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31/05/2008

Faites chauffer le moteur j'avais dit...

... Ils ont brûlé la caisse ces cons !

 
*** Madame Chiffon attend le soleil...et le casse-croûte ! ***

 Avant d’oublier, voici la note que j’avais envoyée à mes sourcilleux amis, les journalistes et modérateurs que je suppose unis et solidaires, au sein du Blognaute.fr. Ils n’ont pas jugés bon de la mettre en ligne, c’est leur affaire.

***

 Juste un petit mot, pour préciser qu’effectivement, je comprends qu’un journaliste scotché devant son écran, chargé qu’il est de « modérer », le cas échéant, la production foisonnante des habitués ou des occasionnels du Blognaute, puisse s’agacer de voir revenir à tout bout de champ des allusions, digressions et autre piques contre ce pauvre Président qui n’en peut plus d’être ainsi attaqué sur tout et n’importe quoi.

 Je ne vais pas encombrer plus que ça ce forum, mais j’invite les internautes et bien sûr la rédac, puisqu’elle y est (gentiment) mise en cause, à faire un tour sur ce lien, pour voir de quelle façon est perçue cette « omniprésence » de Nicolas Sarkozy, que le journaliste, qui souhaiterait que je le « lâche » , lui , le professionnel semble ne pas ressentir .

http://chroniquesducrabillou.blog50.com/archive/2008/05/2...

Cordiales Salutations.

***

medium_PourEliane.jpg Ce n’est pas le sujet du jour.

 Message personnel :

 La photo d'Olga, c'est pour toi Eliane.

 A propos de jour et de jours, il va s’en écouler quelques uns pendant lesquels, tout comme leur rédacteur en chef, les Chroniques du Crabillou seront en repos.

 J’essaierai de rediffuser quelques billets en différé…Nous allons voir si le Gard est plus sec que les marais arvernes.

 Tout à l’heure, juste après avoir fini de tondre le terrain de jeu des merles, moineaux, tourterelles, verdiers, hérissons, un écureuil parfois, des palombes des pies  et d’Olga, il nous arrive aussi d’y faire un tour en nous efforçant de ne déranger personne, j’ai pris mon Olympus, et je suis parti avec Olga, et comme elle, nez au vent.

 Pas loin, même pas sorti du bourg, j’ai rapidement amorcé un demi-tour droite, ce qui me contrarie toujours un peu. De lourds nuages noirs, se détachant sur un ciel si  gris que même un chti se mettrait à chialer, m’ont incité à regagner dare-dare le domicile conjugal, où m’attend patiemment je le sais, mon épouse, excellente cuisinière je le précise.

 Elle eut pu être femme de marin pêcheur, n’eut été le tarif prohibitif du gazole, qui m’a dissuadé d’embrasser cette carrière, ce qui ne m’empêche pas de connaître par cœur un ou deux couplets de La Paimpolaise ! L’amour de la mer, c’est comme le vélo, ça ne se perd pas ! Bien qu'on puisse perdre son vélo, et se perdre en faisant de la bicyclette, surtout chez nous, si tu connais pas bien…

Où en étais-je ? Oui, elle m’attend, et m’enguirlandera sûrement si je reviens mouillé, et qu’Olga a les pattes sales. Elle les aura sales les pattes Olga, car il commence à pleuvoir.

 En chemin, paf comme disent les rameurs pagaillous du Sud-Ouest, visez un peu sur quoi je tombe !

medium_Feu_1.jpg

 Deux voitures cramées, dont une qui l’est parce qu’elle était à coté de l’autre !

medium_Feu_2.jpg

 Il n’y a pas de fumée, car il n’y a plus de feu…j’explique ? Non, pas la peine, pas de fumée sans feu, inutile d’insister, il n’y a quand même pas que des imbéciles parmi vous. J’en profite, d’ici une semaine, ou plus si drachitude zéro au Sud, vous aurez oublié.

 Les voitures sont froides, c’est dans la nuit d’avant-hier qu’eut lieu le barbecue. Les photos de ces véhicules calcinés, démontreront s'il en était besoin, à ceux qui nous prennent pour des arrièrés indécrottables, que nous, les ploucs de Chateaugay, nous sommes aussi civilisés qu'à Paris. Disons au moins autant qu'en banlieue parisienne. Nous avons la verdure en plus....

 Mais il y a le feu, car il pleut vraiment ! Je hâte le pas,  pas trop quand même, mouillé pour mouillé, tant pis, pas la peine en plus de se casser la gueule !

 Et pif, levant mon regard profond où se perdirent jadis les yeux rêveurs, de bien des créatures parfumées, dont les affriolances froufrouteuses hélas fantômatiques, viennent quelquefois meubler mes songes de vieil adolescent…Bon, pour un jour de pluie, ça suffira.

 Je lève les yeux, et grâce à des verres correcteurs parfaitement bien adaptés, très mal remboursés certes, mais qui gomment l’astigmatisme et l’hypermétropie dont je suis affligé, tares gravissimes qui sans eux seraient invalidantes, je vois ça :

medium_Devinette.3.jpg

 Mais pétard de sort, quoi donc qu’est-ce ?

 Et je vous le demande à vous, perspicaces lecteurs….Pour vous aider un peu, je vous précise que moi, je l'ai vu en couleur. Je n'en dirai pas plus, ce serait trop facile.

 Joignez vos réponses, avec vos chèques à l’adresse habituelle, et amusez-vous bien en attendant mon retour.

    

 A Bientôt…

 

 

23:45 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (11)

Il drache sur Nantes...

...Ichi  auchi cha Rince, Barbara !



*** Le Bourguignon dans la potée auvergnate... ***

 Il peut faire la sieste sous les mufliers ce gros lard, après avoir bouffé la moitié d’un dalhia. Un dalhia nain, mais tout de même !

***

 medium_Cornard.jpgTiens, pour nous reposer un peu, allons faire un tour du coté du Blognaute de La Montagne, qui ces jours-ci, réagissant à l’info dont vous avez sans doute pris connaissance,  info selon laquelle la Région PACA allait fournir de l’eau à la ville de Barcelone qui en manquerait cruellement.

 Tout d’abord, quelques réactions des internautes qui ont donné leur avis...

 Le premier, qui est une première, je crois : 

« On dit tous les ans que la france manque d'eau et on va la vendre à l'étranger ?!!! Je comprends que dans le sud, cela commence à en énerver plus d'un... »

 Un autre, texto :

 « je n'ai aucune inquietude du risque de manque d'eau d'abord avec la montée des eaux suite au rechauffement de la planette et la fonte des glaciers,
ensuite on sait désaler l'eau de mer !
mais tout est à inventer au niveau d'une technique de masse , à un prix accessible »
 

Encore :

 « Comme si bien dit, l'eau source de vie. Alors, si les barrages sont plein, pourquoi ne pas fournir d'eau aux pays amis qui en manquent. Les rivières alimentent les fleuves qui alimentent...la mer. L'eau douce est perdue et devra refaire son cycle pour revenir en pluie. Oui, la région d'Espagne qui a besoin d'eau doit payer le coût du transport et de la main d'oeuvre que cela nécessite, mais doit-elle payer l'eau? Un geste de ce qui devrait être la solidarité doit-il se transformer en enrichissement pour certain? Notre époque est-elle si égoïste que le secours en eau devient source de discorde et de polémique, pauvres petits esprits mesquins, France qu'es-tu devenue. »

 Un dernier, texto aussi, à qui j'ai répondu, j'ignore si mon post sera publié :

 « tant qu'on arrosera les stades à tout va et qu'on remplira les piscines dans les jardins je continurais à arroser ma pelouse et mes tomates et à laver ma voiture; point barre »

 Je ne ferai ici, aucune remarque sur ce qu’à travers leurs commentaires, les gens ont exprimé sur le sujet  du forum voici le lien :

 La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?

 C’était le titre du sujet proposé par le Blognaute, vous pouvez aller y faire un tour si vous le souhaitez.

 Je rajouterai simplement ma propre contribution à ce forum, voici ce que j’ai envoyé  et qui a été publié :

2008 sera-t-elle l'année des découvertes ?

 En quelques semaines, on vient de s'apercevoir que les puits de pétrole avaient un fond, et qu'on le toucherait bientôt.

 Heureusement, grâce à nos dirigeants avisés, nous pouvons compter sur le nucléaire pour éclairer la nuit nos rues désertes, les enseignes des grands magasins, et les immeubles de bureaux, où continuent de fonctionner pour personne de beaux ordinateurs made in China.

 De nouvelles centrales nucléaires, qui feront demain grimper les actions de Bouygues, qui va racheter Areva, vont sauver la planète.

 Tout comme le charbon et le gaz, l'uranium est lui aussi inépuisable, chacun le sait, et le sous-sol de notre cher et vieux pays en regorge.

 Ce n'est pas pareil pour l'eau. Depuis la nuit des temps, elle est tellement rare qu'on utilise toujours la même. Le soleil évapore les océans, qui ne représentent hélas que les deux tiers de la surface de la terre, ça commence à faire juste, puis, lorsqu'Evelyne Dhéliat donne le signal, il drache.

 La flotte imbibe la terre, sauf aux endroits où il y a du goudron et du béton, et il y a des inondations. L'eau sale va dans les rivières, et entraîne les bouteilles en plastique vides, de Volvic, de Vittel, plus pas mal d'autres saloperies qui s'en vont nourrir les poissons, ou plutôt qui en font crever pas mal. La boucle est bouclée.

 Pour faire boire ceux qui n'ont pas les moyens de se payer de l'eau en bouteille de plastique, il suffit de nettoyer l'eau sale des rivières, et celle des nappes chargées de nitrates, ça coûte cher, mais il faut bien boire, et laver sa voiture !

  Année des découvertes 2008 !

 Enfin, on prend conscience que la situation est grave si on ne fait rien. Il y a toujours autant d'eau sur la terre, mais les proportions ont changé.

 Pour la vapeur, il n'y a pas encore d'études de faites, mais on sait que les glaciers et les pôles fondent comme neige au soleil, normal, il fait plus chaud qu'avant. C'est une bonne nouvelle, ça fait de l'eau douce en plus. Ce qui est dommage, c'est qu'elle se mélange avec l'eau sale des rivières, ou se perd dans l'eau salée des océans.

 Pas grave, il faut comme d'habitude faire confiance à la science. Déjà, les Russes ont mis au point une centrale nucléaire flottante, comme ça, même si le prix des terrains augmente en Catalogne, les Barcelonais pourront grâce à une ou deux centrales russes et l'uranium du Limousin, dessaler la Méditerranée, et jouer au golf sans piétiner sur la caillasse.

 Je vous le dis en confidence, n'ébruitez pas trop. Nos chercheurs de l'Inra, en étroite collaboration avec une grosse firme semencière de la région (1),  auraient mis au point une plante Ogm qui va résoudre la crise.

 Reste plus qu'à débloquer les subventions, ce qui ne devrait pas poser trop de difficultés, débloquer des subventions, ce n'est pas la mer à boire !

 En introduisant le gène de la vesse de loup(2)  dans des plants de sorgho (3), on obtient de l'eau en poudre !

 Deux cuillérées d'eau en poudre dans un litre d'eau de source, et on obtient trois litres d'eau du robinet !

 D'accord, je vous vois venir, il faudra trouver de l'eau de source...Faisons confiance aux chercheurs.

 Année des découvertes 2008, je vous le dis !

***

 A propos de découverte, vous avez pu voir que les professions "Pétro-sensibles", y en aurait-il qui ne le soient pas, manifestent leurs inquiétudes et leur colère.

 Non pas parce que le pétrole va se faire rare et finira par disparaître avant la fin du siècle. C'est peut-être le petit-fils d'un pêcheur breton actuellement posté devant un dépôt Shell ou Total, qui brûlera, en direct au vingt heures, le dernier litre de gazole en péchant le dernier cabillaud.  C'est dire que c'est dans pas longtemps.

 Non, ce qui mobilise les gens, ce sont les prix de plus en élevés. Ils veulent que les prix baissent, pour pouvoir continuer à en cramer comme si la source était inépuisable.

 Nos agriculteurs découvrent, il serait temps, qu'en plus du carburant dont ils sont gros consommateurs, les engrais, les pesticides aussi, qu'ils déversent en abondance dans les nappes phréatiques et les rivières, sont des produits directement tirés du pétrole. Ils n'en sont pas encore à redécouvrir les vertus du fumier et du compost, nous vivons une époque moderne, car hélas, eux aussi se laissent entrainer dans la fuite en avant.

 Hier, protestant pour obtenir la baisse du carburant, ils emmaillottaient un camion citerne, et une station Total avec des rouleaux de film plastique.

 Protester contre la hausse des produits pétroliers en gaspillant du...pétrole, quel symbole !

A Bientôt....

(1) - Le rapprochement avec la quatrième firme semencière mondiale, dirigée par un "paysan-chercheur" serait une pure coîncidence.

(2) - La vesse de loup est un champignon, délicieux quand il est jeune, et qui  à maturité, lâche un nuage de poussière brune quand, au risque de perdre son unique sabot, Héraime donne un coup de pied dedans !

(3) - Le sorgho, c'est une céréale qui s'accommode fort bien en zone de climat sec, et qui pourrait , il y en a, être cultivée en France, sans irrigation, et remplacer dans l'alimentation du bétail, le soja importé d'Amérique, où le maïs gourmand en eau. C'est pourquoi, la firme citée plus haut, pour contenter à la fois ceux pour qui le maïs est une manière de vivre,et ceux qui ont la trouille de ne plus pouvoir nettoyer leur 4*4, se propose de le marier avec le sorgho pour économiser de l'eau, ou en gaspiller moins, au choix.

30/05/2008

En vérité je vous le dis...

... La porte est étroite sur les chemins du Ciel...


*** J'ai connu ceux qui s'asseyaient là...***

 Et si c’était celle de Sainte Anne, la statue qui est partie avec Saint Verny, pour que cessent les courants d’air dans l’Eglise du village ?

 Si je vois Jean, quand il aura fini la grosse miche de campagne qu’il a achetée, anciennement chez Pauly, je l'ai vu sur la Montagne de ce matin, je lui demanderai, il doit savoir.

 Il n’y avait pas de dépôt de pain à cette époque, ni chez Pauly ni ailleurs. Le boulanger passait au moins trois fois par semaine, et si nous n’étions pas là, il laissait une couronne bien cuite et un pain derrière le volet.

 Il marquait le poids sur le carnet, laissé là bien en évidence. Tu pouvais vérifier, c’était juste, le chiffre du carnet correspondait pile poil au chiffre marqué à la craie au dos de la couronne ; pas la peine pour la miche, la miche c’est toujours le même poids. Ce n’était pas le dos d’ailleurs, puisque c’est de ce coté-là qu’elle était posée la couronne, sur la sole du four, pas grave, il était bon ce gros pain à la mie plus grise que blanche.

 Pas besoin de monnaie ni de Monéo pour payer le pain. Il suffisait de charger dans le tombereau les sacs de blé soigneusement pesés sur la bascule, puis de les amener chez Jeannot au moulin de Fontête en général, on buvait un canon avant de repartir. Et ça marchait tout seul, tu avais ton pain pour l'année, et du son pour mettre sur la betterave des lapins, elle était pas belle la vie !

 Le meunier faisait de la farine avec le blé, une part de cette farine servait pour le pain du paysan. Le reste servait à payer le boulanger et le meunier pour leur travail. Il est bien évident qu’un pareil système, seulement capable de faire vivre ceux qui cultivaient le blé, et ceux qui le transformaient en pain, qui ne faisait gagner d’argent ni aux banquiers ni a l’Etat n’a pas survécu longtemps quand sont venus les temps modernes.

 Il devint rapidement impossible de traduire en couronnes et en miches les quintaux de froment. Le blé, la farine et le pain s’achetèrent et se vendirent en francs, et tous, du paysan au boulanger découvrirent les charmes de la TVA, des emprunts, et des agios qu’ils payaient, quand le banquier découvraient qu’ils n’avaient plus de blé  sur leur compte, et qu’ils étaient à découvert !

 Ils commençaient à pointer le bout de leur nez les temps modernes, quand l’humidité et le froid me pénétraient jusqu’aux os le soir du Chemin de Croix.

 Il faut vous dire que j’étais un peu fiévreux, et pas mal enrhumé. Mais un bon rhume ne justifiait pas un arrêt maladie à l’époque, ni pour les ouvriers et les paysans, pas plus que pour leurs fils, enfants de chœurs compris.

 Le passage chagrin à la station I se passa à peu près bien. Ce n’est que vers la deuxième station, celle située au passage de la photo bandeau, que le chatouillement caractéristique qui précède la toux se manifesta.

 Je parvins à le réprimer jusqu’à la fin de la dizaine de « Je vous salue Marie… ».

 Je toussais donc sur les trois mètres séparant la station II de la station III.

 medium_Croix_des_Lepreux.2.jpgJe vous ai volontairement mis la photo du passage latéral entre les bancs et les piliers, pour que vous imaginiez le cortège.

 Le prêtre d'abord, un homme massif, quand on le voyait, et si on en jugeait à sa mine, pour lui le Carême, je doute qu'il le suivît jamais, devait être un vrai calvaire, puis quatre ou cinq mamies, pas tout à fait, car il y avait une vieille fille, et un petit enfant de cœur binoclard et enrhumé portant sa croix, et réprimant plus mal que bien son envie de tousser.

 Un Chemin de Croix je vous dis, un vrai !

 Cette croix, ci-contre, c'est La Croix des Lépreux...Elle marque l'emplacement de l'ancien cimetière, qui comme partout jouxtait l'église.

 A la troisième station, je n’en pouvais plus. Banane eut pu je pense accélérer dans la descente des canons, mais je crois que nous étions au maxi pour le chapelet. Une quinte incoercible me gonfla les côtes, et je toussai, toussai !

 Cloué sur place que je fus par le regard que me jeta le Curé. Cela me fit sur l’instant plus d’effet qu’une cuillérée d’eucalyptine Lebrun, le suppositoire  de la même marque eut été plus indiqué, eu égard à la gravité de mon état, mais totalement hors de question en ces lieux.

 Un regard donc, à l'effet immédiat, mais de courte durée.

 Ai-je tenu le coup jusqu’à la Station IV, celle sous laquelle s’asseyait Gilbert, le voisin de mon enfance au Quartier, peut-être, peut-être pas.

 A la suivante, ce fut encore la quinte et le regard quasi meurtrier, c’est ainsi que je me le rappelle. Il y a fort à parier que le Curé m’a seulement jeté des regards agacés, quoi de plus agaçant en effet que quelqu’un qui tousse pendant un discours, ou une prière. Mais pour qui se souvient, en ce temps-là, le prêtre, ou l’instituteur, représentait une autorité et une force capables de faire rentrer dix pieds sous terre un gamin ordinaire. J’étais un gamin ordinaire.

 Pour qui se souvient du prêtre que j’assistais ce soir là, son autorité dépassait largement le monde des enfants.

 J’ai souvenir d’un prêche où je revois l’assistance, c'est-à-dire une église pleine, courber la tête dans un bel ensemble. Cet homme était un véritable tribun. Il avait une voix forte et claire, et sa parole remplissait la nef, le chœur, et les deux chapelles.

 Pas de montée en chaire, car il n’y avait, et il n’y a toujours pas de chaire dans cette église ; y en eut-il jamais une dans le passé ? Pas besoin de chaire. Du haut des deux marches séparant la nef du Chœur, il prêchait, et c’était comme si sa voix tombait du Ciel, qu’il représentait en ce lieu.

 Comme mes trois  copains de messe, nous étions assis deux par deux de part et d’autre de l’autel, je l’écoutai...

 Etait-ce un jour d’élections, sans doute. Ces jours-là, hors les « rouges » qui votaient de bonne heure, il y en avait neuf, la plupart des Touretaires votaient après la messe. Etait-ce une habitude, où espéraient-ils du Ciel quelques lumières ?

 Je dis ça de cette manière, pour imager, il n’y a jamais eu de guerre entre ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas à Yssac, n’empêche, les opinions étaient beaucoup plus tranchées qu’aujourd’hui, et le clivage droite- gauche était bien un peu tracé au goupillon.

 Je n’ai retenu que cette phrase, et je le revois, presque rouge, écartant les bras et paraissant immense dans l’ampleur de ses vêtements et de ses gestes :

 « Mes frères, souvenons-nous aujourd’hui que Jésus-Christ, notre Seigneur fut le premier communiste ! »

 Un silence glacé pesa sur l'assistance, un instant immense s'écoula, avant que quelqu’un ose respirer à nouveau.

 Je ne jurerais pas, mais probablement que jamais avant lui le mot communiste n'avait été prononcé dans cette église, l’a-t-il été à nouveau ? Probablement pas.

 La voûte ne s’est pas fendue ce jour-là, mais c’était juste !

 A Bientôt...

 Il nous reste pas mal de stations à faire…

 
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