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13 mai 2008

La Protection de la Nature...

... C'est l'affaire des professionnels !


***  Sous le nez d'Olga, une grille de maux croisée...***

 Je sais que vous adorez la nature et les animaux. Mais je me doute que vous devez vous lasser de mes images naïvement bêtifiantes d’oiseaux et de bestioles qui ont l’air de vivre au Paradis.

 Entre les tourterelles roucoulant dans le cerisier en fleurs, les merles nourris en abondance, et  qui ne respectent même pas le potager de leur bienfaiteur, les zoziaux gros ou petits qui vivent chez moi en pension complète, vous devez vous demander si je vis en France où au pays du bonheur.

 Certes, je vous ai fait pleurer avec l’histoire de la renarde et des corbeaux, fable dans laquelle c’est la renarde qui était perchée, accrochée par les chasseurs dans les broussailles, et qui plus jamais n’écouterait le ramage des oiseaux dont elle adorait décortiquer le plumage…L’épervier assassin aussi qui dévora un innocent moineau sous ma fenêtre.

 Hier encore, je fus ému par le couple Verdier et ses quatre garnements, menant un tintouin pas possible dans mon jardin sans curé.

 Il est temps de vous montrer un autre aspect des choses. Donc aujourd’hui, nous allons consacrer un peu de temps à étudier de quelle façon s’y prennent les seuls vrais protecteurs de la nature, ils ne cessent de se décrire comme tels, pour protéger celle-ci, et protéger accessoirement leurs cibles vivantes destinées à tomber sous le plomb quand Septembre sera venu.

 Hier, avant l’orage qui n’est pas venu, je suis allé faire un tour sur le plateau. En fin de matinée, j’avais aperçu la chose dans une friche récemment nettoyée, près du jardin d’un responsable de la chasse du bourg, qui était là avec ses chiens et son petit 4*4.

 Je suis donc retourné sur les lieux, muni de l’Olympus.

 Certes, le chasseur qui avait vu que j’avais vu avait déplacé la cage, mais il ne me fut guère difficile de la retrouver.

medium_Triste.jpg Ce que vous voyez là, c’est un piège pour capturer et tuer les pies, jeunes essentiellement.

 La jeune pie que vous voyez dans le cercle du milieu a été capturée au nid probablement, et finie d’élever avec ses frères et sœurs pour servir d’appât.

 Elle est placée au centre de la nasse, avec de la nourriture et de l’eau.

 En s’agitant et par ses cris de détresse, elle attirera ses congénères.

 Comme vous le devinez, autour d’elle il y a des croûtons de pain.

 Les curieuses, encore libres et sauvages, finiront par entrer dans les logettes, et déclencheront la fermeture des trappes.

medium_Le_piège.jpg

 Chaque jour le piège est visité, et malheur à celles qui se feront prendre, pour elles, c’est la mort assurée.

 Les captives servant d’appât, après quelques semaines de maltraitance finiront aussi par mourir.

 Si elles manquent de vigueur, elles sont éliminées et remplacées par les dernières captures.

 Ainsi, quelques jeunes perdreaux auront peut-être la vie sauve jusqu’en Septembre, où leur sera réservé l’honneur de faire bander, ou mouiller, car il y a aussi des femelles qui se prennent pour Diane, un Nemrod bon tireur.

    

 A Bientôt…

  

 PS: Il m'est arrivé, un peu choqué par ce procédé de capture, de libérer des prisonnières, ou de faire tomber les trappes, neutralisant ainsi le piège.

 Pour la malheureuse qui sert d'appât, si elle a été prise au nid, lui rendre la liberté serait inutile, elle serait sans doute incapable de survivre. Souvent, sa prison est cadenassée.

 Il faut savoir que tout comme la chasse, le piègeage est réglementé, mais parfaitement légal.

 Donc détruire ce type de piège peut exposer celui qui le ferait à des poursuites...

 

Commentaires

Vraiment tu es un écolo parfait , amoureux de la nature et de ses créatures(je l'avais déja décellé)mais nous faire verser une larme pour le sort de ces pauvres oiseaux prisonniers...tu fais fort, et c'est vrai, qu'une émotion et en même temps une colère me saisit en lisant ta chronique...
Bravo car je suis contre les chasseurs...sauf ceux d'images évidemment.



Bises
hélène

Ecrit par : hélène | 13 mai 2008

Certains chasseurs ont le droit de capturer des "nuisibles". Je ne savais pas que la pie en est un.
Ma grand mère en avait apprivoisé une, lorqu'elle circulait librement dans sa maison ou prenait son bain elle nous chassait pour que son oiseau fétiche ne soit pas appeuré.
Comme quoi l'affectif c'est bien compliqué et l'on peut adorer ce que d'autre déteste;
Bise à vous

Ecrit par : Eliane | 13 mai 2008

autrefois, on fabriquait des matoles pour piéger les petits oiseaux...n'importe lesquels
et les gamins chassaient avec les frondes
heureusement, ces pratiques sont désormais interdites

Ecrit par : henri | 13 mai 2008

Bonjour Alain,Votre billet me rappelle de mauvais souvenirs,l'hiver,dans les fermes on installait des filets aux fenêtres des granges, les moineaux se prennaient au piège des mailles,on les éttouffait,et on les dégustait.
Les pies sont un peu voleuses,chez nous pour les éloigner des champs de salades,il existe des petits canons,claquants
pour les effrayer.
Les vieux CD dans les arbres sont efficasses et pas cruels.
Trop simpliste pour nos braves chasseurs défenseurs de la nature !!!!
Nous avons bien rit quand Piggy,notre chatte,entamait une lutte avec deux dames bavardes,pour la conquête de notre prés.Avec Bibiche(labrador)accourant aux appels SOS de minette,elles sont alleés dans le peuplier,laissant la chatte triomphante ,bien calée sur son bien.
Bonne soirée à vous.
Mes amitiés,et un câlin à Olga.
jeanne

Ecrit par : jeanne | 14 mai 2008

je préfère ne pas commenter, je serais capable de dire de vilaines choses de ces espèces de foutus c..s qui piègent des bestiaux qui ne tuent que pour manger, eux!
j'ai vu un soir un feu de joie organisé pour des parigots* chasseurs, cela puait à mort, les abrutis avaient arrosé de pétrole les dépouilles de leurs proies et y avaient foutu le feu .
Je me demande si l'écologie vaut le coup, ne faut-il pas mieux que la race humaine disparaisse pour que les autres aient une chance de s'en sortir!
à plus tard
*il y a des gens qui n'ont pas besoin de majuscule.

Ecrit par : mamedjo | 15 mai 2008