31/10/2008

Parti ailleurs faire un tour...

... Laissez votre message,

  *** Un petit coup avant l'hiver ! ***

... Je vous répondrai dès que possible, promis juré !

 

***

medium_Le_Messager.jpgPassant qui vient ici,  la porte n’est pas close

Le maître l’a tirée, parti vers autre chose…

Tu peux si tu le veux  ainsi qu'il est d'usage,

Au fond de ce billet, lui laisser un message...

Si tu veux le secret ou pour une longue page,

Cette boite est pour toi, fais-en un bon usage...

 

 

***Boite aux Lettres***

 

 

A plus tard...

 

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30/10/2008

Retour vers...

... Un futur  déjà ancien...


*** Morgat (29). Septembre 2008. ***

* Avertissement :

 Ce billet fut rédigé avant-hier, mardi 28 octobre 2008. J'avais programmé sa diffusion pour le mercredi 29 à 06:00 heures. Suite à un mail de Madame Véronique Girard, et le commentaire qu'elle a laissé sur  le Blog, j'ai différé la publication de ce billet, et j'ai rajouté -en bleu- une phrase à la fin de la note.

*** 

Ce matin, vers cinq heures trente, en lisant le commentaire du Grillon Agacé, mais comme à son habitude délicat, plein d’humour et de gentillesse, j’ai décidé d’enterrer la version hebdo, version mort-née des Chroniques.

 En refaisant avec lui, le Grillon, le parcours acrobatique de la dernière cuvée, parcours qu’il compliqua en y mêlant la note relative aux courriers que me valut l’affaire Marc Machin, je me suis pris à sourire…

Mais que sont nos blogs devenus…

Vais-je parodier Rutebeuf, ou me remémorer ses vers..

Que sont mes amis devenus...

Les maux ne savent seuls venir;
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu.
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu'ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Ils m'ont failli.
De tels amis m'ont bien trahi
Lorsque Dieu m'a assailli
De tous côtés.
N'en vit un seul en mon logis
Le vent je crois, me les a pris,
L' amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte
Les emporta.

  Qu’est donc mon blog devenu…

Il est bien évident que celui qui établirait un lien entre les pensées qui m’ont assailli en lisant les remarques piquantes de Christian, et la poésie de Rutebeuf me rendraient service, car de lien, point, hors la sonorité de la phrase.

 Je ne désobligerai personne en continuant sur une parodie  garnie de poils pour la facilité de rime, Rutebeuf ne mérite pas ça !

 Avant de savoir ce qu’il est devenu ce Blog, faudrait-il encore ce souvenir de ce qu’il fut.

 Vous ne pouvez pas le savoir, car lorsqu’il apparut le 16 Février 2006 sur Blog50, il avait déjà vécu une quinzaine de mois ailleurs. C’est dommage que j’aie effacé la plupart des notes que j’y avais  rédigées, non qu’elles fussent d’irremplaçables trésors, mais simplement pour que je vous livre ici la première, celle où j’annonçais ce que serait ce Blog.

 Au moment où j’égrenais les premières lignes de ce qui allait devenir les Chroniques du Crabillou, nous étions loin de ce qu’elles sont aujourd’hui. Je voulais- souriez, vous en avez le droit- simplement consigner, comme le faisaient jadis sur un carnet secret, les demoiselles  de leurs émois, consigner sur ce carnet moderne et beaucoup moins secret, les réflexions et les pensées qui me viennent lorsqu’avec Olga, j’arpente les chemins, la lande et les friches du Plateau de Lachaud, sous le regard protecteur du Puy de Dôme, mon cher et vieux volcan.

 

 

 Belle occasion de glisser une photo !

 Loin de moi à l’époque l’idée d’en faire un site protestataire ou à tendance pseudo gauchisante, satirique et pamphlétaire. Non, je le voyais plutôt en lieu de réflexion tranquille, en atelier d’écriture un brin déjantée, et surtout, surtout, je vous le confesse aujourd’hui, j’avais l’idée de parsemer tout ça des portraits de gens qui me furent chers, ou qui simplement, personnages singuliers, restent à jamais gravés dans ma mémoire.

 J’ai fait un peu tout ça remarquez, j’y ai aussi amorcé de grandes sagas, telles l’odyssée des Ogm, ou la véritable histoire de l’humanité, avec Marcel. Mais très vite, parce que j’ai reçu de mes lointains ancêtres Gaulois et Burgondes deux ou trois gènes batailleurs, je me suis laissé aller à croquer à belles dents dans l’actualité, retrouvant une gnaque polémiste jamais éteinte du reste, mais qui très vite prit a peu près toute la place. Est-ce une erreur ?  Probable, mais c'est une erreur que je ne regrette pas. Comment pourrais-je le regretter, je me connais.

 Imaginons un instant que ce soit ce matin, mardi 28, que je décide d'ouvrir un   blog, parfumé du chant des oiseaux, teinté de jolies couleurs pastel, et gentil tout plein...Imaginons....

 medium_Vieux_Crabe.gif Comme souvent le matin, je regarde LCI, tout  en feuilletant le journal, qu'entends-je et que vois-je ?

 Deux néos-nazis ont été arrêtés, ils voulaient tuer 88 noirs en hommage à Hitler- Ach, le H, huitième lettre de l'alphabet, et deux fois, quel pied ! Car ce sont des lettrés ces méchants cons ! - 88 blacks, plus Barack Obama pour sauver la race blanche, rien que ça !...Aurais-je embrayé sur les fleurs et les petits oiseaux, ou serais-je aller chercher les racines du mal dans le culte que vouent aux armes les habitants de cet immense pays, né de la violence, et qui ne peut s'en défaire...

 Des mesures pour l'emploi. 100 000 emplois aidés, et cent pour cent de leur salaire pendant un an pour les futurs chômeurs...Aurais-je applaudi, ou rappelé qu'il y a seulement un an de telles mesures eussent été, par ceux qui les présentent aujourd'hui comme la trouvaille du siècle, vouées aux gémonies et  traitées avec mépris de "gabegie socialiste". Aurais-je rappelé qu'en 1976 un chômeur "licencié économique" pouvait toucher l'intégralité de son salaire pendant un an...voire plus après examen de son dossier, on progresse !

 Va-t-on, dans les prochaines semaines assister à la mise en place des emplois jeunes, embaucher de nouveaux fonctionnaires, et si ce n'est pas suffisant, encore un petit effort monsieur le président(des umpes), après avoir invité Jaurès et Blum dans vos discours, laissez parler votre vraie nature, n'ayez pas honte de vous montrer sous votre vrai jour, soyez fier d'être de gauche Nicolas, appelez Martine Aubry au Ministère du Travail et Strauss-Khan aux Finances, il viendront ! Allez au bout de vos idées, mettez en place les 35 heures, ensemble tout devient possible!  Difficile après ça d'aller se taper une entrecôte de mammouth avec Marcel !

 Un guérillo Farc s'échappe en sauvant un otage...Ne serait-ce pas qu'il aurait lu la lettre que j'ai jadis envoyée aux Farcs, pour qu'ils fassent preuve d'humanité...Non, soyons sérieux. N'empêche, mon idée n'était pas si mauvaise...Mais ai-je envie  après ça de disserter sur le gaperon, ou de vous faire visiter les coins secrets du Chambaron, non.

  Strauss-Khan blanchi...Sacré queutard va ! une note guillerette ? Pas possible, au loin, en Somalie, pays cher à Kouchner, une dame s'est vue condamnée pour adultère, elle a été enterrée jusqu'au cou, et tuée par cinquante hommes  barbares à coups de pierres. Aucune réaction au Pays des Droits de l'Homme, à peine  le silence de Rama Yade, c'est peu...

 Non, je ne regrette pas, ce blog gentil tout plein n'aurait pas vu le jour.  Pas aujourd'hui  plus qu'hier...Aucun regret donc.

 Erreur tout de même que d'aborder à la hussarde tous les sujets qui fâchent. D'aucuns me l’ont souvent dit, le plus souvent gentiment, mais quelquefois pas. D’autres par leur silence me le reprochent en permanence. Le plus grand nombre, lassé des moulinets du vieux Don Pansu s’en sont allés sous d’autres moulins, et Rossinante sans plus beaucoup d’envie, vieux cheval fatigué, lâche des pets tristes que le vent n’emporte même plus (*).

 Voici donc ce que ce blog est devenu…une sorte de ruine qui n’en finit pas de se délabrer, où ne viennent plus, sans trop s’y attarder,  que les vieux habitués . Ils passent et s'arrêtent un instant, par politesse , mais je le devine, le plus souvent ils s’ennuient...

 Non, ce n’est pas la énième version de « Crabillou veut qu’on l’aime, ou  le vieux nous fait sa crise ! ». Bien sûr que je veux qu’on m’aime, vous préféreriez  vous, qu’on vous déteste je suppose ! Non, je ne cherche pas à relancer une chasse aux commentaires ou aux visites pour regonfler mon ego de blogueur important, que dis-je important, indispensable ! Non, simplement, je vous annonce que ce Blog entre en hibernation. Probablement que l’Hiver sera long.

 medium_Bougie_du_Sapeur.jpgPlus de rythme imposé, ni quotidien ni hebdomadaire, mensuel semi ou bi. L’état normal de ce Blog sera désormais le repos.

 Tout comme le hérisson, qui sort de sa torpeur, quand certains soirs de janvier ressemblent à des matins de mai, il pourra au gré de mon humeur, être saisi de soubresauts plusieurs fois en une journée, ou faire de longues siestes, sans toutefois tomber dans le  régulier, mais quasi léthargique rythme de parution  de La Bougie du Sapeur, à savoir tous les 29 Février…

 Le hasard - ou un moteur de recherche, n'est-ce pas Véronique ?- peut conduire quelqu'un sur ce Blog, quelqu'un touché, ou blessé par ce qu'il y trouverait. C'est pourquoi je m'engage à veiller à ce que tous ceux qui voudraient réagir sur n'importe lequel des mille et quelques billets de ce site puissent le faire. Qu'ils laissent un commentaire, il leur sera répondu.

 Le Blog  entame une cure de sommeil, mais il n'est pas interdit de le reveiller.

   

A un de ces jours.

 

(*)- Cette phrase odorante et  pétaradante, comme ultime cadeau aux nostalgique(e)s des volutes scatos qui ornèrent nombre de pages de cet immense ouvrage...

 

29/10/2008

Est-ce vraiment ainsi...

... Que les hommes vivent ?



*** Ile aux Moines...Septembre 2007. ***

 « De toute chose, tirons une leçon. »

  Je n’ai ni le temps, ni surtout l’envie d’aller farfouiller dans mes encyclopédies ou mes dicos, mail il doit bien y avoir quelque célébrité qui à un moment de son histoire ou de la notre, a prononcé cette phrase digne de La Fontaine.

 Et si La Fontaine lui-même l’avait laissée au coin d’une de ses fables, n’aurait-il pas eu raison ? Bien sûr que si ! 

 Je vais donc essayer de suivre ce précepte…

 Après la cascade de réactions, de communications, d’échanges parfois vifs autour de la libération de Marc Machin, j’aurais pu clore « l’affaire », tourner la page, et passer à autre chose, tout ou presque ayant été dit, tout et son contraire, le reste aussi.

 Seulement voilà, d’un seul coup, la venue de Madame Véronique Girard sur ce site a donné une autre dimension au débat.

 Le rideau qui sépare le monde virtuel, ce monde binaire et véhément où nous nous agitons, nous, les blogueurs frénétiques, du monde réel où les gens crient, pleurent et saignent, ce rideau s’est déchiré.

 D’un coup, tous les acteurs du Grand Tribunal du Café du Commerce, les juges infaillibles désignant à coup sûr les coupables, qui en un quart d’heure mènent l’enquête et prononcent la sentence, ces juges et procureurs, la défense étant souvent absente des débats dans ce tribunal, tous  se sont vus mis en face de la réalité.

 D'un coup, il n’y avait pas seulement un "récidiviste coupable mais injustement condamné, donc libéré, mais qui doit quand même rester un peu plus en prison parce qu’il n’a pas été sage", ni un autre récidiviste qui va prendre sa place, parce que lui, il est coupable ; pas seulement tout ça, que c’en est une honte une Justice pareille, mais que fait la police !

 Finie la prise de bec, empreinte de sincérité sans doute, où chacun projette à travers cette histoire, avec le peu d’éléments qu’il en connaît sa vision de la Justice, mais aussi ses fantasmes, ses craintes, ses espoirs d'un monde plus juste, plus simple... Au final, une empoignade entre gens qui ne partagent pas les mêmes idées, rien de plus.

 Vient Véronique, elle parle :

 « Je suis la sœur d’Agnès… »

Agnès !!! Agnès vient nous rendre visite. Agnès, c’est la victime, c’est elle qui est au cœur de ce drame, et pourtant, cette victime, qui la connaît ?

 Nous nous sommes affrontés, Albatros et moi, lui avec un portrait de Marc Machin badigeonné au vitriol par une journaliste du Nouvel Obs., moi avec un portrait du même Machin Marc, mais de Libé, qui le présentait en moins moche, et qui surtout donnait le beau rôle à son avocat.

 Et le nouveau coupable, en parle-t-on beaucoup, David Sagno il se nomme…Non, rassurez-vous, je ne relance pas la mécanique, je laisse aux gens dont c’est le métier, le devoir et la charge, le soin d’établir la vérité, les vérités, celle de Marc Machin, et celle de David Sagno. Pour Agnès, la vérité, on la connaît, elle est morte assassinée, sauvagement...

 Si j’écris cette note, c’est que j’ai fait un constat terrible, un constat qui m’a ouvert les yeux, et m’a permis de comprendre pourquoi si souvent les familles des victimes tombent si facilement dans l’aigreur et disent leur mépris de la justice, des médias, et qui sait, en leur for intérieur  leur haine de la société…

  « Comment est-elle parvenue à trouver mon adresse mail ? » Me suis-je demandé en parcourant le courriel de Véronique Girard. Par mon blog bien sûr, mais comment la sœur de Marie-Agnès Bedot, cette sœur dont j’ignorais l’existence, comment est-elle parvenue jusqu’à moi ? Par hasard m’a-t-elle dit dans un récent courriel.

 Le hasard, je n’y crois guère, c’est pourquoi, juste pour voir, j’ai tapé « Marc Machin » sur Google.

 Effectivement, au bout de dix pages, on tombe sur le lien de mes Chroniques avec le billet : « Quand la machine…. » Pas difficile donc.

J’aime bien aller au bout des choses, je tape « David Sagno » et je trouve mes Chroniques à la page 10.

 Essayons « Marie-Agnès Bedot » encore plus rapide, à la page 3 les chroniques...

 Où je veux en venir, c’est simple.

 En tapant Marc Machin, on tombe sur 43 100 000 occurrences, c'est-à-dire que sur le Net, le nom de Marc Machin est mentionné plus 43,1 millions de fois !

 Juste comme ça, essayez avec « Abbé Pierre »…Etonnant non ? (*)

 Pour David Sagno, nous arrivons à seulement 1 200 000, c’est mieux que l’Abbé Pierre, mais nettement moins que Marc Machin.

 Et Agnès, la victime, combien ? 1570 ! La jeune femme assassinée est nommée sur la toile 1570 foisSeulement 1570 fois !

 Je comprends mieux le désarroi des familles des victimes, et j’ai un peu honte, de l’avoir oubliée moi aussi, comme tout le monde. Heureusement, elle a une sœur, heureusement ! 

 Je me sens toujours un peu honteux, mais je suis content de lui avoir donné la parole.

 « De toute chose, tirons une leçon. » ou plusieurs !

- La toile, le Net, c’est à la fois une arme et un piège.

 Une arme, car on peut l’utiliser pour véhiculer son message.

 Un piège, car lorsque vous y êtes accroché, tout le monde vous voit, et peut vous demander des comptes…

- Pour cela, il faut ne pas raconter n’importe quoi, car des gens peuvent être choqués, peinés, ou blessés dès lors que c’est de leur vie dont on parle.

– Enfin, dans quel monde vivons-nous, où les victimes sont presque rejetées dans l’oubli, alors que ceux qui sont accusés, à juste titre ou pas, c’est un autre débat, mais ce sont eux qui font péter l’audimat…

 Il y a de quoi se poser des questions non ?

 

 A plus tard…

(*) - 964 000 pour "Abbé Pierre", le 30/10/2008 à 6:46 heures.

 

28/10/2008

Je vous en prie Madame...

... Nous vous écoutons.



*** Jour gris et marée basse.***

 Cher Monsieur,


 Sachez que je suis sensible aux termes et au ton de votre réponse au courriel que j’ai pris la liberté de vous adresser hier.
 Réponse qui m’inspire quelques observations, par souci de clarté.
Vous avez parfaitement raison de me faire remarquer que votre blog n’est pas un forum.
 Mais je pense que vous aurez compris pourquoi je vous ai écrit et adressé mon “résumé” : je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas perçu votre souhait honnête de savoir ce que les media ne sauraient vous apprendre, soit par ignorance, soit par abstention délibérée (ce n’est pas forcément le souci d’objectivité qui fait vendre ; pourtant, il faut le noter, les journalistes ont un devoir de prudence et d’objectivité qui n’est pas sans conséquences légales et judiciaires, mais il est constant que le profit réalisé avec des informations fausses ou tronquées, mais lucratives, est supérieur au risque financier d’un procès, parenthèse fermée...).
 Autant vous le dire, j’ai lu plein de bêtises et de “jugements à deux balles” en consultant “l’opinion publique interstellaire” depuis le 21 mars dernier (c’est la date exacte de la médiatisation du “fait nouveau”), et je me suis abstenue de réagir, en maintes circonstances, bien consciente que ma réaction eût été vaine.
 Votre blog n’est donc pas un forum, je saisis bien la nuance, mais je pense que ma contribution à une meilleure connaissance de votre part de quelques éléments indiscutables de cette histoire judiciaire peut avoir un intérêt pour l’honnête homme que vous êtes.
 Quant à votre billet d’humeur (que j’avais bien lu comme tel) au sujet du maintien en détention de Marc Machin en raison de l’agression commise sur la personne d’un surveillant, je souhaite vous donner quelques précisions.
 Marc Machin a commis cette agression (très violente) le 26 juin dernier.
 À cette date, il savait que sa deuxième demande de remise en liberté (la première ayant été rejetée parce que prématurée en l’état des investigations en cours) allait être évoquée par la Commission de révision des condamnations pénales le 30 juin, soit quatre jours plus tard seulement.
 Il est ainsi remarquable (au sens littéral de ce mot : “digne d’être remarqué”) qu’il ait cédé à une pulsion violente alors qu’il était si près d’une audience décisive pour lui, dont son avocat n’avait pas pu manquer de lui dire qu’elle se résoudrait certainement de manière favorable pour lui (car à cette date, les investigations ordonnées avaient permis de trouver une trace ADN du nouveau suspect sous les ongles de la main gauche de ma soeur, ce qui établissait un contact avec elle alors qu’elle était encore vivante, contrairement aux précédentes constatations dénuées de cette portée, et il le savait).
 Quoi qu’il en soit, il a été déféré devant le Tribunal correctionnel d’Evreux (ce qui est simplement normal, des violences volontaires ne peuvent pas être considérées comme négligeables, quelle qu’en soit la victime) le 27 juin (selon la procédure de comparution immédiate) et il a été condamné à trois mois d’emprisonnement.
 Le Parquet, ainsi qu’il en a le droit, a fait appel de cette décision qu’il estimait trop clémente.
 Il est intéressant de savoir pourquoi.
 Parce que, ainsi que l’avocat général l’a plaidé devant la Cour d’appel de Rouen lors de l’audience du 1er septembre, d’une part, Marc Machin est un individu “particulièrement violent” (ce qui est vrai) et, d’autre part, il s’est rendu coupable d’une “agression délibérée sur la personne d’un surveillant connu pour être particulièrement calme et mesuré” (dans son attitude avec les détenus).
 C’est pour ces deux motifs qu’une aggravation de la peine a été demandée, demande à laquelle il a été partiellement fait droit par la Cour d’appel, qui a ajouté un mois aux trois mois alloués par le Tribunal.
 Si l’on prend du recul (au-delà d’un mouvement d’humeur), il paraît difficile d’admettre, tant en raison qu’en équité, que ce surveillant, dans l’exercice de ses fonctions (dont il est établi qu’il n’en abusait pas, au contraire), était naturellement désigné comme la victime expiatoire de l’injustice faite à Marc Machin, à le supposer lui-même victime d’une erreur judiciaire.
 Raison pour laquelle je n’adhère pas à votre “billet d’humeur”, sans prétendre pour autant vous convaincre.
 Enfin, je suis comme vous en désaccord avec l’opinion de votre interlocuteur “Albatros”.
 Ce ne sont certes pas les antécédents judiciaires de Marc Machin (quel que soit leur nombre) ni son profil de récidiviste (quelle que soit sa réalité, oui, c’est un récidiviste en matière de violences et d’agressions sexuelles) qui sauraient justifier qu’il paie pour un crime qu’il n’a pas commis ou auquel il n’a en rien participé (permettez-moi cette nuance, étant donné ce que je sais du dossier).
 Je suis entièrement d’accord avec vous quant à cela et si Marc Machin doit un jour être déclaré innocent, j’approuverai tout ce qui en résultera, y compris son droit à être indemnisé par l’État, ainsi que notre droit le prévoit, pour avoir subi une privation de liberté injustifiée.
 Reste seulement, aujourd’hui, la nécessité, due à l’honnêteté et à la probité, de ne pas tenir pour établie une vérité qui n’a pas encore émergé avec tout le degré de certitude inhérent à la vérité.
 Et pour finir : j’espère bien que vous ne vous interdirez pas, si vous publiez mon texte, d’y apporter vos remarques et les sentiments qu’il vous inspire ! car mon propos n’est pas d’asséner un discours insusceptible de rebonds, mon propos est de faire entendre ce que je suis autorisée à faire entendre, sans passion ni aveuglement.
 Je ne doute pas que vous ayez compris que, si je m’exprime “en terre inconnue” sur ce sujet qui se rapporte pour moi à un vécu infernal (et n’appartenant pas au domaine public), c’est seulement pour le respect dû à la mémoire de ma soeur et de son martyre (le mot n’est trop fort, croyez-moi), mais nullement pour censurer la libre parole de mes contemporains.
 Agnès aimait au-delà de tout la vérité et la justice et, singulièrement, elle avait un intérêt passionné pour... les erreurs judiciaires qui la troublaient beaucoup, l’une de nos dernières conversations, au mois d’août 2001, portait justement sur ce sujet.
 Je suis sa voix, dans ce tumulte, puisqu’elle ne peut plus parler, et nous étions tellement en accord sur tout, et sur ces questions en particulier, que je sais ne pas la trahir quand je fais entendre nos voix conjuguées, ce qui est mon douloureux mais nécessaire devoir de survivante.
Bien à vous.
Véronique.

***

 J'ai estimé que cette lettre de Véronique Girard, la soeur d'Agnès, assassinée le 1er décembre 2001 au Pont de Neuilly devait être publiée. Je la publie. Mais il serait indécent de ma part de rajouter un quelconque commentaire, je ne rajouterai donc rien, à part réaffirmer une fois de plus l'urgence qu'il y a, à donner aux policiers et aux magistrats les moyens nécessaires à l'accomplissement de leur travail.

 Bon courage Madame.

 

27/10/2008

Que la lumière soit...

...Et les ombres soudain jaillissent des projecteurs !



*** Ombre et lumières. Samedi à 22:45 ***

 Dernièrement, suite à des images vues aux infos, je réagissais dans un billet d’humeur intitulé :

 « Quand la Machine tient Machin, elle ne le lâche plus… »

 Ce billet, en réaction contre le maintien en détention d’un homme incarcéré depuis six ans pour un meurtre dont la Justice elle-même, en décidant de sa remise en liberté, laisse entrevoir le doute quant à sa culpabilité, ce billet a lui-même suscité un long commentaire de la part d’un visiteur, Albatros, auquel j’ai répondu dans un nouveau billet :

 «Blanc comme vrai, ou noir mensonge… »

 Puis encore, suite à un mail que m’envoya Albatros, une mise au point que j’espérais définitive, glissée dans l’avant-dernière note parue,:

 « Ils nous promettent souvent la lune… »

 Mise au point fort longue du reste, dans un « article » intitulé :

 « Un coup d’aile de l’Albatros », qui à mon sens devait clore le débat.

 En ce qui me concerne, ayant dit ce que j’avais à dire sur le maintien en détention de Marc Machin après qu’un autre se soit accusé du meurtre pour lequel il fut condamné, m’étant longuement étendu sur le peu de bien que je pense des jugements de Cour qui condamnent plus sur ce qu’un homme aurait pu faire, parce qu’il l’a déjà fait, plutôt que de chercher à savoir s’il a vraiment fait ce dont on l’accuse, je pensais n’avoir pas à revenir sur L’affaire Marc Machin.

 Cependant, parce que si moi je n’ai plus rien à rajouter, d’autres estiment qu’il y a au contraire matière à s’interroger encore, et puisque c'est moi qui sur ce Blog ai initié le débat, je me dois de leur donner la parole.

  C’est pourquoi j’écris ce billet, entièrement consacré aux courriers que j’ai reçus « hors-Blog », sur ma boite mail, courriers émanant d’Albatros d’une part, et aussi, je vous demanderais d’y porter une grande attention, d’une dame, Madame Véronique Girard, la sœur d' Agnès, la victime.

 Vous comprendrez que ce billet ne soit pas rédigé avec l’ironie ou la légèreté auxquelles je vous ai habitués.

 Tout d'abord, Albatros ne m'en voudra pas, je laisse la parole à Madame Véronique Girard. Voici le mail qu'elle m'a envoyé hier soir :

 

Bonsoir Monsieur,
Mon attention a été attirée sur votre blog et plus particulièrement sur un échange de points de vue au sujet d’une affaire qui me touche au plus près, puisque la victime du meurtre dont Marc Machin a été à deux reprises déclaré coupable, est ma jeune soeur.
En marge de la tragédie qui, en foudroyant la vie d’Agnès, a fait exploser la mienne car nous étions extrêmement liées, il se trouve que je suis avocat et que je connais donc bien, “de l’intérieur”, les rouages de la machine judiciaire.
Ce qui, dans le cas particulier, aura pour moi été tout à la fois une chance et une malchance : une chance car je pouvais tout comprendre, une malchance car je ne pouvais rien ignorer.
Quoi qu’il en soit, l’échange de points de vue qui a attiré mon attention m’a aussi permis de constater que vous n’étiez pas opposé à en savoir plus et surtout à savoir mieux.
Parce que je suis assez fréquemment, depuis la révélation du “fait nouveau” au mois de mars 2008, amenée à rétablir, quand je le peux et où je le peux, un
minimum de vérité et de prise de recul, j’ai rédigé un texte qui n’est qu’un résumé, c’est le moins que l’on puisse en dire, de l’histoire que je connais de manière exhaustive, mais un résumé aussi objectif et distancié que possible, simplement destiné à éclairer qui souhaite être éclairé.
Permettez-moi de vous l’adresser.
Bien sûr, vos commentaires ou questions seront bienvenus.
Si vous souhaitez l’utiliser sur votre blog, à supposer que ce sujet conserve un intérêt pour vos lecteurs, je vous y autorise, en vous demandant seulement, dans cette éventualité, de ne pas en dénaturer le sens ni la portée.
Avec ma parfaite considération.
Véronique Girard.

***

Voici la réponse que j’ai faite à Madame Véronique Girard :

 

« Madame, 

 Ce simple mot pour vous dire que votre mail, et le texte qui l’accompagne ne peuvent que m’interpeller.

Né de la simple protestation contre le "système judiciaire", qui fait qu 'une fois incarcéré et déclaré coupable, même si la Justice admet la "possibilité d’innocence" à la suite d’éléments nouveaux, au prétexte d’une "altercation", on maintient le à nouveau "présumé innocent" quatre mois de plus derrière les barreaux, un billet est apparu sur mon blog.

 C’était l’objet de mon billet d’humeur, et c’est de ce seul maintien en détention dont je m’indignais dans mon billet "Quand la machine tient Machin, elle ne le lâche plus !"

 A aucun moment, je ne me suis avancé à "ré-instruire" l’affaire du Pont de Neuilly, où, et  je suis peiné de l’apprendre, vous avez été cruellement touchée, puisque c'est votre sœur qui a perdu la vie.

 Il me semble que l' internaute, l'Albatros, qui a engagé avec moi un débat assez vif, a lui pris l’affaire en remettant en cause la "possibilité d’innocence de Marc Machin",  y rajoutant son sentiment que "récidiviste", Marc Machin est probablement coupable, et même s’il ne l’est pas, "l’injustice" dont il serait "victime" est pour ainsi dire "normale" eu égard à son profil et à son passé. 

 Je ne suis pas d’accord avec cette vision des choses, et je l’ai dit, et lui ai dit. Pour moi, le débat s’arrête là.

 Mon blog n’est pas un forum, et si j' y exprime mes opinions et ma vision des choses, je le fais avec ce que m’apportent les médias, et à travers ma propre vision de la société. J’admets volontiers que je puisse me tromper, et j’admets qu’on me le dise.

 Il me semble, suite à votre courrier, ainsi qu’à celui, ceux, reçus "hors-blog" de l'Albatros, que je me dois de publier un nouveau billet sur cette "Affaire dans l'Affaire".

 Il va sans dire que si je publie votre courrier, il ne sera pas "dénaturé", mais je ne m’interdis pas d' y apporter mes remarques et les sentiments qu’il m’inspire.

 Quant à la portée de votre message, nous pourrons la juger à travers les réactions qu’il suscitera chez  mes visiteurs. 

Très respectueusement, je vous prie de croire Madame, en ma sympathie.»

 Afin de ne dénaturer ni le sens ni la portée de la communication de Madame Véronique Girard, je vous communique, sous forme de fichier inséré, la note que cette Dame a mise en "pièce jointe" sur son mail. Je vous la restitue dans l'état :

 ***Marc_Machin.doc***

 J'espère avoir satisfait à la demande de Madame Véronique Girard. Je la remercie de nous avoir fait part des sentiments que peuvent éprouver les proches des victimes, dès lors qu'ils sont ébranlés dans leur certitude que le meurtrier jugé peut ne pas être le vrai coupable.

 Il va de soi que si elle veut intervenir ici, elle y est la bienvenue.

 Que dirais-je de plus après son message ?

 Rien que pour éviter ces souffrances supplémentaires aux familles, celle des victimes qui peuvent avoir le sentiment que le meurtrier de leur enfant, de leur conjoint, de leur frère, ou de leur soeur, c'est ici le cas, est remis en liberté... pour les familles de condamnés aussi, qui peuvent avoir le sentiment qu'un jugement injuste a brisé la vie de l'un des leurs...pour cela, plus que des discours et des lois qui s'empilent les unes sur les autres, au gré des "affaires" qui remuent le citoyen-électeur, il est urgent de donner les moyens à la police et à la Justice de mener sérieusement enquêtes et  instructions, afin que ce soit avec le maximum de preuves, et non pas de présomptions, que soient mis en prison les "vrais coupables"...C'est un voeu pieux que je fais, mais je le fais !

 Il est bien évident que si Madame Véronique Girard souhaite intervenir à nouveau, ce Blog lui est ouvert.

***

 Avant de poursuivre, un peu de beauté nous fera du bien, je glisse un cliché pris du haut de Pentrez (29).

 Je dédie cette image de paix à Hélène, elle a besoin de bleu et de lumière...

 Pour toi Hélène.

**** Pentrez (29)***

 Bien, après cet intermède, voyons ce que me disait Albatros, dans son mail.

 Très long ce mail, c'est pourquoi je l'ai transcrit en fichier Word, dont voici le lien :

***Courrier1_Albatros.doc***

 Comme vous pouvez le constater, Albatros  met en avant le douloureux problème des SDF, et pose une foultitude de questions dont chacune demanderait qu'on y consacrât des heures et des heures de reflexion.

 Il établit aussi un paralléle entre SDF et Détenus sur lequel je ne le suivrai pas, me refusant à faire le choix de privilégier le secours aux SDF plutôt que de se préoccuper du sort des incarcérés, ou l'inverse...

 Après lecture de son courrier, voici ce que je lui ai répondu :

 "Je viens de relire plus attentivement votre très long message. Nous sommes loin de la petite empoignade à propos de Marc Machin.

 Je ne sais trop que penser. Il y a dans votre texte de quoi alimenter un débat à tiroirs. C'est vrai que le problème des SDF...Mais qu'y a-t-il derrière ces SDF ?Le vrai problème est plus dans la recherche des causes qui poussent les gens à la rue que dans la recherche de solutions pour les mettre à l'abri.

 C'est un problème de société, et j'avoue mon impuissance devant l'ampleur du phénomène...

 Je garde votre texte au chaud, et il est probable que j'en publierai- si vous m'y autorisez - de larges extraits, car il y a là matière à reflexion.

 A moins que vous ne rédigiez vous-même un billet que je mettrai en ligne sur mon site, pourquoi pas.

 Bien cordialement...

*** 

 J'ai encore reçu ceci, c'est assez long, voici le fichier :

 

*** Courrier_2_Albatros.doc ***

 

 Je ne me sens pas de répondre point par point à toutes les questions posées par Albatros, à qui je conseillerais, si ce n'est déjà fait, d'ouvrir un site, afin de traiter des nombreux sujets qui lui tiennent à coeur.

 Pas plus qu'il ne m'est possible de répondre à  toutes celles que me poseraient mes visiteurs.

 Je veux bien m'expliquer ici, sur ce blog, à travers des réponses aux commentaires, mais il ne m'est pas possible de répondre en détail aux gens qui viennent me questionner sur ma boite mail.

 Je ne refuse ni le débat ni les confrontations d'idées, mais je n'entends pas orienter mes chroniques sur des sujets imposés. Je suis le rédacteur de ce site, et c'est moi et moi seul qui en oriente les choix.

 Bien entendu, ce site est ouvert à tous, et chacun peut y laisser un commentaire, et les critiques qu'il juge bon de porter sur telle ou telle chronique, mais je souhaiterais, si un des sujets que je mets en ligne ici suscite une polémique, que le débat ait lieu ici, sur le site, et pas ailleurs.

 

 Bien cordialement à tous, et ...

 

 

 A plus tard.

 

 

 PS : Madame Véronique Girard, et Albatros seront avertis de la mise en ligne de ce billet, bien évidemment.

 

******

***

*

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

Changement d'heure...

... Et d' humeur . Oui, d' humeur aussi !



*** Soir d'octobre sur le Plateau. ***

 medium_Ciel_Soir.jpgL’automne avance à grands pas, les arbres en frissonnant lâchent leurs feuilles mortes.

  En les prenant ces feuilles, la mort les pare  de couleurs chatoyantes.

 

 Pourquoi ne pas commencer ce billet dans la douceur et la paix.

 Nous aurons bien vite fait de dénicher les sujets qui froissent.

 Faisons-nous donc un petit plaisir, arrêtons-nous un instant, et contemplons le ciel.

...

 Il nous faudrait plus souvent lever le nez du bout de nos souliers, et regarder le ciel. Non pour y chercher un signe, ou deviner un chemin à travers les étoiles. Non, simplement regarder,  regarder longuement, sans bouger, en silence.

 Puis,  enfin redevenus petits, continuer notre chemin...

 

 C’est une occasion pour moi de vous offrir :

 

 Un petit bout du livre.

 

  medium_Plaisir_Solitaire.2.jpgIl y est question d'automne, je crois...Imitons ce monsieur qui en septembre, lisait dans les rochers, à Roscoff...

 

 ...Septembre et Octobre, des mois tranquilles, le Puy de Dôme s’éveille en secouant ses écharpes de brume que très vite, le soleil encore chaud en cette saison d’automne fera complètement disparaître.

 C’est la saison de l’or et du cuivre, dont se pare la nature. Le vert s’estompe peu à peu, cédant la place à toutes les nuances du jaune, de l’orangé, des rouges chauds…

 Le vigneron se prépare aux vendanges.

 C’est à cette saison qu’il faut se tourner vers l’ouest le soir. On comprend en regardant le ciel, pourquoi les hommes en ont fait le symbole du paradis.

 Comment mieux décrire cet émerveillement, qu’en reprenant les vers de Jacques Brel :

 « Et quand vient le soir, pour qu’un ciel flamboie, Le rouge et le noir, ne s’épousent-ils pas… »

 C’est cela le crépuscule d’automne, le mariage du rouge et du noir, du ciel et de la terre. Le coucher du Roi Soleil  qui brille de tous ses feux, avant de partir plus loin. Le ciel flamboie…les nuages se parent de mille feux, avant que d’un ultime rayon, le soleil ne poignarde ce ciel sombre qui s’embrase, encore une fois en attendant les étoiles.

  Le vieux volcan reçoit les dernières lueurs comme un hommage.

  Quelques oiseaux chantent encore, l’angélus sonne dans les villages, puis doucement, les chiens redeviennent des loups, et le jour s’éteint…

 

***

 

 Comme ça me vient, en vrac !

 

 medium_Chateau_le_soir.jpgAprès avoir relu  hier soir une énième fois ma chronique, d’en avoir expurgé quelques fautes, de modifier encore  mes textes, en semant d’autres, des fautes, que j’ai découvertes au matin en parcourant la note publiée...

 En faisant tout cela, je me rends compte que le Blog ne se prête guère aux notes très longues.

 Je me rends compte !

 Il y a longtemps que je le sais, et longtemps aussi que je sais que l'internaute, bien qu'il ne décolle pas souvent son postérieur du siège piqué devant son écran, je sais que cet être immobile est un grand voyageur, et qu'il se montre volontiers nomade.

 Bien sûr, il y a les super-organisés, ils ont la liste de tous les sites qu'ils visitent chaque jour, et souvent plusieurs fois le même jour. Des pros, des addicts, des accros ! Assidus certes, mais peu nombreux.

 La grande masse, dont je fait partie, se rendent sur le site, et cliquent sur leurs favoris, à condition qu'ils apparaissent dans la liste des derniers weblogs mis à jour, ou bien répondent à ceux qui leur laissent un commentaire, pour peu qu'en plus du commentaire, le visiteur laisse son adresse.

 Mais ils ne se donnent guère de peine pour aller goûter la dernière cuvée de ceux que pourtant ils apprécient...Nomades je vous dis, et en ce qui me concerne, négligent et bordélique. Je ne suis pas le seul !

 Alors, mon idée géniale de faire un seul billet par semaine, billet qui serait le condensé de ceux que j'aurais mis en ligne si j'avais gardé l'habitude de chroniquer au jour le jour, cette idée n'est pas géniale du tout. D'autant que le blogueur, en plus d'être nomade n'est guère patient. S'il n'accroche pas dès les premières lignes du billet, il ne s'attarde pas, alors tu penses, une chronique de douze pages !

 Je sais tout cela depuis longtemps. N'est-ce pas moi, qui en plusieurs occasions fit remarquer aux "romanciers" du Blog.50, sans aucunement mettre en doute leur talent au demeurant, que le blog n'est pas le lieu idéal pour les lectures de longue haleine ? Si, c'est bien moi.

 Et me voila qui me lance dans la publication hebdomadaire de billets longs à n'en plus finir...Je fais en somme, ce que je déconseille aux autres de faire ! C'est moi tout craché ça !

 Un site Web serait plus approprié, et plus facile à consulter…Est-ce que ça vaut le coup ? Etant donné la décrapitolade quasi cac-carentielle de la fréquentation du site, je me tâte...Non, je me tâte d'une manière imagée, qu'est-ce que vous allez imaginer ! C'est avec des trucs comme ça que vous me faites une réputation de grossier personnage, alors que je me tâte avec les deux mains (quatre à cinq doigts maxi) sur mon clavier.... A propos de clavier, faites-moi penser à vous parler de ma soirée télé du 21.

 A moins que je fasse un compromis entre le blog et le site Web, une page indiquant le sommaire, et des liens vers les dossiers...Un peu comme le site que je vous indique, dans la liste "Sites amis" que je viens d'ouvrir, jetez un coup d'oeil à gauche. J'y ai mis quelques adresses, à tendance écolo surtout...

 

 Oui, une page Web dans ce style, ça me paraît sympa. www.strada-dici.com


 

 C’est une idée, une de plus, et sans doute cette idée, comme tant d’autres, restera dans un recoin de ma cervelle encombrée, où par hasard un jour mon neurone hésitant viendra trébucher. Alors... Alors, comme d’habitude, je passerai à autre chose.

 Passons à autre chose...C'est vrai que c'est joli l'automne, mais comme le reste, il passe très vite l'automne.

 Je suis d'humeur douce, absolument pas vindicative. Inutile donc, pour celles et ceux d'entre vous qui continuent de parcourir ces lignes, inutile de poursuivre si vous espérez me voir égratigner ou mordre l'une ou l'un de celles et ceux qui sacrifient leur propre vie pour amener ne serait-ce qu'un rayon de bonheur dans notre existence plate et terne, un peu de soleil dans ce gris qui sans eux nous dégouterait de tout, nous poussant à des gestes définitifs...

 "Mais Nom de Dieu de Nom de Dieu, je l'ai rangée où cette putain de corde Bordel !"

...Tant pis, je ne l'ai pas trouvée, comme quoi le désordre peut quelquefois nous sauver la vie !

 Bref, aux amateurs de bagarres et de polémiques aussi vaines que stériles, je dis:

 "Au revoir amis, j'ai été très heureux que vous m'ayez accompagné jusqu'ici dans l'écriture de ce billet, mais il nous faut maintenant nous quitter.  Je continue seul, sur le sentier que je me trace, sans ronces et sans épines, et qui, au fur et à mesure que j'en foule le sol, met sous mon pied léger, aussi beau que celui d'un adolescent ce pied à la peau fine, comme marbré de délicates veines qui laissent deviner un sang vif et généreux , malgré le chemin parcouru sur les chemins escarpés du temps cruellement inexorable, qui te craquèle un talon en moins de deux, là, rien, un pied d'ange...le sentier donc qui m'offre un doux tapis de feuilles...Viens Olga, entrons dans notre monde à nous, ce monde où tout est beau, ce monde si grand que personne ne nous y retrouve, ce monde secret, où à part nous, il n'y a personne...Quoi, tu as envie, moi aussi..."

 Ô temps, suspends ton vol...

 Olga pendant que je pisse,

 Retourne à ton école,

Et fais ton exercice !

 ...

 Ok boss, c'est parti !

 La Page d'Olga.

 Tant pis, on a commencé comme ça, après les vers foireux, on garde le vert pisseux.

 medium_Olga_Portrait.jpgBon, nous sommes tranquilles pour un moment, parce qu'avec les trois bols de café plus les diurétiques, il va la recharger un max la nappe phréatique Pépère !

 Entre nous, vous vous posez des questions non ? Il va pas bien le vieux, il andropause grave on dirait...

 Je vous rassure, il va bien, c'est passager, ça le prend en général au printemps et à l'automne. L'équinoxe le perturbe un peu, il exubère plus volontiers aux solstices le vieux celte...

 Tiens, juste comme ça :

"Grinçant comme un vieux tacot, le Celte attaque !" Chanté par Renaud, non ?

...Et coule une bielle ! Ok, pas terrible, mais je débute, ne l'oubliez pas !

 Il a pas l'air décidé à enfourcher ses habituels chevaux de bataille, c'est à peine si je l'ai vu feuilleter Le Canard, Charlie et Siné Hebdos. A-t-il seulement lu Libé ?

 Pas motivé du tout, je le sens en phase molle, n'est-ce pas à l'automne que les crabes font leur mue ? Il a du quitter sa carapace, et il s'attendrit. Je serais étonnée que ce coup de mou dure très longtemps, un peu de patience, il repartira.

 Je veux bien essayer de le remplacer au pied levé, mais promettez-moi d'être indulgents.

 Commençons par du léger. Tiens, une petite fable. En me promenant sur sa boite mail, j'ai trouvé ce petit texte qu'un de ses amis lui a envoyé.

 Je ne sais pas ce que vous en penserez, mais pour illustrer la technique des "financiers"  pour appâter les gogos, moi, je trouve que c'est pas mal.

medium_Macaques.jpgMonnaie de singe.

 Dans un  village, un homme apparaît et annonce aux villageois qu'il souhaite acheter des singes pour 10 dollars pièce.

 Les villageois partent dans la forêt et commencent à attraper les singes. L'homme en achète des centaines. La population de singes diminuant, les villageois arrêtent leur chasse.

 Puis l'homme annonce qu'il achètera les singes à 15 dollars. Les villageois recommencent à chasser les singes. Mais bientôt, le stock s'épuise et les habitants du village retournent à leurs occupations.

 L'offre monte alors à 20 dollars et la population de singes se réduit tellement qu'il devient rare d'en voir un. L'homme annonce ensuite qu'il achètera les singes 50 dollars.

 Comme il doit aller en ville pour affaires, c'est son assistant qui s'occupe des achats. Celui-ci rassemble les villageois et leur dit:

 "Regardez ces cages, avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35 dollars pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre 50 dollars."

 Les villageois réunissent tout leur argent et achètent les singes. La nuit venue, l'assistant disparut.

 On ne le revit jamais, ni lui, ni son patron. On ne vit que des singes qui couraient en tout sens.

***

 Bien vu non, ça ne vous rappelle rien ?

 Créer un marché, faire monter les cours en organisant la pénurie, puis, faire une offre mirobolante qui rend tout le monde aveugle. Revendre le tout en faisant deux ou trois fois la culbute, et laisser les gogos jurer mais un peu tard qu'on ne les prendrait plus...jusqu'à la prochaine fois !

 A propos, il en est où  avec Léonard mon vieux ?medium_écureuil1.jpg

***Vinci.3.xls***

 Il me semble que le nuage de vapeur diminue d'intensité, il doit en voir le bout de cette miction pas possible.

 On a encore un peu de temps, je vous glisse le scan d'un article du Canard, ça tiendra lieu de conclusion pour cette pauvre histoire de Marseillaise bafouée, Marseillaise outragée, Marseillaise et coetera amen.

***Marseillaise93.jpg***

 C'est à la lumière de ce genre de rappel, qu'on se rend compte à quel point dans votre monde à vous les hommes, le meilleur allié  de vos dirigeants, c'est votre absence de mémoire !

Mais trève de discours, je le vois revenir, il semble heureux, comme soulagé, il doit l'être.

 J'en étais où ?

medium_Manneken_Pis.jpg...Pas à dire, ça fait du bien !

 Je bois trop de café, et en plus, avec ces saloperies de médicaments, pour un demi-euro de franchise par boite, tu pisses facile un demi-mêtre cube !medium_Vu_d_en_Haut.jpg

 J'ai été un peu plus long(!) que prévu, car je me suis un peu attardé sur la vue qui s'offrait à mon regard.

 Je vois ce même paysage depuis des années, matin midi ou soir, au printemps et en hiver, en été et en automne.

 Le même paysage que je découvre à chaque fois, chaque fois comme une première fois.

 Je suis avec mon pays comme un viel amant amoureux, toute ma vie j'aimerai la jeune fille de ma première rencontre, éternellement belle, éternellement jeune..."Hein Rosemonde !"

***

 Quelques Brèves

medium_OldCrabillou.jpgBrèves piquées au hasard de mes lectures., et restituées de mémoire, à ma façon...

 Amis à l'aise, réjouissez-vous, une nouvelle niche fiscale vous est donnée...

 C'est une nouvelle qui consolera les pauvres contribuables qui se déspéraient de ne plus pouvoir, étant venu le temps, sur la planète finance, de la rigueur morale, et de la rigueur tout court .

 Au bord du suicide qu'ils étaient, à l'idée de ne plus pouvoir se soustraire à l'impôt, puisque les quelques 359 - je crois - "niches" fiscales qui le permettaient jusqu'alors "pourraient" se voir "plafonnées". Quelle horreur !

 Fort heureusement, un député de la majorité est venu à leur secours. Le reste de la majorité et le gouvernement, devant la pertinence de cette judicieuse disposition n'ont pu que se ranger à son avis.

 Et c'est ainsi, amis encore épargnés par la crise, que pourront être déduits de vos impôts, si nul bouclier fiscal encore ne vous protège, les investissements que vous ferez en Afrique.

 En Afrique, n'oubliez pas, n'allez pas placer votre argent en Haute-Loire ou en Ariège, vous vous feriez allumer par le fisc. C'est en Afrique que votre fric sera à l'abri du fisc ! la France compte sur vous !

 Vous ne serez pas surpris d'apprendre que c'est l'inoxydable et laxatif Frédéric Lefèbvre, qui levant nuitamment la patte en plein Palais-Bourbon a "flaqué" cet amendement dont  Vincent Bolloré, l'ami du NSJD-OFM (*),le remerciera plus tard.

(*) Nouveau Saint-Just de l'Ordre Financier Mondial. ( J'ai mis un trait d'union entre D et O, pour que vous puissiez reprendre votre souffle.)

   L'affaire des poupées gonflantes...

 Ils ne respectent rien !

 Je ne vous cacherai pas que je suis consterné. J'apprends par voie de presse, qu'aurait été mise en vente une poupée vaudou à l'effigie de Ségolène Royal !

 Je ne sais pas ce qu'on en pense à l'Elysée, mais il me semble qu'un communiqué de protestation serait le bienvenu.

 Après Marianne insultée et bafouée par des sifflets, voici qu'une mère de famille, par ailleurs Présidente de la Région de Monsieur Raffarin, se voit à la fois mise en boite sous forme de poupée, puis touchée dans sa chair par des aiguilles assassines. Je le dis, c'est une honte !

 Si rien n'est fait pour protéger l'image de ceux qui nous la vendent si cher, ne risque-t-on pas de voir un jour une poupée à l'éffigie du chef de l'état, mise à disposition pour 12,95 euros, soit à peine seize dollars et trente-deux cents au cours actuel, ou si vous préférez, quarante-deux litres de pétrole brut, au cours actuel également...

 medium_Sarkozy.4.jpgL'effigie du chef de l'état, telle une vulgaire caricature du Prophète, béni soit-il lui aussi le prophète, livré à la populace aux instincts les plus bas qui pousseraient tous les frustrés, les aigris et les les fâcheux à transpercer avec rage et les douze aiguilles livrées en kit, l'effigie du Guide, marquée des stigmates de l'ascèse, "Travailler plus pour gagner 170 % de  plus", cible priviligiée de tous ces fainéants de chômeurs, ou "Casse-toi pauv'con !", cruel rappel de ses entretiens avec Poutine...

 C'est uniquement  dans le souci de vous informer que je diffuse ce document accablant.

 C'est la maquette de la poupée vaudou que s'apprêteraient à commercialiser des ennemis de la France, bande de fumiers !

 

 Ces images sont à la limite du supportable, je le sais, et le trucage n'est pas très soigné non plus, mais comprenez-moi, j'avais tellement honte pour notre pays que j'ai salopé le travail...Pardon.

 Et pourquoi pas, pendant qu'on y est, lancés plein pot sur les sentiers de l'irrespect et de l'anarchie décadente, pourquoi pas des masques de sorcières Halloween Amara et Boutin, des nains de jardin verts au nez rouge Jean-Louis Borloo  ! Des masques de Carnaval et des sacs de riz à l'effigie de Bernard Kouchner... En avant pour  la négation de tout ce qui fut grand !

 Pire, imaginez, Noël approchant, qu'ils aillent, ces salopards nous mettre une Carla Bruni à poil dans la crèche, ou pire, déguisée en première dame,  chantouillant chez Drucker !

 La liberté d'expression oui, la licence non !

 Encore un coup comme ça sans qu'il y ait de sanction, et nous verrons fleurir sur le Net, des blogs désobligeants envers Nicolas, Not' Bon Maître !

 Que font les 98 conseillers du chef de l'état, par ailleurs chef aussi de l'Europe, du moins on le dit,  pour parer à ces attaques indignes, hein, que font-ils ?

N'aurait-il pas mieux fait, Nicolas Sarkozy Le Sauveur Suprême (*), plutôt que d'augmenter leur salaire de 50 % en deux ans, d'en  virer la moitié de ces incapables, ce qui eut, vous avez déjà fait le calcul, divisé par deux les frais de bureau, et par trois la charge salariale affectée aux conseillers...Oui Frédéric, j'ai entendu, arrête de baver, on pourrait investir ces économies en Afrique, l'année prochaine, on le fera !

(*)- Nous écrirons simplement NSLSS, prononcez Nénesse, si nous devons employer à nouveau cette locution descripive, un rien laudatrice  j'en conviens, mais ne vous ai-je pas dit que j'étais d'humeur badine ces temps-ci !

 Le scoop de la semaine...

 Je ne vous cacherai pas que j'ai longement hésité avant de publier cette info.

 Si je le fais, c'est pour que ne se rajoute pas, dans le climat actuel, envenimé de suspicion, de calomnies et de ragots en tous genre, que ne se rajoute pas dis-je, en plus de cette ignominie, la rumeur que ce serait moi qui pour donner le change en portant l'opprobre et le discrédit sur le présumé fruit de mes turpitudes passées, manipulerait dans l'ombre les souffleurs de mensonges aux remugles de latrines.

 Je n'ai pas à dévoiler ici ma vie privée, et s'il m'arrive parfois de dire ma joie d'être Papy, c'est parce que je suis heureux de l'être, et non pas heureux à l'idée de le devenir à nouveau. Alors s'il vous plaît, et je ne plaisante pas, j'aimerais que cessent ces insinuations ; si vous voulez vous retrouver devant un Tribunal, avant qu'il ferme, continuez !

 Une bonne fois pour toute, je l'affirme solennellement, il m'est d'ailleurs facile de prouver que ce jour-là, le 27 février 1965, à quinze jours près, je n'étais pas à Saint-Rémy (71), j'étais ailleurs ! Donc, que ce soit bien clair, et qu'on n'en parle plus...

Non, non non et non, je ne serai pas le grand père  du bébé de Rachida Dati !

***

 Abandonnons un instant l'ombre de Zola venue planer sur ce blog, sourions, et détendons-nous...

  La lettre de mon Moulin.

 La Lettre de mon Moulin contient un cadeau pour vous mes chères et fidèles lectrices. Végétariennes s'abstenir, il y a de la viande au menu !

***A_point_cuit_ou_saignant.pps***

 Une petite blague en prime, assez mignonne je trouve. C'est un autre ami qui nous l'offre, il a un site d'ailleurs, pourquoi n'iriez-vous pas le remercier vous-mêmes.

***Marseiilais_médusé.pps***

Le site de l'ami :

 *** Joueur de Biniou ***

  Avant d'oublier :

 Ma soirée télé du 21.

 Juste après le journal de France 2, il fallut bien choisir un programme. D'accord, mais que choisir ? J'aurais pu m'infliger un "devoir de mémoire", et regarder soit la fiction retraçant la vie de Jean Moulin, ou celle, veille du 22 oblige, retraçant la vie du jeune homme fusillé par les Allemands, un certain Guy Môquet. Vous en avez peut-être entendu parler...J'ai infiniment de respect pour ces deux personnes qui sont mortes peu de temps avant ma naissance.

 C'est sans doute parce que j'ai infiniment de respect pour eux, ainsi que pour tous ceux qui comme eux furent broyés par la folie nazie, par respect pour leur mémoire, que j'ai regardé autre chose.

 Je pense que leurs fins tragiques, à l'un comme à l'autre, font qu'ils méritent que l'on s'intéresse à eux autrement qu'à travers des oeuvres certes respectueuses de leurs personnes, mais parce que ces oeuvres en font des "personnages", même avec les meilleures intentions qui soient, en les "héroïsant" au-delà de toute mesure, ces oeuvres trahissent à la fois l'image de ce qu'ils furent vraiment, ainsi, j'hésite à employer cette expression un peu pompeuse, ainsi que la "Vérité Historique".

 Autant je me passionne à la lecture de l'Histoire, autant je me passionne peu à sa "reconstitution" à travers des fictions romancées. Soit on fait un documentaire, avec des documents d'archives et des témoignages qui nous décrivent les gens tels que d'autres les ont vus, ou pourquoi ne pas faire des fictions pures, qui bien souvent, si tout le monde a du talent, peuvent faire revivre au spectateur une époque qu'il n'a pas connue, et cela sans aucune controverse, puisque ne prétendant pas réécrire l'Histoire...

 Bref, aussi parce que le soir, je n'ai nulle envie de me prendre le chou, ma zappette s'est fixée sur "L'enquête corse".

 J'irais presque jusqu'à dire que "l'ambiance BD" est tout aussi difficile à reconstituer à la télé ou au ciné que la "Vérité historique" !

 medium_Enquête_Corse.jpgDéçu, voilà en résumé le sentiment que m'a laissé ce film.

 Les acteurs font ce qu'ils peuvent, le peu que l'on voit de la Corse laisse à penser que ce pays est un beau pays, mais pour le reste...

 Est-ce que Clavier et Reno ont trop occupé, et trop longtemps nos écrans dans des rôles qui les ont tellement marqués qu'ils ne peuvent plus rien jouer d'autre , peut-être ?

 Mais Reno en farouche indépendantiste pourchassé par des flics idiots, et Clavier en Jack Palmer, désolé, ça n'accroche pas !

 Une mention spéciale pour la brune superbe dont j'ai oublié le nom, mais pas la silhouette. Pour le reste, à oublier très vite.

 D'ailleurs, j'arrête là, j'ai déjà oublié !

 Juste un mot, et qui n'a rien à voir. A la fin du JT de ce soir-là, David Pujadas interviewait Monsieur Juncker, le Premier Ministre Luxembourgeois.

 La veille, celui-ci avait vu son pays mis au banc des accusés devant le Parlement Européen.

 Certes, le Luxembourg ressemble fort à un paradis fiscal, ç'en est un, tout comme la Suisse, le Lichtenstein, les îles Anglo-Normandes et Monaco, mais s'ils sont devenus des paradis fiscaux, c'est avec la bienveillante duplicité des autres nations, et Monsieur Juncker(*) est en droit de s'indigner qu'au nom d'une "Morale Financière"  miraculeusement ressortie des oubliettes par ceux-la même qui l'y avait jetée, on vienne porter un doigt accusateur sur son pays, afin que quelques "grands" se refassent à bon compte une virginité en peau de lapin...Stop, restons cools.

 Simplement, si j'ai connu le temps où l'union était un combat, je vois poindre le moment où l'Union Européenne, si le Président de son Conseil se prend pour le Président de l'Europe, peut très vite se transformer en un champ de bataille.

 Il serait temps de mettre un peu plus de diplomatie dans le discours ; peut-être donner quelques mois de congé à Monsieur  Guaino...ou qu'il se cantonne à l'intérieur de l'hexagone, et consacre son temps à blinder la Marseillaise.

(*)-  Il faut noter que Monsieur Jean-Claude Juncker est aussi le Président de l'Eurogroupe, c'est -à-dire le Président de l'instance qui détermine la politique financière des pays de la zone euro.

 Mon oeil dans le rétro.

 Voyons un peu les billets des derniers 27/10.

*** 27 octobre 2006 ***

 Pas de note le 27 octobre, le Neuf me faisait une grosse farce. Voici la dernière note publiée en octobre 2007:

*** 25 octobre 2007 ***

A plus tard....

 

 

 

22/10/2008

Ils nous promettent souvent la Lune...

... Ils ne la décrochent jamais !!!



*** Si proche et si lointaine...C'était hier soir, le 17...***

  A peine a-t-il vu le jour, ce premier numéro des Chroniques hebdomadaires, que l’actualité brûlante pousse les feux du N°2.

 Donc, dès le premier paru, je mets au four le deuxième.

 Est-ce que je reviendrai sur cette introduction ? C'est selon les réactions qu'aura suscitées la précédente édition, sinon, à quoi bon…A propos d’introduction, juste comme une mise en bouche, je vous mets dès à présent :

La Lettre de mon Moulin.

 Je pourrais repasser à la diffusion quotidienne, car des « lettres », mon Moulin, il m’en envoie facile un plein alphabet chaque jour !

 Je vous ai mitonné une petite sélection.

***Frimeur_Italien.mpg***

***Frimeur_portuguais.mpg***

***Humour_anglais.wmv***

 J’y rajoute ce qu’un autre de mes joyeux compagnons- Salut Robert ! - m’a fait parvenir ce matin, et nous pourrons passer à la suite…

***C'est_bien_nous.doc***

 ...Passons à la suite, mais restons dans le ludique, bien que comme vous allez le voir, le ludique peut s’appuyer sur du tragique, et très vite nous amener à du pas ludique du tout !

 Les Effeuillées futures.medium_Bunny.2.jpg

 En droite ligne avec l’actualité, Play-Boy nous annonce un prochain numéro avec…Mais oui, avec les « Femmes de Wall Street » qui se dévoileront sur le papier glacé du magazine des chauds petits lapins, magazine au demeurant apprécié surtout par des admirateurs chauds de la p...particulière beauté de cette publication luxueuse.

 Vous avouerais-je que je n’y avais pas pensé !

 Je vois d’ici la page centrale.

 Languissante et détendue, étendue sur un épais duvet, une jolie golden poulette à poil au milieu de quelques boursicoteurs à poil aussi, mais pas rancuniers, ce sont ceux qu’elle a plumés !

 Le titre ? «Tout le monde à poil ! », ça va de soi !

 Ce numéro  de Play-Boy n'étant pas encore en kiosque, je ne puis vous en donner d'aperçu.

 Je vous propose donc une page du même style, plus sobre hélas car je n’ai pas les moyens de mes collègues d’outre-atlantique. Je fais ce que je peux avec les miens, ils sont modestes, et je vous offre :medium_Mon_banquier.jpg

 «Mon banquier à poil aux Bahamas»

 Le cliché n’est pas d’une qualité exceptionnelle.

 Les couleurs d’or qui dominent sur l’original sont ici mal rendues, car c’est une pale copie, en noir et blanc qui plus est.

 Il apparaît néanmoins sur ce cliché que la crise n’est pas parvenue jusque là-bas, car mon banquier est fort bien assis sur son trésor.

 L’expression «se faire des couilles en or» prend ici tout son sens !

 On arrête de rire grassement, revenons à une triste réalité.

 Au lieu de renflouer les caisses des financiers véreux, demandons plutôt à Nicolas et à ses potes de très vite prendre une dizaine de milliards, il en faudrait huit, sur les mille sept cents que l’Europe veut balancer dans le Magot des Caraïbes, la forme moderne du Tonneau des Danaïdes, et de mettre les chercheurs au boulot pour vaincre ne serait-ce qu’une ou deux de ces putains de maladies dites orphelines…

 Celle dont était frappé - je dis était, car ce cliché est ancien- le pauvre gars qui n’était pas banquier, s’appelle « Eléphantiasis », et n'est pas vraiment une maladie orpheline, car hélas, ce n'est pas une maladie rare. Voici un lien qui vous permettra de vous instruire.

 Attention, je vous préviens, il y a là-dedans des images très dures.

*** Eléphantiasis***

***

 Passons à :

 La phrase de la semaine.

 "Putain Léonard, tu déconnes, à quoi ça sert que Nicolas se décarcasse, hein !"

 En effet, il y a de quoi s'interroger, et surtout de quoi désespérer Pierrette. Adieu veaux, vaches, cochons couvées...A se demander même si elle va ramener assez de lait à la maison pour se faire un yaourt la gamine !

Ô rage ô désespoir l'indice est au mini

Et mon trésor oscille, comme oscille Vinci...

 Que penser de ces chiffres, que penser ? Sûr qu'il serait scié le Léonardo Di Vinci...Vous saviez  qu'il flottait un peu de la jaquette le génie...Mais je m'égare, nous ne sommes pas dans les chiottes de la DST, laissons le Léonard jouer de son pinceau là où ça l'amuse, et revenons aux chiffres !

 Au fait, je vous parle de Vinci comme je vous parlerais d'un ami commun. Si vous voulez mieux connaître ce groupe,  cliquez là-dessus.

*** Groupe Vinci ***

 Histoire de résumer, ensuite nous passerons à autre chose, j'ai bricolé un tableau (!) des "Fluctuat" de l'action depuis la St Denis (9 octobre pour les mécréants)...Fluctuat oui, mais dans le raplapla. Guère de risque de voir mon pécule faire des petits.

 Ce sera donc du "Fluctuat net sans vergetures !" 

***Vinci.2.xls***

  Je sens que Mona Lisa va encore faire la gueule pendant un bon bout de temps. Une qui la fait la gueule, c'est Olga, il ne lui manque que la parole, voyons ce qu'elle aura à nous dire après la balade.

 A tout de suite...

 La Page d'Olga.

 Bonjour, Whaouh whaouh me wouahl arff !

 medium_Château_de_sable.jpgEntièrement d'accord avec vous chers amis, totalement  ridicule ce langage chien chien. Restons Français !

 Et cette idée, il y a des fois, sa gouvernante aussi s'interroge, je me demande ce qui lui passe par la tête !

 Vous avez vu,  la couleur vert pisseux de ce texte, au prétexte que c'est ce qu'il a trouvé de mieux, le vieux, se rapprochant le plus du vert de gris !

 Oui, je suis une bergère allemande, est-ce que ça fait de moi une sale boche ? Je suis Française merde ! Et le droit du sol nom d'un chat, ça ne compte plus dans vos chenils !

 Je suis aussi Française que lui, je suis née le 15 août vers la Gare de Ris, là où se situait la nurserie d'où il m'a enlevée, en plein centre de la France, à coté de Vichy...Vichy, ouais, finalement, la couleur...

 Je m'en souviens comme si c'était hier. Je vivais heureuse près de ma mère, au milieu de mes huit frères et soeurs, nous n'avions pas de marteau... Que sont-ils devenus ? j'espère qu'ils ont trouvé un foyer, pas un refuge ! Fasse The Big Médor qu'ils ne soient pas tombés plus mal que moi !

 Cessons de nous attendrir, il est venu et je suis là. C'était jour pour jour pratiquement aujourd'hui, sauf que c'était en 2002, il y a donc quarante-deux ans. Quarante-deux ans et encore vieille fille, j'aurais pu m'appeler Rachida... Vous ne l'avez pas regardée à France 2, nous non plus, nous avons regardé le policier sur la une.

  Pour se rattraper, jetons un coup d'oeil sur une des anciennes notes de ce bon vieux Crabillou, vous y êtes.

 Amis cliquons ensemble

 Sur la note du vieux.

 Du seul doigt qui  ne tremble

 Un coup sec et nerveux.

 Rachida es-tu là ?

 Clicquez cloque, la voilà !

 Je bavarde, je bavarde, et vous êtes là, bouche bée, qui attendez votre patée...Héraime, au pied, donne la papatte ! Il a la tête dure celui-là, je me demande si  j' arriverai  à le dresser un jour !

 Bon, puisque vous insistez, je vais vous raconter nos aventures de ce matin du 17 octobre. Mais auparavant, et sous le paravent, car malgré le soleil pâle l'air est vif, auparavant, voici pour clore le débat sur l'assassinat horrible de Rouget de Lisle par une bande de jeunes cons, mais surtout par des ministres surjouant leur fausse indignation jusqu'à l'indécence, avec plomb pour Laporte, et sans...sans rien  pour Marylyn Cachalot, je ne garantis pas l'orthographe- j'ai appris à lire sur les sacs de croquettes- voici donc l'affaire expliquée par un éditorialiste de talent, je vous la livre.

 Il se peut qu'il y ait des taches de gras sur le scan, car j'ai découpé l'article dans le journal où le vieux avait plié les os de poulet, du poulet Bio, c'est les os que je préfère...

 Pendant que je vous tiens, le coup de pas donner les os aux chiens. Vaste bêtise tout ça, à part les os de lapins, mais encore.

 Tu en as vu toi des chiens, ou des renards qui meurent parce qu'une esquille de tibia du Bunny rose et tendre croqué goulûment se coincerait dans les replis du gros côlon ?

 En Australie, les chiens sauvages, ils ne bouffent presque que du lapin. Ils mangeraient du Kangourou si le lapin était mortel. Ils ne sont pas dingos tout de même ! Ah oui, le scan ...

***Sifflets_SDF.jpg***

 J'allais oublier, à force de vivre en symbiose avec les humains, je deviens comme eux, je perds la mémoire.

 Donc, ce matin, un lapin...Non, les lapins c'était hier, la chasse est fermée le vendredi. Ce matin, cahin-caha, nous allions trottinant, surtout moi, car le trottinement de l'ancêtre, je te raconte pas ! Il est loin le Marathon de New-York, bref nous avons fait comme d'habitude... Tranquille, j'attends qu'il sirote son café en discutant le bout de gras...

- Qu'est-ce que c'est ces voitures de flics...

 Demande sans vraiment questionner

 L'homme, pas  l'allure  d'un Maure,

 Il est blond, boit du blanc ,

 Et qui rajoute encore :

 - Est-ce pour le ministre ?

 A ces mots comme fouetté,

 J'entends  surpris mon maître :

 - Qui Diable ce ministre peut-il être ? 

 - Un ministre...

 ...d'ailleurs ils ramassent les feuilles vers la Poste.

 La conversation se poursuit, Béa, la patronne aurait entendu dire que les gendarmes, ce serait pour "visiter les champs"...

 Le mystère s'épaissit...

 - Les champs de quoi...

 - Les champs de cannabis il paraît, j'ai entendu...

 Ouille ouille ouille, nous voilà embarqués dans une opération de ratissage pour débusquer d'éventuelles plantations de cannabis. Tu parles, depuis le temps que nous...

 ... arpentons sans cheval, mais le poil en bataille,

 les champs couverts de ronces sur qui tombe la pluie,

 tu penses bien que je l'aurais reniflée la dope !

 Au retour, fin du mystère. Effectivement, vers la Poste il y a des barrières pour reserver des emplacements de parking, un employé municipal tente tant bien que mal de ramasser plus de feuilles qu'il n'en tombe.

 - Salut, tu vas bien...Sacré boulot  les feuilles...

 - Ouais, c'est pour le ministre.

 - Le ministre, quel ministre ?

 - J'sais pas trop, un ministre qui vient à l'école.

 Nous repartons, ils sont là. Une bonne douzaine de jeunes gaillards qui plaisantent le long de la Poste. Ils sont habillés comme des pompiers...mais ce sont des gendarmes, joyeux mais immobiles.

- Bonjour messieurs, qu'est-ce qui vous amènent chez nous ?

- Bonjour monsieur, c'est pour l'arrivée du ministre.

- Bonne journée.

 Nous rentrons, sans rencontrer de ministre, un jour comme un autre en somme.

 Ce n'est que le lendemain, que nous avons su le fin fond de l'affaire...Voyez un peu :

***Visite_très_discrète.jpg***

 Et voila, un ministre est venu, sans tambours ni trompettes, sans flonflons ni fanfare...Heureusement, qu'il n'y avait pas de fanfare, tu vois pas que quelqu'un siffle la Marseillaise, c'était reparti pour huit jours !

PS : La photo, c'est ce qui reste après la crise, du château qu'on avait fait en Bretagne, avec mon pépère.

 La Page Littéraire.

 Je vous avais promis qu'il y en aurait une, alors allons-y.

 J'évoquais la semaine dernière l'éventualité d'une anthologie des mots gros et gras, disons une anthologie de la grossièreté à travers notre littérature, y compris celle que l'on qualifie, comme on le fait de la musique, de "bonne", voire de "grande", sous entendu que "l'autre", la littérature, ou la musique qui ne serait pas "grande", c'est tout juste bon pour les groupies de chansonnettes !

 Hèlas, j'avais présumé de mes capacités, et c'est bien piteusement que je dois vous avouer que je suis un peu léger pour me lancer dans pareille entreprise. Je manque de connaissances, disons-le, ma culture n'est guère étendue, et que j'aille me lancer dans l'aventure, très vite je serais bloqué dans mes élans..

 Ce n'est pas tant sur les mots grossiers que je bute, je pense avoir en ce domaine largement la capacité requise pour vous en faire plusieurs billets, mais ce sont les bons auteurs qui manquent à mon appel.

 Et ne pouvant décemment pas mettre au rang des grands littérateurs Frédéric Dard ou Pierre Perret, encore que, ne connaissant pas par coeur tous les pseudos sous lesquels se sont masqués de grands auteurs, pour nous offrir l'érotisme ou la pornographie, se faisant souvent plus plaisir à eux-mêmes qu'à leurs lecteurs, n'ayant de surcroît lu aucun des ouvrages de mesdames Millet ou Despentes, tels "Catherine à l'usine", ou "Popaul et Virginie", je vais comme à mon habitude, me débrouiller avec les moyens du bord.

  Je vais vous écrire la même histoire, rassurez-vous, elle sera courte, dans trois styles différents.

 Le premier, littérairement neutre, de style narratif ordinaire, disons le style d'un journaliste moyen, cinquante ans et un peu alcoolo, écrivant dans un journal du Centre, et d'obédience centriste ; il roule dans une Clio grise.

 "Hier, dans le petit parc voisin de la Faculté de Lettres, où entre deux cours viennent se reposer étudiants et étudiantes, la Police a interpellé un individu d'une soixantaine d'années, qui s'était livré à ce qu'il convient d'appeler un geste obscène envers une étudiante de troisième année.

 La jeune fille préparant un doctorat de littérature moderne a déclaré aux policiers :

 "J'étudiais un ouvrage majeur pour étayer ma thèse, et soudain j'ai senti qu'on me touchait les fesses, j'ai crié, le livre est tombé..."

 Le livre qu'elle feuilletait pendant le drame, "Témoignage", n'a pas souffert, il est intact. Du reste, la jeune fille n'a pas été violée non plus..."

 Voyons maintenant, ce qu'un tel fait pourrait inspirer à un romancier ordinaire, bon chic bon genre. Version deux :

 "Qu'y avait-il dans l'air ce jour-là ? Est-ce le hasard, est-ce autre chose qui poussa un démon farceur à se nicher dans la cervelle de cet employé des pompes funèbres, un homme sobre et sérieux, portant comme un fardeau le vide immense, seul héritage que lui laissa Gertrude, son épouse trop tôt disparue .

  Le ciel de juin, d'un bleu trop bleu, de ce bleu si chargé de l'absence des nuages qu'on en devient triste lorsqu'il dure trop longtemps, ce ciel faisait plus sombre qu'il n'était le coin d'ombre où se tenait bien sage la demoiselle au livre. "Témoignage" en était le titre de ce livre qui l'absorbait au point qu'on l'eut crue en un improbable ailleurs. "Témoignage", pourtant, cette personne fort jolie était jeune...

"C'est une force irrépressible qui s'est emparée de ma main, je n'ai rien pu faire ! C'était comme dans un rève, je me voyais, et ce n'était pas moi..."

 Ne s'expliquant pas son geste, le veuf éploré se confie en pleurant à l'enquêteur chargé de l'affaire. Il poursuit :

 "Elle s'est levée, mais ne m'avait pas vu.  Je me suis approché, et ma main comme guidée par un aimant s'est posée sur elle.

 Oh, Mon Dieu, quel moment de pur bonheur. Chaude et ferme sous mes doigts, sa fesse droite me communiquait une force étrange qui un instant m'inonda de chaleur...Puis elle cria, et je restais là, hébété, la main vide, l'autre quittant ma poche..."

 Enfin, pour illustrer le vulgaire, le grivois, la trivialité et tout ce que peut dégager de malsain un texte truffé de gros mots, de grasses allusions et de grossièretés, voici la version trois, disons-le, un texte impubliable en l'état, et c'est du bout des pinces, le rouge de la honte aux joues, des joues ornées d'une superbe barbe grise que je caresse souvent en feuilletant Larousse... Voici la version trois :

 "Le vieux Bébert, rôtant le mauvais pinard du troquet voisin, s' avança dans le square. Une méchante envie de pisser lui tenaillait le ventre. "Merde de merde, avec tous les impôts qu'on paye dans ce putain de bled, il n'ont même pas mis de pissotière dans le square !"

 Clochemerle n'était pas encore la bourgade moderne et pimpante telle  que nous la connaissons aujourd'hui.

 Il repéra au fond, un coin très ombragé vers lequel il se dirigea. Pour gagner un peu de temps et ne pas pisser dans son froc, il dégaina de la dextre, en un large geste qui n'était pas sans rappeler Auguste, le semeur.

 C'est à ce moment qu'il la vit. "Putain, elle est gironde la môme !" Elle était comme absente, plongée dans son bouquin."Témoignage" devina-t-il sur la couverture.

 "Comment veux-tu qu'ils ne soient pas tous abrutis ces jeunes, à lire des conneries pareilles !"

  N'en pouvant plus, il lâcha quelques gouttes qui silencieusement, se noyèrent dans la poussière fine de l'allée bien ratissée par l'employé zélé, qui bien que nous soyons en juin, ramassait déjà des feuilles en attendant Darcos...

 "Nom de Dieu, comment qu'elle est gaulée la gamine !"

 Elle venait de se lever, livrant en un contrejour que David Hamilton lui-même en serait tombé sur le cul, une paire de cannes longues à n'en plus finir...

 Les gouttes tombaient de plus en plus loin. Il était près à la toucher. Il la toucha !

 "Espèce de vieux salaud ! Pas vrai, il bande en plus ce dégueulasse !" Dit-elle en lui mettant une grande tarte sur la gueule..."

 Trois styles pour une même histoire : un vieux monsieur émoustillé se laisse aller à un geste pour le moins déplacé.

 Vous avez lu les trois versions. Il se peut qu'en lisant la première, ou le deuxième, certains aient imaginé une scène plus hard que dans la version trois, car bien au-delà de ce qu'écrit l'auteur,  ce sont les lecteurs qui font, dans le secret de leur imagination, qu'a su éveiller l'auteur, que le texte est "grossier" ou ne l'est pas.

 Et qu'il soient gras ou gros, le poids des mots pèse peu au final dans la scène qu'imagine le lecteur.

 D'ailleurs, pour conclure ma démonstration, le fait que ce soit une "étudiante en lettres"  ne booste en rien la charge romantique, érotique, ou vulgairement paillarde c'est selon, des textes que je viens de parcourir avec vous. Seul le journaliste quasi transparent a fait mention de la qualité d'étudiante en lettres de la victime ; et ne peut-on se demander, s'il ne le fit pas plus pour faire du remplissage que par un réel souci d'informer le lecteur ? On voit de tout dans cette profession.

 Ce fait, étudier les lettres,  n'est pour rien dans ce qui lui arrive, eut-elle été étudiante en Histoire, ou secrétaire de direction, qu'elle se faisait mettre la main au panier tout pareil, c'est bien la preuve que les mots ne comptent pas !

 Utilisons donc ceux que nous voulons, les mots doux, les mots savants, les mots bleus, et les gros mots aussi, bien évidemment.

 C'est long tout ça, il nous faut reporter "Un bout du livre" à une autre fois. Et pour la semaine prochaine, je me demande si je ne vais pas remplacer La Page Littéraire par Le Coin du Charretier.

 Krach Boum Hue !

 C'est ainsi, la semaine dernière, que je me proposai  d'intituler la "Page économie".

 Pour l'ambiance, je vous la fais en noir cette semaine. Et les plus courtes étant les meilleures, je ne m'étendrai pas trop, d'autant que l'économie, nous en avons pas mal parlé à propos de Vinci.

 Juste un mot sur les faux-monnayeurs. Pour ceux qui ignoreraient encore quelles sont les "vraies valeurs", il faut rappeler que chez nous, fabriquer de la fausse monnaie est un crime qui envoie ses auteurs en Cour d' Assises, et peut leur valoir des peines de prison allant jusqu'à la perpétuité.

 Il faut savoir aussi, que la plupart des grands banquiers dont on parle beaucoup ces jours-ci, de même que les grands patrons des agences de courtage et autres organismes financiers, idem pour les grands patrons tout court, ne risquent, eux, que de ne pas se voir remettre la Légion d'Honneur, en récompense de la peine qu'ils se sont donnée pour devenir très riches. C'est un rique limité, car très peu échappent au ruban, mais bien que théorique, ce risque existe, il est bon de le rappeler.

 Bon, très bien, mais quel rapport peut-il bien y avoir entre des hommes d'affaires méritants, admirés et enviés par tous, qui sont un modèle pour notre belle jeunesse, et d'affreux bandits qui s'enrichissent en faisant de la fausse monnaie, quel rapport ?

 Que fait le faux-monnayeur ? Il met dans le circuit des billets de banque ou des pièces qui ne représentent pas le fruit d'un travail ou d'un bien, et ce faisant, il substitue pour son propre compte des biens ou le fruit du travail des autres, en clair, il s'attribue une partie de la richesse crée par d'autres en échange de papier monnaie qui ne vaut rien. Il doit être pourchassé et puni, car outre l'aspect immoral de son acte, il met en danger l'équilibre économique du pays.

 Que font les as de la finance ?  En jouant habilement sur "le marché", par le biais de leurs ordres d'achat ou de vente sur une "cible", il en modifie artificiellement la valeur, la faisant par exemple baisser pour acheter des titres à bon prix, puis, toujours artificiellement, faisant remonter ce titre, le revendent avec bénéfice, le tout bien souvent sans avoir rien déboursé pour l'acheter, mais encaissant bel et bien du bon argent sonnant, se souciant comme d'une guigne de faire trébucher telle ou telle entreprise ou société.

 medium_Soros.jpgBien que beaucoup plus nuisibles à l'économie que les virtuoses de la planche à faux billets, ce ne sont pas des délinquants. Tout ceci est parfaitement légal, et vaut aux plus habiles d'entre eux la fortune et les honneurs.

 Tout comme les faux-monnayeurs, ces spéculateurs, c'est ainsi qu'ils s'appellent, mettent en circuit de la "fausse valeur", et récoltent des vraies richesses.

 La prison et les fers pour les premiers, la Légion d'Honneur et l'or  pour les seconds.

 Heureusement, NS est arrivé ! Loin d'être évidente sa capacité à "Moraliser le marché", écoutons ce qu'il disait  en substance le 14 septembre 2006 :

"Il n'y a qu'une solution, il faut généraliser les prêts hypothécaires, c'est comme ça que les Américains et les Anglais sont à 70% propriétaires de leurs logements...Il faut assouplir les règles prudentielles des banques..."

 Si en 2006, nous avions écouté votre candidat, nous aurions eu les "Subprimes" six mois avant les Amerloques, et nous aurions été les premiers pour une fois, au lieu d'être encore à la traîne  comme d'habitude !

  Plus besoin de s'en faire, NS va vous sauver. Il faut faire confiance à l'homme qui a promis qu'il ferait ce qu'il dit, surtout quand il promet de faire le contraire de ce qu'il a promis, c'est moi qui vous le dis !

 - Le monsieur aux cheveux argentés (Eh oui !) qur la photo, c'est Georges Soros, un multimilliardaire qui a fait plus fort que tous les faux-monnayeurs réunis. Il a fait fortune en spéculant sur les monnaies, y compris en spéculant contre la notre et celle de son pays d'adoption, les Etats-Unis...Bravo monsieur.

 Je devais dire un mot des Paradis Fiscaux. Trop tard et inutile, il y a de grandes chances qu'à l'heure où vous lirez ces lignes, les Paradis Fiscaux ne soient plus qu'un mauvais souvenir, François Fillon et Nicolas Sarkozy ont promis de règler le problème. Ouf, on respire !

Un coup d'aile de l'Albatros.

 Vous vous souvenez sans doute du commentaire que laissa Albatros, sur un billet d’humeur relatif au maintien en détention de Marc Machin, après qu’un autre se soit accusé du meurtre pour lequel Marc Machin fut condamné.

 Ce commentaire d’Albatros m’avait amené à faire un deuxième billet, axé plus sur le commentaire que sur l’affaire.

 En réaction à ce second billet, voici ce que m’a envoyé Albatros sur ma boite mail, le 14 octobre 2008.

 

 Bonjour,

 

 Désolé pour mon retard à votre aimable question, qui par souci d'équité (que j'avoue je ne vous prêtais pas d'emblée), vous honore : je n'avais pas consulté ma boite mail depuis ma réaction.

 Pourquoi cette réaction ?

 Parce que je ne sais plus si c'est sur votre site ou un autre que le fils aîné de la victime exprimait son injustice comme un cri dans un désert d'informations dans lequel même Harry Rozelmack sans le savoir vient ce week-end de faire de l'information tronquée (il aurait pu simplement demander à M.Machin s'il avait un casier vierge et pourquoi il ne se plaint pas de ses condamnation pour viol ? )... parce que tout le monde (y compris moi) débarque, via les médias, dans cette histoire sans tout savoir.

 Donc j'ai cherché à en savoir plus et je suis tombé sur un article édifiant du Nouvel Observateur que je vous ai simplement copié collé et dont je n'ai gardé que les parties factuelles en vous épargnant les petits commentaires du rédacteur.

 Je vous renvoie donc au lien :


http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2267/articles/...

 


 Et donc dans les noeuds de cette affaire, (je ne suis pas de la justice) mais les mêmes qui reprochent aujourd'hui qu'on traîne à libérer Marc Machin seront les mêmes qui reprocheront demain à la justice de l'avoir libéré alors qu'il est loin d'être exclus qu'il récidive (il semble en apparence repenti, il n'y a plus de preuve à charge, c'est normal qu'il sorte pour l'instant, maintenant s'il n'a pas récidivé dans ses viols depuis 8 ans il ne faut pas oublier que c'est surtout parce qu'il était en prison!)
 

 Quand à ponctionner les impôts pour dédommager un récidiviste !

 De même j'ai souvenir sur 2 sites que Marc Machin et David Sagno se seraient croisés en prison ? Il doit être facile d'avoir confirmation de ces écrits auprès d'un commissariat du 92 ou 78 ou bien au 36 quai des orfèvres Je fais confiance au professionnalisme du Nouvel Observateur. Voilà, à défaut de certitudes et toute la clarté sur une affaire encore pleine d'ombres, je vous fais confiance pour éclairer un tout petit peu mieux vos lecteurs. Je reste disposé à vous répondre. 

 Recevez mes sincères salutations.

Albatros

***

 

medium_MachinManip.jpg Je n'ai pas l'intention de polémiquer, ni de m'étendre plus que je l'ai déja fait sur l'affaire Marc Machin.

 Je pense qu'il eut été malhonnête de ma part, après avoir assez vertement interpellé Albatros, le confinant dans un rôle de procureur, de  ne pas publier sa réponse à mon billet.

 Sur le fond, je maintiens que dans un état de droit la Justice doit aller au bout de la logique, et que si un homme commet un délit lié à une incarcération non justifiée, ce délit devrait être frappé de nullité.

 Albatros appuyait son commentaire sur un article vieux de six mois. Bien des choses ont changé en six mois (sans le préciser, ni préciser ses sources). Est-ce qu'aujourd'hui la journaliste du Nouvel Obs écrirait son article de la même façon ?

 Une phrase d'Albatros que je retiens :

"...Parce que tout le monde (y compris moi) débarque dans cette affaire, via les médias, sans tout savoir."

 Cette phrase me va à moi aussi comme un gant ! Nous sommes tous à la merci des médias pour notre information. A partir des informations qui nous sont données, nous nous forgeons une "intime conviction", et selon notre sensibilité, nous faisons de Marc Machin un personnage aux multiples facettes, qui va de l'ange innocent et martyr, au criminel sournois et futur récidiviste.

 En Avril, Machin n'est pas décrit sous un jour très sympathique par le Nouvel Obs. Dans son Numéro de Samedi dernier, Libération fait un portrait croisé de Marc Machin et de Louis Balling, son Avocat. Nous arrivons aux limites "people" de l'affaire, et à voir la photo, il n'est pas difficile de voir qui manipule qui. Il n'est pas décrit sous le même jour Marc Machin, alors, à qui se fier ? Au Nouvel Obs d'Avril, à Libé d'octobre, ou à la Justice.

 Après la photo, les scans de l'article. Je ne me suis pas forcé dans la présentation...

***TexteMachin_2.jpg***

***TexteMachin1.jpg***

 Devant la mauvaise qualité de mes scans, je vous mets le lien de l'article de Libé, c'est plus clair.

 *** L'erreur fait la force ***

  Se fier à la Justice ?

 Là encore, rien n'est simple. Que penser par exemple, de l'acquittement ces jours-ci d'un homme déjà condamné deux fois ? Est-il innocent parce qu'il vient d'être acquitté, où est-il coupable parce qu'il a été condamné deux fois, et que la famille des victimes crie à l'injustice...

 Tiens, voyons ce que pense de tout ceci un homme qui a vécu ce genre d'aventure "de l'intérieur". J'ai scanné le billet de Roland Agret, paru dans Siné Hebdo de la semaine dernière...

***Marc_Machin.jpg***

 Je souhaiterai, ce sera ma conclusion sur cette affaire, que l'on donne aux enquêteurs et à la Justice les moyens d'établir la preuve matérielle de la culpabilité d'un individu, pour que justement, nous n'ayons pas à nous interroger constamment sur des affaires genre Marc Machin.

 Lorsque je vois les efforts déployés par la machine judiciaire pour aboutir à la relaxe d'un jeune homme plein d'avenir impliqué dans un accrochage à 260 euros, je voudrais que l'on consacrât dans les mêmes proportions les moyens propres à jeter la lumière dans les affaires criminelles. Nous en somme loin.

 Pas de polémique ai-je promis. Cependant, Cher Albatros, vous dites :

 " Quand à ponctionner les impôts pour dédommager un récidiviste !"

 Il ne s'agit pas d'indemniser un "récidiviste", mais de réparer le préjudice causé à un homme injustement emprisonné pendant six ans, c'est autre chose.

 Bien évidemment, je vais faire part à Albatros de la publication de cette note. S'il veut veut d'un coup d'aile venir planer un instant sur ce site, il est le bienvenu...

 Le coup d'oeil dans le rétro.

 Juste comme ça, les notes éditées sur ce Blog les précédents 22 octobre :

*** 22 octobre 2006 ***

*** 22 octobre 2006 ***

*** 22 octobre 2007 ***

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A la semaine prochaine...ou à plus tard...

16/10/2008

Mais nom d'un chien...

... A qui se fier aujourd'hui, hein Edvige !


*** Pendant combien de temps nous a-t-il mystifiés l'animal ? ***

 Comme promis dans ma note de la semaine dernière, voici le premier billet hebdomadaire du jour.

 Ce jour n’est pas un jour comme les autres, c’est aujourd’hui la fête d’Edwige.

 Franchouillardisons un peu, et disons qu’aujourd’hui, Edwige, dont nous remplaçons le w par un v plus léger, plus seyant, Edvige, nous allons lui faire sa fête !

 Il me faut fouiller dans mes archives, c’est là qu’en général je trouve mes renseignements, et, voyons voir, A, B, C…Q, Zut, je suis allé trop loin ! Je remonte la pente en long… Q, B,C..E, voilà EEdwige, voici ce que nous dit Wikipédia :

 Sainte Hedwige de Silésie :

 Hedwige avec un H...Je vous explique :

 Au douzième siècle, de la Bavière à la Pologne et plus loin, il y avait d'immenses forêts. Les gens se chauffaient au bois, pas mal d'Edvige, en plus du w que tout le monde ou presque a chez eux, avaient une hache...Mais nous parlerons d'écologie plus tard...Ndlr.

 Reprenons...

 «Elle est la fille de Berthold III d’Andechs-Meran, comte du Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, et de son épouse Agnès de Misnie.

 Une sœur d’Hedwige a épousé le roi André II de Hongrie. De ce mariage est née Sainte Élisabeth de Hongrie, aussi connue sous le nom d’Élisabeth de Thuringe.

 Une autre de ses sœurs est devenue abbesse. Hedwige a été élevée au couvent des Bénédictines de Kitzingen.

 À 18 ans, elle a épousé Henri Ier le Barbu, duc de Silésie, qui deviendra en 1232 duc de Cracovie. De ce mariage seront issus 7 enfants, dont Henri II le Pieux qui sera tué à la bataille de Legnica en 1241.

Après la mort de son mari en 1238, Hedwige s’est retirée au couvent des Cisterciennes de Trzebnica qu’elle avait fondé en 1202. Hedwige et son époux auraient vécu d’une manière très pieuse.

 Hedwige aurait eu une vie exemplaire, aidant les nécessiteux, marchant pieds-nus en toute saison, distribuant sa fortune à l’Église et aux pauvres. Elle est décédée à Trzebnica le 14 octobre 1243.

 Elle a été inhumée à Trzebnica mais ses reliques sont conservées au cloître d’Andechs.Hedwige a été canonisée en 1267 par le pape Clément IV.Elle est la patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wrocław, de Trzebnica, du diocèse de Görlitz, d’Andechs et de Cracovie.

 La Sainte Hedwige de Silésie est fêtée le 16 octobre. »

 Bien. Vous êtes comme moi je suppose, il y a beaucoup de gens que nous ne connaissons pas dans cette biographie d’Edvige. Comme moi aussi, vous remarquez qu’en ces temps reculés, les Saints se reproduisaient en famille, souvent des familles nombreuses d'ailleurs, il était alors urgent de peupler le calendrier, avant l'arrivée des hordres barbaresques....

 La femme restait au foyer, et n'allait pas perdre son temps pour de l'argent dans un mi-temps chez Carrefour le dimanche, pendant que son  chômeur de mari allait claquer ses allocs au Pmu du coin. Elle vivait en Sainte, et  avait le temps de faire des gosses !medium_Sainte_Edwige.2.jpg

 Notez qu'Hedwige travaillait aussi toute la semaine puisqu'elle en a eu sept des gosses. Contrairement aux apparences, elle n'était pas de bois Hedwige, et ne jetait pas son H, ni le le manche avant la cognée !

 Le cinquième des gosses, il était tout noir et s'appelait Vendredi... à moins que je confonde avec une autre histoire... 

 Bref.

 Cette tradition  des héritages de carrières est reprise chez nous dans certaines familles politiques régnantes, comme les Giscard à Chamalières, ou les Sarkozy dans les Hauts de Seine, mais ce n’est pas le débat. Il n’y a pas de débat du reste.

 Moins répandue, mais pas disparue complètement non plus, la distribution de richesses aux pauvres. Les littéraires auront noté que j'ai écrit une phrase sans verbe. C'est assez inhabituel chez moi...

 Une nuance cependant, du temps d'Hedwige, les Saintes distribuaient leur propre fortune aux pauvres. Aujourd'hui, au temps d'Edvige ce n'est plus la fortune des riches qui est distribuée aux pauvres, mais l'argent de ceux qui n'ont guère de chance de faire fortune. Il n'y a plus de Saintes d'ailleurs...

 Une autre remarque. Née en Bavière en 1174,  morte en Pologne en 1243...Je sais qu’à cette époque les gens se déplaçaient à pied, n’empêche, mettre soixante-neuf ans pour faire à peu près cinq cents kilomètres, ce n’est sûrement pas grâce à ça qu’elle a gagné sa place sur le podium entre Sainte Thérèse d'Avila et Saint Baudoin ! ( Pas des grands voyageurs non plus, Baudouin et Thérèse. Ndlr.)

 Bon, revenons aux choses sérieuses.

 Pour cette première des Chroniques Hebdos...Attention RM, j'ai ton nom, "Les  Chroniques Hebdos minables", pas de quoi se taper sur le ventre, tu devrais avoir honte !

 Veuillez m'excuser, il m'énerve  à la fin, l'autre, le Fourbe de Montbrison

 Comme je vous le disais, je suis fier de vous faire part d’une excellente nouvelle, et de vous présenter en en-tête :

 Le Démasqué de la Semaine.

 Oui, c’est lui. Nous le voyons pris, qui prie, lui qui d’ordinaire prêche à qui mieux mieux, en vers parfois, et souvent contre tout !

 Démasqué l’animal, grâce à un honnête citoyen, qui n’a pas hésité à le dénoncer.

 Merci à toi mon ami pour ce document exceptionnel. Mais n'oublie surtout pas que toi-même, tu n'es pas à l'abri d'une dénonciation anonyme, méfie-toi ! Où étais-tu le 14 Janvier 2007 vers 13 heures ? J'ai l'enregistrement de la conversation téléphonique, attention, moi aussi je connais bien Edvige !

 Il a bonne mine le pourfendeur des croyances et des superstitions.  Il n’est plus ce  qu’on croit, l’anar sous sa bannière, son étoile a pâli sur la toile !

 Je ne suis qu’à moitié surpris, il nous parlait bien trop souvent de sa carrière d’enfant de chœur et de ses réminiscences sacristicielles, pour que finalement, ça ne se termine pas mal.

 Enfant il se défroque, puis mécréant devient,

 Ce jour dans sa chasuble, vieilli il nous revient. 

 Il est jésuite dans ses idées le bougre !

 Vous noterez que l’individu piqué dans le Chœur, tient sur son cœur un dossier…C’est aujourd’hui la Sainte Edvige, vous aviez oublié…Pas lui !

 Dites-moi, est-ce que ce dossier ce ne serait pas son plan épargne entreprise de chez Vinci ? Profitons-en pour ouvrir :

 La Page Economique.

 Tout d'abord, remettons dans l'ordre le fouillis des chiffres de la semaine dernière. Comme vous pouvez le vérifier sur le document ci-joint :

***Bonjour_les_Dégâts.jpg***

 Une fois tout remis en ordre, je vous disais que le petit pécule basé sur l'action Vinci, passée elle de 68,10€ en 2005 à 25,54€ le 10 octobre 2008, avait perdu 63%  de sa valeur. Parallèlement, passant de 4636,46 à 3176,49, le CC40 a perdu dans le même temps 31,49 % de la sienne.

 A la lumière de ces chiffres, quand vous entendez ces jours-ci qu'il faut vite renflouer le système bancaire pour que "l'économie virtuelle" ne déborde pas sur "l'économie réelle", autrement dit pour que le financier ne vérole pas l'économique, dites-vous- sans doute qu'il faut-il éviter la grosse cata dans le système bancaire - mais pour ce qui est de la vérole financière, au regard des quelques chiffres que je vous ai donnés, il est évident qu’elle a gangrené depuis belle lurette le « marché réel », celui censé refléter la valeur des entreprises à capital ouvert.

 Vous êtes meilleurs économistes que moi, vous allez donc m’expliquer par quel tour de passe-passe, les entreprises du Cac40 qui pour l’essentiel font des bénéfices, leurs actionnaires se sont partagés quatre-vingt-dix milliards d’euros l’année dernière, comment donc, ces entreprises qui gagnent de l’argent perdraient en trois ans plus de 30% de leur valeur ?

 Mon exemple, Vinci, voila un groupe qui marche fort, un milliard quatre de bénéf en 2006, un milliard neuf en 2007, qui embauche, qui nourrit bien ses actionnaires et ne maltraite pas trop son personnel, et patatras, ce groupe ne vaut plus que 37 % de ce qu’il valait le 2 décembre 2005 à 17 heures, c’était aussi un vendredi, celui-là n'était pas noir.

 Ce week-end, dont on ne peut pas dire que l'activité sur les chantiers de Vinci ait été exceptionnelle, voilà la valeur de l'action qui remonte de 18 % et quelques, mon pécule reprend des couleurs, jusqu'à quand ?

 Qu’est-ce qui se passe ? Et bien il se passe que depuis longtemps les asticots boursicoteurs sont dans le fruit, et personne ne s’est soucié de les en déloger.

 Il se pourrait même qu’on les ait encouragés à s’y engraisser dans le fruit, car en faisant gonfler la bulle, ils permettaient aux gouvernants et dirigeants de tous crins de se poser en leaders avisés, qui par leurs mesures pertinentes que plus pertinentes c’est pas possible, c’était eux qui boostaient la bourse vers des sommets vertigineux...

 Et pffuîîîîttt, le dragon aux couilles en or qui  a des faiblesses... Aïe aïe, aïe aïe aïe, c’est la débandade !

 Oyez oyez braves gens, nous avons besoin de vous, mettez la main à vos bourses, il faut vite redonner du viagra à la bête !

 Tiens au fait, le dragon, tout le fric qu’il a ramassé pendant le temps des vaches grasses, il en a fait quoi ? Et si on lui demandait d’abord à lui de remettre au pot avant d’en appeler aux manants.

 C'est pas le bout du monde la Suisse, le Luxembourg, et même s'il le fallait, on pourrait aller le chercher aux Caïmans le pognon des crocodiles !

 Rèvons...

medium_Saint_Georges.jpg Heureusement pour nous, une nuit, Saint Georges se mit en tête de terrasser le dragon.

 A peine prises les premières mesures,  au demeurant propres à rassurer, puisque les Etats, outre leur caution, engagent leur autorité, il semblerait que le calme puisse revenir sur la planète finance.

 Et bien sûr ses laudateurs de louer l'intelligence, le courage et l'autorité de Saint Georges, en l'occurrence Jojo, l'ex-Jejeje ,  transformé au fil du temps en Gégé, G7, G8, G4 , G15 etc... Bref, Nicolas.

 NS, c'est lui le sauveur, loué soit Son Nom, on vous l'avait bien dit qu'il était  le meilleur !

 Mais oui mais oui...  Il me vient à l'esprit...

 La Phrase de la Semaine :

"On ne tire pas sur une ambulance, surtout si elle remonte dans les sondages !"

 Soit. Je vais donc modérer mes propos. Le meilleur, NS, admettons.

 Je ne vois pour ma part, qu'il soit exceptionnel qu'un chef d'état, qui se trouve être aussi par le hasard des présidences tournantes, le président du Conseil de l'Europe, parce que c'est dans son contrat, mette en place les mesures qui espérons-le remettront les choses à leur place.

 Il fait le boulot qui est le sien, ni plus, ni moins, et s'il le fait bien, tant mieux ! Il y a des millions de gens qui font bien leur boulot, ce n'est pas pour autant qu'on en fait des statues vivantes.

 medium_Père_UBU.gifQuant aux mesures, elles consistent quand même, pour un Etat endetté jusqu'au trognon à s'endetter encore davantage, en empruntant...aux banques et sur les marchés financiers, hautement spéculatifs ces marchés, pour sauver qui ? Mais oui, pour sauver les banques victimes de leurs spéculations !

 Sauver les banques, mais sans pour autant prendre dans la poche des banquiers qui se sont gavés à en étouffer l'économie.

 Ils ne sont pas les seuls, mais pour une grande part, ils sont quand même  responsables de leurs malheurs les banquiers, non...

 A se demander si ce plan n'est pas la remise à la mode de la célèbre "Pompe à Phynances" du Père Ubu !

 Ou, autrement dit, puisque ce billet est placé sous le signe de la religion, NS va sauver les pécheurs- c'est une de ses spécialités- en utilisant les fruits du péché. Il est fort le gars !

 On a échappé de peu à une taxe sur le Rsa pour renflouer le Cac40, mais l'année n'est pas finie !

 L'avenir nous dira si NS a mis fin à une crise, ou s'il a remis en route la machine qui nous mitonnera la prochaine...Wait and See comme on dit chez nous, depuis que les Anglais y ont débarqué... On ne prête qu'aux riches ; on le dit aussi.

 Exemplaire et irréprochable tout ça comme dirait l'autre !

 Je n'empêche personne de lui tresser des couronnes au nouveau Messie, ni de jeter des brassées de roses - Tiens, ils sont où ceux-là ?- sous les pas de sa pouliche, mais , et c'est là mon moindre défaut, j'ai de la mémoire.

  "Nicolas va résoudre la crise..."  Nicolas ? Est-ce du Nicolas qui morigèna sa ministre des finances, quand elle s'était laissée aller, il y a un an, à nous avouer que nous y rentrions dans cette crise, et que lui-même, avoua son impuissance à améliorer  le pouvoir d'achat des citoyens ordinaires, tant le vide des caisses était sidéral, mais qui ne fit rien pour freiner la voracité de ceux, y compris parmi ses copains, qui se goinfraient sur la bulle, est-ce celui-là le Nicolas que d'aucuns, à les écouter, voudraient canoniser  ?

 Elle n'a depuis, la brillante Madame Lagarde, comme Nicolas lui-même, ses thuriféraires et les molosses à ses basques attachés, plus tout son gouvernement à l'unisson, cessé de nous dire,  que la crise n'était pas pour nous, prenant même des mesures pour encourager, et enfoncer un peu plus, ceux qui n'ont rien à s'endetter davantage.

 Et voilà qu'ils nous sauvent de la catastrophe qu'ils nous avaientt cachée, et qu'ils niaient quand d'autres nous annonçaient ce qui allait venir, et qui est venu. Je souhaite qu'il réussissent, mais ne me demandez pas de les remercier !

 Tiens, pendant que j'ai le marteau en main, j'enfonce un peu le clou.

 Que nous disait-il Nicolas, c'était le  8 janvier ; le mois de janvier est un bon mois pour les discours. Il nous disait...Il nous disait...Voilà une belle occasion mes enfants de vous donner votre devoir pour la semaine prochaine...

 Etude de texte pour plus tard.

 Le texte en question, vous le trouverez dans une nouvelle rubrique que j'ouvre dans ma liste: "La Voix du Guide".

 Allez y faire un tour, et vous y trouverez en lisant "Une nouvelle ère s'annonce", ce que Nicolas nous disait alors sur la crise.

 J'ai mis le passage (page 10, il y en a douze) en gros rouge (*), pour souligner la colère du devin débitant sa tirade devant un auditoire buvant du petit lait, à part Laurent peu-être, "Hein m'sieur Joffrin !"...

 Ainsi donc, dès janvier au moins, mais sans doute bien avant -ne fut-il pas avocat d'affaires  - le chef de l'état savait parfaitement ce qui se tramait dans la mare aux crocodiles.

 La formidable idée et le plan que  NS, notre sauveur va mettre en place et faire voter en huit jours- il faut aller vite a-t-il dit gravement, presque sans bouger, tant l'heure est grave -  rien, je dis bien rien ne l'empêchait de les prendre en janvier les mesures miraculeuses, de les faire voter, vite, car c'était urgent, avant la Saint Rémi foi d'animal, ainsi sauvant le monde neuf mois plus tôt !

 Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? On devrait lui poser la question.

 Gouverner c'est prévoir dit-on. Et ne rien faire quand on sait, c'est quoi dites-moi ? Ce ne serait pas de l'incompétence par hasard ? En tout cas, faire un triomphe à celui qui a trainé neuf mois pour agir, et qui ne l'a fait qu'avec le dos au mur, c'est de l'aveuglement !

 Bien long tout ça, nous continuerons la semaine prochaine.  D'ici là, à coup de +18 %  par jour, comme hier, je serai sans doute redevenu riche dans une semaine ; 18% par jour pendant une semaine, ça fait combien monsieur Woerth ?

 Quoi Eric, L'action Vinci grimperait à  81,34 euros...Whaouh ! J'en vends la moitié, et j'achète de l'Eurotunnel, il faut penser au long terme...Merci Nicolas !

    

A plus tard...

(*)- Pour ceux qui auraient un train à prendre, ou des gosses à emmener au catéchisme :

***Putain_c'est_beau_!.doc***

***

Dernière Minute !

 medium_LogoOlga.jpgWaouf ! J'arrive juste à temps pour glisser un petit mot avant le bouclage !

 Je vous mets ce que j'ai sous la patte pour illustrer un peu, c'est mon portrait.

 Le futur Crésus ? Il est en train de ramasser ses feuilles, j'en profite pour insérer ma page.

 Pourquoi pas "La Page d'Olga" dans le News du vieux ?

 J'appellerais bien ma page "Coup de queue, coup de dent", mais il y en a encore qui vont trouver ça vulgaire.

 C'est difficile de plaire à tout le monde sans déplaire à personne...

 J'ai vu qu'il vous a parlé d'un de ses copains qui focalise sur la zone 17, sorte de point G de l'alphabet.

 Et bien moi, j'ai eu un petit coup de coeur pour un de ses pps au Bernard, à vous de juger :

***Regardez.pps***

  Pendant que j'y suis. Si parmi vous, il y a quelques uns de ces pauvres cons qui sifflent pendant la Marseillaise, même quand Sarko n'est pas au stade, c'est dire le degré de connerie de ces abrutis ! S'il y en a parmi vous, je vous en conjure, ne sifflez plus l' Hymne National, c'est idiot et ça ne sert à rien.

 S'il y a quelque chose qui vous défrise, prenez votre bulletin de vote, et allez dire merde dans les urnes, en silence s'il vous plaît, c'est beaucoup plus efficace !

 Et surtout, vous éviterez de mettre mon vieux de mauvais poil, c'est moi qui  le supporte après.

 Vous rendez-vous compte, avec votre cirque d'hier soir. Il est parti tout content se coucher sur un 3 à 1 qu'on en avait pas vu depuis un sacré bout de temps des 3 à 1 au Stade de France, et aujourd'hui, au 13 heures, à cause de votre bêtise crasse, le voilà qui doit entamer sa digestion en se farcissant Fillon, Fadela et Laporte, venus déblatérer comme si les Prussiens étaient arrivés à Colmar, ou Saladin à Poitiers ! Bien contents qu'ils étaient ces nuls, de n'avoir à parler ni de la crise, ni du plan banlieue en déroute, ni de de ...de quoi donc il aurait bien pu parler le champion du jambonneau...

 Tout ça pour des sifflets dont on ne sait même pas s'ils étaient ou non insultants.

 Mais dans le doute, s'il vous plaît bande de petits cons, ne sifflez plus, merci !

***

 Réservez dès aujourd'hui le prochain numéro des Chroniques.

 Je vous mets l'en-tête pour que vous vous fassiez une idée.medium_Lune_du_14.jpg

 Vous trouverez au Sommaire, je le note, pour ne rien oublier...

 Je ne garantis pas l'ordre, mais vous trouverez :

 Un coup d'aile de l'Albatros.

 Ou Affaire Machin, Suite et fin d'une polémique, et la leçon à en tirer.

 L'auteur du commentaire sur lequel j'ai rebondi m'a envoyé un mail...Il mérite qu'on en dise encore un mot.

 Krach Boum Hue ! (*)

 Est-ce que le Bon va terrasser les brutes et les truands ? Est-ce que les cracks du Cac vont continuer d'en croquer, en filant une nouvelle claque au Trésor, nous verrons, affaire à suivre...

(*)- J'hésite encore sur le titre de la rubrique.

 Krach boum hue !

 Et la France en tombe à ses genoux !

C'est bien, mais "Dis Papy, c'est quoi les paradis fiscaux ?", ça me parait pas mal non plus...A voir....

 Une étude comparative entre les faux-monnayeurs et les champions du marché à terme ? L'idée est à creuser.

 La Page Littéraire.

 Aucune idée de ce qu'il y aura dedans, mais il y en aura une... Un bout du livre ? J'y songe depuis quelques temps. Ou un savant traité sur les mots gras et gros qui persillent la littérature, la rendant parfois plus savoureuse, c'est également une idée qui me trotte depuis l'autre jour...Il y en aura une de page littéraire, et d'autres...

 La Lettre de mon Moulin.

 Mon Moulin à moi n'a rien à voir avec celui d'Alphonse, et de lettres, il y en a surtout une qui est mise en vedette, je vous donne un exemple.

 *** ILLUSION.pps ***

 Dans cette rubrique, je glisserai de temps en temps quelques envois de mes amis.

 A propos d'ami, je remercie encore celui qui m'a fait le cadeau de la photo-bandeau.

 Lui , moi et quelques autres (dont un de Marseille), savons ce qu'il y a en plus dans cet envoi. C'est un gros clin d'oeil à des moments passés, moments de franche rigolade, où les flots du vin de messe s'exprimaient en latin !

 Coup d'oeil au Rétro.

 Une façon de dépoussièrer une ou deux vieilles chroniques jadis publiées le même jour que le billet. Tiens, si j'avais fait ça aujourd'hui, on aurait eu droit à quoi ? Allons faire un tour aux archives...

 Il n'y a pas eu de chronique le 16 octobre 2006.

*** 16 octobre 2007 ***

 Il va falloir que je fasse le compte du nombre de billets que je lui ai consacrés au petit, ça tourne à l'idolâtrie !

***

Pour le reste, nous verrons.

Revenez la semaine prochaine, je vous attends.

***

PLEIN de FAUTES,  j'ai vu.  Je corrigerai plus tard, Olga s'impatiente...

 J'ai corrigé un peu, si vous en trouvez d'autres, signalez, signalez, c'est la Sainte Edvige, je vous le rappelle !

***

 

 

11/10/2008

Avec du vieux mon vieux...

... Le vieux  vous fait du neuf  !

 
*** Si vous souhaitez le voir de plus près, cliquez là : NATURE et SAVEURS ***

 Cette fois c’est la bonne !

 Je peux tranquillement vous expliquer ce que vont devenir Les Chroniques du Crabillou.

 Je ne l’ai pas fait à l’occasion du 1000ème billet, comme prévu,  je le fais donc aujourd’hui.

 Il fait beau, nous sommes entre gens cools et relaxes, c’est le bon moment.

 Voici donc achevé le premier millénaire de ces Chroniques que vous me fîtes l’honneur de parcourir, et sur lesquelles à ce jour, une poignée d’entre vous a ou ont, les deux formes sont correctes, laissé plus de cinq mille commentaires (5740 pour être plus précis). Soyez-en remerciés.

 Mais pour le deuxième millénaire, j’ai décidé, sans en changer l’étiquette, et d’ailleurs sans plus de souci de l’étiquette que pour le millier passé et dépassé pour l’essentiel, décidé sans en changer le ton, sans en changer grand-chose quand à la forme pas plus que dans leur contenu, la rédaction reste la même au demeurant, la couleur aussi. Le vert domine, et à l'occasion apparaitra encore l'écriture en vers, guère luisants mais on fait ce qu'on peut !

Mais alors, à quoi sert tout ce tintoiun autour de ces foutues Chroniques prétendûment nouvelles et où rien n'est changé, à quoi ?

 Doucement, rien de changé, c'est vous qui le dîtes. C'est quand même mézigue qui s'active au clavier, je suis mieux placé que vous pour savoir si nous allons jouer la même musique. Rien de changé en apparence, mais il faut se méfier des apparences ! Vous citerai-je l'exemple de celui-là, aui sur tous les tons nous annonca le changement en même temps qu'il changeait, et qui au fil du temps est de plus en plus le même ! Les Chroniques, c'est le contraire, c'est les mêmes, mais elles changent !

 Certes certes , ces Chroniques nouvelles ressemblent  aux anciennes comme deux soeurs, il n'empêche qu'elles sont différentes.

 Est-ce parce que le Duc de Bordeaux ressemblait à son père et que son père, j'abrège, par un certain  coté, le prénom, me ressemblait comme deux gouttes d'eau que j'ai la moindre chance de remplacer Juppé, non, nous sommes différents. Je ne suis jamais allé au Canada, et j'imagine mal Alain dans son enfance, servir un canon à Banane un jour de batteuse.

 Fort bien, et j'insiste, pourquoi donc faire tout un tintouin autour d’un truc qui sera pareil qu’avant, et peut-être pire, pourquoi ?

 Mes enfants, en vérité je vous le dis, bien que tout soit pareil, il faut que ça change, c’est notre époque qui veut ça, il nous faut en permanence vivre avec l’idée que nous sommes en plein dans l’ère de la réforme, et que nous devons vivre en totale rupture avec le monde d’avant.

 Etant par définition de leur temps, les Chroniques vont changer également !

 J’espère avoir été clair, je ne le répéterai pas !

 Donc, à partir d’aujourd’hui, vous lirez Les Chroniques du Crabillou, oubliez ce que vous lisiez avant, sauf si je vous demande d’en relire de temps en temps, mais c’est moi qui décide, fini l’anarchie comme avant !

 Qu’on se le dise, désormais, entrant dans une ère nouvelle, ce Blog sera tenu d’une main de fer, j’y veillerai !

 Profitons de ce numéro 0001 des Chroniques du Crabillou nouvelle formule pour en esquisser la maquette.

 Il va sans dire, que ce qui est prévu aujourd’hui pourra très bien être bousculé ou chamboulé demain, je me dois de ne pas déboussoler celles de mes fidèles lectrices, des lecteurs aussi, qui sont habitués au joyeux bordel qui des anciennes faisait le sel…

 Le sel ça suffit ! Les Chroniques à la sauce nouvelle n’en manqueront pas de sel, je l’espère. Mais dans l’esprit de celles qui s’annoncent, foin de l’anarchie débridée et des élucubrations foisonnantes. Nous allons faire entrer sur ce Blog « Le fouillis positif ». C'est un concept nouveau, tout est nouveau désormais.

 Le fouillis positif ressemble beaucoup au Duc de bordeaux, c'est un Désordre apparent, un bric à brac indescriptible et le reste en vrac, mais tout ça bien ordonné !

 Disons, pour rester dans l’actualité, que ce blog sera à l'exercice internautique, ce qu'est un tableau de Vélasquez revisité par Picasso  à l’art pictural, une sorte de hachis pas mâché, ou ce qu’une œuvre de François Mauriac serait à la littérature, une fois réécrite par Alfred Jarry, c’est dire !

 Bon, on commence…

 Les Chiffres du Jour :

 J’ouvre une parenthèse (.

 Dans les Chroniques d’avant, il m’arrivait de vous soumettre un chiffre ou un nombre, et d’en détailler la signification…Dans les nouvelles, le chiffre du jour sera, aujourd’hui du moins, accompagné d’autres chiffres et de mots en étroite relation avec lui. Ce sera à vous d’en déduire ce que vous voulez ! Je ferme la parenthèse) point final

  A vous de mettre dans l’ordre tout ce qui suit :

 2 décembre 2005- Vinci-25,54 - 4636,46 - Vendredi 10 octobre 2008 - 68,10-Cac40 - 3176,49….Et c’est pas fini !

 Vous noterez qu’avec ces chiffres du jour, je fais d’une pierre deux coups, car ils valent largement une longue note sur les bienfaits qu’apportent aux Français plus que moyens  l’économie de marché appliquée dans le monde libéral qui est le nôtre…

Je glisse au passage…

La Question Subsidiaire du jour :

 Adressée à tout ce qui compte ( !) de décideurs importants :

 « Vous vous apprêtez à racheter les « actifs pourris » de nos malheureux banquiers. Puis-je me permettre de vous suggérer de racheter mon découvert par la même occasion. Merci. »

 Voici maintenant :

 L’impertinence, la grossiereté, l’outrance etc. (rayer les mentions inutiles) du jour :

 medium_Ya_personne.jpgCe sont les pensées d’Olga devant ce monument à caractère religieux qui domine le versant Sud des coteaux de Chateaugay (C'est le monument qui domine. Ndlr.)

 « Il n’y a plus personne là-haut…Cinq minutes que j’attends pour faire ma prière, il est descendu pour pisser ou quoi ? »

 Il n’y a pas encore de case réservée pour les lettres d’injures. S’il s’avérait nécessaire d’en ouvrir une, je le ferais.

 C’est assez pour aujourd’hui, pour d’autres rubriques nous verrons plus tard…Si, j’y pense.

 Les coups de rétro du jour :

Les deux notes d’il y en a mille :

*** 11 octobre 2006 ***

*** 11 octobre 2007 ***

 J’ai presque failli oublier, dans toutes les nouveautés des Chroniques new look, il y en a une qui a quand même son importance :

 Désormais, de «Quasi quotidiennes et régulières», les chroniques passeront sur un rythme «A peu près hebdomadaire», et le sempiternel « A Bientôt… » sera remplacé par…

   

A plus tard…

 

 

10/10/2008

Le soleil noir...

... Se lève au crépuscule...



*** Dernières lueurs sur la Pointe de la Chèvre (29).Septembre 2008. ***

 J’étais ce matin décidé à vous présenter et commenter la transformation future des Chroniques.

 J’aurais pu le faire à l’occasion du 1000ème billet, c’était mon intention du reste, puis comme d’habitude je me suis totalement planté, allant même , souvenez-vous, au risque de passer pour un clone, jusqu’à  laisser le soin à un sosie de le rédiger à ma place ce billet de dix cents.

 J’aurais pu le faire hier. Las, l’ombre d’un albatros m’a envoyé sur un autre rivage…

 Et aujourd’hui dites-moi, aujourd’hui je le  pourrais, et ne pas remettre à demain le futur de mon Blog. Eh bien non ! Deux événements, l’un très  triste, l’autre seulement énervant, tristement banal, et au fond d’une totale insignifiance m’en empêchent.  Ce sera donc pour plus tard…

 La grande tristesse du jour :

 Comme tous les jours, mais ce matin dans la grisaille, nous allions Olga et moi, faire le tour habituel. Un petit tour, qui partant de chez nous, nous mène des champs à la ville, en passant derrière le cimetière...Le cimetière, et oui, c’est avant-hier que c’est arrivé, c’était son frère…

 Je les vois souvent, et nous échangeons les banalités habituelles, ces mots sans importance qui ponctuent les vides de la vie comme le font les cloches du village du temps où il ne se passe rien. Elles promènent un chien pas loin d’être centenaire puisqu’il trotte allègrement ses quinze ou seize ans.

 Ce matin, je les ai vues, mais il n’y en avait qu’une, c'est je crois bien la première fois. Pour la première fois aussi, je l’ai embrassée…

 « Je ne te dis rien. » lui ai-je dit.

 « Merci. » m’a-elle-répondu.

 Je ne sais pas laquelle des deux c’était cette jumelle, ce que je sais, c’est que l’autre, elle et leur mère sont frappées par un très grand chagrin.

 En déposant mes deux baisers légers de gros balourd sur ses joues fraîches, j’ai vu perler à ses cils des gouttes de rosée. Ses yeux s’embuaient…Je suis vite reparti pour qu’elle ne voit pas les miens.

 J’ai su ce matin, qu’en choisissant la mort plutôt que la vie, un jeune de trente-quatre ans que je ne connaissais pas, pouvait, faisant pleurer ses sœurs, me faire pleurer aussi…

 Adieu petit, tu n’aurais pas du, la vie n'est pas si moche tu sais...

***

 Mon échec du jour :

 Je crois bien que c’est la première fois !

 J’ai à peine regardé ce matin l’interview que fait, chaque jour sur LCI, Christophe Barbier. Vers 8:15, il interroge une personnalité. Essentiellement une personnalité du monde économique ou politique, et la questionne sur l’actualité.

 La plupart du temps, ce moment de journalisme, où la complaisance est moins visible qu’ailleurs, quelle que soit la personnalité et le bord dont elle se réclame, capte mon intérêt.

 J’attends ce moment chaque matin, pendant qu'Olga s'impatiente, et je le suis de bout en bout.

 Est-ce parce que ce matin, inconsciemment, je m’attendais à l’instant de tristesse que j’ai vécu plus tard, que moi aussi je m'impatientais ? Peut-être.

 Ou serait-ce parce que ce matin je me suis levé du pied gauche, et seulement de celui-là ? Qui sait.

 Toujours est-il qu’à la vue du jeune homme blond, soigné et cravaté, plus grande gigue que bon gendre au demeurant, j’ai eu comme un frisson bizarre. J’ai interprété ça comme un phénomène de rejet.

 Pourtant ce jeune homme à l’air sérieux, beaucoup trop sérieux pour un jeune homme, n’avait rien de repoussant. Cependant, en le voyant jouer (assez mal) son rôle- cramponnez-vous- de « Responsable politique »  devant Christophe Barbier, qui lui aussi avait assez  de mal à jouer sérieusement le sien, je n’ai pu résister. Et malgré mes efforts pour suivre ce qui se racontait à l’écran, j’ai zappé avant la fin.

medium_Johnny_Jeune.jpg Ce n’est pas parce que l’invité de Barbier, bien beau bien frais - Barbier aussi était rasé de frais,- que cet invité habillé et cravaté, comme l’aurait été il y a quarante ans Johnny Hallyday pour se rendre à un enterrement, m’horripilât davantage que tous ses copains de parti quand ils cirent à qui mieux les pompes du chef.

 Il serait lui, celui qui peut-être les cire le moins les pompes, tant il sait qu’il doit s’en démarquer du chef, s’il veut un jour exister par lui-même.

 Mais qu’il en est loin de se démarquer le tendre chéri, et c’est à craindre- pour lui, car en ce qui me concerne je m’en tape, !- à craindre qu’il n’y arrive jamais, tant il fait des efforts pour lui ressembler au chef.

 Est-ce cela, ces efforts laborieux dans le geste et le verbe, cette envie visible de ressembler à Papa, qui m'amena, d'un coup de zappette rageur, à le noyer dans le gris-noir de mon seize- neuvième ? Possible.

 Crispé et crispant monsieur Fils !

 Retourne dans l’univers douillet qui est le tien petit, détends-toi, relaxe-toi…Comment, c’est déjà fait ! Ha bon…

 J’allais oublier…

 La phrase du jour :

 Ne devient grand le petit Prince, que quand se courbent devant lui les courtisans du Roi son père.

 

A Bientôt...

 

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