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31/10/2008

Parti ailleurs faire un tour...

... Laissez votre message,

  *** Un petit coup avant l'hiver ! ***

... Je vous répondrai dès que possible, promis juré !

 

***

medium_Le_Messager.jpgPassant qui vient ici,  la porte n’est pas close

Le maître l’a tirée, parti vers autre chose…

Tu peux si tu le veux  ainsi qu'il est d'usage,

Au fond de ce billet, lui laisser un message...

Si tu veux le secret ou pour une longue page,

Cette boite est pour toi, fais-en un bon usage...

 

 

***Boite aux Lettres***

 

 

A plus tard...

 

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12:00 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9)

30/10/2008

Retour vers...

... Un futur  déjà ancien...


*** Morgat (29). Septembre 2008. ***

* Avertissement :

 Ce billet fut rédigé avant-hier, mardi 28 octobre 2008. J'avais programmé sa diffusion pour le mercredi 29 à 06:00 heures. Suite à un mail de Madame Véronique Girard, et le commentaire qu'elle a laissé sur  le Blog, j'ai différé la publication de ce billet, et j'ai rajouté -en bleu- une phrase à la fin de la note.

*** 

Ce matin, vers cinq heures trente, en lisant le commentaire du Grillon Agacé, mais comme à son habitude délicat, plein d’humour et de gentillesse, j’ai décidé d’enterrer la version hebdo, version mort-née des Chroniques.

 En refaisant avec lui, le Grillon, le parcours acrobatique de la dernière cuvée, parcours qu’il compliqua en y mêlant la note relative aux courriers que me valut l’affaire Marc Machin, je me suis pris à sourire…

Mais que sont nos blogs devenus…

Vais-je parodier Rutebeuf, ou me remémorer ses vers..

Que sont mes amis devenus...

Les maux ne savent seuls venir;
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu.
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu'ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Ils m'ont failli.
De tels amis m'ont bien trahi
Lorsque Dieu m'a assailli
De tous côtés.
N'en vit un seul en mon logis
Le vent je crois, me les a pris,
L' amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte
Les emporta.

  Qu’est donc mon blog devenu…

Il est bien évident que celui qui établirait un lien entre les pensées qui m’ont assailli en lisant les remarques piquantes de Christian, et la poésie de Rutebeuf me rendraient service, car de lien, point, hors la sonorité de la phrase.

 Je ne désobligerai personne en continuant sur une parodie  garnie de poils pour la facilité de rime, Rutebeuf ne mérite pas ça !

 Avant de savoir ce qu’il est devenu ce Blog, faudrait-il encore ce souvenir de ce qu’il fut.

 Vous ne pouvez pas le savoir, car lorsqu’il apparut le 16 Février 2006 sur Blog50, il avait déjà vécu une quinzaine de mois ailleurs. C’est dommage que j’aie effacé la plupart des notes que j’y avais  rédigées, non qu’elles fussent d’irremplaçables trésors, mais simplement pour que je vous livre ici la première, celle où j’annonçais ce que serait ce Blog.

 Au moment où j’égrenais les premières lignes de ce qui allait devenir les Chroniques du Crabillou, nous étions loin de ce qu’elles sont aujourd’hui. Je voulais- souriez, vous en avez le droit- simplement consigner, comme le faisaient jadis sur un carnet secret, les demoiselles  de leurs émois, consigner sur ce carnet moderne et beaucoup moins secret, les réflexions et les pensées qui me viennent lorsqu’avec Olga, j’arpente les chemins, la lande et les friches du Plateau de Lachaud, sous le regard protecteur du Puy de Dôme, mon cher et vieux volcan.

 

 

 Belle occasion de glisser une photo !

 Loin de moi à l’époque l’idée d’en faire un site protestataire ou à tendance pseudo gauchisante, satirique et pamphlétaire. Non, je le voyais plutôt en lieu de réflexion tranquille, en atelier d’écriture un brin déjantée, et surtout, surtout, je vous le confesse aujourd’hui, j’avais l’idée de parsemer tout ça des portraits de gens qui me furent chers, ou qui simplement, personnages singuliers, restent à jamais gravés dans ma mémoire.

 J’ai fait un peu tout ça remarquez, j’y ai aussi amorcé de grandes sagas, telles l’odyssée des Ogm, ou la véritable histoire de l’humanité, avec Marcel. Mais très vite, parce que j’ai reçu de mes lointains ancêtres Gaulois et Burgondes deux ou trois gènes batailleurs, je me suis laissé aller à croquer à belles dents dans l’actualité, retrouvant une gnaque polémiste jamais éteinte du reste, mais qui très vite prit a peu près toute la place. Est-ce une erreur ?  Probable, mais c'est une erreur que je ne regrette pas. Comment pourrais-je le regretter, je me connais.

 Imaginons un instant que ce soit ce matin, mardi 28, que je décide d'ouvrir un   blog, parfumé du chant des oiseaux, teinté de jolies couleurs pastel, et gentil tout plein...Imaginons....

 medium_Vieux_Crabe.gif Comme souvent le matin, je regarde LCI, tout  en feuilletant le journal, qu'entends-je et que vois-je ?

 Deux néos-nazis ont été arrêtés, ils voulaient tuer 88 noirs en hommage à Hitler- Ach, le H, huitième lettre de l'alphabet, et deux fois, quel pied ! Car ce sont des lettrés ces méchants cons ! - 88 blacks, plus Barack Obama pour sauver la race blanche, rien que ça !...Aurais-je embrayé sur les fleurs et les petits oiseaux, ou serais-je aller chercher les racines du mal dans le culte que vouent aux armes les habitants de cet immense pays, né de la violence, et qui ne peut s'en défaire...

 Des mesures pour l'emploi. 100 000 emplois aidés, et cent pour cent de leur salaire pendant un an pour les futurs chômeurs...Aurais-je applaudi, ou rappelé qu'il y a seulement un an de telles mesures eussent été, par ceux qui les présentent aujourd'hui comme la trouvaille du siècle, vouées aux gémonies et  traitées avec mépris de "gabegie socialiste". Aurais-je rappelé qu'en 1976 un chômeur "licencié économique" pouvait toucher l'intégralité de son salaire pendant un an...voire plus après examen de son dossier, on progresse !

 Va-t-on, dans les prochaines semaines assister à la mise en place des emplois jeunes, embaucher de nouveaux fonctionnaires, et si ce n'est pas suffisant, encore un petit effort monsieur le président(des umpes), après avoir invité Jaurès et Blum dans vos discours, laissez parler votre vraie nature, n'ayez pas honte de vous montrer sous votre vrai jour, soyez fier d'être de gauche Nicolas, appelez Martine Aubry au Ministère du Travail et Strauss-Khan aux Finances, il viendront ! Allez au bout de vos idées, mettez en place les 35 heures, ensemble tout devient possible!  Difficile après ça d'aller se taper une entrecôte de mammouth avec Marcel !

 Un guérillo Farc s'échappe en sauvant un otage...Ne serait-ce pas qu'il aurait lu la lettre que j'ai jadis envoyée aux Farcs, pour qu'ils fassent preuve d'humanité...Non, soyons sérieux. N'empêche, mon idée n'était pas si mauvaise...Mais ai-je envie  après ça de disserter sur le gaperon, ou de vous faire visiter les coins secrets du Chambaron, non.

  Strauss-Khan blanchi...Sacré queutard va ! une note guillerette ? Pas possible, au loin, en Somalie, pays cher à Kouchner, une dame s'est vue condamnée pour adultère, elle a été enterrée jusqu'au cou, et tuée par cinquante hommes  barbares à coups de pierres. Aucune réaction au Pays des Droits de l'Homme, à peine  le silence de Rama Yade, c'est peu...

 Non, je ne regrette pas, ce blog gentil tout plein n'aurait pas vu le jour.  Pas aujourd'hui  plus qu'hier...Aucun regret donc.

 Erreur tout de même que d'aborder à la hussarde tous les sujets qui fâchent. D'aucuns me l’ont souvent dit, le plus souvent gentiment, mais quelquefois pas. D’autres par leur silence me le reprochent en permanence. Le plus grand nombre, lassé des moulinets du vieux Don Pansu s’en sont allés sous d’autres moulins, et Rossinante sans plus beaucoup d’envie, vieux cheval fatigué, lâche des pets tristes que le vent n’emporte même plus (*).

 Voici donc ce que ce blog est devenu…une sorte de ruine qui n’en finit pas de se délabrer, où ne viennent plus, sans trop s’y attarder,  que les vieux habitués . Ils passent et s'arrêtent un instant, par politesse , mais je le devine, le plus souvent ils s’ennuient...

 Non, ce n’est pas la énième version de « Crabillou veut qu’on l’aime, ou  le vieux nous fait sa crise ! ». Bien sûr que je veux qu’on m’aime, vous préféreriez  vous, qu’on vous déteste je suppose ! Non, je ne cherche pas à relancer une chasse aux commentaires ou aux visites pour regonfler mon ego de blogueur important, que dis-je important, indispensable ! Non, simplement, je vous annonce que ce Blog entre en hibernation. Probablement que l’Hiver sera long.

 medium_Bougie_du_Sapeur.jpgPlus de rythme imposé, ni quotidien ni hebdomadaire, mensuel semi ou bi. L’état normal de ce Blog sera désormais le repos.

 Tout comme le hérisson, qui sort de sa torpeur, quand certains soirs de janvier ressemblent à des matins de mai, il pourra au gré de mon humeur, être saisi de soubresauts plusieurs fois en une journée, ou faire de longues siestes, sans toutefois tomber dans le  régulier, mais quasi léthargique rythme de parution  de La Bougie du Sapeur, à savoir tous les 29 Février…

 Le hasard - ou un moteur de recherche, n'est-ce pas Véronique ?- peut conduire quelqu'un sur ce Blog, quelqu'un touché, ou blessé par ce qu'il y trouverait. C'est pourquoi je m'engage à veiller à ce que tous ceux qui voudraient réagir sur n'importe lequel des mille et quelques billets de ce site puissent le faire. Qu'ils laissent un commentaire, il leur sera répondu.

 Le Blog  entame une cure de sommeil, mais il n'est pas interdit de le reveiller.

   

A un de ces jours.

 

(*)- Cette phrase odorante et  pétaradante, comme ultime cadeau aux nostalgique(e)s des volutes scatos qui ornèrent nombre de pages de cet immense ouvrage...

 

29/10/2008

Est-ce vraiment ainsi...

... Que les hommes vivent ?



*** Ile aux Moines...Septembre 2007. ***

 « De toute chose, tirons une leçon. »

  Je n’ai ni le temps, ni surtout l’envie d’aller farfouiller dans mes encyclopédies ou mes dicos, mail il doit bien y avoir quelque célébrité qui à un moment de son histoire ou de la notre, a prononcé cette phrase digne de La Fontaine.

 Et si La Fontaine lui-même l’avait laissée au coin d’une de ses fables, n’aurait-il pas eu raison ? Bien sûr que si ! 

 Je vais donc essayer de suivre ce précepte…

 Après la cascade de réactions, de communications, d’échanges parfois vifs autour de la libération de Marc Machin, j’aurais pu clore « l’affaire », tourner la page, et passer à autre chose, tout ou presque ayant été dit, tout et son contraire, le reste aussi.

 Seulement voilà, d’un seul coup, la venue de Madame Véronique Girard sur ce site a donné une autre dimension au débat.

 Le rideau qui sépare le monde virtuel, ce monde binaire et véhément où nous nous agitons, nous, les blogueurs frénétiques, du monde réel où les gens crient, pleurent et saignent, ce rideau s’est déchiré.

 D’un coup, tous les acteurs du Grand Tribunal du Café du Commerce, les juges infaillibles désignant à coup sûr les coupables, qui en un quart d’heure mènent l’enquête et prononcent la sentence, ces juges et procureurs, la défense étant souvent absente des débats dans ce tribunal, tous  se sont vus mis en face de la réalité.

 D'un coup, il n’y avait pas seulement un "récidiviste coupable mais injustement condamné, donc libéré, mais qui doit quand même rester un peu plus en prison parce qu’il n’a pas été sage", ni un autre récidiviste qui va prendre sa place, parce que lui, il est coupable ; pas seulement tout ça, que c’en est une honte une Justice pareille, mais que fait la police !

 Finie la prise de bec, empreinte de sincérité sans doute, où chacun projette à travers cette histoire, avec le peu d’éléments qu’il en connaît sa vision de la Justice, mais aussi ses fantasmes, ses craintes, ses espoirs d'un monde plus juste, plus simple... Au final, une empoignade entre gens qui ne partagent pas les mêmes idées, rien de plus.

 Vient Véronique, elle parle :

 « Je suis la sœur d’Agnès… »

Agnès !!! Agnès vient nous rendre visite. Agnès, c’est la victime, c’est elle qui est au cœur de ce drame, et pourtant, cette victime, qui la connaît ?

 Nous nous sommes affrontés, Albatros et moi, lui avec un portrait de Marc Machin badigeonné au vitriol par une journaliste du Nouvel Obs., moi avec un portrait du même Machin Marc, mais de Libé, qui le présentait en moins moche, et qui surtout donnait le beau rôle à son avocat.

 Et le nouveau coupable, en parle-t-on beaucoup, David Sagno il se nomme…Non, rassurez-vous, je ne relance pas la mécanique, je laisse aux gens dont c’est le métier, le devoir et la charge, le soin d’établir la vérité, les vérités, celle de Marc Machin, et celle de David Sagno. Pour Agnès, la vérité, on la connaît, elle est morte assassinée, sauvagement...

 Si j’écris cette note, c’est que j’ai fait un constat terrible, un constat qui m’a ouvert les yeux, et m’a permis de comprendre pourquoi si souvent les familles des victimes tombent si facilement dans l’aigreur et disent leur mépris de la justice, des médias, et qui sait, en leur for intérieur  leur haine de la société…

  « Comment est-elle parvenue à trouver mon adresse mail ? » Me suis-je demandé en parcourant le courriel de Véronique Girard. Par mon blog bien sûr, mais comment la sœur de Marie-Agnès Bedot, cette sœur dont j’ignorais l’existence, comment est-elle parvenue jusqu’à moi ? Par hasard m’a-t-elle dit dans un récent courriel.

 Le hasard, je n’y crois guère, c’est pourquoi, juste pour voir, j’ai tapé « Marc Machin » sur Google.

 Effectivement, au bout de dix pages, on tombe sur le lien de mes Chroniques avec le billet : « Quand la machine…. » Pas difficile donc.

J’aime bien aller au bout des choses, je tape « David Sagno » et je trouve mes Chroniques à la page 10.

 Essayons « Marie-Agnès Bedot » encore plus rapide, à la page 3 les chroniques...

 Où je veux en venir, c’est simple.

 En tapant Marc Machin, on tombe sur 43 100 000 occurrences, c'est-à-dire que sur le Net, le nom de Marc Machin est mentionné plus 43,1 millions de fois !

 Juste comme ça, essayez avec « Abbé Pierre »…Etonnant non ? (*)

 Pour David Sagno, nous arrivons à seulement 1 200 000, c’est mieux que l’Abbé Pierre, mais nettement moins que Marc Machin.

 Et Agnès, la victime, combien ? 1570 ! La jeune femme assassinée est nommée sur la toile 1570 foisSeulement 1570 fois !

 Je comprends mieux le désarroi des familles des victimes, et j’ai un peu honte, de l’avoir oubliée moi aussi, comme tout le monde. Heureusement, elle a une sœur, heureusement ! 

 Je me sens toujours un peu honteux, mais je suis content de lui avoir donné la parole.

 « De toute chose, tirons une leçon. » ou plusieurs !

- La toile, le Net, c’est à la fois une arme et un piège.

 Une arme, car on peut l’utiliser pour véhiculer son message.

 Un piège, car lorsque vous y êtes accroché, tout le monde vous voit, et peut vous demander des comptes…

- Pour cela, il faut ne pas raconter n’importe quoi, car des gens peuvent être choqués, peinés, ou blessés dès lors que c’est de leur vie dont on parle.

– Enfin, dans quel monde vivons-nous, où les victimes sont presque rejetées dans l’oubli, alors que ceux qui sont accusés, à juste titre ou pas, c’est un autre débat, mais ce sont eux qui font péter l’audimat…

 Il y a de quoi se poser des questions non ?

 

 A plus tard…

(*) - 964 000 pour "Abbé Pierre", le 30/10/2008 à 6:46 heures.

 

18:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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