11 mai 2008
Le pétrole devient rare...
...Mais le gaz abonde, et... nauséabonde !

*** Vous connaissiez l'aïoli, voici de l'ail au lin ! ***
Il fait un temps magnifique, vous ne serez pas très nombreux à perdre votre temps sur mon blog, je ne vais donc pas trop perdre du mien en m’étalant sur un long billet.
Je vous lâche donc une note allégée, mais parfumée cependant au bon air de nos campagnes.
Pour l’occasion, je vous ai spécialement raté une photo en mode macro, je ne m’étais jamais essayé à ce mode, il est vrai que je n’ai mon appareil que depuis deux mois à peine !
Il s’agit d’ail d’ornement au milieu d’une touffe de lin…Un chef-d’œuvre !
Plus sérieusement, ce billet est inspiré, expiré aussi, par la récente menace de la hausse du gaz. C'est une note pleine d'optimisme, malgré la gravité de la situation. Car, comme vous le découvrirez en consultant le pps annexé au dossier, vous pourrez vous rendre compte que si le pétrole se meure, le gaz a devant lui un avenir radieux, nous ne sommes pas près d'en manquer.
Mais mieux qu’une longue dissertation sur le sujet, je vous invite à parcourir avec attention le pps suivant. Il vous est gracieusement offert par mes Bourbonnaises préférées. Je vous laisse, et vous dis :
A Bientôt…
Le PPS:
*****
***
*
08:18 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10 mai 2008
Madame Merlette fait son marché...
... Les carottes sont cuites !

*** Je gratte d'abord...

... Ensuite, je farfouille. ***
Je ne vous les présente plus, vous connaissiez déjà le père et ses trois grands enfants. Hier, vous en avez vu un des garçons prenant son bain. Mais vous ne connaissiez pas madame. La voici, en plein boulot, sur les deux photos en tête.
Elle est en recherche de nourriture pour sa nouvelle couvée.
Hier, elle chassait le lombric dans la pelouse, tout allait bien. Mais voilà-t-y pas qu’elle a jeté son dévolu sur un semis de carottes, des Touchons tout ce qu’il y a de bio. Trop bio sans doute, car dans le compost dont j’ai généreusement enrichi la bande de semis, il reste des vers de terre, et ça, aucun merle au monde ne peut y résister ! La preuve, regardez-la en plein boulot la coquine.
Là où le merle passe, radis et carottes trépassent !
Pas grave les radis, ils sont juste là, mélangés aux carottes, uniquement pour marquer la raie, ainsi, comme ils sortent avant les carottes, on peut repérer le semis, et biner entre les rangs sans risque de toucher les Touchons, sans quoi la récolte de carottes serait râpée. Tous les jardiniers font ça, de même que de mélanger les graines très fines des carottes avec du marc de café séché, robusta ou arabica, les deux font l’affaire, ce qui facilite un semis clairsemé, rendant pratiquement inutile l’éclaircissage après la levée.
Bon, tout ça, c’est ce qu’aurait dit Pierrette avant de livrer les deux litres du précieux liquide issus de la traite de la blanche charolaise, nourrie sur prairie naturelle, exempte d’engrais chimique, uniquement arrosée avant l’hiver du purin pompé à la fosse, dont les exhalaisons puissantes rendent piquantes les brumes automnales en ces terres d’élevage.
Mais après le passage de la merlette dans le potager, l’éclaircissage ne sera pas nécessaire.
Photo avant. Elles commençaient à sortir...
Photo après. No comment !
Il faudra trouver d'autres légumes pour accompagner les rôtis !
Bof, nous n’en mourrons pas, et il est encore temps d'en semer d'autres, ils ne demandent qu'à vendre leurs semences chez Kolopelli. Et puis, quel beau spectacle que des oiseaux heureux de vivre !
Bon week-end, et …
A Bientôt…
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09 mai 2008
Changement dans la continuité...
...On ne voit pas la différence !
*** Un futur champion fait la pause, et prend la pose. *** (Pigeonneau mâle de sept semaines)
J’ai lu et entendu un peu partout que l’hôte de l’Elysée, aurait, comme il le fait, du moins comme il le fait dire, au moins une fois tous les six mois sur toutes les ondes et sur tous les tons, aurait, encore une fois, ce n’est sans doute pas la dernière, changé, mûri etc.
A se demander si ceux qui l’ont élu ne se seraient pas gourés. Ils ont voté pour un Président, les urnes ont recraché un caméléon !
Il est de tradition d’attacher à nos présidents une trace de leur passage. Vincent Auriol est connu grâce à sa fille Jacqueline, avant lui, Félix Faure le fut grâce au chemin de fer… A Coty les chrysanthèmes, à De Gaulle la bombe atomique et le Québec libre, à Pompidou la raffinerie Beaubourg et la cortisone. A Mitterrand la pyramide du Louvre, l’écharpe rouge et le chapeau noir, la Grande Arche et Mazarine. A Giscard les diamants de son cousin et beau-frère Jean-Bedel, l’adjudant-chef Bokassa devenu empereur, pour Valéry encore, les avions renifleurs, et un record du Guiness’book inégalé à ce jour,celui d’avoir été le seul président français à jouer de l’accordéon en col roulé, après avoir bouffé des œufs brouillés chez l’habitant !
Il devait en bouffer beaucoup, car en 81, il donna l’impression d’avoir la bouche pleine, quand il prononcha son « Au revoir… » en cherchant la porte. Présider accompagné à l’accordéon, ça t’a une autre gueule que de jogger en ray bans accompagné par un 4*4 !
Chirac sera celui qui a fait re-péter une bombe atomique pour fêter le cinquantième anniversaire d’Hiroshima. Cette action remarquable lui valut un I-Nobel, c’était bien mérité ! C’est abracadabrantesque, mais il faut se souvenir que le grand Jacques est féru de la culture japonaise...
Et le chef d’état actuel me direz-vous, qu’allons nous attacher à son nom comme fait marquant de son passage à la tête du pays.
Il eut souhaité, sous la plume de Guaino, nous gratifier d’une « Politique de Civilisation ». L’idée était séduisante, mais hélas, c’était une idée bien trop grande pour un si petit homme. Ce fut un couac, et c’est dommage.
Quelque phrase-choc qui le ferait entrer dans la postérité, comme par exemple :
« Je serai le président du pouvoir d’achat ! », couac !
« Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas ! », couac couac couac !
Il y eut bien quelques morceaux de bravoure, comme cet éclat au Guilvinec, où, à peine protégé par une trentaine de gardes du corps, il bafouillectiva un pêcheur malotru,
« Descends si t’es un homme ! ». Brillant certes, mais on est loin du Pont d’Arcole ou du panaché bien blanc de Bayrou, ou d’Henri Quatre, je les confonds !
On pourrait encore citer, il n’était que ministre, le nettoyage au Kärcher qui fit grand bruit au pays de la racaille,
« Je reviendrai ! » Avait-il dit sur la Dalle d’Argenteuil. Mais comme depuis 2005, il n’est pas revenu, la performance ne sera pas homologuée.
Alors que reste-t-il à Nicolas pour entrer dans l’Histoire ?
Chanoine de Latran ?
A l’heure où même le Pape ne rentre pas dans le Top100 des personnages les plus influents du monde, Top100 publié par le Time, Nicolas n’y figure pas non plus, il faut du plus costaud que ça, le clergé n'offre plus de débouchés valables à un homme ambitieux. Nicolas ne sera pas le Chanoine qui ravit, d'ailleurs il ne boit pas !
Libérer Ingrid, dont il faudra que je reparle, ce serait bien, mais les Farc n’ont pas l’air de vouloir contribuer à la gloire du petit.
Que faire de ce délicieux :
« Casse-toi pauvre con ! »
Je reconnais que c’est court, concis, que ça sonne gentiment à l’oreille, et c’est très facile à retenir. Mais peut-on comparer le Salon de l’Agriculture avec un des champs de bataille où les grands hommes, d'un mot ou d'une phrase, gravent leur nom en lettres d’or dans la mémoire de la Nation, y gagnant à jamais leur place ?
Hélas non, le « Casse-toi pauvre con ! » du petit sang mêlé hongrois, l’hongrois qu’on ne croit plus, jamais au grand jamais n’éclipsera le « Merde » de Cambronne, qui aujourd’hui encore sonne plus fort à nos oreilles que les canons anglais et prussiens de Waterloo. Pas de chance, en plus Cambronne était grand !
Alors alors, quoi ?
Jusqu’ici, Nicolas n’a rien fait de remarquable, et ceux qui croient qu’il est capable de faire quelque chose de vraiment marquant en seront pour leur frais, nous avec, car les frais de l’opération, nous en prenons notre part.
Il n’a rien fait de remarquable, tripler un salaire, même si c’est le sien, ce n’est pas un exploit. Ouvrir la porte des cabinets à des aspirants ministres qui de rose n’ont plus guère que leurs caleçons, pas de quoi non plus rentrer au Panthéon.
Par contre, il y a une chose que lui seul sait faire comme personne, Nicolas Sarkozy change !
L'homme qui change qu'on aimerait changer, voilà ce qu'il est Nicolas !
Mais il faudra attendre encore un peu, à moins que d'ici là il n'est encore changé, mais y gagnerait-on au change ?
Quoi il change, nous aussi on change, tout le monde change…
Certes certes, tout le monde change. Mais lui, il change tout en restant le même, il est le seul à changer de cette façon. Il peut changer de veste en gardant la doublure de l’ancienne.
Nicolas change sans changer, il devient son contraire, et c’est encore plus lui.
Autre particularité, Nicolas change en public, et ça change tout !
Qui ne se souvient de ce ministre de l’intérieur, mari marri d’être cocu, qui se montra transformé par la douleur devant des millions de téléspectateurs, et presqu’autant d’électeurs…Complètement changé le ministre plein de morgue, il fut émouvant.
On le vit plus tard, infatigable coureur, juponnant à qui mieux mieux avec chanteuses et journalistes séduisantes , jusqu’à ce que Cécilia, de retour de son stage d'anglais aux US ne le change à nouveau ! Et que voilà le cavaleur compulsif changé, une fois de plus, en mari attentionné et irréprochable.
"J'ai changé !" a-t-il martelé le 14 Janvier 2007, jour historique où Nicolas réussit la prise de la smala umpe ! Et à chaque moment important de son parcours ou de sa vie, il change et change encore ! Il change de femme, elle est belle Cécilia, avecCarla c'est du sérieux, et de montre, à condition qu'on lui en offre une.
Il change d'idées aussi. "Je serai le Président du pouvoir d'achat" devient :"Les caisses sont vides !" , "Je serai le président des droits de l'homme" devient : "Rhabille-toi Rama, Ben Ali a fini". Avec Hu Jintao, c'est lui qui se rhabille...
Il a encore changé. "Exposer ma vie privée, ce fut une erreur, tout est en ordre maintenant."...
Qu'en pensent les lecteurs de Paris Match ?
Décidemment, il ne changera jamais !
A Bientôt....
14:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08 mai 2008
On souffle un peu....
19:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
8 Mai 1945. Une guerre qui finit...
... Mais du sang coule encore !
8 Mai 1945…J’ouvrai les yeux sur le 66ème jour de ma courte existence.
La veille, le 7, j’avais été baptisé à l’église du village, et à l’insu de mon plein gré. Ce jour-là, j’ai béni le ciel de n’être pas né dans une famille de confession israélite, car pour moi ce baptême se fit sans douleur, et sans faire couler de sang. « Mon prépuce m’accompagnera jusqu’au bout. » me suis-je dit dans ma tête de bébé brayaud.
Pas de sang, juste un goût de sel dans la bouche, bien vite disparu.
Du sang, il en avait assez coulé, et le son des cloches à peine refroidies de mon baptême pouvaient bien sonner à toute volée, elles n’étoufferaient jamais les cris et les pleurs de ceux qui n’étaient plus là.
C’était quand même la fête, les gens respiraient à nouveau, et ils étaient heureux. Je devais l’être aussi, je l’étais.
Ce 8 Mai, Fête de la Victoire est commémoré chaque année, il le sera cette année encore. Nous verrons donc des gens se recueillir devant les monuments aux morts, et se rappeler pour certains, encore nombreux ce que fut, pour eux, qui se souviennent, et pour nous qui nous devons d’y penser, ce que signifie ce jour-là.
Ce jour-là, mourrait le IIIème Reich qui devait durer mille ans, vieux d'une douzaine d'années, mais qui n’avait que trop duré.
Mort, ou endormi ?
Mort sans doute, mais qui fait encore des petits ailleurs dans le monde.
En ce 8 Mai, pensons aux Birmans qui vivent sous un régime qui ressemble comme un frère à celui qui sema la haine, le malheur et la désolation chez nous dans les années quarante.
Une guerre finissait, mais une autre était en train de naître. Chez nous, Les gens chantaient et dansaient, des ciseaux vengeurs, courageusement maniés par des gens pressés de se venger de leur propre lâcheté, faisaient tomber les boucles blondes et brunes de dames qui avaient conjugué le verbe aimer dans la langue de Goethe. C’était la fête, la France éternelle se remettait debout.
Pourtant, ce 8 Mai 1945, ce ne fut pas la fête pour tout le monde.
De l’autre coté de la Méditerranée, des hommes des femmes et des enfants sont tombés, non pas sous les balles des nazis, mais sous les balles de la police française, ou sous le couteau de la population arabe en colère...
Fêtons le 8 Mai, ce jour mérite d’être fêté. Mais pensons aussi aux morts de Sétif en Algérie, une centaine d'européens, et 10,15, 20 000 ou plus, "indigènes".
Une autre guerre se préparait là-bas…Jetez un œil là-dessus :
Pour les fanas des commémorations, n’oubliez pas que c’est aussi un 8 Mai , le 8 Mai 1429, que Jeanne la Pucelle délivra Orléans.
A Bientôt…
08:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07 mai 2008
Quel Monde Etrange...(Oh que oui !)
C'était il y a un an, au lendemain du 6, et nous étions le 7, premier jour de l'an 1, déjà !
***
Plein Gaz vers le Futur...
Bizarre cette sensation.
A peine une demi débaroulée écoulée, depuis que le grand Grouïck avait découvert cette planète, tout à fait par hasard d’ailleurs.
Il était à la recherche du mythique gaz dit « pet de nonne », dont parlaient quelquefois les anciens.
Et soudain, comme un bruit, rien de connu jusqu’à ce jour, enfin ce jour, c’est une façon de parler, juste histoire de se faire comprendre par ces êtres étranges qui ravagent en se multipliant, ou se multiplient pour le plaisir de ravager, on ne sait trop mais ils existent sur cette planète.
Car cette planète existe aussi , la preuve, c'est de son centre qu'est parvenu ce bruit !
Pas vilaine d’ailleurs, cette planète, et probablement habitable pour les slurps, si ce n’était justement ces êtres impossibles qui compliquent tout à loisir !
Une demi débaroulée, c’est à la fois peu et beaucoup. Peu pour le grand Grouïk et les siens, dont on ne connaît pas le début de l’existence, et qui ne mourront peut-être jamais.
Pour les slurps, dont le grand Grouïck est le chef, le temps n’existe pas, ils se promènent du présent au passé, et le contraire, sans problême, seul l’avenir leur échappe un peu, mais ce n’est qu’une question de temps !
Une demi-débaroulée, c’est une éternité ou presque pour ces mi-êtres mi-choses qui grouillent là-bas ! Ils se nomment les hommes entre eux, bien que la plupart ne se comprennent pas, et que tous ne se ressemblent guère.
Si on se place dans l’échelle de leur temps à eux, basé sur les cycles de passage de leur planête devant une étoile qui les éclairent seulement le jour et encore, une demi-débaroulée, ça correspond à peu près au laps de temps écoulé entre le jour du grand éclair, instant ou apparut Marcel, le premier homme, et le jour de l'invention du schmillbeurk, qui beaucoup plus tard,faillit faire disparaître la cuisine au beurre. C'était un mercredi !
Pour les hommes, le temps ne marche que dans un seul sens, en avant, et le plus vite possible !
Bien que s’accrochant au passé, ils vivent le présent comme si c’était déjà le futur, et perdent ainsi leur temps, dans un système où le temps perdu ne se rattrape jamais. C’est d’un compliqué tout ça !
N’eut été le goût de la recherche, le Grand Grouïck, appelons-le Gégé, pour faire court (en plus, je me plante à chaque fois que j’écris ce nom à la con !), Gégé donc aurait oublié sans regret ce jour fatal, le 6 Mai 2007, si on prend la date du temps de ces bestioles de l’étrange planète Terre.
Gégé recherchait des gaz nouveaux dans l'univers, car les slurps étant des êtres gazeux, ils avaient sans cesse besoin de nouveaux gaz pour assurer leur diversité, et pour le plaisir aussi, les slurps sont joyeux et bons vivants !
C'est donc avec grand plaisir et une émotion palpable, qui l'irisa un instant, que Gégé dirigea son perloscope ultra perfectionné en direction de la source sonore.
La nature du bruit ne faisait aucun doute, Gégé venait de détecter un nouveau gaz !
Aujourd'hui nous savons, les explorations ont eu lieu, les hommes ont été étudiés, leurs moeurs décortiquées, et leur temps déchiffré mesuré, remonté.
Le gaz détécté par Gégé n'est pas le fameux "pet de nonne", il faut chercher encore, mais il y ressemble fort.
Ce jour-là, du centre du monde, enfin de la planète Terre, c'est la même chose, le centre du monde était situé à Paris ce 6 Mai 2007 à 20 heures, le mystérieux gaz fut émis !
Gégé avait dirigé son perloscope sur un homme femelle, elle était quatre !
A 20 heures pile, elle flatula de bonheur, et tout l'univers sut qu'elle était heureuses !
A Bientôt...
06:50 Publié dans ECRITURE... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
06 mai 2008
6 Mai 2007...What else ?
...Il y a 168 ans, était collé le premier timbre !

*** Le bonheur est dans le pré ***
Depuis quelques semaines, il n’est question que d’anniversaires.
Le quarantième d’abord, concernant un mois de Mai de l’an de Grâce 1968, dont l’image la plus marquante fut sans doute celle d’un général français, prénommé Charles, qui se rendit en Allemagne, retrouver un autre général, français aussi, Jacques, qui s’y trouvait déjà.
Ce fait inhabituel suffit à faire de ce Mai 68 un moment historique.
Inhabituel, car au cours de notre histoire, ce sont surtout les généraux allemands qui périodiquement s’installaient chez nous !
Donc, nous avons fêté le quarantième anniversaire de l’entrevue catiminiesque de Charles rendant visite à Jacques.
Un autre anniversaire, celui-là serait un premier, envahit aussi notre espace médiatique. Quel événement marquant qui aurait eu lieu l’année dernière, le 6 Mai, mériterait tant d’intérêt, que télés, journaux et radios s’en emparent et le remalaxent à l’envi.
Est-ce que la sandwich' party improvisée au Fouquet’s, après qu’un politicien vainqueur d’une élection somme toute banale, consistant à remplacer un président par un autre de la même bande, justifierait pareil ramdam ?
Certes, la phrase qu’il prononça ce soir-là, pour surprenante qu’elle fut de la part de celui qui après avoir trahi à peu près tout le monde dans son camp se revêtait de la tunique de la loyauté affirmée, ce qui aurait du faire rire les uns et grimacer les autres, ne figurera pas pour autant dans les recueils de citations célèbres. Au théatre des deux ânes, et encore !
« Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas ! »
C'est ce qu'il a dit dit ce soir-là. Il s'est fait raccourcir plusieurs fois le nez depuis !
Puis, plaquant ses troupes pleurant de joie, les hommes la larme mouillant la paupière, les femmes mouillant tout ce qui pouvait l’être en plus, il partit casser une croûte avec ses potes milliardaires. Juste un coup sur le pouce, car le lendemain de bonne heure, il partait en croisière avec Cécilia. Oui, Cécilia, celle qui s’est mariée avec Richard en Mars dernier.
Bien sûr, pour les aficionados et le aficionadas du héros de ce soir-là pourquoi ne pas ouvrir un demi-litre de Champomy. Mais pour les autres, pour vous, pour moi, quelle importance ?
Nous, qui n’avons aucune envie de fêter ce 6 Mai-là, que pourrions-nous fêter ?
Tiens, je vais marcher sur les plates-bandes de Maminie, je vais vous sortir du chapeau quelques anniversaires du 6 Mai…
6 mai 1576
Fin de la cinquième guerre de religion. Contraint d'accorder aux protestants de larges concessions par l'édit de Beaulieu, s'attire la colère des catholiques qui fondent la Ligue.
6 mai 1777
La Cour du roi s'installe à Versailles. Durant la construction du palais, qui débuta en 1661, elle a dû partager son temps entre Saint-Germain, Vincennes et les Tuileries.
6 mai 1777
Exclusion de Desrues, assassin de madame Saint Faust de Lamotte et de son fils. Les circonstances odieuses des crimes de Desrues ont jeté une singulière épouvante parmi nos pères. La vie entière de ce misérable avait été une suite d'actions infâmes. Il semble, d'après ce que l'on rapporte de sa constitution physique, que sa scélératesse a été plus encore le résultat d'une organisation monstrueuse, que d'une mauvaise éducation. Ce fait ne prouverait rien contre l'abolition de la peine de mort : le système de détention appliqué aux fous dangereux serait également applicable à des monomanes de cet ordre.
6 mai 1840
Le premier timbre est mis en vente, en Angleterre.
6 mai 1889
Inauguration de l'Exposition universelle. Un banquet est organisé, présidé par Sadi Carnot, dans la Galerie des glaces de Versailles. On peut admirer la tour dont la construction par l'ingénieur Gustave Eiffel a provoqué un scandale. Il était prévu de la détruire après l'Exposition.
***
Voilà pour aujourd’hui. Vivement demain !
Quand même un geste, pour ne pas laisser les Umpes seuls dans leur chagrin, je leur dédie les scans, verso, et, bien de circonstance le recto également, pour une fois je le place devant, pour que les gens sachent bien qu'ils l'ont eu de partout, scans des couvertures du bouquin de « M’sieur Joffrin ».
Ayons aussi une pensée pour ceux qui le 6 Mai 1821 ont pleuré quand Elkabbach leur a annoncé que l'Empereur était mort la veille. Mais fêtons aussi cet événement, la mort d'un tyran, fut-il déchu, ça se fête !
A Bientôt…
10:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05 mai 2008
Le Bandeau n'est pas mort !
17:41 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Et pendant ce temps-là...
... Coule le Chambaron.
C’était hier, et nous étions Dimanche. Un beau jour, comme sait nous en donner le mois de Mai, quand il le veut bien.
Au matin, le ciel s’était garni de moutons blancs immobiles, puis les avait vu fondre sous le chaud soleil, il en bleuissait de plaisir…Comme depuis des lustres, usant les dernières eaux de l’hiver, indifférent à ce qui se passait là-haut, le Chambaron suivait son cours….
Un beau Dimanche, je vous l’ai dit. Si vous aviez été là, vers onze heures, quelque part près du clocher du village, vous auriez pu entendre :
- A quelle heure le lâcher ?
- Huit heures quarante.
- Bon, à soixante-dix à l’heure, il faut compter vers midi, midi dix, encore qu’il commence à faire chaud, il n’y a pas de vent. ils n’iront pas très vite...
Le temps passe, puis soudain, comme à chaque fois, une petite poussée d’adrénaline…
- En voilà un !
Une ombre traverse la cour, un bruissement d’ailes, le voila !
C’est un beau mâle bleu de deux ans qui se présente à l’entrée du colombier.
Il est 12 heures 16.
Il a été lâché à Tours, avec plus de trois cents de ses copains, il aura donc mis trois heures et trente six minutes pour rentrer à Yssac.
Le colombier est distant, c’est le GPS qui le dit, de 240,922 km du point de lâcher. Il a donc volé à la vitesse théorique de 66,93 kmh. Plus vite en réalité, car il n’a pas volé en ligne droite, la trajectoire qu’il a réellement suivie fut beaucoup plus longue…
Ce pigeon est le premier arrivé au colombier, il y en avait 23 autres avec lui. Le deuxième ne s’est pointé qu’à 12 heures 44, et en fin d’après-midi, seulement 14 pigeons avaient rallié leur case. Ce fut, dans le jargon des colombophiles, un "concours dur". Premières grosses chaleurs, orages, gros lâchers étrangers, belges anglais, hollandais, allemands qui "entrainent" les pigeons auvergnats qui croisent leur route ? Les pigeons ne parlent pas, donc nous n'en saurons rien.
Il en reviendra d’autres, mais il est presque certain qu’ils ne reviendront pas tous.
Aujourd’hui, tous les colombophiles de la société vont porter leurs appareils de contrôle pour le « dépouillement ». Avec toutes les heures d’arrivée. Le classificateur fera le classement du concours. Est-ce que le beau mâle bleu montera sur le podium ? Il s’en fiche de toute façon, il a retrouvé sa femelle qui couve peut-être des futurs champions ; lui, il ignore que Dimanche prochain il visitera le ciel de Château du Loir, encore plus loin…
A Bientôt…
PS: Je ne peux plus pour l'instant mettre de photo en bandeau d'en-tête. L'hébergeur d'images Hiboox me fait des misères...Je suis trop paresseux pour HTML-iser moi-même mes images, nous verrons ça plus tard s'il le faut...
07:20 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04 mai 2008
J-2, il ne pleut plus...(Un an derrière)
Voici le billet que j’ai mis en ligne le 4 Mai 2007, depuis l’ordinateur lambin (pas d’Adsl) de notre gendre, dans le Gard.
Nous étions à trois jours du départ en croisière de Cécilia avec le futur mari de Carla, que nous voyons ici, à poil,pas le mari, et seulement à deux jours de la naissance de la France d’après…
A part m’être gouré sur la vision d’un règne de 25 ans, alors qu’il ne terminera peut-être pas son premier quinquennat, ma vision de l’avenir merveilleux qui s’ouvrait à nous sous la bottine du Rikiki n’était pas si mauvaise…Jugez plutôt :
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ADSL escargot...Pas de photo...
Il s’est arrêté de pleuvoir ce matin vers neuf heures.
La pluie était attendue, et tout le monde ici se réjouit qu’elle soit tombée en abondance Demain, nous retournerons dans notre cher et vieux pays, que nous regarderons en face, à nouveau.
Dimanche, tranquille et serein, je m’en vais glisser dans l’urne, sans état d’âme, un bulletin Ségolène Royal.
Ce n’est pas parce que je porte à Ségolène une admiration sans bornes, ou qu’elle m’inspire amour et passion.
Non, c’est simplement parce que le projet qu’elle défend est beaucoup plus proche de la vision que j’ai de la société que le projet du candidat Umpe, qui me semble trop éloigné de ce qui convient à une France tranquille, apaisée, fraternelle, et fière de ce qu’elle est.
Je souhaite que mon choix soit celui du plus grand nombre.
Mais je n’exclus pas que ce que j’espère ne soit pas ce qui sera décidé par la majorité des électeurs.
Si l’on se réfère aux derniers sondages, la bataille, si elle n’est pas perdue, est loin d’être gagnée !
Nous verrons Dimanche soir.
On sent que le vent de la victoire, qui semble se dessiner pour le camp du Rikiki, donne des ailes à ceux qui croient en lui, ils commencent à se griser. C'était touchant d'écouter Michèle Alliot ex-marrie s'habiller ce matin en Premier Ministre ! Lui-même, je l’ai entendu ce matin aussi, chez son pote Elkabbach, ne se sent plus pisser, il jubile !
Lui qui se dit si respectueux de « Madame Royal », l’a traitée avec une condescendance proche du mépris. Bon Dieu que c'est lourd, l'humour Umpe, j'ai du mal à m'y habituer !
Bas, ce n’est pas très important.
Il se pourrait donc que lundi, la France se réveille avec Monsieur Nicolas Sarkozy comme Président.
Ce n’est pas ce que je souhaite, mais ça n’empêchera pas le soleil de se lever, et je me lèverai aussi.
Déçu sans aucun doute, mais ni en colère, ni desespéré.
J’ai eu de nombreuses années de rodage à la vie sous des Présidents de droite depuis 1958.
Seulement 14 ans avec un Président de gauche en 49 ans. J’arriverai à m’y faire !
Vous avouerai-je, que lors du débat, j’ai failli changer d’avis !
Eh oui, bien que Ségolèniste convaincu, je fus un moment ébranlé dans mes certitudes.
Souvenez-vous, à un moment, le Rikiki, dans un élan de générosité sociale dont lui seul a le secret, a promis-juré, donc il le fera, qu’il s’engageait à rembourser les prothèses dentaires et les lunettes…Nom de Dieu, il rajoutait les anus artificiels, et je changeais de camp !
C’est que nous en aurons besoin, s’il est élu ! Et ses électeurs plus que les autres, car c’est eux qui se sentiront les plus meurtris dans quelques mois !
Il a fait une autre promesse, et je prends le pari que celle-là, il ne la tiendra pas :
C’est de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels.
S’il est élu, il continuera de verrouiller le système, il en contrôle déjà pas mal de rouages, et se mettra au boulot pour occuper l’Elysée vingt ou vingt cinq ans !
Si par malheur Rikiki, après avoir intrigué au RPR, depuis trente ans courtisé et trahi, pour les enfoncer, tous ceux qui en ont fait ce qu’il est, accède à la magistrature suprème, que les électeurs qui en auront fait notre Président ne viennent pas se plaindre, s’ils se sentent trahis !
Qu’ils s’en prennent à eux-mêmes, ils seront les seuls responsables…Si avec Nicolas Sarkozy, ça me surprendrait, tout devient rose, je prends ma carte chez les Umpes.
C'est une promesse, pas un engagement !
A bientôt…
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