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30/09/2008

Sous le fumier...

... La Plage !



*** Respirons un bon coup ! Port de Douarnenez, septembre 2008. ***

 Et si avant d’écrire, nous pesions les mots, à la manière dont le boucher le fait, avec l’escalope mince et hors de prix que vous avez enfin pu acheter Madame.

 Le banquier n’a pas résisté longtemps au corsage à trous-trous garni de vos trésors ; corsage mutine, que vous agitâtes de façon fort peu sage, sous son groin frémissant et  avide à ce gros porc, qui attendri, et paradoxalement ramolli par le joli spectacle, finit par lâcher, dans un souffle rauque qui fit mousser aux commissures de sa lippe gourmande une bave blanchâtre, laissant sur sa moustache comme des perles de rosée, la phrase que vous attendiez, l’aboutissement mérité de vos efforts de séduction ; méritoires les efforts, car en plus il puait du bec ce saligaud !

 La lampe halogène qui éclairait la scène, irisait son sourire de goret à l'haleine de coyote de lueurs irréelles.

 La phrase, bien que postillonnée tomba sèche et drue :

 « Crédit accordé ! »

 Quel soulagement pour vous pauvre chérie, bien qu’il rajoutât en remuant, soudain pâle sur sa chaise :

 « Passons dans la petite pièce à coté, nous y serons plus à l’aise pour coucher noir sur blanc certaines clauses du contrat… »

 C’est vrai qu’il faisait chaud dans le bureau, et le bruit du ventilo du HP vieux d’au moins huit mois n’était pas des plus agréables...

 Vous voici donc chez le boucher, les bas filés, mais la tête haute.

 Contrairement aux autres fois, vous pouvez payer avec de l’argent, et sortir tout de suite sans avoir à passer un quart d’heure dans la chambre froide…Qu'est-ce que c'est désagréable ce ronronnement du groupe frigorifique dans le noir !

 Bon, pesons les mots, commençons par :

 Le mot du jour.

 Aujourd’hui, nous allons examiner un mot très employé dans les prétoires, dès lors qu’une « personnalité » y est mise en cause. Ce mot, c’est :

 Relaxe.

 Simple en apparence, mais il faut se méfier de la première impression.

 Ainsi, si je me fie au Larousse, il m’est dit :

 Décision du juge pénal qui abandonne l’action engagée contre un prévenu.

 Plus concis, le Petit Robert donne comme définition pour Relaxe : Décision de relaxer.

 Et pour Relaxer : Déclarer (un prévenu) innocent.

 Si on s’en réfère au Bordas, la relaxe, c’est la mise en liberté d’un inculpé.-(par extension) Acquittement.

 Certes, dans l’esprit des gens simples, il est clair que Relaxe= Acquittement.

 Je pourrais m’en tenir là, puisque deux dictionnaires vont dans ce sens. Seul le Larousse n’accorde pas nécessairement l’innocence au relaxé.

 « Et toi Emile, qu’est-ce que tu en dis ? », bonne question n'est-il pas ?

 C’est ainsi que pour en savoir un max sur la relaxe, j’ouvre le Littré (Q à Z). A la page 5379, je trouve :

 Relaxe. Action de cesser les poursuites contre un accusé prisonnier. Il n’y avait pas eu ici de condamnation prononcée, puisqu’il y avait eu relaxe, Gazette des tribunaux, 25 mai 1870. Attendu, dès lors, qu’en prononçant la relaxe du prévenu des poursuites dirigées contre lui…Arrêté de la Cour de Cassation,chambre criminelle 26 juin 1873, dans la Gazette des tribunaux, 4 octobre 1873, page 954, 4ème colonne.

 Aucune allusion dans le Littré à une quelconque notion d’innocence ou de culpabilité.

 Innocent ou coupable, le relaxé n’est plus poursuivi par la justice, c’est tout.

 Les prochaines éditions de la Gazette des tribunaux pourront rajouter un jugement qui améliore la relaxe, il s’agit en quelque sorte de « Relaxe positive », consistant d’une part à abandonner les poursuites contre le prévenu, prévenu qui étant le fils de son père pour la Justice en vaut deux, et consubstantiellement à cette décision admirable, de condamner le plaignant à une amende d’un montant de la moitié des dommages et intérêts qu’il réclamait au prévenu (qui en vaut deux je le rappelle à la Cour).

 Relaxe positive et humanitaire au demeurant, puisque le Président du groupe Umpe au conseil général des Hauts de Seine, le prévenu, s’est engagé à reverser cette somme, 2000 €, à une association d’aide aux enfants malades.

 Notez que ce n'est pas gagné pour les gamins malades, le mec de la BMW qui s'est fait bouziller le pare-chocs par un scooter qui avait la  même plaque d'immatriculation que celui du relaxé, il peut être lui aussi relaxé s'il va en appel !

  Peu importe, quel grand coeur, merci pour les gosses  Monsieur le conseiller général des Hauts de Seine, et bravo pour cette magnifique relaxe, vous la valez bien !

*** *** La Plage de Lestrevet (29), à marée basse. Septembre 2008.***

 Bien joli tout ça, mais qu’est-ce que viennent faire sur ce blog en photos grand large, l’autruche de Douarnenez qui a sorti la tête de l’eau, et la plage recouverte d’algues vertes où elle n’est pas près de mettre la tête dans le sable l’autruche !

 Bon, je vous explique, j’étais parti pour faire un billet sur les algues vertes qui polluent les plages bretonnes, et toc, j’apprend la Relaxe d’un brillant jeune homme accusé de délit de fuite, d’où cette petite balade (en scooter) du coté des dictionnaires.

 Notez que comme sur les plages souillées par les algues vertes, dont je vous parlerai plus tard, il y a des  jours où ça pue du coté des prétoires…

 

 

A Bientôt…

 

29/09/2008

Serais-je mes amis...

... Enfin touché par la grâce ?



*** Autruche de Douarnenez. Septembre 2008. ***

 Suivant les conseils éclairés d’une de mes lectrices, plutôt que de m’aigrir en grossissant les défauts de nos politiques, et de me confire dans des critiques dont mes visiteurs n'ont que faire, abandonnant momentanémentl’unique objet de mon ressentiment, à savoir la politique, hier soir, pendant que tous les financiers du monde s’échauffaient les bourses jusqu’à mettre le feu à la maison, elle brûlait la maison, mais j’ai regardé ailleurs !

 Il était trop tard pour admirer dans le ciel le vol d’un oiseau, d’autant que les oiseaux de nuit, contrairement aux oiseaux de mauvaise augure qui sont légion,  hélas, eux sont devenus rares !

 Trop tard aussi pour admirer une fleur, elles ne sont plus très jolies dans mon jardin, et après le repas du soir, soupe de légumes maison, langue de bœuf sauce piquante, et poireau vinaigrette, rajoutez là-dessus du fromage blanc « artisanal » de Noirétable, onctueux et goûteux Nom de Dieu qu’il en est divin, non, pas de vin hier soir, de l’eau de Volvic, affichée à quatre euros dix-huit centimes le pack de six bouteilles de un litre et demi. Il se pourrait que nous fassions prochainement une économie de 150 ou 200 € par an, en passant à l’eau du robinet, qui tout compte fait n’est pas si mauvaise à boire, à voir…Après le repas du soir, je n'ai eu aucune envie d'aller me geler les glaouis- pensez à rentrer vos glaëuls- en cherchant dans le noir un oiseau ne nuit improbable, ou de fleurs certes belles à en mourir, mais plus qu'hypothétiques.

 C'est pourquoi je m'en suis remis à Françoise, non pas toi Françoise, mais Françoise de "Et la Terre enfanta". Intéressant son roman.

 J’ai donc détourné mon regard de toutes les turpitudes de ce bas monde, et l’ai fixé sur mon Lcd 16/9 Thomson, made in China, comme il se doit.

 France 2 diffusait un film : « Je vous trouve très beau »…On pourrait croire que ce « petit film », aux antipodes de ce que je regarde habituellement, tout en lisant les journaux et les hebdos qui encombrent la table du salon, à savoir les torrents  d’hémoglobine coulant à flots dans des productions hollywoodiennes, des films de guerre à gros budget où c’est toujours les Américains qui gagnent, on pourrait croire que ce film tourné avec trois francs six sous dans un bled où les bagnoles cabossées sont immatriculées 26, mais où le paysage est sublime, les montagnes avancent leurs sommets rocheux avec précaution, comme pour protéger une campagne douce et verte que l’on devine tranquille...On pourrait croire croire ce film insignifiant... bref, vous vous dites :

 « Il a regardé un de ces films où des intellos parisiens nous balancent leur vision de la cambrousse, en caricaturant les bouseux, pour que le spectateur ne soit pas dépaysé, comme il le serait, si on lui montrait les gens de la terre tels qu’ils sont. Il va nous raconter Une soirée chez les ploucs… », ce genre de film vu et revu mille fois.

medium_Très_beau.jpg Non ! Ce film est une réussite, ce film est beau, ce film est tendre, ce film est gai, ce film est triste, ce film fait rire fait pleurer…ce film est magnifique, c’est un vrai film !

 En résumé, un agriculteur taciturne et bourru, fermé comme une huître, se retrouve veuf, après que son épouse, confinée dans les travaux de la ferme avec pour seul fenêtre sur le monde, la télé et ses feuilletons amerloques, meure l'épouse, électrocutée par une machine à traire déglinguée, elle aussi..

 Ils n’avaient plus rien à se dire depuis longtemps, se disputaient encore, mais seulement pour meubler les silences, ils n’avaient pas d’enfants...Bref, et d'une traite, l’accident fait d’Aimé Pigrenet un homme seul plus qu’un veuf.

 Le reste est facile à imaginer, ne pouvant plus faire face aux travaux de la ferme, et surtout aux travaux domestiques, la scène du chat enfermé dans la machine à laver est cruelle, mais cocasse, Aimé en désespoir de cause se met en recherche d’une remplaçante pour combler le vide laissée par sa défunte épouse.

 Il la trouvera en Roumanie. Helena s'invite chez Aimé, dont elle va bouleverser la vie, et chez moi, où sa gentillesse, son beau sourire, sa beauté de femme vraie, remplissent l'écran de douceur et de tendresse... 

 Ce qui fait l’intérêt de ce film, c’est que les personnages y sont dépeints avec le même regard qu’aurait un peintre faisant notre portrait. Ni super héros, ni angéliques ou salauds les personnages. Non, humains,simplement humains, avec tous les défauts que nous ne pouvons pas cacher, mais aussi avec les bons sentiments qui nous habitent, et qu’avec pudeur, Isabelle Mergault, la réalisatrice, arrive à nous montrer grâce aux acteurs qui  dissimulent ces bons sentiments avec un grand talent…Elle en a du talent Isabelle Mergault, la nunuche chuinteuse, souffre-douleur des Grosses têtes, elle a heureusement trouvé sa voie. C'est  une grande Isabelle !

 Des acteurs remarquables aussi, un Michel Blanc qui se bonifie avec l’âge, il est de ces acteurs «Saint-Emilion grand cru » qui ont besoin de se faire oublier un peu pour qu’on les apprécie plus tard. Médéa Marinescu, Helena, touchante et belle à croquer. Eva Darlan nous fait aussi un sacré numéro dans le rôle de directrice d’agence matrimoniale, mère maquerelle qui s’ignore, gentille et distinguée. D’autres acteurs aussi, dans d’autres rôles bien croqués. Une mention spéciale à la chienne malinoise, qui passe du rôle chien de ferme oublié au bout de sa chaîne à celui de consolatrice et confidente, belle bête…

Je n’en dirais pas plus, ce film très beau est un film tourné avec le cœur, un film de femme, un film qu’il faut voir.

 Je suis content de l’avoir vu, et je le reverrai encore avec autant d’émotion.

 A Bientôt...

 

13:20 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (12)

28/09/2008

Je refais un tour...

... Au pays des fées....

 
*** Jeu de couleurs sur le Ménez-Hom (Finistère) ***

 Chaque jour un peu plus, l’automne allonge et rafraîchit nos nuits.

 Irai-je jusqu’à dire dans ce billet doux, comme le fit une romancière de talent, que nos nuits deviennent plus belles que nos jours ? A l’aune de mes rêves, il se pourrait…

 Surtout, l’automne nous fait comme chaque année le cadeau de ses couleurs.

 Par touches, légères d’abord, puis se dissimulant presque sous des jaunes chatoyants, le roux gagne du terrain. Il finit par illuminer les arbres qui noyés sous ses feux commencent à se déshabiller.

 C’est le temps de la nostalgie, nous regrettons cet été qui n’est pas venu... Les printemps sont trop loin pour nous consoler, le dernier depuis longtemps oublié, et le prochain si lointain…

 Hier sur mon plateau de Châteaugay, j’ai trouvé comme une lumière que j’avais déjà vue ailleurs. Je musardais dans le chemin creux élargi à la lame, ex-joli chemin bordé d’aubépines, massacrées par le broyeur les aubépines.

 C’est à peine si la poule faisane extirpée de sa volière et relâchée depuis peu a daigné s’envoler quand Olga est allée  la renifler ; elle doit être morte à l’heure qu’il est la malheureuse bestiole. Elle ne m’a pas semblée armée pour résister longtemps aux chasseurs et aux chiens. Certaines des poules de ma grand mère étaient beaucoup plus sauvages, il fallait les attraper au poulailler la nuit pour les faire baigner dans un bouillon de légumes ! Le riz qui allait avec, on l'attrapait plus facilement, il était dans une grande boite en fer sur la cheminée...

 Hormis la faisane, je me suis retrouvé sur la lande bretonne.

 Mon grand oncle Jean, pur Breton s’il en fut me le disait quand il venait en vacances : « Ce pays ressemble au mien… » Oui c’est vrai, ils se ressemblent nos deux pays. Pure coïncidence, peut-être, peut-être pas. Pertinente ma remarque, et qui ne manque pas de Celtes…

 La photo bandeau qui illustre ce billet vous est offerte par Laurence.

 Il fut pris ce cliché, en haut du Ménez-Hom, un jour de grisaille. Cependant, quelques trouées de ciel clair au milieu de gros nuages noirs donnent à cette photo un petit coté irréel, un peu magique, mystérieux…Normal, ce lieu est magique...

 Au loin, coule l'Aulne. Cette rivière est un fleuve puisqu’elle tutoie l’océan et rentre dans ses flancs.

 Là-bas, dans l'Armorique de l'Oncle Jean, deux fois par jour les rivières coulent à l’envers, elles font un peu de place à l’océan qui se vautre dans leur lit. Il vient s'encanailler à la campagne.medium_La_Royale.jpg

 Il lui arrive à l’Atlantique, de laisser d’étranges voyageurs sur les rives boisées de son amie.

 Est-ce à force d’être salés et dessalés, qu’anses et méandres de l’Aulne se conduisent comme des ports ?

 A moins que les équipages ne soient pris soudain d’élans bucoliques (frénétiques, merci  Héraime. Ndlr.)

 O combien de marins, combien de Capitaines,

 Qui sont là dans les bois

 Et ramassent des châtaignes…

 Revenons à nos moutons, ils sont un peu plus loin, sur la Montagne Saint-Michel, où il faut absolument s’arrêter, dans les Monts d’Arrée. Je vous les montrerai un autre jour…

 Pour l’heure, je tiens à vous féliciter tous pour votre connaissance de notre avifaune.

medium_Madame_TM.jpgPour ma part, c’était la première fois que j’en voyais une, car c’en était une.

 A ma grande surprise, tout le monde a trouvé. Petit rappel…

  Devinette du jour de l’autre jour :

 Certes, je n’ai pas posé la question :

 « Mais quelle est donc cette oiselle ? »

 Et tenez-vous bien, cette question, personne ne se l’est posée non plus. Etonnant non ?

 J’en déduis donc que tout le monde a trouvé. Bravo à tous !

 

A Bientôt…

 

PS : Un des plus beaux regards du cinéma vient de plonger dans le noir, mais il ne disparaîtra pas de sitôt. Paul Newman est mort avant nous…

 Ce serait facile, l’actualité s’y prête, de parler de grands films où il fit montre de son talent, comme « L’arnaqueur », ou « La couleur de l’argent ».

 medium_Hombre.jpgLorsque j’ai entendu l’info, c’est un autre film qui est immédiatement remonté du fond de ma mémoire, un Western.

 Paul Newman y jouait le rôle d’un blanc élevé par les apaches,  John Russell…

Richard Boone jouait le rôle du très méchant. Le film ? « Hombre » de Martin Ritt, sorti en 1967…

Un grand acteur dans un beau film…

 Au revoir Paul.

 

17:10 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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