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05 mai 2008
Et pendant ce temps-là...
... Coule le Chambaron.
C’était hier, et nous étions Dimanche. Un beau jour, comme sait nous en donner le mois de Mai, quand il le veut bien.
Au matin, le ciel s’était garni de moutons blancs immobiles, puis les avait vu fondre sous le chaud soleil, il en bleuissait de plaisir…Comme depuis des lustres, usant les dernières eaux de l’hiver, indifférent à ce qui se passait là-haut, le Chambaron suivait son cours….
Un beau Dimanche, je vous l’ai dit. Si vous aviez été là, vers onze heures, quelque part près du clocher du village, vous auriez pu entendre :
- A quelle heure le lâcher ?
- Huit heures quarante.
- Bon, à soixante-dix à l’heure, il faut compter vers midi, midi dix, encore qu’il commence à faire chaud, il n’y a pas de vent. ils n’iront pas très vite...
Le temps passe, puis soudain, comme à chaque fois, une petite poussée d’adrénaline…
- En voilà un !
Une ombre traverse la cour, un bruissement d’ailes, le voila !
C’est un beau mâle bleu de deux ans qui se présente à l’entrée du colombier.
Il est 12 heures 16.
Il a été lâché à Tours, avec plus de trois cents de ses copains, il aura donc mis trois heures et trente six minutes pour rentrer à Yssac.
Le colombier est distant, c’est le GPS qui le dit, de 240,922 km du point de lâcher. Il a donc volé à la vitesse théorique de 66,93 kmh. Plus vite en réalité, car il n’a pas volé en ligne droite, la trajectoire qu’il a réellement suivie fut beaucoup plus longue…
Ce pigeon est le premier arrivé au colombier, il y en avait 23 autres avec lui. Le deuxième ne s’est pointé qu’à 12 heures 44, et en fin d’après-midi, seulement 14 pigeons avaient rallié leur case. Ce fut, dans le jargon des colombophiles, un "concours dur". Premières grosses chaleurs, orages, gros lâchers étrangers, belges anglais, hollandais, allemands qui "entrainent" les pigeons auvergnats qui croisent leur route ? Les pigeons ne parlent pas, donc nous n'en saurons rien.
Il en reviendra d’autres, mais il est presque certain qu’ils ne reviendront pas tous.
Aujourd’hui, tous les colombophiles de la société vont porter leurs appareils de contrôle pour le « dépouillement ». Avec toutes les heures d’arrivée. Le classificateur fera le classement du concours. Est-ce que le beau mâle bleu montera sur le podium ? Il s’en fiche de toute façon, il a retrouvé sa femelle qui couve peut-être des futurs champions ; lui, il ignore que Dimanche prochain il visitera le ciel de Château du Loir, encore plus loin…
A Bientôt…
PS: Je ne peux plus pour l'instant mettre de photo en bandeau d'en-tête. L'hébergeur d'images Hiboox me fait des misères...Je suis trop paresseux pour HTML-iser moi-même mes images, nous verrons ça plus tard s'il le faut...
07:20 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
Ton "fleuve"est vraiment agréable et ici , il semble très puissant.Félicitations au magnifique pigeon au port royal et à ses propriétaires,éleveurs , entraîneurs....Fait chaud encore aujourd'hui.Tu pourras prendre un bain de pied dans le Chambaron,comme dans ton enfance.Bonne journée
Ecrit par : Allier-née | 05 mai 2008
tes histoires de pigeons me passionnent, j'aime les oiseaux et je me demande avec anxiété si mes colombes seraient capables de faire comme tes pigeons, des kilomètres pour retrouver leur nid. Quand mon mari sera en retraite nous changerons de région et je veux qu'ils puissent être libres , je ne voudrait pas qu'elles retournent en Loiret pour ne rien trouver ...
ceci dit j'aime aussi beaucoup tes chroniques qui nous rappellent que nous sommes aussi des pigeons ... pour des grands qui seraient de bien mauvais éleveurs.
à +
***
Quand tu partiras du Loiret, emmène tes colombes avec la cage à laquelle elles sont habituées, si tant est que l'on puisse s'habituer à une cage.
Au bout d'un mois, tu ouvres la cage, elles sortiront, et elles y reviendront.
Le mieux, c'est de construire une volière, puis d'y mettre la cage.
Ensuite tu ouvres la cage dans la volière, et une semaine après, tu ouvres la volière...
Tes colombes aussi ont l'instinct du retour au nid. Mais si elles sont en cage depuis longtemps, elles sont incapables de voler plus de deux minutes sans se poser.
D'où l'intérêt de les mettre d'abord e"n volière, pour qu'elles se musclent un peu.
A bientôt.
Ecrit par : mamedjo | 05 mai 2008
http://www.aupaysdeschtis.com/articles.php?pg=857&lng=fr
lorsque j'habitais encore au pays, mon voisin ancien mineur concourrait avec ses pigeons. Jamais il ne partait en vacances. Où est Joseph ?
réponse de son épouse
"avec ses pigeons"
bises
Ecrit par : Charline | 05 mai 2008
Coucou !
C'est vrai qu'il est beau , il a l'air content de lui et fier !
Belle photo .
Bisous de Franche-Comté !
Françoise .
Ecrit par : françoise la comtoise | 05 mai 2008
un bandeau en tête qui ne passe plus,ta tête aurait -elle enflée,tu te prends pour le Ché maintenant,arrête de nous prendre pour des pigeons.bonne journée en auvergne.heraime prend ses derniers congés avant la retraite,allez au jardin néné.
Ecrit par : heraime | 06 mai 2008




