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30 septembre 2008
Sous le fumier...
... La Plage !

*** Respirons un bon coup ! Port de Douarnenez, septembre 2008. ***
Et si avant d’écrire, nous pesions les mots, à la manière dont le boucher le fait, avec l’escalope mince et hors de prix que vous avez enfin pu acheter Madame.
Le banquier n’a pas résisté longtemps au corsage à trous-trous garni de vos trésors ; corsage mutine, que vous agitâtes de façon fort peu sage, sous son groin frémissant et avide à ce gros porc, qui attendri, et paradoxalement ramolli par le joli spectacle, finit par lâcher, dans un souffle rauque qui fit mousser aux commissures de sa lippe gourmande une bave blanchâtre, laissant sur sa moustache comme des perles de rosée, la phrase que vous attendiez, l’aboutissement mérité de vos efforts de séduction ; méritoires les efforts, car en plus il puait du bec ce saligaud !
La lampe halogène qui éclairait la scène, irisait son sourire de goret à l'haleine de coyote de lueurs irréelles.
La phrase, bien que postillonnée tomba sèche et drue :
« Crédit accordé ! »
Quel soulagement pour vous pauvre chérie, bien qu’il rajoutât en remuant, soudain pâle sur sa chaise :
« Passons dans la petite pièce à coté, nous y serons plus à l’aise pour coucher noir sur blanc certaines clauses du contrat… »
C’est vrai qu’il faisait chaud dans le bureau, et le bruit du ventilo du HP vieux d’au moins huit mois n’était pas des plus agréables...
Vous voici donc chez le boucher, les bas filés, mais la tête haute.
Contrairement aux autres fois, vous pouvez payer avec de l’argent, et sortir tout de suite sans avoir à passer un quart d’heure dans la chambre froide…Qu'est-ce que c'est désagréable ce ronronnement du groupe frigorifique dans le noir !
Bon, pesons les mots, commençons par :
Le mot du jour.
Aujourd’hui, nous allons examiner un mot très employé dans les prétoires, dès lors qu’une « personnalité » y est mise en cause. Ce mot, c’est :
Relaxe.
Simple en apparence, mais il faut se méfier de la première impression.
Ainsi, si je me fie au Larousse, il m’est dit :
Décision du juge pénal qui abandonne l’action engagée contre un prévenu.
Plus concis, le Petit Robert donne comme définition pour Relaxe : Décision de relaxer.
Et pour Relaxer : Déclarer (un prévenu) innocent.
Si on s’en réfère au Bordas, la relaxe, c’est la mise en liberté d’un inculpé.-(par extension) Acquittement.
Certes, dans l’esprit des gens simples, il est clair que Relaxe= Acquittement.
Je pourrais m’en tenir là, puisque deux dictionnaires vont dans ce sens. Seul le Larousse n’accorde pas nécessairement l’innocence au relaxé.
« Et toi Emile, qu’est-ce que tu en dis ? », bonne question n'est-il pas ?
C’est ainsi que pour en savoir un max sur la relaxe, j’ouvre le Littré (Q à Z). A la page 5379, je trouve :
Relaxe. Action de cesser les poursuites contre un accusé prisonnier. Il n’y avait pas eu ici de condamnation prononcée, puisqu’il y avait eu relaxe, Gazette des tribunaux, 25 mai 1870. Attendu, dès lors, qu’en prononçant la relaxe du prévenu des poursuites dirigées contre lui…Arrêté de la Cour de Cassation,chambre criminelle 26 juin 1873, dans la Gazette des tribunaux, 4 octobre 1873, page 954, 4ème colonne.
Aucune allusion dans le Littré à une quelconque notion d’innocence ou de culpabilité.
Innocent ou coupable, le relaxé n’est plus poursuivi par la justice, c’est tout.
Les prochaines éditions de la Gazette des tribunaux pourront rajouter un jugement qui améliore la relaxe, il s’agit en quelque sorte de « Relaxe positive », consistant d’une part à abandonner les poursuites contre le prévenu, prévenu qui étant le fils de son père pour la Justice en vaut deux, et consubstantiellement à cette décision admirable, de condamner le plaignant à une amende d’un montant de la moitié des dommages et intérêts qu’il réclamait au prévenu (qui en vaut deux je le rappelle à la Cour).
Relaxe positive et humanitaire au demeurant, puisque le Président du groupe Umpe au conseil général des Hauts de Seine, le prévenu, s’est engagé à reverser cette somme, 2000 €, à une association d’aide aux enfants malades.
Notez que ce n'est pas gagné pour les gamins malades, le mec de la BMW qui s'est fait bouziller le pare-chocs par un scooter qui avait la même plaque d'immatriculation que celui du relaxé, il peut être lui aussi relaxé s'il va en appel !
Peu importe, quel grand coeur, merci pour les gosses Monsieur le conseiller général des Hauts de Seine, et bravo pour cette magnifique relaxe, vous la valez bien !
***
*** La Plage de Lestrevet (29), à marée basse. Septembre 2008.***
Bon, je vous explique, j’étais parti pour faire un billet sur les algues vertes qui polluent les plages bretonnes, et toc, j’apprend la Relaxe d’un brillant jeune homme accusé de délit de fuite, d’où cette petite balade (en scooter) du coté des dictionnaires.
Notez que comme sur les plages souillées par les algues vertes, dont je vous parlerai plus tard, il y a des jours où ça pue du coté des prétoires…
A Bientôt…
11:55 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29 septembre 2008
Serais-je mes amis...
... Enfin touché par la grâce ?

*** Autruche de Douarnenez. Septembre 2008. ***
Suivant les conseils éclairés d’une de mes lectrices, plutôt que de m’aigrir en grossissant les défauts de nos politiques, et de me confire dans des critiques dont mes visiteurs n'ont que faire, abandonnant momentanémentl’unique objet de mon ressentiment, à savoir la politique, hier soir, pendant que tous les financiers du monde s’échauffaient les bourses jusqu’à mettre le feu à la maison, elle brûlait la maison, mais j’ai regardé ailleurs !
Il était trop tard pour admirer dans le ciel le vol d’un oiseau, d’autant que les oiseaux de nuit, contrairement aux oiseaux de mauvaise augure qui sont légion, hélas, eux sont devenus rares !
Trop tard aussi pour admirer une fleur, elles ne sont plus très jolies dans mon jardin, et après le repas du soir, soupe de légumes maison, langue de bœuf sauce piquante, et poireau vinaigrette, rajoutez là-dessus du fromage blanc « artisanal » de Noirétable, onctueux et goûteux Nom de Dieu qu’il en est divin, non, pas de vin hier soir, de l’eau de Volvic, affichée à quatre euros dix-huit centimes le pack de six bouteilles de un litre et demi. Il se pourrait que nous fassions prochainement une économie de 150 ou 200 € par an, en passant à l’eau du robinet, qui tout compte fait n’est pas si mauvaise à boire, à voir…Après le repas du soir, je n'ai eu aucune envie d'aller me geler les glaouis- pensez à rentrer vos glaëuls- en cherchant dans le noir un oiseau ne nuit improbable, ou de fleurs certes belles à en mourir, mais plus qu'hypothétiques.
C'est pourquoi je m'en suis remis à Françoise, non pas toi Françoise, mais Françoise de "Et la Terre enfanta". Intéressant son roman.
J’ai donc détourné mon regard de toutes les turpitudes de ce bas monde, et l’ai fixé sur mon Lcd 16/9 Thomson, made in China, comme il se doit.
France 2 diffusait un film : « Je vous trouve très beau »…On pourrait croire que ce « petit film », aux antipodes de ce que je regarde habituellement, tout en lisant les journaux et les hebdos qui encombrent la table du salon, à savoir les torrents d’hémoglobine coulant à flots dans des productions hollywoodiennes, des films de guerre à gros budget où c’est toujours les Américains qui gagnent, on pourrait croire que ce film tourné avec trois francs six sous dans un bled où les bagnoles cabossées sont immatriculées 26, mais où le paysage est sublime, les montagnes avancent leurs sommets rocheux avec précaution, comme pour protéger une campagne douce et verte que l’on devine tranquille...On pourrait croire croire ce film insignifiant... bref, vous vous dites :
« Il a regardé un de ces films où des intellos parisiens nous balancent leur vision de la cambrousse, en caricaturant les bouseux, pour que le spectateur ne soit pas dépaysé, comme il le serait, si on lui montrait les gens de la terre tels qu’ils sont. Il va nous raconter Une soirée chez les ploucs… », ce genre de film vu et revu mille fois.
Non ! Ce film est une réussite, ce film est beau, ce film est tendre, ce film est gai, ce film est triste, ce film fait rire fait pleurer…ce film est magnifique, c’est un vrai film !
En résumé, un agriculteur taciturne et bourru, fermé comme une huître, se retrouve veuf, après que son épouse, confinée dans les travaux de la ferme avec pour seul fenêtre sur le monde, la télé et ses feuilletons amerloques, meure l'épouse, électrocutée par une machine à traire déglinguée, elle aussi..
Ils n’avaient plus rien à se dire depuis longtemps, se disputaient encore, mais seulement pour meubler les silences, ils n’avaient pas d’enfants...Bref, et d'une traite, l’accident fait d’Aimé Pigrenet un homme seul plus qu’un veuf.
Le reste est facile à imaginer, ne pouvant plus faire face aux travaux de la ferme, et surtout aux travaux domestiques, la scène du chat enfermé dans la machine à laver est cruelle, mais cocasse, Aimé en désespoir de cause se met en recherche d’une remplaçante pour combler le vide laissée par sa défunte épouse.
Il la trouvera en Roumanie. Helena s'invite chez Aimé, dont elle va bouleverser la vie, et chez moi, où sa gentillesse, son beau sourire, sa beauté de femme vraie, remplissent l'écran de douceur et de tendresse...
Ce qui fait l’intérêt de ce film, c’est que les personnages y sont dépeints avec le même regard qu’aurait un peintre faisant notre portrait. Ni super héros, ni angéliques ou salauds les personnages. Non, humains,simplement humains, avec tous les défauts que nous ne pouvons pas cacher, mais aussi avec les bons sentiments qui nous habitent, et qu’avec pudeur, Isabelle Mergault, la réalisatrice, arrive à nous montrer grâce aux acteurs qui dissimulent ces bons sentiments avec un grand talent…Elle en a du talent Isabelle Mergault, la nunuche chuinteuse, souffre-douleur des Grosses têtes, elle a heureusement trouvé sa voie. C'est une grande Isabelle !
Des acteurs remarquables aussi, un Michel Blanc qui se bonifie avec l’âge, il est de ces acteurs «Saint-Emilion grand cru » qui ont besoin de se faire oublier un peu pour qu’on les apprécie plus tard. Médéa Marinescu, Helena, touchante et belle à croquer. Eva Darlan nous fait aussi un sacré numéro dans le rôle de directrice d’agence matrimoniale, mère maquerelle qui s’ignore, gentille et distinguée. D’autres acteurs aussi, dans d’autres rôles bien croqués. Une mention spéciale à la chienne malinoise, qui passe du rôle chien de ferme oublié au bout de sa chaîne à celui de consolatrice et confidente, belle bête…
Je n’en dirais pas plus, ce film très beau est un film tourné avec le cœur, un film de femme, un film qu’il faut voir.
Je suis content de l’avoir vu, et je le reverrai encore avec autant d’émotion.
A Bientôt...
13:20 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
28 septembre 2008
Je refais un tour...
... Au pays des fées....

*** Jeu de couleurs sur le Ménez-Hom (Finistère) ***
Chaque jour un peu plus, l’automne allonge et rafraîchit nos nuits.
Irai-je jusqu’à dire dans ce billet doux, comme le fit une romancière de talent, que nos nuits deviennent plus belles que nos jours ? A l’aune de mes rêves, il se pourrait…
Surtout, l’automne nous fait comme chaque année le cadeau de ses couleurs.
Par touches, légères d’abord, puis se dissimulant presque sous des jaunes chatoyants, le roux gagne du terrain. Il finit par illuminer les arbres qui noyés sous ses feux commencent à se déshabiller.
C’est le temps de la nostalgie, nous regrettons cet été qui n’est pas venu... Les printemps sont trop loin pour nous consoler, le dernier depuis longtemps oublié, et le prochain si lointain…
Hier sur mon plateau de Châteaugay, j’ai trouvé comme une lumière que j’avais déjà vue ailleurs. Je musardais dans le chemin creux élargi à la lame, ex-joli chemin bordé d’aubépines, massacrées par le broyeur les aubépines.
C’est à peine si la poule faisane extirpée de sa volière et relâchée depuis peu a daigné s’envoler quand Olga est allée la renifler ; elle doit être morte à l’heure qu’il est la malheureuse bestiole. Elle ne m’a pas semblée armée pour résister longtemps aux chasseurs et aux chiens. Certaines des poules de ma grand mère étaient beaucoup plus sauvages, il fallait les attraper au poulailler la nuit pour les faire baigner dans un bouillon de légumes ! Le riz qui allait avec, on l'attrapait plus facilement, il était dans une grande boite en fer sur la cheminée...
Hormis la faisane, je me suis retrouvé sur la lande bretonne.
Mon grand oncle Jean, pur Breton s’il en fut me le disait quand il venait en vacances : « Ce pays ressemble au mien… » Oui c’est vrai, ils se ressemblent nos deux pays. Pure coïncidence, peut-être, peut-être pas. Pertinente ma remarque, et qui ne manque pas de Celtes…
La photo bandeau qui illustre ce billet vous est offerte par Laurence.
Il fut pris ce cliché, en haut du Ménez-Hom, un jour de grisaille. Cependant, quelques trouées de ciel clair au milieu de gros nuages noirs donnent à cette photo un petit coté irréel, un peu magique, mystérieux…Normal, ce lieu est magique...
Au loin, coule l'Aulne. Cette rivière est un fleuve puisqu’elle tutoie l’océan et rentre dans ses flancs.
Là-bas, dans l'Armorique de l'Oncle Jean, deux fois par jour les rivières coulent à l’envers, elles font un peu de place à l’océan qui se vautre dans leur lit. Il vient s'encanailler à la campagne.
Il lui arrive à l’Atlantique, de laisser d’étranges voyageurs sur les rives boisées de son amie.
Est-ce à force d’être salés et dessalés, qu’anses et méandres de l’Aulne se conduisent comme des ports ?
A moins que les équipages ne soient pris soudain d’élans bucoliques (frénétiques, merci Héraime. Ndlr.)
O combien de marins, combien de Capitaines,
Qui sont là dans les bois
Et ramassent des châtaignes…
Revenons à nos moutons, ils sont un peu plus loin, sur la Montagne Saint-Michel, où il faut absolument s’arrêter, dans les Monts d’Arrée. Je vous les montrerai un autre jour…
Pour l’heure, je tiens à vous féliciter tous pour votre connaissance de notre avifaune.
Pour ma part, c’était la première fois que j’en voyais une, car c’en était une.
A ma grande surprise, tout le monde a trouvé. Petit rappel…
Devinette du jour de l’autre jour :
Certes, je n’ai pas posé la question :
« Mais quelle est donc cette oiselle ? »
Et tenez-vous bien, cette question, personne ne se l’est posée non plus. Etonnant non ?
J’en déduis donc que tout le monde a trouvé. Bravo à tous !
A Bientôt…
PS : Un des plus beaux regards du cinéma vient de plonger dans le noir, mais il ne disparaîtra pas de sitôt. Paul Newman est mort avant nous…
Ce serait facile, l’actualité s’y prête, de parler de grands films où il fit montre de son talent, comme « L’arnaqueur », ou « La couleur de l’argent ».
Lorsque j’ai entendu l’info, c’est un autre film qui est immédiatement remonté du fond de ma mémoire, un Western.
Paul Newman y jouait le rôle d’un blanc élevé par les apaches, John Russell…
Richard Boone jouait le rôle du très méchant. Le film ? « Hombre » de Martin Ritt, sorti en 1967…
Un grand acteur dans un beau film…
Au revoir Paul.
17:10 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27 septembre 2008
Revue de presse...
... Et des gens pas pressés !

*** Ce matin 9:15 au Café de la Place. Chateaugay(63) ***
Certes, nous sommes plongés au cœur de la tempête financière mondiale, et les lourds nuages noirs de la crise..
Pour qui sont ces nuages
Qui passent sur nos têtes,
Et où prennent-ils leurs racines ?(Puissant l'esprit du Crabillou, c'est sûr ! Ndlr.)
Nous y sommes dans cette crise, dont ceux qui aujourd’hui nous l’annoncent grave, nous disaient hier que tout comme pour le nuage de Tchernobyl qui s’arrêta on le sait sur la rive Est du Rhin, cette crise ne devait pas nous atteindre !
Les Sarkozy, Lagarde et consorts qui apparemment n'ont rien vu venir, apparemment seulement, car je reste persuadé qu'un ancien ministre du budget et ancien ministre des finances, et qu'une ex- grande dirigeante des milieux d'affaires devaient bien avoir une petite idée de ce qui couvait derrière les vitres des buildings amerloques. Simplement, pour avoir les coudées franches dans le lancement des "réformes que je je je et tout le tintouin", il eut été malvenu de dire la vérité vraie à ces couillons d'électeurs.
Faisons donc semblant de les croire, quand ils nous baratinent sur l'aspect soudain et imprévisible de la crise.
Donc, n'ayant rien vu venir, et désagréablement surpris par la mauvaise nouvelle en lisant "Le Financial Times", ils nous tiennent aujourd’hui un discours à l’opposé de ce qu’ils ont raconté hier, et, avec le même aplomb qu’hier, ils nous demandent de leur faire confiance…Que diront-ils demain ?
Fort heureusement, il existe encore des havres de paix et de tranquillité, où les gens prennent le temps de vivre, tout comme ces tomates, de la variété "Borloo", vertes quoi qu'il arrive, qui prennent cette année le temps de mûrir.
Venez avec moi, je vous offre un café, ou autre chose au Café de la Place, chez moi, à Chateaugay.
Comme vous le voyez sur la photo bandeau, Béatrice, Jean-Paul, Lionel, Kiki et Jeannot n’ont pas l’air trop stressés, et pourtant, tout comme nous, cette commerçante, ces artisans, cet employé d’entreprise de TP et notre sympathique retraité vont voir cette année leur pouvoir d’achat et leur épargne rognés par cette crise venue nous dit-on des Etats-Unis. Comme le mauvais temps, tout ce qui est mauvais pour la France vient d'ailleurs, vous aviez remarqué vous aussi ! "L'enfer c'est les autres !", il avait bien raison, l'auteur de "Huis clos".
Elle arrive droit des US la crise, de ce pays modèle d’économie libérale où n’importe qui peut être fier d’être devenu riche, quelque soit la manière dont il l’est devenu. On peut aussi s’y retrouver dans la rue et à poil dans ce pays modèle, parce que justement les méthodes de certains riches fabriquent les pauvres à la même vitesse que Jésus multipliait les petits pains au lait et les sardines grillées au bord du Lac de Tibériade, à moins que ce soit au Gour de Tazenat, il faudra que je vérifie !
Mais oublions tout ça, faisons confiance à nos dirigeants, ils connaissent tout mieux que nous, et comme à chaque fois, ils sauveront la France, aidons-les, ne remuons pas trop le fion pour ne pas trop souffrir, et, par avance, remercions-les de si bien s’occuper de nous !
Ce problème de la crise étant réglé, voyons un peu ce qui se passe d’autre dans ce si vaste monde décidémment bien petit.
Tiens, une variante de l’effet papillon, qui m’inspire…
Le Dicton du jour :
« Quand tu pètes à Wall Street, ça sent la merde jusqu’à Hong Kong !»
C’est un peu trivial comme langage, mais en temps de crise, il faut « dire la vérité » aux Français…Mais alors, on leur racontait donc des conneries avant la crise ? Sans doute…
Oui, regardons autre chose que les cours de la Bourse…
Dans la colonne « Vite dit » de La Montagne, je lis :
Chaussures au cuir toxique.
Nom de Dieu, après le parapluie bulgare, voici qu’arrive le croquenot chinois !
Pas moins de 1,7 million de paires de pompes made in China ont été saisies en Italie. Le cuir de ces godillots s’est révélé toxique pour la peau.
Putain cousin, des godasses empoisonnées dans la Botte transalpine, c’est la merde sur les bords du Pô !
Toxiques pour la peau, pas grave ! Berlusconi aurait préconisé de faire imprimer sur les boites : «Chaussettes obligatoires avec ce modèle.»
Quoi d’autre ? Tiens, encore un record, Borloo va remettre une tournée :
Emissions mondiales records.
Non, il ne s’agit pas de la Star Ac’, il s’agit des émissions de CO2, ce fameux gaz à effet de serre qui permet aux ours polaires de nager dans de l’eau tiède. Emissions records, et c’est la Chine qui passe en tête, devant les Etats-Unis, comme pour les médailles aux JO.
Une autre nouvelle, réjouissante celle-là. Elle concerne l’industrie automobile:
Salariés de Porsche.
C’est une nouvelle qui va consoler les ouvriers de chez Renault en train de se faire botter le cul.
Cette année, les salariés de Porsche vont de nouveau toucher une prime substantielle, ce n’est donc pas la première, comme quoi il est possible de se faire du pognon en fabricant des bagnoles, il suffit de bien cibler la clientèle !
Porsche va verser une prime de 6000 € à chacun de ses salariés. Et si avec cette prime ils achetaient une Logan, ça sauverait la mise aux gars de chez Renault !
Il faut bien se quitter, faisons-le sur une bonne nouvelle :
Projet de délocalisation, selon FO.
Elle concerne nos amis Polonais. Ils vont bientôt, grâce à l’équipementier Hutchinson, une filiale du fleuron de notre industrie pétrolière, la société Total, se voir offrir cinq cents emplois dans la fabrication de produits d’étanchéité.
Un bonheur n’arrivant jamais seul, des terrains vont se libérer à Chalette-sur-Loing, là où sont fabriqués ces produits.
Des terrains qui se libèrent, c’est une aubaine pour les gens en quête d’un logement neuf. Pour ceux qui veulent acheter de l’ancien, c’est pas mal non plus. Il y aura sûrement des affaires à faire avec les cinq cents personnes virées de l’usine, et obligées de vendre leurs baraques s’ils veulent finir de payer les traites aux banques en difficulté…
Je vous quitte, comme ce matin j’ai quitté mes amis du Café de la Place, en vous disant…
A Bientôt…
13:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
26 septembre 2008
Et pourquoi ne pas vivre...
... Dans un cadre en solaire, hein ?

*** Un signe du cygne qui va au fil de l'eau...***
« Toi qui es ingénieux, tu ne pourrais pas trouver un moyen de brancher tout ce bazar ailleurs que sur EDF… »
Je suis frappé de plein fouet par cette brutale interpellation de ma gouvernante, dont au passage, vous pouvez apprécier les talents de photographe. C’est elle qui a réalisé la photo bandeau, avec mon appareil certes, mais c’est tout de même elle qui a fait clic. Vous auriez su vous, à partir de la plume laissée par un cygne sur une flaque d’eau sale, réaliser cette image d’une poésie telle que je reste coi...
Quoi ? Brancher « tout ce bazar », c'est-à-dire la plaque d’induction, la hotte aspirante, le cuiseur vapeur, et quoi encore ?
Je laisse en suspend mon laguiole, manche en olivier-le voici en photo- avec lequel j’effilais les cardes qui à midi accompagneront le lapin de la Nicole.
Du lapin à l’ancienne, nourri aux épluchures et à la luzerne. Attention avec la luzerne mes enfants, ne la donnez pas fraîche aux lapins, laissez-là "étourer" un jour ou deux, sinon gare au gros ventre ! Et des tas de bonnes choses encore qu'ils bouffent les lapins de la Nicole, comme les pissenlits, le séneçon, les collets verts, les betteraves avec du son, les leuges...dont les lapins fades et pâlichons que vous trouvez dans les hypers que la pub nous présente comme super et tout et tout, des trucs que les lapins de merde vendus sous plastique n’ont même pas idée que ça existe les pauvres bêtes ! Ha, les lapins de la Nicole, ils sont gras comme des cochons les vaches, mais quel régal !
Stoppé en plein travail, je me mets à réfléchir…
Il y a bien longtemps que dans ma petite tête j’échafaude des trucs et des machins susceptibles de couper le fil qui nous entrave les pattes, et qui fait de nous les marionnettes de la puissante machine EDF.
Les solutions ne manquent pas, pour sinon rendre autonomes nos pavillons, mais au moins ne plus faire appel à EDF que comme une source électrique d’appoint, et non le contraire, comme c’est le cas actuellement.
Oui, il y a possibilité d’équiper sa maison de panneaux photovoltaïques, et de revendre l’électricité produite à EDF. Il n’empêche que le revendeur, même s’il produit plus d’électricité qu’il n’en consomme, reste tributaire, pour ses besoins domestiques, du réseau EDF auquel il est raccordé.
Il y a bien sûr des raisons techniques. Je vais vous épargner un exposé ennuyeux. Pour faire court, le solaire, comme l’éolien, ne produisent que de façon intermittente, et qui plus est aléatoire. Hors, nos besoins sont continus.
Une maison « moderne », consomme de l’électricité en permanence. Le frigo et le congélateur fonctionnent 24 heures sur 24, tout comme la Vmc ; que dire de toutes les « veilles » de nos appareils de toutes sortes, PC y compris.
Le principal handicap de cette merveilleuse électricité, relativement facile à produire, c’est qu’elle est difficilement stockable en grande quantité. Qui plus est, parce qu’il est le plus facile à produire, le courant alternatif est devenu la norme, et la quasi-totalité de nos appareils, éclairage compris sont conçus pour fonctionner avec du 220/380 volts 50 Hertz.
Revenons à la maison.
Imaginons que je fasse installer cinquante m2 de panneaux photovoltaïques sur les parties exposées Sud-Sud-Ouest de la maison. Excellente exposition au demeurant, qui avec une pente de 15% me permettrait un très bon rendement. Arriverai-je à l’autonomie, théorique du moins ? Je ferai le calcul, mais je pense que non. Par contre, si ce n’est que pour brancher ailleurs que sur EDF « tout ce bazar », comme le souhaite mon excellente cuisinière - le lapin rôti était excellent, et bien que je me sois fait enguirlander parce que les cardes « étaient même pas effilées si ça se trouve !» je cite, nous nous en sommes régalés, avec le jus du lapin, je vous raconte pas !- c’est plus que suffisant, même pas besoin de faire le calcul. On peut y inclure la production d’eau chaude et la Vmc. Seul le chauffage devrait poser problème, quoiqu’en remplaçant les radiateurs par une pompe à chaleur, vas savoir si le compte ne serait pas bon…
Sauf qu’il faudra stocker cette capricieuse électricité solaire produite seulement pendant la journée, quelques trois cents jours par an. Il va falloir prévoir un local batteries assez conséquent, et prévoir aussi un onduleur pour transformer ce foutu courant continu 12 ou 24 volts en courant alternatif 220/380 volts…Pas simple tout ça.
Vous comprenez mieux maintenant, pourquoi EDF a encore de beaux jours devant elle. Un autre aspect que je n’ai pas encore abordé, ça coûte combien ce genre d'installation..
"Hein Jean-Louis, combien ça coûte pour "grenelliser" ma baraque ?"
A Bientôt…
13:27 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25 septembre 2008
I have a dream...
...Putain mais pas longtemps !

*** Le promeneur du Menez-Hom (29). 8 septembre 2008. ***
La phrase du jour :
Pourquoi rêver, quand on a tout ce qu'il faut pour faire de beaux cauchemars les yeux ouverts !
***
Il me semble que j’avais promis à une de mes visiteuses de faire une note brodée à partir d’un de mes rêves.
Il se trouve que depuis quelques temps, mes rêves ne sont pas racontables sur un site fréquenté par des gens respectables. Me voila donc obligé de le fabriquer ce rêve.
Fermons les yeux, et commençons à lire ce qui bouillonne sous ma coupe en brosse...
Comme tous les rêves, celui-la sera le fruit de l’imagination, et du subconscient qui cuisine son plat de la nuit à partir des ingrédients récoltés dans la journée, plus ceux puisés dans les placards aux souvenirs…C'est parti !
Les voyez-vous qui s’avancent. Lui, perché sur une caisse de poissons sur laquelle on peut lire :
« Offert à Nicolas par les pécheurs du Guilvinec reconnaissants. »
Il serre à la taille une longe fille roulée comme une princesse et qui minaude en regardant les flots que fend l’étrave de La Paloma, le yacht de Vincent Bolloré.
Au loin, se découpent les tours de Manhattan. Sur deux d’entre elles, qui se ressemblent qu’on les croirait jumelles, Jean-Marie, pas le vieux borgne du paquebot qui coule, mais l’autre, le flatulant bigot qui réussit à remplir le Stade de France rien qu’en lâchant sa merde.
Ce Jean-Marie en slip hurle à s’en péter les cordes :
- Faîtes pas les cons les gars... non, pas les avions, pas les avions…
Puis il disparaît.
C’est alors que Nicolas, déposant comme le ferait le vent d’autant (Avec un « t », car dans mon rêve, il s’agit du vent « D’autant en emporte le vent. ». C’est mon rêve, je fais ce que je veux, et ça se marie très bien avec la suite. Ndlr.)
Nicolas, comme le ferait une brise printanière d’un pétale de rose quand elle le pose sur l’eau si belle de la claire fontaine, où jadis je m’allais promener, dépose sans même demander de reçu, un doux baiser sur l’épaule nue de la jeune quadragénaire au regard de chatte, qui, pudiquement garde son autre main sur la sienne, car elle est à poil la coquine, bien que ce soit un rêve. Vous noterez, eu égard à l'éducation stricte de la plupart de mes lecteurs, que sur la photo tirée du rêve, le héros est beau garcon, et la guitariste n'est pas à poil. On sait se tenir aux Chroniques !
- Nicolounet chéri, ne me bave pas dessus, Crabillou nous regarde ce vieux salopard ! Sussure la belle, quand Nicolas la prenant pour une ménagère, se moquant de l'étiquette, lui met sa main sur le bastinguage...
Vous savez bien que dans les rêves, l’espace-temps n’est pas aussi figé que dans la réalité, heureusement, sinon tout le monde serait insomniaque !
Au loin, les gratte-ciel de Wall Street se rapprochent. Et soudain, comme un coup de tonnerre dans le silence aussi lourd et épais qu’une saillie de Frédéric Lefebvre, que l’on devine essuyant son vomi sur le gaillard arrière de La Paloma, une phrase... Flash-back sur le gaillard de l'avant.
Une phrase tranchante comme un rasoir sort de la bouche du père de Jean à la fille cousue d’or…nous sommes presqu'au Siné...
Plus fort encore que « La maison brûle…et tout le monde s’en branle ! » que prononça jadis Chirouille la Jacquouille à Johannesburg, juste avant de rentrer à Paris pour mettre en pièces une Loi sur l’eau inique qui eut pu niquer, si elle avait été appliquée, en les faisant payer, ceux qui salopaient les rivières et les nappes…
Une image qui surgit, les algues vertes dans la Baie de Douarnenez, cette Baie magnifique, que le porcs au cul bas transforment parfois en Baie des Cochons...
Pollueurs payeurs, vous rêvez ou quoi !
A propos de rêve, continuons…
Une phrase tranchante, vous vous souvenez :
« Il faut punir les coupables ! »
Cessant de ronfler, les dormeurs offrent au monde ébloui une minute d’apnée à la mémoire de toutes les malheureuses victimes des subprimes. Cet instant est grandiose, et bien que paradoxal, le sommeil est soudain plus profond.
Levant les yeux sur le magnifique navire avec jacouzis et tout le bordel, la foule immense voit le couple qui s’étreint avec entrain sur l’étrave et se transforme, lui en Chevalier Bayard, mais qui bave encore, elle soudain habillée, en Princesse de Glaive , celui de la Justice…
Tout se mélange, des bribes du vieux film « le Sucre » remontent à la surface, en un instant, Carla échappe aux bras de « Monmari », le justicier, qui a bien de la peine à marcher avec ses bottes d’égoutier qu’il traîne depuis le Cap Nègre, mais avec courage, il s’avance et fait front devant les traders de Wall Street. Ils foncent sur lui en brandissant des pancartes sur lesquelles on peut lire :« Financiers de tous les pays, restons unis ! », ou encore : « Nous vaincrons car nous sommes les plus forts ! ».
Ils scandent en chœur : « Nicolas t’es foutu, tes contribuables l’auront dans le cul ! »…
Sortis de nulle part, Lagardère, Bouygues, Dassault, Albert Frère et Desmarets, même le vieux Bernstein, banquier et assureur que Nicolas décora…d’autres encore, et qui se pressent autour de lui.
- Dis petit, il faudrait mettre une sourdine, souviens-toi qui t’a fait Roi !
C’est Vincent Bolloré qui vient de parler. Nicolas baisse la tête, et s’aperçoit qu’il y a encore de la merde de milliardaire sur ses bottes, il se tait. Carla se déshabille en jouant de la guitare, ce qui n’est possible qu’en rêve…
Je me réveille avec devant les yeux les derniers cours de l’action Vinci sur la valeur de laquelle est basé un petit pécule, résultat des fonds de participation, donc de mon travail. Le cours est à 33 € et des broutilles, soit à peu près la moitié de ce qu’il était l’année dernière…Il avait raison Nicolas dans le rêve que nous venons de vivre ensemble, il faudrait punir les coupables, et me rendre la différence...On peut toujours rêver !
A Bientôt…
PS qui n'a rien à voir avec ce billet, ni avec le PS du reste.
Je vous parlai hier de STRADA La vie d'ici, et bien la Rédactrice en chef vient de me communiquer le site de sa revue, le voici : www.strada-dici.com
13:35 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24 septembre 2008
Respirons un bon coup...
... Le bon air de la Haute-Loire...

*** Les gardiens du port de Roscoff (29). Septembre 2008. ***
Dans le courant du mois d’août, le 16 pour être précis, je recevais ce courriel :
Bonjour,
En recherchant des avis différents sur l'implantation des éoliennes pour enrichir une page de STRADA La vie d'ici..; (nouveau trimestriel gratuit en Haute Loire sur le thème du bien vivre) j'ai lu vos commentaires, très bien argumentés.
Je remonte à Crabillou... qui confirme que la retraite a du bon, et je vois que vous êtes en Auvergne.
Je recherche justement des contacts sur d'autres départements pour décliner STRADA aux alentours. Peut-être pourriez vous m'aider. D'où êtes vous ?
J’ai répondu bien évidemment, et demandé quelques précisions sur le fameux Magasine. J’ai encore reçu ceci :
Bonjour, je suis en plein bouclage, un peu débordée... je serai donc brève :
STRADA La vie d'ici est un magazine trimestriel gratuit sur le thème du bien vivre : humaniste, un brin écolo et toujours positif. Aujourd'hui distribué en Haute-Loire, demain... un peu plus loin, avec des articles adaptés à chacun des départements.
Ci -joint la présentation annonceur. A + tard ...Donnez-moi votre adresse postale, SVP pour que je vous fasse parvenir le magazine.
En pièce jointe, un volumineux Pdf de 2,9MB que je ne vous joindrai pas.
Bien, les vacances sont passées là-dessus, mais hier, le facteur non gréviste - qu'il ne vienne pas se plaindre s'il se retrouve employé sans provisions par une boite tchèque - m’a laissé une grosse enveloppe dans la boite aux lettres.
Surprise surprise, c’était le Numéro 1 de la revue trimestrielle gratuite, STRADA La vie d'ici..., qui m’avait été promise.
C’est bien la moindre des choses que je vous en dise un mot.
Les croquis et les images valant toujours mieux que les beaux discours, je vous ai scanné la page de couverture, et quelques autres pages de cette revue imprimée « luxe », ce genre de revue que l’on a du mal à mettre dans le bac jaune quand on a fini de la lire.
Jugez vous-mêmes, il vous suffit de cliquer sur les liens qui suivent.
Bien sûr, je n'ai scanné que quelques pages, mais c'est suffisant pour se faire une idée de la haute tenue de cette revue, et du savoir-faire de ceux qui l'ont crée et qui l'animent....
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***Strada_Page_2.jpg***
***StradaEdito.jpg***
***StradaDiététique.jpg***
***StradaRencontre.jpg***
Il est bien évident que je vais remercier Joëlle ANDREYS, c’est le nom de la dame qui m’a fait ce cadeau, et qui plus est, puisqu’elle le demande en page 2, je vais lui faire quelques suggestions, vous le pouvez aussi, elle en sera ravie.
Son contact : Strada43@gmail.com
Qui sait si je ne lui proposerai pas un petit texte, pourquoi pas…En attendant, je vous laisse savourer les quelques pages scannées, et je vous dit…
A Bientôt…
13:05 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23 septembre 2008
Même hors de portée de la main...
... Une chatte, c'est une chatte !

*** Poursuivie par Olga, elle s'est réfugiée sur une branche. (ce matin 8:30.) ***
Je dédie ce billet à Canelle, la jolie Persane...
***
Depuis plusieurs jours, vous avez pu constater que je suis littéralement harcelé par une rousse explosive qui veut absolument que je danse le chat chat chat avec Canelle, sa Persane.
Voici que l’opportunité de le faire se présente.
Ce matin, Olga a débusqué au fond du jardin une chatte, jeune et belle, qui était en maraude ou à la chasse aux moineaux.
Bref, après une courte course poursuite, pfuitttt...la chatte s’est perchée.
Olga est restée au pied de son arbre, où elle vit heureuse, et ne s’en serait jamais éloignée de son arbre, si je ne l’avais pas obligée à le faire.…
Clic clac, photos, et belle occasion de me rendre au caprice de la rousse Parisienne, sans avoir l’air de lui céder.
Je vais donc jouer à Chat, puisque Canelle m’y invite. Bon, ce n’est pas un exercice très difficile. Il faut je crois, parmi les blogs amis que l’on visite, en citer sept.
Je pourrais en citer beaucoup plus. Contrairement à beaucoup de blogueurs, je n’ai pas mis sur mon site une longue liste de tous ceux chez qui à l’occasion je vais faire un tour. Ce n’est pas pour ça qu’il n’y en a pas que j’apprécie, il y en a bien évidemment, mais je ne verse pas volontiers dans la brosse à reluire, et n'ai donc pas établi de liste de mes amis de la toile.
Je vais donc faire un effort, et vous citer sept blogs que j’apprécie. Je ne vous les mets pas dans l’ordre de ma préférence, mais dans l’ordre où ils me viennent en tête…En cliquant sur le nom, vous accédez au site :
Il nous gratifie de formidables carnets de voyage, ce globe-trotter tranquille est plein d’humour et de sagesse, ses billets sont d’une grande richesse.
De sa Haute Provence, il nous fait découvrir nos paysages et nos monuments avec son œil de photographe et des textes presque trop austères, tant ils sont documentés...
Qui sera sans doute surpris de se découvrir sur cette liste, mais sur son blog de présentation spartiate, il décortique avec intelligence et un regard quasiment à l’opposé du mien, des faits de société, ou d’autres choses. Cet érudit m’offre le plaisir de le contredire quasiment sur presque tout, ce qui m’amène à penser que nous sommes plus proches qu’il n’y paraît…
C’est la malicieuse maîtresse de Canelle, la comédienne sans qui je n’aurais jamais écrit ce billet. Son site est riche et plaisant, et ses amis sont rafraîchissants. Ha ces artistes !
Lui aussi, c’est un artiste dans son genre ! Outre que c’est un petit gros, ce Forézien partage avec moi des souvenirs de gamin pauvre mais heureux, sauvageons que nous fûmes, lâchés libres dans ce paradis pour enfants : la campagne !
Dominique prend un malin plaisir à voter systématiquement pour des candidats qui battent presque toujours les miens ! Mais j’aurai bien ma revanche un siècle ou l’autre ! Comme Christian le Grillon, Dominique possède une riche bibliothèque de souvenirs photos. De plus, il est un peu le Service dépannage du Blog50…Un conseil pour insérer une vidéo ou de la musique, 3615 Dominique... Et c’est rare qu’il ne vous tire pas d’embarras si vous vous empétrez dans la toile !
Profitez avec lui de l'opportunité qu'il vous offre de voyager à travers l'Europe dans la cabine de son poids lourd. Vous y vivrez l'insolite et l'inattendu, et découvrirez des personnages sortant de l'ordinaire. Il a un don de conteur- j'ai failli dire de compteur eu égard aux kilomètres !- pour nous faire partager ses souvenirs. Bon voyage.
Il y en a sept, le compte est bon.
J'ai presque des regrets, car il m'aurait fallu encore vous dire un mot de Maky, De Framboisine, d'Hélene, de Betty, de Monique, de Jean-Louis, et de pas mal d'autres.
Ce sera pour une autre fois, j'ai du boulot, voyez plutôt ce qui m'attend !
Ce n'est pas le moment de s'endormir sur les lauriers !
A Bientôt...
14:10 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22 septembre 2008
La fleur au fusil...
... En route pour la neuvième croisade !

*** Deux belles bêtes sur la lande bretonne...***
C’est aujourd’hui, puisque la Constitution remaniée le permet, que le Parlement réuni à Versailles va décider la prolongation de la présence de nos troupes en Afghanistan.
Il ne fait aucun doute qu’une forte majorité va se prononcer pour.
L’intérêt du vote n’est pas le résultat qui est connu par avance, tout a été fait pour que ce résultat soit celui qui va dans le sens des va-t-en guerre.
Depuis la nuit des temps, c’est ainsi, on ajoute des morts aux morts, pour que les premiers morts ne soient pas "Morts pour rien". Plus il y a de morts, et plus il est facile ensuite de pleurer devant les monuments érigés en l’honneur de ces « Morts pour la Patrie ».
Une fois le fiasco accompli, et quand tout le monde aura oublié ce qu'initialement ils devaient y faire,on aura tout le temps de regretter d’avoir envoyé là-bas des jeunes gars se faire trouer la peau.
Qu’importe si à travers le pays une forte majorité de citoyens disent souhaiter que la France se désengage de cette guerre qui, de toute évidence, ne peut mener nulle part.
Le désengagement de la France, c’est d’ailleurs ce que souhaitait le chef de l'état, connaissant le peu de goût des électeurs pour l'aventure afghane, quand il n'était que candidat, juste avant d’être élu .
Pourtant, une fois élu, changeant d’avis, au lieu de continuer le désengagement amorcé par son prédécesseur, dont il fut le ministre, il a renforcé le contingent français, et changé la nature de la mission, faisant de nos soldats non plus des auxiliaires de paix aidant le gouvernement afghan à reconstruire une armée, mais bien un corps expéditionnaire combattant sur le terrain. Ce sont dix soldats parmi ceux envoyés "en renfort" qui se sont ajoutés aux quatorze morts précédents...
Il eut pu ce chef d’état, lui qui a initié la réforme de la Constitution, plutôt que de prendre seul cette décision, montrant ainsi la sincérité de son désir de voir le Parlement associé aux décisions qui engagent la France sur les voies de la guerre, il eut pu, anticipant la fameuse réforme de la Constitution, convoquer le dit Parlement et mettre au vote la décision qui fut prise. Eut-elle était prise cette décision si le Parlement avait été chargé d'en débattre ?
Il n’en a rien fait, et aujourd’hui, le Parlement réuni en congrès est placé devant le fait accompli. Ses choix sont limités.
Comme il s’agit de la guerre, les godillots umpes suivront les yeux fermés leur chef en rangers. Vous noterez que je n’ai pas mis de majuscule à umpes, car dès lors que le parti des Umpes se comporte en parti godillot, l’Umpe de base devient minuscule, et de toute manière, dans ma phrase, umpes est employé après godillots en tant qu’adjectif qualificatif, parce qu'il le valent bien !
De même, les supplétifs du centre qui se voudrait nouveau, et qui n’est qu’un truc aussi vieux qu’érodé à force de se frotter à tout ce qui ressemble au pouvoir, à l’instar de leur chef, Morin des morts, qui vient tout juste d’admettre que c’est peut-être bien un peu la guerre quand même, bien qu’il y a peu il affirmait le contraire, eux aussi suivront. Ils se savent faire que ça d’ailleurs, suivre !
Il ne restera pour dire non, qu’un troupeau braillard et divisé qui sait par avance que son vote sera inutile, et que, quoi qu’ils fasse ou dise le troupeau, que ce soit oui ou que ce soit non, son vote lui reviendra dans la gueule - C'est quand même Jospin qui a envoyé l'armée en Afghanistan...Putain j'ai un trou, il n'y avait pas de Président chef des armées en 2001 ?- comme revient dans la gueule de l’aborigène alcoolique et maladroit le boomerang made in China qu’il lance sur le caniche du fermier blanc, en le confondant, le caniche pas le fermier, avec un Kangourou ce dingo !
Ce sera donc après le vote au Parlement :
« Oui Nicolas, c'est toi notre chef, quoi que tu fasses nous te suivrons, montre-nous la route, et parce que tu le veux, nous envoyons les gamins se faire dégommer par les barbares ! »
L’important donc n’est pas le vote, mais au nom de quoi les futurs tués seront sacrifiés. Certes, il sera dit et répété jusqu’à se péter les cordes vocales que nos soldats sont là-bas pour nous protéger de la barbarie, et qu’ils luttent avec un courage exemplaire, qui doit bien évidemment, mais répétons-le quand même, en temps de guerre, on ne répète jamais assez que les soldats sont courageux, qu’ils luttent nos braves pour faire triompher le Bien contre le Mal, la Démocratie éclairée contre la tyrannie et le Mal obscurantiste etc. Garde à vous, montez les couleurs, et en avant vers la gloire !





