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25 mai 2008
Putain de Merde...
... Mais c'est qu' ils sont bourrés ces deux cons !

*** C'est leur première sortie aux deux petites. ***
Il ne s'agit pas, évidemment, des deux jeunes moineaux, des demoiselles, puisqu'elles ne plastronnent pas, mais des personnages du billet qui va suivre.
***
Avertissement :
Rien qu’au titre, vous avez compris que si des enfants de moins de huit ans sont avec vous devant l’écran de votre ordinateur,avant de continuer si vous avez le courage de continuer, il se peut aussi que vous n’ayez rien de mieux à faire, il vaut mieux les éloigner les mômes, ou alors changer de chaîne.
En effet, cette note sera entièrement écrite dans le style d’une conversation photographiée en live, et non retouchée, ce blog est brut de décoffrage, à la buvette de l’Assemblée Nationale. Le langage est cru, car les acteurs, eux étaient pas mal cuits, et se lâchaient sans retenue, ni sur leurs salaires dont on peut dire qu’ils se font pas chier ces salopards, ni dans leurs propos, car maintenant que la France d’après la France d’avant sera loin derrière, la « popu langue » a enfin conquis ses lettres de noblesse.
***
La scène que j’évoque, non pas pour vous en narrer les détails, mais uniquement pour en copier le style, afin de rester à la page dans mes écrits, se déroulait il y a seulement deux ou trois ans, dans un futur proche. Il y avait un petit bout de temps que je ne m’étais pas propulsé dans le futur, eh bien je peux le dire, je ne regrette pas le voyage !
Je sais, la photo n'a rien à voir, mais c'est pour vous faire voir que je progresse. On continue...
Que je vous situe la scène. Nous sommes début 2011, à la buvette du Palais Bourbon (!). Il y a seulement trente cinq heures minutes que Nicolas vient de terminer son discours. Il vient d’exposer devant les députés, dont certains dorment encore, les trois cent quatre vingt une réformes qu’il lui reste à mener avant Mai 2012.
Le temps presse, car il ne lui reste que treize mois et quelque avant sa réélection.
Pour la petite histoire, juste d’un mot, car ce n’est pas le sujet du jour. La probabilité est forte qu’il ait à affronter au deuxième tour ce que les journalistes appellent « Les Quarante Babas » qui se battent comme des chiffonniers, pour décrocher le sésame de l’Elysée, et défendre les « valeurs » de Jaurès, de Blum et de Dany Boon, dont Sarkozy, pas chti, a du finalement, le Conseil Constitutionnel l’ayant décidé ainsi, céder les droits au PS.
Il a du céder aussi, et c’est ainsi que la modification de la Constitution est passée comme une lettre à la Poste, en Juillet 2008, le jour de la première étape de repos du Tour de France, en échange du vote PS au Congrès, céder dis-je, sur l’amendement Jumbo, exigé par le troupeau des responsables socialistes.
Désormais, il est possible de présenter un candidat multiple à la Présidentielle. Limité à quarante personnes cependant le candidat multiple, pour éviter le bordel.
Pour justifier cette disposition, à David Pujadas, qui lui posait la question de savoir si ce n’était pas aller un peu loin dans la réforme, Nicolas, répondit, en haussant plusieurs fois, et l’une après l’autre ses frêles épaules :
« Quoi, fallait quoi que j’fasse ? Rien, comme Coty, Giscard, Auriol, Mitterrant, Chirac et Pompidou… »
« C’est pas dans l’ordre Nicolas, et Mitterrand, ça prend un D, pas un T », osa l’interrompre David, un rien frondeur.
« Ouais bon, quel importance à l’âge qu’il a maintenant, que Mitterant…Le R aussi… bon, que Mitterrand prenne un dé ou un thé, hein... C’est vrai, quoi ! Fallait qu’on bouge pas ! Les Français m’ont élu pour que j’fasse les réformes que et qui …Et puis quoi, j’suis bien tous les ministres à moi tout seul, alors pourquoi pas un Président à plusieurs. Hein…Merde, ya qu’nous deux (voix off !) »
Puis il rajouta, croyant que caméras et micros étaient coupés :
« Ok David, je te les fais à 500 € mes pompes, tu chausses bien du 39 ? Elles sont pratiquement neuves, tout juste si j’ai un peu marché dans la merde au dernier Salon des bouseux… »
Effectivement, on se souvient.
Un incident regrettable, mais vite étouffé dans les médias.
Au cours de la visite au Salon de l'Agriculture, une vieille agricultrice des hauteurs de l'Auvergne profonde, s’approchant du chef de l’Etat : « Chuis heureuje, heureuje…à un point que vous n’imaginez pas Meuchieur (prononcez monsieur. Ndlr.) le Préjident. Chuis émue aussi, émue à un point tel chais pas quoi vous dire, figée que je chuis par tant d’émochions) (ensemble tout est possible !) à l’idée que déjormais, che puis enfin mourir heureuje….Toi là-haut, Joseph, qui me regardes et que ch’aime encore malgré que tu allais trouchcher (certains journalistes, dans Paris Match notamment, on écrit troncher, trompés par le contexte .Ndlr) cette chalope de Mélanie Fougin au bois de la Tirette, pendant que je trimais et chuait chang et eau pour dépiauter le maïche de chemence à Chappes ! Tu crois que je le chavais pas chaloparfhch…. »
Elle s'étranglait la pauvre, pleine d'une sourde colère, à l’encontre de Joseph, le défunt volage, qui soit dit entre nous, en troussa bien d'autres que la Mélanie. Sacré gaillard ce Joseph !
Les ulcères variqueux de ses jambes torses, mal soignés eu égard aux franchises exorbitantes mises en place par Roselyne, suintaient d’une rage mal contenue.
Elle se reprit, et poursuivit :
« Vous êtes venu, je le chavais, ch’y penche la nuit, ch'y penche le jour, quand je rinche mon drap… »
A propos, je vous mets un lien : Chanson
On sent monter l’impatience chez Nicolas.
« Abrège Mémé, tu veux quoi ? »
« Chi dans votre infinie bonté, qu’un inchtant vous fuchiez chaiji par la grâche, et vous laichiez aller à cette générojité naturelle, dont… »
« Putain, mais elle veut quoi la vioque ? Elle postillonne en plus Mémère ! »
Se penchant, assez bas tout de même, Guéant, à l’oreille de Nicolas :
« On lui a pris sa pancarte, on croyait qu'elle était de la Chéjété, c’était écrit : Remboursez les lunettes, le dentier c’est pas la peine, j’ai celui de mon pauvre Joseph, mort de la cirrhose en 2006, il est à ma taille. »
« Tiens, file lui ces ray bans, elles sont trop grandes » Même en 2011, beaucoup de choses étaient trop grandes pour Nicolas...
La vieille paysanne à mi-temps, licenciée de Limagrain pour cause de délocalisation, également diplômée de Marmilhat, ce qui explique la facilité dans l’expression, bien que le phrasé s’altérât quelque peu, car le dentier de feu Joseph était quasi le même que celui de Giscard qu'il croisait souvent le matin de bonne heure, quand il conduisait le camion du laitier à Rochefort. Rochefort-Montagne, et c'est Joseph qui était chauffeur. On le sut plus tard…
La vielle dame, aussi austère qu’une veuve de bûcheron, laissant éclater sa joie, s’avança un peu, comme si elle voulait embrasser le généreux donateur.
« Merchi Meuchieur Chirac… »
« Quoi ! Elle me prend pour Chirac… Casse-toi vielle conne ! »
Mugit-il le Nicolas, pas trop fort cependant, eu égard à l’âge avanché de la vioque, et surtout à la présence de Placide, dont le mufle humide lui mouillait la nuque.
Et c’est là, que faisant un pas en arrière, Nicolas marcha dans la merde.
Il faut dire que Placide, un superbe Limousin de quatre ans, n’avait pas ménagé ses arrières. Une bouse comme ça, tu n’en voies pas tous les ans au Salon !
Belle bête Placide, 1,6 tonne de barbaque et une paire de couilles que je te raconte pas, les cornes aussi, mais pas autant que les couilles, ce qui explique qu’il n’avait fait que le deuxième prix au concours. Placide, nourri à la luzerne de pays et au soja argentin, le Monsanto Ogm Ready.
Quand même 9000 km de bateau avec un moteur diesel que je ne te dirai pas le nombre de chevaux qu'il a pour trimbaler toute cette bouffe à boeufs, c'est indécent ! Doit en falloir du gazole pour les allers-retours du barlu ! Tout ça pour venir engraisser le bétail et les multinationales, dans l'Europe des jachères avec le soja argentin qu'il faut défricher des grands bouts du soi-disant poumon vert de la planète pour en produire toujours plus. Faut quand même le faire !
Tu me diras, le bateau, il repartira avec des tomates et des légumes espagnols, parce que les milliers de petits cultivateurs argentins ne peuvent plus en faire pousser des légumes, comme avant le soja Ogm, sur leurs petites parcelles inondées de Round up par les avions des gros producteurs de soja Monsanto. C’est difficile de viser juste en avion, les petites parcelles, tu les vois pas au milieu des grosses !
Ruinés parce que leurs légumes étaient détruits par le désherbant, ils ont vendu pour pas cher leurs terres, normal, elles ne valaient plus rien, aux producteurs de soja. Et plus de cent mille d'entre eux sont partis vers les villes. Quelques uns trouvent un boulot de docker pour charger le soja, mais pas beaucoup. Ils gagnent de quoi acheter des légumes venus d'Espagne, la mondialisation, on peut critiquer, mais ça a quand même du bon.
Les autres, Ils sont à peu près tous au chômedu, c’est quand même terrible le chômage, est-ce qu’on arrivera à faire quelque chose un jour contre ce fléau, je me le demande…
Je disais donc, les Argentins ils sont obligés d’acheter leurs légumes ailleurs, c’est normal, ça marche comme ça l’économie, regarde les Sénégalais, ils achètent bien des brisures de riz aux Thaïlandais avec l’argent des arachides qu’ils nous vendent pour une poignée de cacahuètes…Je ne sais pas si c'est la même compagnie de bateaux qui assure le transport, mais les bateaux marchent au fuel, ça c'est sûr...
J’en étais où ? Ha oui, c’est comme ça que Nicolas a marché dans la merde.
On va s’arrêter là pour l’instant, on reprendra plus tard.
Faisons le Point, tiens, j'en mets deux :
- Nicolas est à la buvette de l’Assemblée Nationale, mais qu’est-ce qu’il fout là, et avec qui est-il ?
- Il y aura un candidat socialiste de quarante personnes à la Présidentielle de 2012.
- David Pujadas qui chausse pareil que le Président lui a acheté une paire de bottines Ceruti pleines de merde.
Mais que peut-il bien arriver encore ?
Ne manquez pas les prochains épisodes pour le savoir….
A Bientôt…
18:00 Publié dans Elucubrations... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
chatant la chuite .salut vieux frere .
Ecrit par : heraime | 25 mai 2008
Décidément j'ai l'impression que le désordre s'accentue mais, comme c'est gratuit contrairement aux semences, le mieux peut-être est de trier soi-même et de repartir avec ce qu'on peut.
Donc, pour moi, la photo de la lune c'est bon... Non merci, pas le taureau ni la vieille avec l'achent terroir ; par contre, l'histoire de bouse j'aime bien : j'ai toujours aimé l'odeur...
Pour le reste... Quel fouillis !
Ah si, j'aime bien aussi "les petites parcelles qu'on ne voit pas au milieu des grosses" : le genre de petite phrase qui en dit long....
Bonne soirée Crabillou. Monique
Ecrit par : monique | 25 mai 2008
tu parles que j'attends la suite, moi, le désordre,ça ne me gêne pas, au contraire, ça aurait tendance à m'émoustiller le neurone,
les absences de transition entre la vioque d'auvergne et le soja argentin, j'aime, ça me fait gamberger, que veux-tu ! on ne se refait pas, je suis comme ça( ah pardon, il y avait la bouse de Placide , )
Merci Monsieur Falière pour ce beau discours bien dans le ton d'l' époque .
Ecrit par : framboisine | 25 mai 2008




