27/10/2008

Que la lumière soit...

...Et les ombres soudain jaillissent des projecteurs !



*** Ombre et lumières. Samedi à 22:45 ***

 Dernièrement, suite à des images vues aux infos, je réagissais dans un billet d’humeur intitulé :

 « Quand la Machine tient Machin, elle ne le lâche plus… »

 Ce billet, en réaction contre le maintien en détention d’un homme incarcéré depuis six ans pour un meurtre dont la Justice elle-même, en décidant de sa remise en liberté, laisse entrevoir le doute quant à sa culpabilité, ce billet a lui-même suscité un long commentaire de la part d’un visiteur, Albatros, auquel j’ai répondu dans un nouveau billet :

 «Blanc comme vrai, ou noir mensonge… »

 Puis encore, suite à un mail que m’envoya Albatros, une mise au point que j’espérais définitive, glissée dans l’avant-dernière note parue,:

 « Ils nous promettent souvent la lune… »

 Mise au point fort longue du reste, dans un « article » intitulé :

 « Un coup d’aile de l’Albatros », qui à mon sens devait clore le débat.

 En ce qui me concerne, ayant dit ce que j’avais à dire sur le maintien en détention de Marc Machin après qu’un autre se soit accusé du meurtre pour lequel il fut condamné, m’étant longuement étendu sur le peu de bien que je pense des jugements de Cour qui condamnent plus sur ce qu’un homme aurait pu faire, parce qu’il l’a déjà fait, plutôt que de chercher à savoir s’il a vraiment fait ce dont on l’accuse, je pensais n’avoir pas à revenir sur L’affaire Marc Machin.

 Cependant, parce que si moi je n’ai plus rien à rajouter, d’autres estiment qu’il y a au contraire matière à s’interroger encore, et puisque c'est moi qui sur ce Blog ai initié le débat, je me dois de leur donner la parole.

  C’est pourquoi j’écris ce billet, entièrement consacré aux courriers que j’ai reçus « hors-Blog », sur ma boite mail, courriers émanant d’Albatros d’une part, et aussi, je vous demanderais d’y porter une grande attention, d’une dame, Madame Véronique Girard, la sœur d' Agnès, la victime.

 Vous comprendrez que ce billet ne soit pas rédigé avec l’ironie ou la légèreté auxquelles je vous ai habitués.

 Tout d'abord, Albatros ne m'en voudra pas, je laisse la parole à Madame Véronique Girard. Voici le mail qu'elle m'a envoyé hier soir :

 

Bonsoir Monsieur,
Mon attention a été attirée sur votre blog et plus particulièrement sur un échange de points de vue au sujet d’une affaire qui me touche au plus près, puisque la victime du meurtre dont Marc Machin a été à deux reprises déclaré coupable, est ma jeune soeur.
En marge de la tragédie qui, en foudroyant la vie d’Agnès, a fait exploser la mienne car nous étions extrêmement liées, il se trouve que je suis avocat et que je connais donc bien, “de l’intérieur”, les rouages de la machine judiciaire.
Ce qui, dans le cas particulier, aura pour moi été tout à la fois une chance et une malchance : une chance car je pouvais tout comprendre, une malchance car je ne pouvais rien ignorer.
Quoi qu’il en soit, l’échange de points de vue qui a attiré mon attention m’a aussi permis de constater que vous n’étiez pas opposé à en savoir plus et surtout à savoir mieux.
Parce que je suis assez fréquemment, depuis la révélation du “fait nouveau” au mois de mars 2008, amenée à rétablir, quand je le peux et où je le peux, un
minimum de vérité et de prise de recul, j’ai rédigé un texte qui n’est qu’un résumé, c’est le moins que l’on puisse en dire, de l’histoire que je connais de manière exhaustive, mais un résumé aussi objectif et distancié que possible, simplement destiné à éclairer qui souhaite être éclairé.
Permettez-moi de vous l’adresser.
Bien sûr, vos commentaires ou questions seront bienvenus.
Si vous souhaitez l’utiliser sur votre blog, à supposer que ce sujet conserve un intérêt pour vos lecteurs, je vous y autorise, en vous demandant seulement, dans cette éventualité, de ne pas en dénaturer le sens ni la portée.
Avec ma parfaite considération.
Véronique Girard.

***

Voici la réponse que j’ai faite à Madame Véronique Girard :

 

« Madame, 

 Ce simple mot pour vous dire que votre mail, et le texte qui l’accompagne ne peuvent que m’interpeller.

Né de la simple protestation contre le "système judiciaire", qui fait qu 'une fois incarcéré et déclaré coupable, même si la Justice admet la "possibilité d’innocence" à la suite d’éléments nouveaux, au prétexte d’une "altercation", on maintient le à nouveau "présumé innocent" quatre mois de plus derrière les barreaux, un billet est apparu sur mon blog.

 C’était l’objet de mon billet d’humeur, et c’est de ce seul maintien en détention dont je m’indignais dans mon billet "Quand la machine tient Machin, elle ne le lâche plus !"

 A aucun moment, je ne me suis avancé à "ré-instruire" l’affaire du Pont de Neuilly, où, et  je suis peiné de l’apprendre, vous avez été cruellement touchée, puisque c'est votre sœur qui a perdu la vie.

 Il me semble que l' internaute, l'Albatros, qui a engagé avec moi un débat assez vif, a lui pris l’affaire en remettant en cause la "possibilité d’innocence de Marc Machin",  y rajoutant son sentiment que "récidiviste", Marc Machin est probablement coupable, et même s’il ne l’est pas, "l’injustice" dont il serait "victime" est pour ainsi dire "normale" eu égard à son profil et à son passé. 

 Je ne suis pas d’accord avec cette vision des choses, et je l’ai dit, et lui ai dit. Pour moi, le débat s’arrête là.

 Mon blog n’est pas un forum, et si j' y exprime mes opinions et ma vision des choses, je le fais avec ce que m’apportent les médias, et à travers ma propre vision de la société. J’admets volontiers que je puisse me tromper, et j’admets qu’on me le dise.

 Il me semble, suite à votre courrier, ainsi qu’à celui, ceux, reçus "hors-blog" de l'Albatros, que je me dois de publier un nouveau billet sur cette "Affaire dans l'Affaire".

 Il va sans dire que si je publie votre courrier, il ne sera pas "dénaturé", mais je ne m’interdis pas d' y apporter mes remarques et les sentiments qu’il m’inspire.

 Quant à la portée de votre message, nous pourrons la juger à travers les réactions qu’il suscitera chez  mes visiteurs. 

Très respectueusement, je vous prie de croire Madame, en ma sympathie.»

 Afin de ne dénaturer ni le sens ni la portée de la communication de Madame Véronique Girard, je vous communique, sous forme de fichier inséré, la note que cette Dame a mise en "pièce jointe" sur son mail. Je vous la restitue dans l'état :

 ***Marc_Machin.doc***

 J'espère avoir satisfait à la demande de Madame Véronique Girard. Je la remercie de nous avoir fait part des sentiments que peuvent éprouver les proches des victimes, dès lors qu'ils sont ébranlés dans leur certitude que le meurtrier jugé peut ne pas être le vrai coupable.

 Il va de soi que si elle veut intervenir ici, elle y est la bienvenue.

 Que dirais-je de plus après son message ?

 Rien que pour éviter ces souffrances supplémentaires aux familles, celle des victimes qui peuvent avoir le sentiment que le meurtrier de leur enfant, de leur conjoint, de leur frère, ou de leur soeur, c'est ici le cas, est remis en liberté... pour les familles de condamnés aussi, qui peuvent avoir le sentiment qu'un jugement injuste a brisé la vie de l'un des leurs...pour cela, plus que des discours et des lois qui s'empilent les unes sur les autres, au gré des "affaires" qui remuent le citoyen-électeur, il est urgent de donner les moyens à la police et à la Justice de mener sérieusement enquêtes et  instructions, afin que ce soit avec le maximum de preuves, et non pas de présomptions, que soient mis en prison les "vrais coupables"...C'est un voeu pieux que je fais, mais je le fais !

 Il est bien évident que si Madame Véronique Girard souhaite intervenir à nouveau, ce Blog lui est ouvert.

***

 Avant de poursuivre, un peu de beauté nous fera du bien, je glisse un cliché pris du haut de Pentrez (29).

 Je dédie cette image de paix à Hélène, elle a besoin de bleu et de lumière...

 Pour toi Hélène.

**** Pentrez (29)***

 Bien, après cet intermède, voyons ce que me disait Albatros, dans son mail.

 Très long ce mail, c'est pourquoi je l'ai transcrit en fichier Word, dont voici le lien :

***Courrier1_Albatros.doc***

 Comme vous pouvez le constater, Albatros  met en avant le douloureux problème des SDF, et pose une foultitude de questions dont chacune demanderait qu'on y consacrât des heures et des heures de reflexion.

 Il établit aussi un paralléle entre SDF et Détenus sur lequel je ne le suivrai pas, me refusant à faire le choix de privilégier le secours aux SDF plutôt que de se préoccuper du sort des incarcérés, ou l'inverse...

 Après lecture de son courrier, voici ce que je lui ai répondu :

 "Je viens de relire plus attentivement votre très long message. Nous sommes loin de la petite empoignade à propos de Marc Machin.

 Je ne sais trop que penser. Il y a dans votre texte de quoi alimenter un débat à tiroirs. C'est vrai que le problème des SDF...Mais qu'y a-t-il derrière ces SDF ?Le vrai problème est plus dans la recherche des causes qui poussent les gens à la rue que dans la recherche de solutions pour les mettre à l'abri.

 C'est un problème de société, et j'avoue mon impuissance devant l'ampleur du phénomène...

 Je garde votre texte au chaud, et il est probable que j'en publierai- si vous m'y autorisez - de larges extraits, car il y a là matière à reflexion.

 A moins que vous ne rédigiez vous-même un billet que je mettrai en ligne sur mon site, pourquoi pas.

 Bien cordialement...

*** 

 J'ai encore reçu ceci, c'est assez long, voici le fichier :

 

*** Courrier_2_Albatros.doc ***

 

 Je ne me sens pas de répondre point par point à toutes les questions posées par Albatros, à qui je conseillerais, si ce n'est déjà fait, d'ouvrir un site, afin de traiter des nombreux sujets qui lui tiennent à coeur.

 Pas plus qu'il ne m'est possible de répondre à  toutes celles que me poseraient mes visiteurs.

 Je veux bien m'expliquer ici, sur ce blog, à travers des réponses aux commentaires, mais il ne m'est pas possible de répondre en détail aux gens qui viennent me questionner sur ma boite mail.

 Je ne refuse ni le débat ni les confrontations d'idées, mais je n'entends pas orienter mes chroniques sur des sujets imposés. Je suis le rédacteur de ce site, et c'est moi et moi seul qui en oriente les choix.

 Bien entendu, ce site est ouvert à tous, et chacun peut y laisser un commentaire, et les critiques qu'il juge bon de porter sur telle ou telle chronique, mais je souhaiterais, si un des sujets que je mets en ligne ici suscite une polémique, que le débat ait lieu ici, sur le site, et pas ailleurs.

 

 Bien cordialement à tous, et ...

 

 

 A plus tard.

 

 

 PS : Madame Véronique Girard, et Albatros seront avertis de la mise en ligne de ce billet, bien évidemment.

 

******

***

*

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

Commentaires

Quelques mots pour te remercier infiniment de ton image en bleu et blanc,cela me fait très plaisir...ici il pleut des cordes sous un ciel gris et triste, peu propice à la promenade...adoncques je pourrai lire et analyser ta chronique puisque le temps est maussade....et je regarderai de temps en temps ce paysage , car il y a la mer...très important pour l'océane que ke suis...


Bises
hélène

Ecrit par : hélène | 27/10/2008

Écrire un commentaire

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Toute l'info retraite | avec notretemps.com | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Famille | Plaisir | Beauté | Santé | Jeux | Atlas