Berlin bien sûr nous dirait la future Bougnate...
...Mais non, parlons de ceux de Jérusalem !

Mais de quoi elle se mêle celle-là !
Ce n'est pas parce qu'elle a des airs de colombe de la paix qu'il lui faut mettre son grain de sel dans la conversation.
Et d'abord, si on parle d'un mur à Jérusalem, duquel est-ce qu'on parle ? Du Mur des Lamentations, vieux de deux mille ans, et qui peut bien rester deux mille ans de plus sans déranger personne, ou bien du mur lamentable, plus récent celui-là, et qu'il faudra bien abattre un jour, comme on a fait du Mur de Berlin...L'abattre le plus tôt possible s'il vous plaît ce vilain mur, merci !
Merci à vous aussi, mes belles emplumées, de m'avoir permis de bavarder un peu...
A plus tard.
***
Les photos des pigeonnes de mon frère Joël ont été prises hier par Laurence mon épouse, elle vous les offre...
***
10:46 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29/10/2009
Les beaux nuages parfois...
...Sont poussés par des vents mauvais...

Il y a encore du bleu dans le ciel, gardons-le.
***
"Qu'est-ce qu'être français ?"...Par Je, Alain, Crabillou et Crabillard.
Sacrée question ! Nous n'avons pas fini de l'entendre posée en boucle jusqu'aux élections régionales au moins.
Pour ma part, je n'ai pas l'intention de me laisser enfermer dans un faux-débat, un débat piège. Je n'ai nul besoin d'un gouvernement quel qu'il soit, ni d'aucun ministre ou président pour me dire qui je suis, et quelles sont les valeurs que je devrais respecter, celles dont il faudrait que je sois fier, ni que l'on me montre du doigt qui il faut aimer, et qui je dois détester du turban ou du béret...
En guise de conclusion à ce débat bassement électoraliste et qui sèmera plus de divisions qu'il n'apportera de ciment social, à Besson-Sarkozy and Co, je répondrais volontiers "Allez vous faire foutre !"
Mais comme je suis profondément républicain, par égard, non pas à leurs personnes qui n'en méritent guère, mais par respect des fonctions qui sont les leurs, sauf celle de ministre de l'immigration etc., je rengaine, et je fais mienne cette réponse publiée dans la rubrique "Rebonds" du journal Libération de ce jour :
*** Une bonne réponse..doc ***
Ha mais !
Ce sera donc ma conclusion sur le grand débat sur l'identité nationale et tutti quanti. C'est assez de se payer les discours du petit coq Sarko, farci de cocoricos par sa plume Guaino, sans avoir à se confesser en public si par hasard on avait une baisse de sa libido patriotique, ou un penchant coupable envers des cultures exotiques...
Une de mes arrières-arrières aïeules a probablement fumé ses géraniums avec le crottin du cheval de Vercingétorix dans les années moins cinquante, et d'autres de mes aïeux se livraient pendant ce temps dans les forêts du Nord à je ne sais quels rites païens à te faire rougir un aumonier de la Légion, mais qu'importe, ni Besson ni Sarko n'y peuvent rien, nous vivons dans le même pays et sous le même drapeau, nous devons respecter les mêmes lois, surtout moi, je suis Français tout autant qu'eux, mais nous n'avons pas les mêmes valeurs. Ils n'y peuvent rien !
***
N'ayant guère de goût à crépir de l'espace virtuel aujourd'hui, je vous invite à déguster deux morceaux du Canard que j'ai choisis pour vous.
Le premier que j'aurais volontiers titré "Expulsons expulsons, il en restera toujours quelque chose...", ou bien plus simplement, "Expulsions choisie.." ...Bof diront les pragmatiques, l'essentiel c'est qu'on les foute dehors les étrangers !
Expulsons expulsons.?...Expulsions choisies ?...A votre guise.

Le second morceau, moins copieux, mais assaisonné façon "récompense au mérite", très en vogue sous le régime sarkozyste, nous donne un petit avant-goût, amer à mon goût le goût, de ce que devient notre République....En hommage à Frank Sinatra, célèbre émigré italien, je l'ai intitulé :
Strangers in the light...

Nous n'avons pas baissé la TVA, mais les dessins de Wozniak et de Cabu vous sont servis sans supplément avec vos deux portions de Canard.
La Direction.
***
Curieuse expérience que j'ai faite. Même délayé d'un peu de blanc, le mélange du rouge et du bleu donne un drôle de brun....Chanter la Marseillaise en agitant le pinceau n'y change rien, j'ai essayé aussi, c'est de la même couleur, et ça sent toujours la merde !
A plus tard...
15:07 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28/10/2009
Travail, Famille, Patrie...
...La terre ne ment pas. Je ne vous mentirai pas !

Une très jolie gravure qui n'a rien à voir.
Offerte par notre Grand Rameur du Bassin. Merci André.
Probable, puisqu'il est question du Lac Champlain dans le texte, que le "Chateaugay", le steamer de la gravure porte le nom du Chateaugay du Quebec, lequel Chateaugay comme vous le savez est jumelé avec notre Chateaugay à nous les Auvergnats...
Comme dirait le rouquin des hautes sphères, un Chateaugay ça va, quand il y en a deux ou trois, ça va aussi, et vogue la galère...
***
Comme prévu c'est parti....Par Crabillard
Il fallait s'y attendre, le coup de l'identité nationale, c'était prévu pour ça du reste, ça te va faire un sacré chambard !
Pendant deux mois et demi qu'ils vont se déchirer les patriotes de tous les bords pour savoir lesquels ont la nationalité française la plus longue et qui c'est-t-y qui pisse fièrement bleu blanc rouge, plus loin que tous les autres.
A l'heure où j'écris ces lignes, à part le Front National qui se refera une santé, même si ce n'est que par délégation, je ne peux pas vous dire qui sera sur le podium. Par contre, le Buzz est lancé à toute vibrure, et tout le monde se jette dans la bagarre.
Il est rare que je fasse des compliments à NNSSS et à son équipe, mais du point de vue de la stratégie politique, je lui tire un grand coup de chapeau ! Trouver un truc qui puisse faire oublier un gros paquet de problèmes au bon peuple, et ramener dans le bercail une bonne partie des gars de la Marine qui commençaient à la trouver mauvaise de s'être fait baiser, c'est un joli coup ! Pas à chier (Ils commencent à m'emmerder aux Chroniques avec leur censure à la con noix ! NdC.)...Pas à dire, c'est un joli coup !
Je ne suis pas le seul à penser que nous sommes en pleine manoeuvre électorale...
*** Belle Manoeuvre ! ***
Le début de ce haut débat s'est tout d'abord focalisé sur Eric Besson, grand pourfendeur de burkas, ministre irréprochable de cette République exemplaire que nous chérissons tous, et qui à lui tout seul illustre à merveille une des valeurs bien cotée en notre beau pays : la loyauté.
Mais nous voyons se mettre en place une stratégie globale, Besson n'est qu'un pion, le véritable chef d'orchestre est à l'Elysée.
Hier, pendant le grand discours au cours duquel il sauva l'agriculture française d'un désastre annoncé depuis bien avant qu'il accédât au trône, il rappela avec force que l'attachement des Français à leur terre est une des valeurs de notre nation. Stricto sensu, il a raison ! Le Français est réellement attaché à la terre, je suis né à la campagne, je puis en attester.Que la terre, celle des ancêtres plus celle des ancêtres des autres fasse partie intégrante de l'identité nationale française, pourquoi pas, quand c'est devant des travailleurs de la terre qu'on le proclame.
Si vous n'avez pas écouté religieusement , ainsi qu'il sied de le faire le discours que fit hier le chef de l'Etat devant une assemblée de syndicalistes agricoles et de pas mal de leurs mandants, faites-vous une idée des mesures qu'il envisage pour les sauver du désastre, et du message subliminal qu'à travers ce discours il délivra au bon peuple, au bon peuple de droite essentiellement. Lisez ce qui suit :
*** Je vous ai compris ! ***
Il dit, au cours de ce discours, l'attachement atavique du Français à son sol, ce qui fait de la terre une des valeurs de notre identité nationale...D'aucuns trouvèrent là comme des intonations pétainistes, il en est qui voient partout le mal.
"La terre elle ne ment pas" aurait dit feu Philippe Pétain, Maréchal de France, "je ne vous mentirai pas" a dit avec flamme Nicolas Sarkozy...Mais de là à, pour être franc-et gaulois aussi souvent- il y a un pas que je ne franchirai pas. Comparons ce qui est comparable ai-je l'habitude de dire.
Comparons...

Strictement rien à voir !
J'ai beau chercher, je ne trouve rien de commun entre tous ces gens. Essayez si vous voulez, mais vous aurez bien du mal à me convaincre.
Sur la galerie de portraits ci-dessus, prenons les deux ministres du milieu par exemple. Peut-on dire sans risque de dire une connerie que s'ils eussent ces deux messieurs vécu à la même époque, ils auraient pris le même charter pour aller au Club Med ? Rien n'est moins sûr. Quant à la comparaison entre monsieur Pierre Pécheu qui sauva de "bons Français" en livrant des communistes et Guy Môquet aux nazis, et monsieur Eric Besson qui lui, préserve le sol sacré de la patrie de l'invasion des hordes barbares, en renvoyant les Afghans d'où ils viennent, à Kaboul précisément, zone "nettement plus pacifiée qu'ailleurs" dixit lui, venant de la part de vrais patriotes, on peut la concevoir la comparaison, mais si d'aventure elle était évoquée, à mon sens, elle reléverait plus de la conversation de comptoir cette comparaison que de la vérité historique. Deux grands serviteurs du pays ces messieurs, convenons-en, mais de grâce, sachons raison garder, il y en a quand même un des deux qui a été fusillé, ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont en premier...
Pour les deux autres figures historiques, la comparaison reléverait du délire. Tout d'abord, au regard de l'histoire, l'homme de gauche (sur la photo) fut longtemps considéré comme un grand homme avant, à la fin de sa carrière, d'être jugé comme traître à sa patrie. Monsieur Philippe Pétain, Maréchal de France, est considéré par les historiens comme étant le vainqueur de Verdun, c'est pas de la crotte tout de même, merde !
L'autre, à droite (sur la photo aussi), fut d'abord traître à ses amis avant d'atteindre les sommets sans parvenir à se grandir. Pour l'heure, il n'est vainqueur de rien du tout, si ce n'est d'une élection que cinq autres présidents ont gagnée avant lui. Ils étaient parvenux eux, ses cinq prédécesseurs à le devenir dès leur élection Présidents, même celui de gauche, c'est dire ! Lui, au bout de trente mois il n'a pas encore enfilé le costard ! Rien à voir donc entre Feu le Maréchal et Nicolas Zébulon...
Une parenthèse, c'est Christophe Alévèque qui l'a ainsi baptisé. Zébulon, il saute partout, et dès qu'il baisse un peu de régime nous dit le facétieux fantaisiste, un des conseillers du château, ils sont une centaine, lui remet une pile dans le cul ! Désopilant, non ? J'irais même plus loin que ce gentil comique un peu trop délicat à mon goût. J'irais jusqu'à dire que ce n'est pas une pile qu'ils lui fourrent ses conseillers, c'est le lapin Duracell en entier, avec le tambour !
Assez rigolé, soyons sérieux, revenons au Maréchal et à Nicolas...
Si on voulait comparer, il faudrait comparer le passé militaire de chacun des deux hommes. D'un coté un Maréchal vainqueur d'une des plus grande bataille de l'histoire, avec des centaines de milliers de morts à son actif, et de l'autre un ex petit planqué, soldat appelé dans l'armée de l'air dont la seule guerre dans laquelle il est engagé ne l'a pas été par lui, et se soldera probablement par une défaite. Coté bilan en plus, c'est maigre, à peine vingt morts, c'est beaucoup trop, mais ça ne tient pas la route face à Philippe.
Coté saillies peut-être...Au salon de l'agriculture, il y à près de soixante-dix ans...
- Qu'est-ce que c'est que ça mon ami ?
- Ce sont des pommes de terre Monsieur le Maréchal.
De nos jours
-Alors casse toi pov' con !
Manifestement ce n'est pas là non plus que nous trouverons matière à comparaison.
Décidemment, tout sépare ces deux chefs d'Etat, ils n'ont rien en commun, hors leur amour de la terre, mais nous avons vu que tout le monde a l'amour de la terre, alors ?
Dans la manière d'être peut-être, la façon de se comporter avec le peuple...
Encore raté, il nous a été impossible de trouver un document montrant le Maréchal avec Madame prenant un bain de soleil sur une plage populaire.
A se demander s'il n'était pas un peu cul-serré le vainqueur de Verdun.
Comme vous le voyez, ceux qui chercheraient le moindre lien entre le gouvernement actuel et le régime de Vichy se plantent grave.
Quelques toujours jamais contents te glissent bien des histoires d'encouragement à la délation, ou la naissance des deux enfants d'Edvige, mais bof, rien de bien sérieux là-dedans.
Non, en vérité je vous le dis, ceux qui voient Nicolas finir en exil sur l'Île d'Yeu se foutent le doigt dans l'oeil, il n'a pas la stature.
Faut-il s'en plaindre ?
A plus tard.
15:17 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27/10/2009
National Identity...
...And French Pride.

Cherchez l'erreur...Ce n'est pas ce que vous croyez, réponse en fin de note.
***
"Il faut réaffirmer les valeurs de l'identité nationale et la fierté d'être français"
C'est Eric Besson, ministre de la République qui nous dit cela.
Un grand débat va s'ouvrir, c'est vrai qu'il y avait urgence. Sans la judicieuse initiative du ministre de l'immigration de l'identité nationale et de l'intégration etc.., nous allions aborder les élections régionales de 2010 sans savoir ce que c'était que d'être Français, et par conséquent sans pouvoir être fiers de l'être. Il était temps de réagir, voilà, grâce à lui, nous allons enfin savoir d'où nous venons, qui nous sommes, et repartir enfin d'un bon pied sur la bonne route...Every body now, all french people with me for une Marseillaise d'enfer, et Gott mit uns !
Bien, après une minute de silence pour tous nos héros morts pour la France, et trente secondes pour ceux morts à cause d'elle...Je sais, trente secondes c'est long, mais il y en eut pas mal quand même des morts, faites un effort...Tout le monde s'est mouché, on continue.
C'est avec grand plaisir à la rédaction des Chroniques que nous avons sauté sur ce sujet si opportunément offert par monsieur le ministre Besson.
De quoi fichtre aurions-nous bien pu parler qui puisse intéresser nos deux douzaines de lectices et d'électeurs, dites-moi voir, de quoi donc ?
Des banques qui renouent avec de confortables profits ? Nous ne savons pas si nous avons seulement un seul retraité de la BNP parmi nos visiteurs. Des fermetures d'usines ? Tout le monde s'en fout parmi nous que les usines ferment, d'ailleurs, même si elles ouvraient à nouveau les usines, pas un de nous ne voudrait y retourner, alors ?
Les violeurs récidivistes, là d'accord, c'est un vrai sujet, seulement chez nous aux Chroniques, c'est un sujet tabou, comme tout ce qui touche au cul du reste, le Crabillard est aux aguets, gare aux dérapages, souvenez-vous de l' affaire Polanski-Mitterrand F, ou vice versa ça marche aussi, on s'en fout, c'est leur affaire.
Clearstream, le H1N1, la bataille de la Défense, ou les batailles des éléphants du PS ? Tout a été dit là-dessus et sur les dessous aussi, tout et le contraire, plus guère d'intérêt.
Allons-y donc avec entrain sur l'Identité Française, et la Fierté qui devrait en découler...A défaut d'en découler, il se pourrait que la dite fierté en prenne un sacré coup dans l'aile à la suite des débats animés et enfièvrés que va susciter l'initiative de monsieur le ministre...Attendons-nous à ce que ça vole très haut entre la Droite Nationale, Patriote et Chrétienne, et la Gauche Mondialiste, Cosmopolite et Apatride...Là, je reste correct. Attendons.
S'il n'est pas très difficile de définir ce qu'est un Français, et donc ce qu'est une Française du même coup, puisqu'au pays des droits de l'homme et de l'égalité des citoyens, les Françaises sont des Français comme vous et moi, c'est plus difficile de définir quelles sont les valeurs qui forgeraient une "Identité Française", et plus difficile encore de rassembler tout ce beau monde autour de "valeurs" et "symboles" qui rendraient fiers les uns et les autres. Sacré chantier en perspective.
Pour ce qui est de l'Identité Nationale, je serais assez tenté de suggérer à monsieur le ministre de s'en tenir à la Loi.
Est Français tout individu détenteur d'une Carte Nationale d'Identité frappée du sceau de la République Française.
La définition est simple inutile de palabrer à n'en plus finir, et pas besoin d'attendre Janvier-Février 2010 pour l'entériner.
Concernant la Fierté, nous aurons l'occasion d'en reparler, je l'inviterai le monsieur Besson, dans un premier temps à examiner la photo-bandeau le représentant dans l'exercice de sa "fonction". A défaut d'y déceler ce qui pourrait nous rendre fiers d'être Français, il y verra ce qui à coup sûr peut rendre honteux de l'être.
Je vous invite à lire l'édito de Laurent Joffrin dans Libération d'aujourd'hui...
*** Du rouge dans le drapeau ***
***
L'avez-vous trouvée l'erreur de la photo-bandeau ?
Non, ce n'est pas la présence d'un de nos ministres à la triste figure, une tronche de scrotum qui en aurait perdu une dirait Crabillard, non, tout comme les autres personnages, Vercingétorix qui mit à Gergovie une branlée aux Italiens de Jules, Jeanne d'Arc, dite la pucelle d'Orléans qui "bouta l' Anglais hors du Royaume de France, et De Gaulle enfin qui redonna son honneur à la France en résistant aux boches, tout comme eux, Eric Besson s'efforce de chasser l'étranger de notre chère patrie, de jeunes Afghans en l'occurrence, sorte de sarrazins modernes mâtinés de mongols pour faire simple, dangereux donc...
L'erreur est ailleurs sur le montage photo. L'erreur, c'est que le vieux bonhomme que l'on voit de dos faire grimacer Bessoon en lui faisant bouffer son béret, l'erreur, c'est que ce n'est pas l'Abbé Pierre ce monsieur.
L'Abbé Pierre est mort, c'était un grand Français, je ne sais pas s'il aurait beaucoup apprécié les manières de monsieur Besson.
A plus tard...
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26/10/2009
Le mot du jour, ici et ailleurs...
...Quel peut-il être ce mot du jour ?
Ils sont mignons tous les quatre ! Ont-ils un point commun ?
***
Vox populi, vox Dei...Tu l'as dit bouffi !
Diable diable, quel point commun peut-il bien y avoir entre le sympathique Ben Ali, tout juste réelu avec moins de 90% des suffrages- iI devrait se méfier, passer de 99 % à 94, puis chuter à 89,62%, ça risque de chauffer pour lui dans quinze ou vingt ans !- et le non moins sympathique Karzaï, qui lui, après recomptage des bulletins fictifs en sa faveur se voit obligé de repasser devant ses électeurs, un peu moins faux cette prochaine fois les électeurs ? Nous verrons bien...Ils en ont bien un point commun ces deux chefs d'Etat, ils passent pour être des musulmans modérés.
Fort bien, mais dites-moi, quel rapport peut-il y avoir entre eux et les deux autres ? Ils ne sont pas musulmans les deux autres, et modérés encore moins du reste, alors quoi de commun ?
Il est facile de faire le lien entre le jeune premier blond et le traître de boulevard, ils sont tous deux comédiens, moins bons que ne le laissent croire les critiques spécialisés au demeurant, mauvais acteurs, mais comédiens tout de même. C'est surtout le chahut de la claque du premier rang qui leur confère un talent relatif...
Bien, je ne vais pas vous laisser moisir plus longtemps, le lien commun entre Ben Ali, Hamid Karzaï, Jean Fils, et Ganelon Bessoon, la honte de la jungle, c'est que tous les quatre, ils sont, ou furent, des élus du peuple, de purs produits de la Démocratie.
Leur point commun, c'est l'Election.
C'est donc Election le mot du jour.
Mot du jour et très en vogue ces temps-ci. De Kaboul ,à Bagdad, en passant par Neuilly-Levallois-Puteaux pour finir à Tunis, l'Election est reine, et comme dirait Crabillard, l'Election en fait bander plus d'un.
Tiens, à propos de Crabillard, ce matin en réunion de rédaction, il nous en a sorti une (sans remuer l'autre) a peu près publiable...C'est à propos de l'erreur tactile du malheureux Jean-François Lamour.
Et de rigoler le Crabillard de la maladresse du Jean-François !
"Imaginez les mecs, nous croustilla-t-il le mal embouché, un mari qui se trompe de bouton, et ce sont deux jumelles qui peuvent de fâcher à mort ! Ha l'amour..."
Remarquez que la boulette du sabreur médaillé pourrait ouvrir des perspectives nouvelles. Après le vote d'un amendement, ultra-gauchiste il est vrai cet amendement, qui eut permis de surtaxer de dix pour cent les bénéfices des banques, notre Jean-François Lamour, assez logique avec la position qu'il avait défendu auparavant, et qui allait dans le sens de la taxation, a voté Oui à l'amendement. il s'est rendu compte qu'il avait sans doute mal voté, puisque l'amendement était adopté. Navré et confus, il jura mais un peu tard qu'il s'était "trompé de bouton"...Errare humanum est. Notre Démocratie n'est pas une dictature, elle a bon coeur et sait se montrer magnanime avec le pécheur...Pas de problême Jean-François, tu t'es trompé, on revotera lundi, pas grave !
Et si tous ceux qui se sont trompé de bulletin le 6 mai 2007 et plus tard en juin avouaient humblement leur erreur, on pourrait revoter, non ? Allez, chiche !
On revient à nos quatre zozos...
Un point commun donc, l'Election.
Certes, il n'y a guère de comparaison possible entre la manière dont sont élus les présidents à Kaboul ou à Tunis, c'est le suffrage universel dans les deux cas, mais la démocratie n'est pas la même. A kaboul, comme prochainement en Irak, c'est une démocratie naissante qui s'exerce, il y a pas mal de balbutiements et de couacs, pas mal de morts aussi. Irakiens et Afghans utilisent une démocratie bricolée à partir des surplus américains que leur à refilés Deubeulyou, il y a encore pas mal de retouches à faire avant que le bébé soit présentable et qu'ils sachent s'en servir, je parle des candidats...
A Tunis et à Neuilly-Puteaux-Levallois, c'est une démocratie parfaitement au point qui fonctionne. Une démocratie exemplaire qui permet à des gens irréprochables de se maintenir au pouvoir à vie comme à Tunis, ou de faire élire qui on veut comme à Puteaux-Levallois-Neuilly...
Ouais, mais ton Bessoon, qu'est-ce qu'il vient faire dans le tableau ?
Bessoon, il bosse dur pour les élections, pour les prochaines ! Si vous vous l'avez oublié, lui il sait très bien que si le candidats sont facilement malléables, l'électeur est plus délicat à manier, et qu'il peut facilement fiche le camp dans l'autre camp, comme lui l'a fait et le refera sans doute encore "l'ex du PS", ou rester chez lui l'électeur, ce que lui, Ganelon la honte, il ne fera pas, dommage !
Les inconditionnels de l'Umpe étant acquis, il n'y a pas à trop s'en préoccuper, ils grognent, mais ils vont là où on veut qu'ils aillent. A la marge, c'est plus délicat, il faut apprivoiser les gens qui se croient importants en leur faisant croire qu'ils sont indispensables...Nihous et De Villiers, c'est dans la poche, reste l'électorat capricieux et fluctuant du Front National. Attention, la bête retrousse le poil !
Pas de souci, Bessoon est là.
Il bulldozérise la jungle, renvoie les Afghans chez eux, et pour finir en beauté, un petit coup de Burka, c'est toujours bon la Burka pour rameuter à droite, c'est contraire aux "vraies valeurs", celles de Bessoon ?
C'est vrai qu'on peut se poser des questions sur la Burka, encore qu'il y ait plusieurs modèles, et plusieurs façons de la porter, disons que ça se discute...
Et n'oublions pas, posons-nous la question :
C'est quoi un Français ?
*** Identité Nationale ***
C'est quoi au fait un Français ? Bientôt soixante-cinq ans que j'en suis un, et je ne me suis toujours pas posé la question...
Une chose que je sais, c'est ce que je n'aimerais pas qu'ils deviennent les Français, et ça, d'une manière ou d'une autre, je le lui ferai savoir au Bessoon, à lui, mais aussi à ses potes...C'est triste à dire, mais il en a des potes le Bessoon, de plus en plus !
A plus tard...
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25/10/2009
En vérité je vous le dis...
...Notre monde est cruel.

A part prier, pour ceux qui le peuvent, que faut-il faire ?
***
Sommes-nous en guerre ?
A entendre les bruits de fusillade dans la campagne environnante, on pouvait se le demander ce matin. Le temps de chasser de mon esprit l'heure de sommeil supplémentaire et gratuite, donc précieuse, j'ai réalisé que ce n'était pas la guerre, mais simplement l'ouverture des vignes. Grand jour pour les chasseurs cette ouverture des vignes.
Ce jour-là, puisque les raisins sont ramassés depuis longtemps, ils peuvent aller traquer le gibier dans le vignoble déserté par les vignerons et les vendangeurs. Remarquez que depuis longtemps, comme à peu près partout dans la campagne, le gibier lui aussi a déserté ces contrées devenues par trop inhospitalières.
Qu'à cela ne tienne, plus de gibier, on va en mettre. C'est ainsi qu'hier en fin de soirée, les grands protecteurs de la nature, les amoureux de la faune sauvage que sont les chasseurs ont procédé à des "lâchers" de faisans et de perdreaux. Capturés dans leurs volières à l'épuisette et mis dans des caisses en bois, les volailles apeurées ont été "semées" ça et là aux quatre coins des territoires de chasse.
Ont-elles pensé les pauvres bêtes à mettre leur montre à l'heure cette nuit ? Toujours est-il que celles qui l'auront fait auront bénéficié d'une heure de vie supplémentaire. Ce n'est pas grand chose une heure de vie en plus, mais ça compte quand c'est la dernière !
Vers les dix heures trente, et depuis un petit moment, il y eut comme un cessez-le feu. Je peux me tromper, mais à mon avis le combat a du cesser faute de combattants...Il aurait sans doute fallu en lâcher un peu plus des faisans et des perdreaux, mais ça coûte cher tout ça, c'est la crise ! Les cartouches aussi ça coûte cher, si ça continue comme ça Mâme Michu, la chasse va devenir un sport de riches, tout fout le camp, salauds de socialistes, ils ont tout démoli avec leurs trente-cinq heures ! Et comment qu'ils s'en sont pris au petit du Président, c'est une honte ! Vous avez vu, quelle époque vivons-nous je vous le demande, c'est pas du temps de Monsieur le Maréchal qu'on aurait vu ça, il nous manque...
En vérité je vous le dis, notre monde est cruel... Cest le titre de mon billet.
Oui, bien cruel en vérité, je vous le dis. Cruels les hommes entre eux, cruels avec les animaux les hommes...
Ainsi de cette "Tradition ancestrale" que nous rapportait Hélène hier dans le billet fort bien illustré que voici : *** Chemin des Andes ***
Cette tradition, dite du combat entre un condor et un taureau.
Drôle de combat en vérité, consistant à attacher un condor symbole du Peuple Inca sur le dos du taureau, symbole lui des conquistadors espagnols.
Ce combat est une revanche symbolique de l' amérindien massacré sur le cruel envahisseur. Le taureau doit mourir, il mourra !
Si le condor ne parvient qu'à cruellement blesser le taureau, les villageois se chargeront de terminer la besogne, olé !
Aujourd'hui, sauf dans les contrées très traditionnalistes, la mort n'est plus au rendez-vous.
Le combat est un spectacle, et lorsque le taureau et le condor ont bien fait leur boulot au milieu de l'arène, que les touristes ont fait le plein d'émotion et de photos, ils regagnent l'un sa cage et l'autre son enclos jusqu'à la prochaine représentation.
Sacrifier à chaque fois un taureau, à la rigueur on pourrait l'envisager, il suffirait de prolonger les festivités par un barbecue géant, mais le condor devenu rare revient trop cher, là-bas aussi, c'est la crise ! Vous verrez, si ça continue comme ça Senora Michù-Pichù , il faudra nous contenter des combats de coqs et des combats de chiens...Salauds de socialios ! Il n'était que général Augusto, mais à nous aussi il nous manque...
Chez nous aussi il y a des salauds !

Pris en flagrant délit !
Nous devons ce document à une photographe amateur mais de grand talent, épouse d'un papypasrasé et rassis ce qui augmente considérablement ses mérites (à la photographe), photo qui fut prise en septembre de cette année, assez loin du Puy de Dôme. Le vilain oiseau se cache pour sévir...
Nous le voyons l'infâme futur vieillard que tu jurerais que c'est le Crabillard. Il s'apprête à abandonner son fidèle animal dans un refuge montagnard ce salaud. Pauvre bête !
A plus tard...
12:38 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24/10/2009
Père, pardonne-leur...
...Ce sont de pauvres cons !

Vers les sommets...Vue de la Croix de Fer (73)
***
Le 22 octobre, date historique.
Enfoncé Guy Môquet, ce 22 octobre de l'an 2009, un Prince est descendu du trône juste avant d'y grimper.
Avant toute chose, il serait bon de savoir de qui nous parlons.
C'est pourquoi je vous propose ce portrait du héros qu'a publié hier le journal Libération. lisez d'abord, et revenez nous voir aux Chroniques, mes collègues et moi-même, nous vous y attendons.
*** Un jeune homme ordinaire ***
Brossé avec un humour un peu vachard certes le portrait, mais pas de quoi hurler au lynchage politico-médiatique dont la Cour du Roy et surtout sa basse-cour, y compris les chevaux de retour et les chiens enragés lâchés sans muselière sur les radios et plateaux -télés nous ont rabattu les oreilles jusqu'à nous en casser les choses à n'en plus finir et à nous faire oublier jusqu'aux virgules point d'exclamation Trois points de suspension Respirez, soufflez !
Pas de lynchage médiatique, simplement le récit de la "carrière" supersonique d'un jeune homme qui en plus de ses qualités propres a surtout le grand privilège d'être le fils de son père. Il est des noms qui ferment les portes, il en est d'autres qui les ouvrent en grand, et qui, cerise sur le gâteau offrent en prime à ceux qui les portent le tapis rouge et l'ascenseur.
Tiens, démonstration par une fiction absurde...
...Le fils Mesrine se présente aux cantonales de Neuilly-Sud contre la fille de José Bové. Bien évidemment, il est élu. Puis, à peine deux ans plus tard, il postule à la présidence de l'Epad. Qui trouverait quelque chose à redire, hein ? Nous sommes en République, quoi, merde !
Un détail que j'ai failli oublier. En galant homme, le fiston Mesrine bon prince a pistoné la gamine de José pour un poste de receptionniste chez Monsanto. La politique est un combat, mais elle n'empêche pas les bonnes manières...Revenons au sujet.
Monsieur Jean Sarkozy est un élu du peuple.
Si vous ne le savez pas encore, c'est que vous débarquez de la planète Mars où octobre est si beau, ou que vous êtes à la fois sourd et aveugle, et que vous ne savez pas lire...A noter qu'un aveugle qui ne sait pas lire peut tout de même s'informer en écoutant s'il n'est pas sourd ce que les gens braillent...Je continue.
Monsieur Jean Sarkozy est un élu du peuple, c'est vrai, il a remporté l'élection cantonale de Neuilly-Sud au premier tour avec cinquante et un pour cent et quelques. Ce n'est pas un triomphe, mais cela lui confère une légitimité républicaine, il n'est pas mauvais de le souligner. Personne ne s'est posé la question de son investiture comme candidat des Umpes...Peut-être n'y avait-il personne d'autre que lui. Il s'est dévoué. Bravo jeune homme !
Cela lui confère la légitimité républicaine dont jouissent les plus de quatre mille conseillers généraux de notre cher et beau pays la France, mais pas plus.
Un conseiller général, élu dans un canton est un personnage important. Par exemple, dans notre département, le Puy-d-Dôme, il y en a soixante et un de ces Very Important Persons (en rosbif dans le texte). Dans un département comme la Lozère, qui passe (à tort) pour le trou du cul du monde, il y en à...Merde , je n'ai pas noté, mais il doit y en avoir vingt-cinq ou trente, non pas trente, ça me revient, c'est bien vingt-cinq, bien que ce soit le désert là-bas, tout aussi very important ces conseillers que ceux du Puy-de-Dôme ou que ceux des Hauts de Seine, c'est ça Coco l'égalité républicaine, tous égaux !
Comme disait Darcos (Xavier pour les dames), la légitimité s'acquiert par le suffrage universel, pas par le livret de famille. Il ne dit pas que des conneries le gros !
Passons à un cas fictif mais concret.
Imaginons un conseiller général d'un canton de Lozère, comme celui de Meyruis ou de Nasbinals.
Un jeune gars très engagé qui fut élu à vingt et un an tout juste, et qui deux ans après postule à la présidence d'une société d'économie mixte, genre Etablissement Public Pour la Sauvegarde du Souvenir de la Bête du Gévaudan, l' EPPLSSDLBG.
Malgré l'apparente banalité du sigle, la Présidence de l' EPPLSSDLBG est un poste prestigieux en Lozère.
Très engagé donc, le jeune postulant, par ailleurs fils d'un notable de Mende honorable, se jette avec passion à la conquête du titre, armé de ses seules convictions et de ses talents de communicant.
Vaillant et courageux, seul contre tous, il vient défendre ses positions au journal du soir de France 3 Languedoc-Roussillon. L'affaire est d'importance, et c'est à titre exceptionnel qu'on accorde au jeune conseiller une interview où il est le seul à parler, ce qui vous en conviendrez n'est pas facile quand il faut tenir plus de cinq minutes.
Il s'en tire mieux que bien, et suscite l'admiration de tous. Son Monpapa dont, autrefois , avant que ne devinssent exemplaires et irréprochables la Démocratie et la République itou on eut dit qu'il était un notable, son Monpapa peut être fier de son fiston. Il l'est fier son Monpapa, presqu'autant que de lui...
Las, c'était compter sans la meute hurlante, venue du Gévaudan sans doute mais aussi d'ailleurs, la meute qui se déchaîne crocs dehors et la bave aux babines contre ce jeune homme, fierté de sa famille, jeune espoir du Pays Cevenol, en attendant de conduire qui sait, notre pays tout entier vers une gloire et un prestige depuis longtemps perdus, poils au cul !
Et c'est le drame !
Très touché par cette vague haineuse qui se déchaîne contre lui un peu, mais surtout contre son Monpapa qu'une opposition et une presse manipulée par on ne sait qui tentent chaque jour de déstabiliser et de détruire, n'écoutant que son amour pour ce Monpapa chéri, le jeune homme, Nicolas, c'est son prénom, à seule fin de protéger Jean son père, parvient, malgré tous les obstacles dressés sur son chemin à se faire interviewer pendant dix minutes au vingt heures de France 2, la grande chaîne nationale. Pas facile pour un jeune conseiller général, quasi inconnu de décrocher un passage en ouverture du vingt heures pour une histoire de présidence d'une vague société d'économie mixte. Il a du ramer le gamin !
C'est là, juste à la veille de la séance du Conseil Général de Lozère, que Nicolas annonce à la France éplorée, qu'il sera seulement candidat à un poste d'administrateur de l' EPPLSSDLBG (merci le copier-coller !), mais qu'il n'en briguera pas la Présidence. C'est la consternation en Pays Cévenol.
Dès le soir-même dit-on, des hurlements féroces se sont fait entendre dans la Forêt de Mercoire.
Qu'on n'y prenne garde, et demain les loups entreront dans Paris...
***
Bon week-end, et...
...A plus tard.
09:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22/10/2009
Pourquoi faire tant d'histoires...
...Avec l'Histoire.

Lac de Carouge (73) au petit matin....
***
Lisez si vous voulez, ce n'est pas obligatoire.
Je pense que le meilleur hommage que l'on puisse rendre au jeune fusillé, c'est de ne pas trahir son histoire, en ne travestissant pas l'Histoire.
C'est pourquoi je vous invite, en ce jour anniversaire de sa mort, à lire ce que fut vraiment le parcours de ce jeune militant communiste, arrêté par la police française parce qu'il distribuait des tacts, et qui, s'il fut résistant, le fut surtout, non contre l'occupant allemand, mais contre les autorités de son pays, qui après l'avoir arrêté et jugé, au lieu de le remettre en liberté comme les juges le souhaitaient, l'ont maintenu en détention avant de le livrer aux nazis qui le fusillèrent avec ses compagnons, non comme résistant, mais comme otage.
Que soit recommandé de lire aux écoliers la lettre qu'il écrivit à sa mère avant d'être fusillé, pourquoi pas, cette lettre est admirable d'amour et de courage, alors oui, lisons-là. Mais surtout ne trahissons pas ce jeune homme en le faisant mourir dans des habits qui n'étaient pas les siens...
*** Histoire d'un martyr... ***
Il se peut que Wikipédia ne soit pas non plus le nec plus ultra de la vérité historique, mais on peut y trouver bien des éléments qui peuvent faire réfléchir sur la manipulation faite au sujet de ce courageux jeune homme de dix-sept ans.
Puisque nous parlons d'Histoire...
...Pourquoi ne pas y chercher certains ressorts qui aujourd' hui encore font des hommes ce qu'ils sont. Ainsi de cette phrase d'Henri Guaino, le Déroulède de service ...
"Les enseignants...(Qui sont des fonctionnaires, pas d'une profession libérale)...ont un devoir, celui de faire leur métier, donc d'obéir aux directives."
Résumons la pensée de la plume présidentielle élyséenne.
C'est du devoir de l'enseignant de faire son métier, Monsieur de la Palice qui n'avait ni la gueule de travers ni un drapeau bleu blanc rouge en guise de pyjama n'aurait pas dit autre chose.
L'enseignant doit enseigner, fort bien, donc il doit obéir aux directives...Holà holà ! Dites-moi mon cher Henri, n'est-ce pas là ce que faisaient les fonctionnaires de Vichy : obéir aux directives. Pourquoi a-t-on cherché des poux dans la tête de quelques uns de ces braves gens qui somme toute n'ont fait que leur devoir en arrêtant des terroristes et des juifs. Ils obeissaient aux directives de leur gouvernement ces dévoués serviteurs de l'Etat. Il est grand temps de réhabiliter ces héros victimes d'une profonde injustice, ne croyez-vous pas ? Ne faudrait-il pas également, à titre posthume pour la plupart d'entre eux, retirer leurs médailles à de soi-disant héros dont le seul mérite fut de se rebeller contre les "directives" du gouvernement d'alors.
Et que penser de ces quelques quatre-vingts députés- Honte à eux ! - qui refusèrent les infâmes salopards d'accorder les pleins pouvoirs au bien -aimé Maréchal...
...Laissons aux historiens le soin d'écrire l'Histoire, laissons aux enseignants le soin de l'enseigner...Et tes directives enrubannées de propagande à la noix, tu te les prends et tu te les mets où tu veux mon cher Henri, bien profond !
Bravo aux Lefebvre, Chatel, Jego and Co...
Il était temps que des gens honnêtes, sincères, et totalement désintéressés disent bien haut ce que tout le monde pense trop bas.
Il faut en finir avec le lynchage médiatique dont un jeune homme est l'innocente victime ! Depuis quand le fait d'être élu du canton de Neuilly Sud devrait-il être vécu comme une infâmie ! Depuis quand, au prétexte qu'un administrateur de l'Epad, suite à une promotion fort méritée au conseil économique et social, doive quitter son poste, devrait-on empêcher ce jeune homme courageux, travailleur, intelligent, blond et totalement disponible à postuler au remplacement du partant, hein, qu'est-ce que c'est que cet acharnement, dans quelle république vivons-nous ! Quoi du népotisme, vous en connaissez vous des enfants qui ne sont pas les fils de leur père, alors !
Monsieur Jego a raison quand il dit voir pointer le retour du fascisme, sauf qu'il ne le voit pas arriver du bon coté, mais il arrive le fascisme. Il suffira juste que tout le monde soit tenu de respecter des "directives" qui remplaceront les lois, et la messe sera dite.
Ils ont raison tous les autres de dénoncer la presse haineuse à l'endroit de la famille royale, c'est inadmissible de traiter les gens de la sorte. Voyez plutôt, à titre d'exemple, de quelle manière fut malmené par des interviewers cruels le valeureux jeune homme dont nous parlions à l'instant.
Avertissement : Attention, cet article du Canard Enchaîné pourrait blesser les âmes sensibles.

Eut-il été brutalisé de la sorte s'il était né orphelin, je vous le demande !
Allons-nous tolérer longtemps encore de pareils agissements ? Allons-nous laisser encore longtemps bafouer les valeurs qui firent de notre petit pays une grande nation ?
A quand une directive pour remettre les journalistes arrogants à leur vraie place, couchés bien sages au bas du trône...
A plus tard...
***
PS: Quatre kilos la carpe.
Un blâme à Héraime avec ses deux kilos cinq. Je vous parie que si c'est lui qui l'avait prise, elle frôlait les sept kilos facile mémère !
C'est mon voisin qui m'a fait cadeau de sa pêche...Merci Daniel !
14:34 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
21/10/2009
Un peu de pluie...
...Enfin ça baigne !

Olga sur le plateau...Avant la pluie.
***
Tout d'abord, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui par un petit mot ou une simple pensée nous ont aidés à essuyer une larme, merci.
***
Puisque la vie continue, vivons-la gaiement !
dans ma dernière note, je vous avais mis un tableau de Bernadette...A propos, pour ceux qui ne se seraient pas encore procuré son recueil de poèmes, il n'est pas trop tard, je vous remets l'adresse, vous la trouverez en bas de cette superbe note :
*** Flash-back... ***
Outre ses talents d'artiste peintre et de poète, notre amie est aussi une jardinière émérite, le montage-photo réalisé à partir des fruits et légumes de son jardin secret que je vous livre ici vous en donne un petit aperçu...
Pour arriver à ça...

...Il faut avoir la main verte !...Production garantie Bio, évidemment !
Que pourrais-je vous dire pour remplir ce billet ?
Je voulais vous entretenir du mariage de la carpe et du lapin, manque de pot, le lapin (chaud) s'est fait la malle, et il y avait de la friture sur la ligne...

Petite devinette : Elle pèse combien la carpe ?
***
Il nous faudra donc parler d'autre chose, mais de quoi ?
D'actualité peut-être...Pourquoi pas.
***
Je suis resté silencieux quelques jours, mais ce n'est pas pour cela que le monde s'est arrêté de tourner. Il se pourrait même que nous soyons en train de vivre une période historique !
Se rend-on compte que la future réforme de nos institutions va nous propulser d'un coup d'un seul dans le vingt et unième siècle devant lequel nous piétinons maintenant depuis plus de huit ans sans oser y rentrer. Heureusement, NNSSS dont nous sommes ici un peu las est là et un peu là ! Grâce à cette réforme qu'il nous a concoctée, une réforme géniale comme toutes les réformes qui est que, blablabli blabla, réforme que le peuple attendait etc...et dont nos arrières arrières petits enfants nous remercieront bien plus tard si ce ne sont pas des ingrats, notre vieille cinquième va passer la surmultipliée et se transformer en un Royaume républicain, une République en pire, où régnera le suffrage universel retoqué qui fera naître les jeunes princes par le siège, de beaux princes blonds qui guideront la France à travers les siècles et les siècles...Amen !
Nous parlerons de tout ça plus tard...A plus tard...
17:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19/10/2009
Une vie après ? Je ne crois pas...
...Mais la vie continue pendant la mort !

Tant que brillera son ombre, il restera vivant...
***
On dit que la foudre ou les obus ne tombent jamais au même endroit. La mort n'a pas de ces délicatesses, elle frappe là ou elle a envie de frapper. D'ailleurs, ne dit-on pas qu'il pleut toujours sur le mouillé...Les larmes de juillet ne sont pas encore sèches, que déjà en octobre il faut en verser d'autres...
Nous en avons versé, des larmes bien amères.
***
Nous en avons suffisamment versé de larmes pour que vous ne vous sentiez pas obligés d'en remettre des votres.
Ce billet n' aura rien de larmoyant, ce sera un simple témoignage, parce que l'homme dont je vais vous parler mérite que je lui rende hommage. Ni fleurs ni couronnes, il a été servi. Juste quelques minutes de votre temps, si vous le voulez bien.
Ce fut un bel enterrement, tout était réuni pour qu'il en soit ainsi. Un ciel gris et plombé qu'un vent du nord frisquet ne parvenait pas à nettoyer. Nous eûmes même, ultime clin d'oeil du destin, un très beau crachin, glacé à point pour finir de nous pétrifier sur place.
***
Vous venez de lire le début du billet que j'ai commencé samedi soir, le jour de l'enterrement...Je le reprends ce lundi, et ne le terminerai pas. Du moins n'écrirai-je pas la suite de ce billet telle qu'il se bousculait dans mes pensées samedi en fin d'après-midi.
Ni par retenue, ou par fausse pudeur, mais par simple respect pour l'absent, car bien des souvenirs lui appartiennent plus qu'à moi, et il ne m'a pas chargé de les faire connaître...
Offert par mon amie Bernadette...
Ce n'est pas une photo, c'est un tableau peint il y a vingt ans...
***
Oui, ce fut un bel enterrement, triste à souhait, par un temps gris et glacial plus triste encore...En même temps, presqu'incongru dans un cimetière, que s'envolaient les notes de Blue Moon, ainsi qu'il l'avait voulu, poussé par le vent, un froid crachin vint se mêler au larmes...
Un temps de recueillement, puis du temps immobile encore, et j'eus tout le loisir de me poser et reposer un tas de questions qui sans doute resteront à jamais sans réponses...La vie, la joie, la souffrance et la mort...
Je le dis souvent, la vie a un début, elle a aussi une fin...Il y a fort à parier que si nous connaissions la fin, bien peu d'entre nous prendraient leur ticket pour faire le voyage. L'aurait-il pris lui son ticket s'il avait su ce que serait la soixante septième année de sa vie, une année qu'il ne finira pas ? Je n'en sais rien.
Ce que je sais, c'est le courage qu'il lui aura fallu pour vivre jusqu'au bout, la volonté incroyable qu'il aura déployée pour maintenir vivante sa pauvre carcasse immobilisée et torturée par ce que pudiquement on appelle une cruelle maladie.
C'est à ça que je pense le visage fouetté par la pluie, regardant bêtement cette belle caisse en bois verni dans laquelle reposent les à peine trente cinq kilos de chairs froides, de peau et d'os moitié bouffés par cette saloperie de cancer...Je ne sais même pas si j'ai vraiment du chagrin tant je l'ai vu presque mort ces dernières semaines. Presque mort, et pourtant si intensément vivant... Anéanti et impuissant je suis, plutôt que chagriné, écrasé par une tristesse infinie.
Il m'a épaté par sa force morale, je le lui ai dit quand il me confiait qu'il cessait de lutter et se laissait partir. Aurai-je comme lui le courage de regarder la mort en face quand mon heure sera venue ? Nul ne sait, peut-être que si je pense à lui ce sera plus facile. Je penserai à lui...
Je ne suis même pas révolté de tant et tant d'injustice. Lui, il s'est révolté. Il s'est révolté contre ce Dieu auquel il croyait pourtant, et qui fut sourd à ses prières. Il l'a puni ce Dieu d'indifférence, il l'a interdit d'enterrement. Pour ça aussi, au seuil de la mort il faut un grand courage.
C'est civilement que ce samedi nous avons enterré mon frère.
***
Adieu Michel, la vie continue...
11:02 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note




