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05/11/2008

Mesdames, vous m'avez dérangé...

... Vous avez eu raison, merci de l'avoir fait.


*** Sa vie s'est arrêtée le 1er Décembre 2001. ***

 « J’étais tranquille j’étais peinard… »

 Il me serait facile, très facile, de continuer cette note sur l’air de la chanson de Renaud. Sans son talent, mais avec la même gouaille et le même langage fleuri, je le maîtrise assez bien. Et n’en déplaise aux partisans rigoureux du Français châtié et quelquefois châtré,  la langue des rues, des faubourgs et des tavernes parle le cœur tout aussi bien que celle en usage dans les facs de lettres.

 Pour concilier l’un est l’autre, le langage des livres et la langue de la rue, je me sens d’humeur consensuelle, je vais parler mon langage, le  langage des gens simples, celui compris par tout le monde, aussi bien au salon qu'au bistrot.

 J'essaierai d'éviter - le pourrai-je ?- d'écrire langue de bois…

 J’étais tranquille donc, bien à l’abri chez moi, jusqu’à ce jour où, c'était il y a quelques jours. Elles sont arrivées…

 C’ est de ma faute remarquez, de ma faute, et de cette détestable habitude que j’ai de réagir au quart de tour, donc trop vite, sur tout ce qui me heurte et me choque. Ce n’est pas nouveau chez moi, tout petit déjà, à l’âge où les enfants ont toujours tort, je prenais des baffes parce que j’avais toujours raison.

 Quelle drôle d’idée j’ai eue ce jour-là, après avoir vu sur ma télé un type en survêtement, remonter menotté dans un fourgon de gendarmerie, pour retourner en taule. Quelle idée ai-je eue de balancer sur le Net, ici, un billet d’humeur.

 Quoi, les journaux l'ont écrit à longueur de colonnes, les télés aussi, et les magistrats itou. Il se peut que ce type enfermé depuis six ans pour meurtre ne soit pas le vrai coupable ! On le maintient malgré tout en cabane pour une peccadille, mais qu’est-ce que c’est que cette Justice !

 Un billet d’humeur- il est fait pour ça -  soulage sur l’instant celui qui le rédige. 

 Ce billet m'a soulagé, et parce que j'étais sincère, qu'avec les éléments que j'avais j'étais en droit de l'écrire, je n'en retire pas une virgule, et je ne regrette pas de l'avoir écrit.

 Simplement, aujourd'hui, avec ce que je sais, je l'écrirai peut-être, mais pas sur le même ton, avec beaucoup plus de guillemets et de points d'interrogation.  Certainement avec beaucoup moins de points d'exclamation. 

Il soulage le billet d'humeur, mais il peut avoir des conséquences inattendues pour celui qui l'a rédigé…

 Inattendues, c’est bien le moins que je puisse dire. Je ne pensais pas en fustigeant la « Machine », machine judiciaire retenant à toute force Machin , que je me retrouverai  aujourd’hui,  dans ce monde que je ne connais pas, un monde qui n’est pas le mien, et plongé aussi, je le lui ai dit à la Dame brune, mais rien ne l'arrête, plongé dis-je dans une histoire trop grande pour moi...

 Me voici dans ce terrible théâtre où Véronique m’a entraîné presque malgré moi, cette Cour d’Assises des Hauts de Seine où je pénètre pour la première fois.

 C'est la première fois que j'assiste à un procés d'Assises, je le confesse, et je sais que ce ne sera pas le dernier, car j'ai le dossier, et il me faudra assister aussi au procès en Appel, et plus encore après, car tout n'est pas fini.

 Nous sommes le 8 septembre 2004.  Je me suis habillé léger, car  il fait un temps de plein été, un temps radieux. C'est écrit dans les larges extraits du récit, extraits d'un livre à venir sans doute que m'a envoyés Véronique. C'est elle qui est venue de l'histoire vraie mettre du vécu dans les échanges quelque peu nébuleux  d'internautes querelleurs bataillant dans leur monde virtuel, protégés qu'ils se croient par le masque de leurs pseudos, armés de leurs convictions, et archi-blindés de leurs certitudes. Je les connais, je suis l'un des leurs...

 medium_Véronique.gifRegardez ce visage, c'est le sien, celui de Véronique.

 Non, ce n'est pas comme je vous le disais hier un cliché de studio pris par un photographe amoureux d' Audrey Hepburn ou de Marie-José Nat, c'est une photo à elle, une photo de sa vie, une photo perso, un bout d'elle  qu'elle m'a offert, qu'elle m'autorise à vous montrer.

 Sans doute me l'a-t-elle offert, inconsciement ce portrait, pour que je vous le montre.

 Comme elle m'autorise à vous montrer la photo de sa soeur, sa Jumelle de Coeur comme elle dit, cette soeur tragique dont le coeur s'est arrêté de battre le 1er décembre 2001...

Marie-Agnès, Agnès la petite soeur...

Vous l'avez vue quand vous avez ouvert cette page, vous l'avez vue Agnès, et elle vous a regardé droit dans les yeux, de ce regard qui ne s'oublie pas.

Un regard intense, vif de gaîté, mais qui venu de si loin semble chargé de regrets, et j'y verrais presque des reproches..."Ne m'oubliez pas !" qu'il me crient ces beaux yeux.

 C'est à cause de ces visages et de ce regard muet qui me parlent, que je suis sorti de mon silence, ces femmes m'ont dérangé, elles me dérangent. Elles bousculent des choses bien rangées dans ma tête, il faut que je remette un peu d'ordre.

 C'est pourquoi je suis là, à la Cour d'Assises des Hauts de Seine, un 8 septembre 2004, au lieu d'être à l' île d'Oléron, comme prévu, là-bas aussi, je me souviens,il a fait beau...

 Je jette un oeil sur les feuillets que m'a confiés Véronique avant-hier, et je lis :

 L’heure de ce moment attendu et redouté a sonné et depuis des semaines, je me prépare à rencontrer un accusé dans le box, un jeune homme né le 14 mai 1982 qui a l’âge de nos enfants et dont le nom patronymique l’identifie à une chose innommée, il s’appelle Machin, je me rappelle ma stupéfaction quand j’ai appris que Machin était soupçonné de t’avoir tuée...

 Elle parle à Agnès véronique, comme si Agnès  était là... Mais le procès va commencer, je me tais.

 Je prends des notes, et je vous raconterai plus tard...

***

 Les passages en caractères bleus sont des extraits du volumineux fichier Word, l'équivalent de cinquante pages de bouquin, que Madame Véronique Girard m'a envoyé, et sur lequel elle souhaite-Maître Girard est persuasive- que je lui donne mon avis.

 Je n'étais pas trop enclin à le faire, craignant de me perdre dans les méandres juridiques et le jargon judiciaire. Finalement, je m' y suis résolu, car ce que j'ai commencé à lire n'a rien d'un compte-rendu d'audience pondu par un candidat à la magistrature. Véronique écrit avec ses tripes, et le regard acéré de Maître Girard me fait découvrir les rouages de "La Machine" . Si vous le souhaitez, vous pourrez les découvrir avec moi...

 J'ai choisi, plutôt que de répondre directement à Madame Girard, de prendre du recul, conservant ainsi ma liberté de ton, en examinant son travail à travers le... à travers les procès qu'elle a vécus, à la fois comme soeur et comme avocat.

 Je retourne donc en 2004 d'abord, et je vous dirai ce que moi j'ai vécu.

 Saurons-nous enfin la vérité ? Je crains que non, mais nous aurons essayé de comprendre, c'est déjà beaucoup...Agnès après ça adoucira son regard....

 A plus tard...

*** 

 

 

08:00 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (12)

Commentaires

Bonjour Alain,

Si tu n'es jamais rentré dans une cour d'Assises, tu peux toujours le faire, une fois dans ta vie, pour te rendre compte par toi même de l'importance de ce lieu pour les victimes. Je le comparerai à une salle d'opération dans un hôpital sauf qu'ici, on y soigne l'esprit et non le corps.

Si la Justice des correctionnelles, des tribunaux de grande instance fait penser à des grandes usines où on embale à la chaine des paquets de divorces, d'outrages à agent, de vols par des minables, les Assises, c'est autre chose.

Même effroyablement lente et douloureuse, elle est tellement nécessaire.

Je ne peux que souhaiter à Véronique que l'avocat de la partie adverse ne fasse pas la plaidoirie abjecte, à laquelle il ne croit pas, mais qui est la seule qui allègera la peine de son client, de la femme consentante !!! De telles paroles sont dures à écouter.

Je te salue avec mes amitiés


Le grillon
***
Il y a des tas de choses que je n'ai pas faites, et plus encore que je ne ferai jamais...
Des paroles dures à entendre...
Véronique a sans doute tout entendu, elle te le dira peut-être.
Maître Girard aussi a tout entendu, elle a du beaucoup dire aussi, mais ça, peut-elle nous le dire ...
Salle d'opération, où vas-tu chercher des comparaisons pareilles...si tu savais !
J'irai au bout de mon récit, mais j'ai hâte de retrouver du ciel bleu....
Merci de ton message.

Écrit par : Christian | 05/11/2008

Je comprends l'expression "si humaine" d' Olga sur la note précédente quand le poète dit sans rimes mais avec tant de raison.

Terriens un peu fous, un peu fragiles, un peu obstinés, adeptes de cette religion du "tout est dans tout", ces terriens là perçoivent l'ultra-sensibilité qui émane des gens et des choses et c'est aussi cela qui permet à chacun de continuer la route.

Profond respect à tous. Monique

Écrit par : monique | 05/11/2008

Bonjour,
À toute personne, ici, qui voudrait me poser telle ou telle question, je répondrai.
Le souhait exprimé par Christian à mon intention me conduit déjà à une réponse, pour la clarté : s'il est un seul moyen de défense qu'un avocat de l'accusé, fût-il sans foi ni loi, ne pouvait pas ni ne pourra jamais utiliser, c'est celui du consentement de la victime, un argument rendu totalement impossible par les constatations du médecin légiste.
Mais le seul objet du présent message, c'est de dire à Alain ma très profonde gratitude pour le morceau d'éternité qu'il offre à Agnès en acceptant d'être dérangé, ainsi qu'il le dit joliment, et en lui ouvrant grande sa porte.
Oui, Alain, vous avez bien lu dans son regard cette supplique muette : "ne m'oubliez pas".
Un "ne m'oubliez pas" dont je suis l'écho obstiné et auquel vous avez magnifiquement répondu.
Merci.
Véronique

Écrit par : Véronique Girard | 05/11/2008

Grâce à vous Véronique et à toi, Alain, nous ne pourrons pas oublier Agnés ....
Je suis stupéfaite qu'une de tes chroniques ait pu aller retrouver Véronique.....
Crabillou, tu as toujours eu un don pour l'écriture...Le PERE LA PIPE te le disait déjà et tous tes copains de classe t'admiraient....C'est super que ta chronique puisse offrir un "moment d'éternité à Agnès ".....
Bon courage à Véronique dans son combat et bises à toi.

Écrit par : Allier-née | 05/11/2008

Il se passe des choses ici.
Je savais bien que ce blog est utile.

Quant aux chansons de Renaud, dont je connais pas mal le répertoire, bon nombre pourrait illustrer les nombreuses chroniques que tu as écrites, même si elles datent de + de 30 ans. Je suis contente que tu fasses référence à lui.
Bise et sois heureux.

Écrit par : Eliane | 05/11/2008

Oui, Véronique,c'est un morceau d'éternité que l'arverne barbu a fait rentrer dans nos coeurs ,car Agnès y a pris sa place désormais et il fallait un homme de coeur pour vous faire écho.

Véronique, je voudrais vous dire que j'ai eu l'occasion d'être présente lors d'un procès relativement récent qui a fait du bruit au sein du prétoire toulousain:je l'ai vu LUI,monstre froid:seuls quelques mètres nous séparaient.Et j'ai VU ce regard glacial,que mon regard lui ne pouvait pas soutenir,regard dur,le dernier regard sur la vie qu'a pu croiser sa victime.

Véronique,jamais, je dis bien jamais,je n'oublierai ce qu'a pu être le ' dernier souffle de vie" , face à ce regard ,de celle qui n'aurait jamais dû se trouver sur ce chemin là."

Mais nous, nous posons sur Agnès un regard d'amour...pour qu'elle oublie l'autre.

Croyez le.

Et j'aurai encore l'occasion de vous l'écrire.

Parce que vous avez fait vivre Agnès,et qu'un coeur ne s'arrête pas " comme ça".

Betty

Écrit par : betty | 05/11/2008

Bonsoir,
Merci à chacun et chacune pour votre accueil de la si belle initiative prise par notre Ami Alain.
Un "regard d'amour" posé sur Agnès, voici tout le sens de cette histoire.
Une histoire aussi belle que singulière.
Une histoire, tout court.
Betty, ce que vous dites à propos du regard échangé entre le tueur et sa victime, quand personne n'était là pour empêcher l'accomplissement de la tragédie, est exactement en phase avec ce qui me hante depuis le samedi 1er décembre 2001, vers 15 heures, quand un "répondeur fou" m'a obligée à entendre ce que je n'aurais jamais dû entendre et qui m'a fait hurler.
Oui, vous avez raison, un coeur ne s'arrête pas de battre "comme ça".
Le coeur d'Agnès bat grâce à tous les coeurs qui acceptent de battre pour elle, sans se poser de questions.
À vous tous qui, "mine de rien", m'aidez à tenir la promesse que je lui ai silencieusement faite le 28 décembre 2001, au creux d'une belle église habitée par la grâce (alors que nous étions toutes deux agnostiques), merci.
Véronique

Écrit par : Véronique Girard | 05/11/2008

Il y aurait tant de regards à adoucir...
Il y a environ 450 homicides par an en France...
Combien de personnes dans la peine...
Que fait la police ?
Des avocats, des avocaillons...
Une justice à plusieurs vitesses...
Des familles qui préfèreraient faire le deuil dans le silence, tout du moins je le pense...

Bon cela dit, l'Amérique dans tout cela ????

Salut d'un Ami bien rasé et j'espère pas raseur.
***
C'est loin l'Amérique !
C'est loin, mais j'ai le billet, je vérifie les bagages...
Et l'histoire du raseur qui doit bientôt arroser...

Écrit par : mmu | 06/11/2008

Oui, c'est bien vrai, le deuil a besoin de silence et, en tout cas, d'intimité.
Mais quand une affaire criminelle déchaîne la voracité des media, le bruit est assourdissant et les victimes devraient émigrer vers une île déserte pour s'en protéger.
Les deux procès de Marc Machin se sont passés dans l'indifférence générale, aucun journaliste n'en a rendu compte parce que aucun journaliste n'y a assisté, des procès d'assises ordinaires et sans intérêt, comme il y en a tous les jours en France et en Navarre, ce qui explique d'ailleurs leur ignorance crasse, génératrice d'informations fausses, tronquées, hâtives, etc., en 2008.
Ainsi, en 2008, parce que Marc Machin devient un sujet qui "fait vendre" (avant de faire réfléchir) et qui met donc les media en transes, les proches de la victime doivent encaisser plusieurs violences psychologiques : celle du tapage médiatique qui amplifie la réactualisation de leur traumatisme et met leur histoire sur la place publique, celle de l'ignorance qui répand les préjugés et les conclusions expéditives, et celle de l'oubli infligé au sort de la victime, dont on ne parle que comme le fait générateur de l'affaire (toute histoire de meurtre ou d'assassinat commence par la découverte d'un cadavre), pas comme d'un sujet, pas comme d'une personne qui avait une vie, avec un travail, des amours, des enfants, des passions, des chagrins, des galères, des aspirations, des engagements.
Si le silence n'avait pas été violemment brisé, je n'aurais pas eu besoin de communiquer, à ceux des journalistes qui m'ont sollicitée, les informations dont ils étaient dépourvus, ni d'aller "au charbon" pour mettre quelques mensonges éhontés en miettes.
Si le silence n'avait pas été violemment brisé, Agnès et moi n'aurions pas dérangé Alain...
Ce qui eût été dommage, de mon point de vue... car je suis heureuse d'avoir croisé un être humain tel que lui.
À quelque chose malheur est bon, c'est toujours vrai.
Véronique

Écrit par : Véronique Girard | 06/11/2008

C'est encore moi...
Maintenant que je connais un peu Alain, que je ne connaissais pas du tout il y a peu, je visite chaque jour son journal interstellaire et je lis attentivement ce qu'il y écrit, en constatant avec plaisir que je suis pratiquement toujours d'accord avec lui, en tout cas pour l'essentiel.
Ce faisant aujourd'hui, je reviens sur cette page qui s'ouvre avec cette si belle photographie de ma soeur chérie, Agnès, et je suis remuée comme si c'était une découverte, alors que ce n'est pas du tout une découverte.
Vision qui me procure une emotion forte et douce, entêtante comme un parfum capiteux.
Vision qui m'inspire une réflexion en forme de méditation sur le sens et la portée de la communication humaine, au-delà de toutes les barrières réelles ou apparentes.
Permettez-moi d'exprimer les mots que m'autorise le recul : le beau visage et le beau regard de ma soeur ici montrés avec tant de délicatesse, c'est un authentique rayon de soleil dans la nuit.
Merci encore, Alain.
Amitiés.
Véronique

Écrit par : Véronique Girard | 12/11/2008

Je ne peux rien dire, je suis sous le choc... Des photos, des regards, des commentaires... Frissons.. soupirs.. Bises à vous les amis. Vous êtes des gens "Juste quelqu'un de bien, juste quelqu'un de bien.."

Écrit par : miche | 20/11/2008

Bonsoir,
Presque jour pour jour, voici une année écoulée depuis une rencontre et des échanges que je ne puis oublier.
J'ai des choses à vous dire, une année plus tard, sur cette tragique histoire qui nous a singulièrement relié(e)s.
Souhaitez-vous les entendre ?
Si oui, je vous les dirai, aussi succinctement que possible.
Sinon, je me tairai, tant il est vrai que vous avez le droit au silence et à l'oubli.
Amitiés.
Véronique
***
Bonjour Véronique.
Pourquoi succintement...Mon blog vous est ouvert, si vous avez quelque chose à me dire qui puisse être publié, envoyez-moi votre texte (Pas trop long, merci Maître...) il le sera.
Nous avons parlé de vous il y a peu avec une mienne amie...
A bientôt...

Écrit par : Véronique | 09/12/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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