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30 avril 2008
Fin de mois...
...Détendons-nous un peu.
Commençons par la devinette du jour :
Qui a fait en Tunisie, cette déclaration dont la force de conviction a étonné tout le monde :
« …., …. ; …. ! »
Je vous donne un indice.
L’auteure, qui a osé lancer s’exprimer ainsi, doit son poste ministériel à un ex-candidat élu à un poste rémunéré 250 000 € par an, tous frais payés, famille logée nourrie, plus Vel Satis blindée, Falcons et Airbus de fonction tout neufs, et qui avait déclaré lui, pendant sa campagne :
« Je mettrai les droits de l’homme au cœur de la politique extérieure de la France ! »
Selon toute apparence, ce n’est pas au coeur qu’il les a mis, c’est dans le cul !
***
Passons à la photo ratée du jour, elle a été prise hier, c’est donc la photo ratée du jour…précédent.
Il s’agit du pic épeiche qui vient de temps en temps faire un tour dans mon jardin. Très méfiant et très mobile, cet oiseau n’est pas facile à photographier. Cette première photo est complètement ratée !
Le temps que je dégaine le SP 550UZ Olympus Made in Korea, et pfuiiiitt, il décollait !
La deuxième, ratée aussi l’est un peu moins. C'est toujours le pic, sur le tronc du cerisier. C'était hier soir vers 19 heures 45, l'oiseau est dans l'ombre, et le soleil est derrière les feuillages. Cette photo, comme l'autre, est prise à travers le double vitrage de la fenêtre, à une distance d'une dizaine de mètres.
J’aurais pu prendre un peu plus de temps pour affiner la mise au point.
Mais, échaudé par la première tentative, au lieu de me hâter lentement ainsi qu’il convient de faire lorsqu’on souhaite allier l’efficacité à la vitesse, j’ai mis trop de temps à me précipiter, et, telle une réforme appliquée trop vite, ma photo n’est pas nette, et le résultat reste flou !
Je ne désespère pas de réussir un jour. Tout comme Olga qui finira par avoir le mulot, je l’aurai le pic épeiche, je l’aurai !
***
Pour voir la vie en bleu malgré la grisaille, je vous transmets de la part du carreleur brayaud ondulant sur le Bassin, deux histoires, dont une qui sans me dégoûter, m’agace un peu, je suis chagriné que l’on puisse profiter des boites mails pour casser du sucre sur le dos des ingénieurs, à qui nous devons tant.
Pourrions-nous, sans eux, vendre des armes à Kadhafi, et des Airbus à Ben Ali ?
Enfin, il faut se résigner, il est est qui s’assoient sur les vraies valeurs jusque dans les chiottes !
Voici donc cette première blague, d’un goût douteux. N’hésitez pas à mettre des commentaires trafiqués pour manifester votre indignation.
Après les ingénieurs, notre ami malgré tout nous invite à sourire devant la malice d’un gamin déluré, futur délinquant sans doute, mais nous l’avons à l’oeil !
Comprendre les ingénieurs : tentative N°1
Deux élèves ingénieurs marchent le long de leur campus lorsque l'un des deux dit à l'autre, admiratif :
- Où as-tu trouvé ce magnifique vélo?
Le second lui répond :
- Ben en fait, hier je me promenais au bord du canal, je croise une super nana à vélo qui s'arrête devant moi, elle pose son vélo par terre, se déshabille entièrement et me dit :
" Prends ce que tu veux ."
J'ai donc choisi son vélo.
L'autre réfléchit un instant et dit :
- Tu as bien fait de prendre le vélo, les vêtements n'auraient sans doute pas été à ta taille.
Comprendre les ingénieurs : tentative N°2
Pour une personne optimiste, le verre est à moitié plein.
Pour une personne pessimiste, il est à moitié vide.
Pour l'ingénieur, il est deux fois plus grand que nécessaire.
Comprendre les ingénieurs: tentative N° 3
Un curé, un médecin et un ingénieur jouent au golf. Ils attendent derrière un groupe de golfeurs particulièrement lents.
Au bout d'un moment, l'ingénieur explose et dit :
- Mais qu'est-ce qu'ils fichent ? Ça fait bien un quart d'heure qu'on attend là !
Le docteur intervient, exaspéré lui aussi :
- Je ne sais pas, mais je n'ai jamais vu des gens s'y prendre aussi mal !
Le pasteur dit alors :
- Attendez, voilà quelqu'un du golf. On n'a qu'à le lui demander. Dites-moi, il y a un problème avec le groupe de devant. Ils sont plutôt lents, non ?
L'autre répond :
- Ah oui, c'est un groupe de pompiers aveugles. Ils ont perdu la vue en tentant de sauver le golf des flammes l'année dernière, alors depuis, on les laisse jouer gratuitement.
Le groupe reste silencieux un moment, et le pasteur dit :
- C'est si triste. Je vais faire une prière spécialement pour eux ce soir.
Le médecin ajoute :
- Bonne idée. Et moi, je vais contacter un copain en ophtalmologie pour voir ce qu'il peut faire.
A ce moment l'ingénieur intervient :
- Mais putain ! Pourquoi ils ne jouent pas la nuit ?
Comprendre les ingénieurs: tentative N° 4
Un journaliste interroge un paysan corse :
- Dites-moi, comment faites-vous pour tracer les routes ici ?
- Ben, on lâche un âne, on regarde par où il passe dans la montagne... et c'est là qu'on fait passer la route..
- Et si vous n'avez pas d'âne?
- Ah....ben là, bien sûr, on prend un ingénieur.
***
De la suite dans les idées le mouflet ! Ou, la vengeance demande des sacrifices !
Un petit garçon de douze ans avance sur le trottoir, traînant derrière lui une grenouille aplatie au bout d'une ficelle.
Il arrive à un bordel et frappe à la porte. La tenancière ouvre et demande au petit garçon ce qu'il veut.
- Je veux une relation sexuelle avec une des filles. J'ai de l'argent pour payer et je ne partirai pas sans l'avoir fait.
La dame se dit pourquoi pas et le fit entrer.
- Avez-vous des filles avec des maladies ?
- Bien sûr que non, répondit la dame.
- J'ai entendu des hommes dire qu'il fallait une piqûre après avoir couché avec Irma. C'est elle que je veux.
Puisque le garçon y tenait tant et avait de l'argent, la dame lui dit d'aller dans la première chambre à droite.
Le garçon se dirigea vers la chambre en traînant derrière lui sa grenouille aplatie. Il ressortit dix minutes plus tard en traînant derrière lui sa grenouille (toujours) aplatie.
- Pourquoi as-tu choisi la seule fille avec une maladie ?
- Ce soir, mes parents vont dîner au restaurant et me laisseront à la maison avec la baby-sitter. Après qu'ils seront partis, la baby-sitter va me faire l'amour parce qu'elle aime les petits garçons mignons. Elle va attraper la maladie que je viens d'attraper. Quand mes parents reviendront, papa va aller reconduire la baby-sitter, il va la sauter dans l'auto, et il va attraper la maladie à son tour. Quand papa va revenir, il va faire l'amour à maman et elle va l'attraper aussi ! Demain matin, quand tout le monde sera parti, le laitier va venir à la maison, maman l’aime beaucoup, il va attraper la maladie...
- Et alors ?
- C'est lui, qui a écrasé ma grenouille ! ! !
***
A Bientôt…
13:10 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29 avril 2008
MORT et ENTERRE...(Bis repetita...)
*** Je l'aurai un jour, je l'aurai...***
***
Je vous ressers un billet écrit en Février dernier. C’était à l’occasion de la fameuse loi sur le «Droit au logement opposable ».
Grâce à cette loi, on peut le constater aujourd’hui, le problème des sans-logis est pratiquement réglé !
C’était une des promesses du candidat, elle a été tenue par anticipation, comme le seront toutes les autres.
J’ai procédé à l’exhumation de cette note, car les pauvres sont à nouveau sur la sellette. Préoccupation numéro un de la majorité en place, tout comme l’environnement, le RSA est « une priorité ».
Chacun loue l'énergie de Martin dans la défense de son projet. Ses efforts sont louables, mais on peut se demander pourquoi devrait-il batailler, le fils spirituel de Henri Grouès l’Abbé Pierre,ré- enterré avec la loi dite du « Logement opposable », dont il est question dans le billet, alors que précisément, c'est pour mettre en place son projet qu'il a été choisi.
Est-ce qu'il a fallu batailler pour faire appliquer le bouclier fiscal ?
Faisons confiance à ceux que les urnes ont choisis pour conduire le pays.
A l’image du droit au logement, ils vont faire du RSA, du plan banlieues et de pas mal d’autres trucs, de retentissants succès, il suffit d'attendre un peu.
Les pas trop malades aident à coups de demis euros à chaque boite à payer pour les plus malades qu’eux.
Les pas encore dans la merde vont se voir rogner un peu de leur prime à l’emploi pour que ceux qui y sont vraiment aient une petite chance de les rejoindre.
Grâce aux taxes(futures) sur la participation et l’intéressement, on va pouvoir prolonger d’un an le chômage de sept seniors sur dix, et avec 600 euros en moins d’allocations familiales, les familles vont enfin, c’est plus que temps, s’occuper vraiment de l’obésité croissante de leurs mômes, en supprimant les sucreries et d’autres saloperies qui font ressember la sortie de nos maternelles à celles de Los Angelès.
Rassurez-vous, les grands stratèges du Cac 40 et tous les distingués dirigeants de l’industrie et de la banque pourront continuer à faire, l’esprit libre, les allers-retours entre leur sièges sociaux du 92, et leurs usines délocalisées à l’Est et en Chine. On ne touchera pas à leurs stocks options.
Ils peuvent donc sans soucis continuer à se sacrifier, pour assurer notre bien-être et leur confort.
Remercions-les, et remercions Nicolas, sa majorité, et tous ceux grâce à qui ils ont pu accéder au pouvoir. Remercions tous ces gens qui vont faire ainsi notre bonheur… A tous, merci, alléluia et amen !
***
Le Croque-Mort passe toujours deux fois !
Vous connaissez maintenant ma petite marotte, qui consiste de temps à autre à glisser un petit billet dans mes notes, en hommage, et avec une certaine tendresse, aux Saintes et Saints qui égaillent nos calendriers, qui sans eux n’auraient pas d’âme.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, ce sont les Lazare qui sont à la fête.
Lazare, le frère de Marthe, qui fut ressuscité, à une époque où c’était encore possible.
Lazare, c'est l'homme que le Christ, assez autoritaire sur ce coup, ressuscita par un impérieux « Lazare, lève-toi et marche, je le veux ! » Lazare se leva, et sortit du tombeau.
Il méritait bien d'être sanctifié !
C’est sûrement vrai, après tout ceci c’est passé il n’y a que deux mille ans seulement, et les journalistes de l’époque étaient d’une honnêteté scrupuleuse !
On dit même, mais ce n’est pas vérifié, que Lazare serait venu passer des vacances dans le Midi de la France.
Interrogés à ce sujet, Saint Raphaël, Sainte Maxime et Saint Tropez sont restés très évasifs…
Or, par un de ces hasards qui font parfois des pieds de nez à l’actualité, la veille du jour où est fêté un évadé de la mort devenu Saint, Henri Grouès,un autre Saint non homologué,lui, parce que pas trés bien vu par la Direction de la boite, et que l’on appelait plus volontiers l’Abbé Pierre, mort le 22 Janvier, a été enterré une seconde fois !
Hier en effet, les députés ont voté la loi qui faillit porter son nom, la fameuse loi dite du « Logement opposable ».
Pauvre Abbé, que de lâchetés furent commises en ton nom !
Une Loi, applicable à partir de 2008 pour certaines catégories de sans logis, applicable à tous à partir de 2012, mais qui sera inutile, puisqu' après 2007, nous vivrons dans une France de propriétaires, tout le monde sera à l’abri !
Les seuls qui auront des difficultés, ce seront ceux qui reviendront de Suisse ou de Monaco, de retour au paradis, véritable Eden, protégés par un bouclier en or !
Mais ceux-là ont les moyens de se payer l’hôtel, ne les plaignons pas trop !
Hé oui l’Abbé, ils ont osé !
Une loi vite faite, et le problème des sans-logis est réglé de façon magistrale, et sans démarrer la bétonnière encore !
Tu n’es plus là pour chevroter ta colère, alors c’est redevenu possible de se foutre de la gueule de ceux qui n’ont plus rien.
Quelle belle loi, on pourrait l’appeler, puisqu’elle n’a pas de nom, « La Loi de la Bonne Conscience ».
Car c’est de cela dont il s’agit.
En résumé, partant du principe que le logement est un droit, de même que le travail l'est aussi, les Députés Umpes, les purs et durs, ceux qui ont l’étiquette, et les autre, les imitations, recalibrés à la sauce Béarnaise, ont décidé que le droit au logement, comme n’importe quel autre droit d’ailleurs, devenait « opposable ».
Une parenthèse, le droit au logement, comme le droit au travail ont toujours été respectés en France.
En effet, tout citoyen, quels que soient sa couleur, son sexe, ou sa religion, a le Droit de chercher du Travail et un Logement.
"En vérité je vous le dis, ils n'en trouvaient pas tous, mais tous avaient cherché..."
Sauf que maintenant, pour le logement du moins, il y a un plus.
C’est-à-dire que celui qui se voit refuser ce droit au logement, peut traduire l’Etat ou la commune en Justice.
- Allô…Allô…Maître Collard ?
- Oui, c'est pour quelle chaîne ?
- Bonjour Maître, non, c'est pas la Télé.. On m'appelle Archimède, je couche dehors depuis deux ans, on me refuse un logement, je pourrais vous voir ?
-...???
- Bon, je vous attends, de toute façon je suis sur place, je dors en bas de chez vous.
- Chez moi ?
- Oui, oui en bas de chez vous, à Neuilly…
Et hop, un dîner au Routier du coin, un petit procès, et voilà un SDF en moins, un !
Prière de ne pas rire, ils l’ont votée la loi, comme un seul homme, tous les pionniers de la lutte pour le logement, Manuel Aeschlimann, Maire d’Asnières, Patrick Devedjian, Maire d’Antony, Philippe Pemezec, Maire du Plessis-Robinson, Patrick Balkany, Maire de Levallois-Perret, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la suppléante de l’ex-Maire de Neuilly, et Jacques Kossowaski, le Maire de Courbevoie.
Tous Députés Umpes des Hauts de Seine, ils sont avec Eric Raoult et d’autres, le véritable fer de lance du logement social en France…Bien qu'ils refusent, au mépris de la loi SRU, d'en construire dans leurs fiefs.
Encore une petite pelletée de terre l’Abbé ? Elle est toute fraîche...
A Bientôt…
08:00 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28 avril 2008
Travaillez, prenez de la peine...
... La retraite n'est pas pour demain !
*** Il fait beau, on mange dehors ! ***
Nous avons eu hier une magnifique journée, bien qu’en fin de soirée de lourds nuages masquant de gris l’azur, soient venus nous rappeler qu’après le beau temps vient la pluie.
Elle est venue cette nuit la pluie, et elle est encore là. Mais profitons un peu de la journée d’hier.
Comme vous le voyez, j’ai pu servir sur la terrasse, un repas à la bonne franquette à mes pensionnaires.
C’était à la fortune du pot, ils durent se contenter de l’habituel poignée de graines pour « oiseaux du ciel », d’un reste de coquillettes au beurre, ça devient un plat de luxe, il est temps que Christine Lagarde, la claudicante ministre de l’économie, boiteuse également, remette de l’ordre dans la distribution, ça urge ! En dessert, je leur ai servi une demie golden à un euro cinquante le kilo ; ça fait quand même pas loin de dix balles ! Vous noterez, je ne suis pas sûr d’ailleurs de bien en maîtriser l’usage, que depuis quelques temps, ému que je fus de le savoir en danger d’extinction, je glisse dans mes billets un ou deux points-virgules, j’ai l’impression en faisant cela, sans doute est-ce prétentieux de ma part, de participer à la sauvegarde de notre belle langue française.
Une autre remarque. Il est courant, en parlant d’un grand disparu, de faire précéder son nom de « feu » ? Exemple : Feu le nain Pieral, qui dans sa catégorie est un grand disparu. Encore qu’aujourd’hui, il serait plus correct de parler de Feu monsieur Pieral, acteur célèbre, et personne de petite taille. C’est plus respectueux pour sa personne, mais ça te bouffe une ligne complète dans la nécro ! Bref, ma remarque était que l’on parle de feu, dès qu’une personne s’est éteinte, d’où l’expression courante : « L’extinction des feux ! ».
Où en étais-je ?
Oui, je vous parlais des merles qui avec pas mal d’autres bestioles, animent l’espace autour de ma maison.
Sur la photo en bandeau, vous voyez le papa merle qui donne la becquée à deux ados plus gros que lui.
Il y en a un troisième, plus timide qui se cache dans les frondaisons. Maman merle couve, et c’est le père de famille qui finit d’élever la nichée.
Vous remarquerez avec moi, encore une remarque, la similitude frappante entre les jeunes oiseaux et les jeunes humains. Tout comme nos ados, les merlots sont feignants comme des couleuvres, et tout comme eux aussi, ils adorent les nouilles !
Quoi d’autre, en ce chaud Dimanche, qui eut mérité que l’on s’y arrêtât ?
Pas grand chose...Ha si, juste comme ça, car c’est presque du domaine intime. Je me fis houspiller hier, de fort déplaisante façon.
Sans doute ai-je agacé, par mon billet « J’ai fait des erreurs… » un de mes visiteurs (un seul ?).
Que certaines de mes notes, pour le moins acerbes, concernant le pouvoir en place- Prenez garde de ne point tenir de propos acerbes aux Croates ! (Cdlr : Conseil de la rédaction)- que ces notes donc crispent et agacent celles et ceux qui continuent, c’est leur droit, de tresser des couronnes, mal remboursées par la sécu, et à cirer les pompes rehaussées du guide suprême, j’en ai parfaitement conscience, et je m’en tape royalement (fine allusion ) !
Je le sais d’autant mieux que je diffuse ces notes sur un espace, le Blog50 de Notre Temps, où se retrouvent plus de gens qui vont au lit après avoir pris leurs gouttes et un tilleul, que de gens s’endormant avec leur MP3 décibêlant du Tokyo Hôtel !
Et je le sais, on me l’a dit, c’est chez les papys mamies que Little Nico a fait ses meilleurs scores.
Je joue en le sachant, sur un terrain qui ne m’est pas favorable. Et donc, hier, je fus l’objet d’un commentaire peu amène, qui en termes choisis me cloua au pilori.
« Anarchiste jusque dans les chiotes ! »
Pas moins. Certes, les chiotes n'ayant qu'un T, le propos est un peu allégé, mais chargé quand même. Je mets cette expression virile ô combien en noir, anarchie oblige.
Et les malheureux visiteurs, qui se laissent aller à glisser un commentaire abondant dans mon sens ne sont guère mieux traités.
Ce monsieur, appelons-le Raymond, se déclare « dégoûté » par mes notes et par vos commentaires, à se demander d’ailleurs si ce ne serait pas « truqué » dit-il.
Pauvre Raymond ! Obligé, comme si c'était obligatoire d'y venir, de se révolter et s'indigner sur ce blog maudit !
Je n'ai pas de conseil à lui donner, n'étant probablement pas capable de m'élever à son niveau, mais il pourrait, avant de faire un grave malaise, regarder en haut à droite - ce ne doit pas être trop difficile pour lui - et cliquer, avant de détraquer son pacemaker, sur la croix en haut de la bannière. Il verra d'un seul coup le Crabillou et ses chroniques sataniques disparaître dans le néant internautique...
Raymond s'indigne aussi, que l’on puisse utiliser les blogs pour « faire de la politique ». Quand je pense à Juppé qui fut un des premiers à ouvrir un blog politique, se doutait-il qu’il commettait un péché mortel selon la bible de Saint Raymond ?
Je ne vais pas encore , je l'ai assez fait et sur tous les tons, dire et redire une fois de plus, c’est pour cela qu’ils ont été faits, et c’est pour cela qu’ils ont rencontré autant de succès, que les blogs sont des espaces mis à notre disposition pour que nous en fassions ce que bon nous semble, à la seule condition de respecter certaines règles, et surtout de rester dans les clous en ce qui concerne le respect du aux personnes, bref, de respecter la loi.
Je ne sais pas si renvoyer le Crabillou dans ses chiottes, afin qu’il aille y déployer le drapeau noir de l’anarchie, c’est ou non dans le cadre de la loi et du respect du aux personnes.
Il n’est pas inscrit dans la loi de respect du aux personnages, je le rappelle.
D'ailleurs, souvenez-vous, les éditeurs de BD n'ont pas porté plainte quand Bécassine la Bretonne fut comparée à une candidate à l'élection présidentielle, pas plus que le groupe Danone n'intenta de procès à ceux qui comparaient le délicieux Flanby à un Hollande assez fade. Et plus récemment encore, le fait que des Chinois traitent Jeanne d'Arc de pute et décorent notre drapeau de très jolies croix gammées n'a suscité aucune protestation de nos élites et surtout pas du petit timonier, pourtant farouche admirateur de Jaurès, Blum, De Gaulle et Ben Ali (cherchez l'erreur !).On peut donc faire beaucoup de choses...
Admettons, car nous sommes indulgents, que le Crabillou, comme le Rikiki, Patapouf à Pékin, ou Xavier Bouboule, le Bertrand du déclin ne soient que des personnages, Carla à poil une image plus qu'une personne, et qu'en conséquence, les moquer ou les renvoyer aux chiottes est permis sur les blogs.
Je ne m’offusque guère d’être qualifié d’anarchiste par quelqu’un qui ne me juge qu’à travers l’irrespect dont je témoigne à l’endroit d’un personnage qu’il idolâtre peut-être, et alors ! Il ne me connait pas, pas plus que je ne le connais, et n’ai envie de le connaître.
Je lui ai répondu, bien évidemment, et lui ai simplement dit qu’à tout prendre, je préférais encore être anarchiste dans mes chiottes qu’être un vieux con dans certains salons. Certains esprits aiguisés ne manqueront pas de dire qu'il est parfaitement possible d'être l'un et l'autre, pour peu qu'on possède des chiottes et un salon...
Cette dernière remarque, formulée dans un langage accessible au plus grand nombre, ne s’adresse à personne en particulier, je me l'autorise simplement parce que sur cet espace, je jouis d’une totale liberté dont j'use, et suis bien décidé à en user encore !
Oserais-je lui suggérer, à ce monsieur si sourcilleux, le ton qui l'emploie me pousse à croire qu'il souffre de constipation - ça peut rendre hargneux - d' emmèner un dictionnaire aux toilettes, quand il s'y rendra dans deux ou trois jours.
Il y découvrira que les anarchistes nient l'autorité de l'Etat, et rejettent toute autorité en général. Je ne nie ni ne conteste l'autorité et la légitimité du pouvoir en place, et suis tout à fait respectueux de nos institutions, sansdoute plus que ceux qui exercent le pouvoir ; simplement je critique l'action de ceux qui nous gouvernent, et souligne les contradictions entre leurs discours et leurs actes, ainsi que leur renoncement à nombre des promesses qu'ils ont faites.
Rien à voir avec l'anarchie. Ce qui apparaît sur ce blog, ouvert à tous mais obligatoire pour personne, c'est le libre exercice de la liberté d'expression dans une démocratie où cette liberté existe encore.
A Bientôt…
PS : Nous parlerons retraites, RSA, allocs et stock-options demain, ou plus tard...Gaz et pétrole aussi..
PS encore : Je rappelle à Raymond et à d'autres que j'avais ouvert une rubrique "Le Coin du Visiteur", où peuvent s'exprimer s'ils le souhaitent ceux qui ont une autre perception des choses que la mienne. Pour peu qu'ils respectent les règles simples, à savoir pas d'atteinte à la vie privée des gens ou à leur dignité, pas de prosélytisme religieux ni de propos racistes , antisémites ou à caractère pédophile, ils peuvent me faire parvenir leur note par mail, elle sera publiée intégralement, sous leur nom ou pseudo, ou de manière anonyme s'il le souhaitent.
Mais sur ce blog, on n'envoie personne aux chiottes, y va qui veut y aller, et seulement s'il en a envie.
Bien Cordialement...
15:15 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27 avril 2008
Quand on lui promet la lune...
... Le sage regarde ailleurs.

*** La promesse de l'aube. ***
C’est Dimanche, il fait très beau, je ne vais pas m’attarder trop longtemps sur le billet du jour, d’autant que tout comme moi, vous avez certainement autre chose à faire que de rester plantés devant un écran d’ordinateur.
Je vais donc, comme je le fais souvent, de plus en plus souvent, exhumer de mes archives, une ou deux notes, histoire de se rajeunir un peu.
D’un peu plus d’un an avec un billet écrit le 5 Février 2007, intitulé « Ratissons large », nous grelottions encore dans les ténèbres glacées de la France d’avant.
Puis, libérés après le 16 Mai, de ces lourdes années d’immobilisme gris et fade, nous pouvions enfin respirer à pleins poumons avec cette note, "Course en tête", suivant aveuglément le petit Timonier, joggant avec lui de concert vers des lendemains enchanteurs.
Nous vivons aujourd’hui ces lendemains enchanteurs…
Voici les notes, je les ai rebaptisées, car il est bon de changer de temps en temps…
Rêvez plus, je vous endormirai mieux.
et,
Fermez les yeux, je m’occupe de tout.
Bon Dimanche, et à bientôt…
09:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
26 avril 2008
Le reste...
... Pfeufff !!!
*** Comme un oiseau sur la branche. ***
J’avais bien l’intention de compléter la note d’hier, consacrée à la soirée Sarkozy diffusée sur TF1, France 2 et LCI, ce Jeudi 24 Avril, jour placé sous le haut patronage de Saint Fidèle (aux promesses ?). Faut-il y voir un symbole ?
Mais, vous l’avouerai-je, je me trouvais pris au dépourvu, c’est rare !
Quel titre pourrais-je donner à ce billet ? La sourde angoisse qui m’étreignait me bloquait inspiration et respiration, quand soudain, venu de l’espace internautique, un message providentiel s’en vint illuminer ma boite à commentaires ! D’apparence concise et laconique, ce message, posé avec grâce et légereté au cul du billet "J'ai fait des erreurs...", m’apporta le salut.
Qu’il me soit permis de remercier, pour sa contribution quasi miraculeuse, ce visiteur, qui, sans le vouloir m’a tiré d’embarras. Sans lui, incapable de mettre un titre intelligent à une note qui comme les précédentes, ornées qu’elles sont de photos prétentieusement marquées de mes prénom et nom en caractères calligraphiés de façon ostensible, intelligente ne le sera guère, à part le titre, pour une fois, je serais resté bloqué, réduit à l'impuissance !
Je vous conseille donc, il n’est pas sûr que vous en ayez souvent l’occasion sur ce site, de déguster et de vous en délecter à l’envi, de ce titre dont je ne suis pas l’auteur, mais qui pour moi tombe à pic…Je vous le refais, pour le plaisir :
Pour le reste, pfeufff !!!
***
Après cette brillante première partie, et pour celles(et ceux) que ma prose ne rebute ni ne hérisse- pour les autres, tant pis !- je continue sur la fameuse soirée où, comme l’est le Beaujolais en Novembre, nous fut livré le Sarkozy nouveau. Plus onctueux en bouche, la sienne, que les précédents, il garde cette pointe d’acidité sans qui on ne le reconnaîtrait pas.
Pas plus que les précédents, ce ne sera pas un grand cru, de moins en moins de gens le croient. Mais il fallut donc que soient bien naïfs ceux qui ont cru qu'il le fut !
Mais plutôt que de livrer ici mes appréciations personnelles, je vais me contenter de vous rapporter ce qu’en disent les commentateurs patentés, dont c’est le métier de décortiquer à travers le dit et le non dit la parole des puissants, et de nous en délivrer les secrets.
Dès le lendemain de la soirée « A l’Elysée ce soir », j’ai suivi la chronique de Christophe Barbier sur LCI. Il m’a surpris par la violence de ses propos. Je ne classais pas jusqu’à ce jour Christophe Barbier dans les anti-sarkozystes viscéraux.
Autant il fut indulgent pour Nicolas, quand il s’est copieusement entravé dans les tuyaux du gaz en les branchant sur le robinet de la cuve à fioule, « Lapsus pardonnable de début d’émission » nous dit Christophe assez gentil sur ce coup. Autant il fut virulent sur la confusion que fit plus tard l’inventeur du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, lorsqu’il déclara, à propos des sans-papiers grévistes :
« Il ne suffit pas de travailler dans un restaurant français, même sympathique, pour devenir Français ! »
J’ai entendu cette phrase, qui m’a également fait froncer le sourcil, mais sans plus. Christophe Barbier, faisant remarquer que Sarkozy ne peut pas ignorer que ce que demandent ces grévistes, ce n’est pas la nationalité française, mais simplement leur régularisation pour avoir le droit d’être exploités légalement, et de n’avoir pas à se cacher pour travailler et payer cotisations et impôts, comme ils le font depuis plusieurs années, il accuse Sarkozy d’avoir ainsi, je reprends ses mots, « De façon malhonnête », fait un signe à son électorat d’extrême droite. Il a encore renouvelé cette accusation dans l’émission C dans l’air, hier après-midi.
Il a aussi ironisé mieux que je n’aurais pu le faire, sur une des rares séquences « garantie Sarko », concernant le « dialogue avec les talibans ».
On se souvient de la longue tirade sur la femme amputée d’une main parce qu’elle portait du vernis à ongle, et des « millions de petites jeunes filles » empêchées d’aller à l’école, de même que les femmes lapidées parce que « prétendument adultères ». Donc, pas de dialogue avec les talibans avec qui Nicolas n'aurait "pas grand chose à dire".
Et Barbier de rappeler, en invitant le chef de l'état je cite: "A plus de retenue dans l'indignation", que si on tient ce ferme langage avec les talibans, il serait aussi bon de faire preuve de la même intransigeance avec l’Arabie Saoudite, fine allusion au discours rond de jambe de Sarkozy à Riyad, et l’invitation au dialogue avec l’Iran, pays modèle comme chacun sait, en ce qui concerne les droits de l’homme.
Christophe Barbier, et la plupart des autres commentateurs s’accordent à dire que cette séance de jeudi n’aura servi strictement à rien, car n’apportant rien de neuf. Doit-on en conclure que les 280 000 € consacrés au décor élyséen auraient été dépensés en pure perte ? Ce sont les pros des médias qui le disent, pas moi.
Je vous promettais un billet : RSA, ou le retour de Martin guère. Ce sera pour une autre fois. Faites-moi penser, lorsque nous parlerons de l’idée géniale qu’à eue Nicolas pour financer la chose, piquer au pauvres pour aider les miséreux, même style que les franchises médicales, faire financer les Alzheimer par les diabétiques, faites-moi penser, dis-je, de mettre en parallèle le RSA avec la non imposition des stocks-options, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux avec le recrutement de 88 personnes en plus à l’Elysée, les économies de partout avec la commande d’un nouvel Airbus présidentiel et d’une Vel Satis blindée grand luxe. Il n’est même plus besoin de parler de l’augmentation du salaire de Nicolas, qu’est-ce donc que 20 000 euros par mois de nos jours !
Et le reste me direz-vous ?…Le reste, pfeufff !!!
A bientôt…
PS : J'ai mis une photo de Carla sur un cheval blanc portant une bride Hermès, Carla est habillée comme d'habitude.
Cette photo n'est pas de moi, il n'y a pas mon nom en police "Black Chancery". Je l'ai mise, car il fait très beau, c'est le temps idéal pour faire du cheval !
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25 avril 2008
J'ai fait des erreurs...
...Mais il faut continuer !

*** Olga chasse le mulot...encore raté ! ***
Je vous ai livré hier, plus de deux heures avant son tournage-projection, mon commentaire sur le film Le Président, qui était au programme sur TF1, France 2 et LCI hier soir.
M’étant libéré à l’avance de mes obligations de chroniqueur, j’ai pu suivre allégrement, et le film ou Sarkozy donnait la réplique à cinq deuxièmes rôles, et un super navet sauce amerloque, Delta Force, sur NT1.
Je vous rassure tout de suite, Chuck Norris, aidés par une poignée d’autres acteurs hasbeens hollywoodiens, a réussi à libérer les otages du vol Athènes New York, en écrapitouillant au flingue et à la savate, c’est le reliquat de la série des Ranger Walker, deux ou trois centaines d’islamistes fanatiques dans les ruines de Beyrouth. Avec il faut le dire, l’aide des Israéliens, c’est bien le moins, car les passagers juifs de l’avion passaient un sale quart d’heure !
On déplore quand même la mort d’un jeune marine sauvagement exécuté, et d’un vaillant capitaine des forces spéciales mortellement touché, lors de l’assaut final. Happy end donc, pour un film de ce genre, on se réjouira de cette fin heureuse.
Malgré l’intensité des combats et la complexité de l’intrigue, grâce aussi, il faut le dire, aux coupures publicitaires, comme quoi la pub à la télé n’est pas totalement à proscrire, j’ai pu assister, en larges pointillés, à la prestation de Nicolas Sarkozy jouant pour un soir le rôle du Président de la République.
Comme c’était prévisible, je vous l’avais d’ailleurs dit quelques heures avant la projection, ce fut sans réelle surprise sur la poursuite de la politique engagée, et la poursuite ineluctable des réformes qui et que etc. Rien de neuf de ce coté-là.
Globalement,sur le plan technique et son jeu d’acteur, je dois dire que Nicolas Sarkozy, largement aidé par l’effacement des seconds rôles, s’en est plutôt bien tiré.
Il faut dire que les studios installés pour l'occasion à l'Elysée, TF1 et France 2 n'en ayant pas de libres, et ce, pour la somme modique de 280 000 € , bien en-déça donc d'Astérix aux Jeux olympiques, ou même des Chtis, ces studios étaient parfaits. Le cadre s'y prêtant, nous étions baignés dans une chaude ambiance qui n'était pas sans rappeler l'inoubliable Mayerling.
Hélas, bien qu'irréprochable, l'unique journaliste de la troupe n'avait pas l'aura de Catherine Deneuve, et malgré son immense talent, il eut été bien difficile à un Nicolas Sarkozy sans moustaches de rivaliser avec Omar Sharif ! C'est une déception, les cinq acteurs, quatre hommes et une femme, bonjour la parité, ne furent pas toujours à la hauteur. La ternitude d’un Yves Calvi, habituellement décontracté et détendu, crispé et engoncé dans le costard cravate reglementaire des soirées élyséennes, m’a donné l’impression qu’il s’était trompé de soirée et de plateau. Se croyait-il à la veillée funèbre d’Aimé Césaire ?
Ils étaient là pour « interroger » le président de la République, ils n’ont pas su se sublimer, habitués qu'ils sont, depuis bien trop longtemps, aux interviews complaisantes du ministre de l’intérieur candidat d’abord, et ensuite du super ministre multifonctions Nicolas Sarkozy, qui les convoque à l’Elysée de temps en temps.
Ils ont lâché leurs questions, dans un sérieux surjoué, comme heureux de s’en débarrasser. Je suggère si la production veut donner une suite à ce film, d’embaucher pour Le Président saison 2, des interviewers anglo saxons, quitte à mettre des sous-titres.
Pendant plusieurs jours, toute la presse, écrite et parlée, télés et Internet compris, va décortiquer chaque phrase, chaque mot, chaque silence et chaque point ou point virgule du message, délivré hier par le président d'un soir. Message simple et que je vous ai résumé dans le titre de ce billet :
« J’ai fait des erreurs, mais il faut continuer ! »
Il aurait pu rajouter, mais il ne l’a pas fait :
« Je me suis trompé, mais je ne vous en veux pas !»
Pas de surprise pensais-je, et bien si, il y en eut !
Ne parlons pas du refus ferme mais poli de Nicolas Sarkozy répondant à la question presque posée par Patrick Poivre d’Arvor, que visiblement cet exercice de vraie fausse interview emmerde de plus en plus. Non, on ne parlera pas de « ma vie privée » a-t-il dit.
Et il est vrai que si on peut interroger un cover boy de Closer, Gala, Point de Vue, France Dimanche, Match et sans doute le Chasseur Français sur sa dernière girl friend et les aptitudes plumardières d'icelle, il n’est pas de bon ton de fouinasser dans la chambre à coucher d’un Président de la République ; c’est le rôle que tenait hier Nicolas Sarkozy, ne l’oublions pas.
Il ne fut donc pas question de Carla ! Est-ce une raison pour ne pas mettre une photo de Carla à poil en illustration de ce billet ? Certainement pas, donc mettons-en une.
A noter que dès qu'elle aura fini d'enregister ses berceuses, il ne serait pas mauvais qu'elle se remette aux photos de charme, car mon stock commence à devenir mince, j'en suis réduit à souvent remettre les mêmes.
Mes fidèles pourraient se lasser.
Une autre surprise, et de taille celle-là. Peu de journalistes s'en sont fait l'écho, mais nous avons assisté hier, à une première sous la cinquième République.
Ce n'était pas pour de vrai, car pour de vrai jamais un Président n'aurait commis pareille faute !
Hier, en direct de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a admis avoir commis des erreurs !
Il a dit et répété que dans la multitude des décisions qu'il doit prendre chaque jour, il peut commettre des erreurs, et sans vraiment préciser, il admet en avoir commis !
En admettant qu'il est faillible, il se coupe encore un peu plus de ce poste de Président qu'il cherche en vain à occuper depuis le 16 Mai dernier. Plus grave, il donne raison à ceux qui l'ont critiqué.
Ce n'était donc pas des attaques dirigées contre sa personne par des "charognards" qui l'auraient pris pour cible, comme le prétendait sa garde rapprochée, panthère noire en tête. Non, ces attaques étaient dirigées contre des actions discutables, contre des erreurs potentielles. Et désormais, puisqu'il admet pouvoir se tromper, tout ce qu'il entreprendra pourra légitimement être contesté, et le sera de plus en plus, l'est déjà...
Un Président de la République ne peut pas se tromper, et surtout si par un hasard extraordinaire et plus qu'improbable, on puisse seulement penser qu'il soit dans l'erreur, il ne doit jamais l'admettre publiquement, sous peine de rabaisser la fonction. Il lui est facile de corriger le tir, voire , au nom des mêmes principes énoncés pour la mise en oeuvre de la connerie, faire ensuite le contraire, ou en refaire une autre pour gommer la première. C'est le b,a ba de tout gouvernant, même débutant.
Un Président qui doute, tout au plus, chez nous qui n'avons pas les moyens d'aller guerroyer en Irak, doit changer de premier ministre, ou dissoudre l'assemblée nationale, mais : "J'ai fait des erreurs.", ce n'est pas une phrase de Président. D'ailleurs, c'est Sarkozy qui l'a prononcée !
A Bientôt...
Prochainement sur vos écrans : Le RSA , ou le retour de Martin guère
Ps: Voici, publiée dans Libération, un condensé du film de Jeudi soir.
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14:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
24 avril 2008
Ce soir à la télé...
... Une reprise : Le Président.
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*** Bain de soleil dans le gazon. ***
Exceptionnellement, ce soir, vous pourrez voir, ou revoir le remake d’un film tourné en 1961 par Henri Verneuil : Le Président.
Comme à chaque fois que nous projetons un film ancien, ou sa reprise, nous commencerons comme il était d’usage de le faire jadis, par les actualités.
Jean Mineur étant souffrant pour cause de silicose aggravée, nous ne le verrons pas ce soir.
Pour nous faire pardonner son absence, nous vous proposons à la place, une photo de Carla Bruni à poil, ou presque.
Le chapeau a été offert à Carla par la Reine d’Angleterre, en récompense d’une révérence particulièrement réussie, malgré le string qui la gênait un peu. Carla, pas la Reine !
La première partie commence par l’interview sur LCI de l’académicien Jean-Marie Rouart, qui présente son dernier ouvrage, « Le devoir d’insolence », consacré à la vedette du film que nous verrons en deuxième partie.
La salle est pliée en deux, aux quelques bons mots, insolents, il s’en fait un devoir, envers Nicolas Sarkozy, à qui pourtant il témoigne une affectueuse admiration. Nicolas se serait présenté nous dit l’académicien facétieux, comme un « Raymond Barre en jeans », pour glisser au fil du temps vers un compassionnel « Abbé Pierre à ray-bans » Je trouve que c’est pas mal vu.
Mais c’est à craindre que Jean-Marie Rouart avec ses insolences, se soit définitivement privé de la direction de la Villa Médicis !
Nous passons ensuite à un dessin animé : « Les Pieds Nickelés en Chine ».
C’est une œuvre de fiction, inspirée à la fois d’Assurancetourix aux jeux olympiques et des Bourgeois de Calais, corde au cou à Pékin.
Les rôles principaux sont tenus par deux vieilles gloires du théâtre national, Cricri Poncelet, qui est d’une drôlerie irrésistible, quand il perd son dentier sur les genoux de l’athlète chinoise, en lui faisant un baise-main que n’eut point aussi bien réussi Giscard !
Cette dame, miraculeusement sortie indemne de l’odieux attentat dont elle fut victime à Paris, retrouva d’un coup son sourire. Cricri lui remit aussi une lettre de plates excuses écrite de la main droite du Chef de l’Etat français.
Un moment grandiose, à la fois émouvant et drôle. Nous avons ainsi la preuve qu’une grande nation comme la nôtre peut, quand c’est nécessaire, faire preuve d’humilité sans rien perdre de son honneur.
Et, l’ineffable Jean-Pierre Raffarin, l'autre acteur, vieux cabot blanchi sous le harnais. Pathétique, le Patapouf, essoufflé d’avoir grimpé en première la pente rude sur la route de la soie, droite mais escarpée, et qui remet à l’Empereur qui n’en demandait pas tant, la biographie de De Gaulle, écrite par Yves Guéna, c’est pas rien, et dédicacée, là c’est mieux, par Nicolas lui-même. C’est un cadeau précieux que ce livre, le Général aurait été fier de savoir qu’un livre à sa mémoire, dédicacé par son fils spirituel, et imprégné encore du parfum de Carla, serait lu peut-être par un dictateur chinois au son des exécutions capitales. Il y aurait aussi un message de Nicolas à Hu Jintao, plus une photo de Carla, mais la photo, à poil et dédicacée aussi, ce n'est pas officiel.
Mais je vous laisse lire le scénario écrit par le Canard Laquais Enchaîné.
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Dans les actualités de la semaine, il faut noter aussi les obsèques nationales du grand poète dont monsieur de La Palice n’aurait pas manqué de dire qu’il fut ces jours-ci, bien plus grand mort que vivant.
Nous le voyons ici avec son ami François Mitterrand
C’est encore le Canard qui en a fait le meilleur éloge funèbre, lisez plutôt :
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C’est l’entracte, les toilettes sont au fond, le film commence à 20 heures 15, mais je préfère vous le raconter tout de suite, il est à peu près 18 heures, et le temps s’améliore.
Vous ne pourrez pas m’accuser de me laisser influencer par les critiques professionnels qui ne manqueront pas de nous en bassiner jusqu’à l’écoeurement. Je commente ce film avant de l’avoir vu, c’est ma façon à moi d’être objectif.
Je vous est donné le titre, Le Président. C’est une adaptation libre du film tourné en 1961 par Verneuil. C’est une co-production TF1 Bouygues,Elysée, et France Télévision.
Ne mettre que des acteurs de l’Elysée et de Tf1 aurait paru suspect, une production précédente, « MoiMoi JeJe », avec seulement Patrick Poivre et Arlette Chabot en guest stars n’avait pas vraiment décollée, trop peu d’acteurs. Une autre super production, avec six cents figurants cette fois, dont quelques journalistes, « Les caisses sont vides, mais Carla c’est du sérieux » avait aussi fait un bide. Seul le sketch du Roi fouettant le plumitif Joffrin avait sauvé le navet d’un bouillon mémorable.
Ce soir, tout a été mis en œuvre pour que le spectacle soit une réussite.
Le film sera tourné et projeté en même temps. C’est en direct des studios de l’Elysée, le rôle du Président sera tenu par Nicolas Sarkozy, c’est un rôle qu’il essaie de tenir de temps en temps, jusqu’à présent, il n’a pas convaincu.
Mais ce soir, dans le remake du Verneuil les nostalgiques de Gabin ne seront pas déçus, la similitude est frappante. Le scénario est simple, c’est l’histoire d’un candidat brillant, qui s’étant fait élire sur un programme dément, au bout d’un an a foutu le bordel dans le pays, et cherche désespérément à faire croire qu’il a réussi au-delà de ce qu’il avait promis, et qu’il est urgent de continuer les conneries.
C’est assez simpliste, mais le peuple aime les choses simples.
Il va donc s’évertuer à réaffirmer qu’il est le meilleur, que de toute façon il est le seul, que personne ne pourrait faire mieux que lui, d’ailleurs, avant lui, personne n’a rien fait hein, les socialistes, ils ont fait quoi les socialistes ! Bon. Donc c’est comme ça qu’il faut faire, on l’a élu pour ça, et puis c’est tout !
Vous me direz, il n’y avait pas besoin de convoquer cinq journalistes de la presse libre et indépendante pour communiquer ce que tout le monde sait déjà. Il lui suffisait de réciter le topo mitonné aux petits oignons par son staff, et l’affaire était bouclée.
Là, vous avez tout faux !
Vous imaginez les téléspectateurs plantés bouche bée devant un guignol qui déblatère sa propagande moult fois ressuçée, debout sur ses talons devant son prompteur. Au bout de cinq minutes, tout le monde aurait zappé sur Arte !
Il faut rendre le spectacle vivant. C’est pourquoi ce soir, vous verrez des journalistes totalement indépendants, poser en toute liberté des questions soigneusement préparées à l’avance par les communicants du palais, dans le seul but de permettre au Gabin d’opérette de reprendre son souffle, et de dérouler son discours, selon le script et à la virgule près.
Une interview en direct et spontanée, comme si vous y étiez. D’ailleurs, vous y serez !
A l’heure où je publie, il reste une incertitude.Non pas sur ce que tout le monde connaît, les réformes de ceci, de cela et de tout le reste, la Chine et l’Otan, le pouvoir d’achat et le plein emploi, la pauvreté qui bientôt grâce à Martin qui fait un travail remarquable ne sera plus qu’un mauvais souvenir, pas Martin, la pauvreté !
Non, il plane encore un mystère…Va-t-on parler de Carla ?
Nous verrons ça ce soir.
A Bientôt…
19:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23 avril 2008
Ceux-là non plus...
... Il ne faut pas les oublier !!!
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*** Encore 7 jours, et c'est bon ! ***
Nous faisons grand bruit, et c’est tout à fait justifié de crier haut et fort, autour du non-respect des droits de l’homme en Chine. Le problème Tibétain semble soudain, après des décennies d’indifférence, devenir l’urgence du moment. Les derniers événements au Tibet, et la proximité des J.O. ont bien sûr démultiplié l’émotion.
J’ai dit et je maintiens que c’est surtout de l’intérieur que la Chine se mettra, si elle doit s’y mettre un jour, à un niveau de démocratie satisfaisant pour les citoyens chinois, et pour ses minorités.
Il faut toutefois, et les jeux en sont l’occasion, rappeler aux dirigeants chinois qu’ils doivent respecter les engagements qu’ils avaient pris pour obtenir ces jeux, engagements qu’ils n’ont pas tenus, et le leur rappeler avec fermeté.
Je ne crois pas que la France se grandisse, quand elle envoie des « émissaires » s’aplatir en Chine et s’excuser de l’agression imaginaire qu’aurait subie une athlète handicapée en fauteuil roulant.
Est-ce que le Président Chinois s’est excusé auprès de David Douillet, qui, le pauvret s’est vu arracher des mains, par un féroce soldat de l’Empire du Milieu la torche qu’il brandissait fièrement…La France, et le monde entier avec elle, ont pu lire l’étonnement et le chagrin sur le visage du doux géant, dont les chaudes larmes, mêlées à la pluie un peu plus fraîche ont remué jusqu’au tréfonds les plus endurcis d’entre nous.. Des infos alarmantes nous parviennent à son sujet, émanant, elles sont donc irréfutables, de la cellule psychologique qu’il fallut constituer en hâte, lui évitant ainsi, mais de peu le suicide ! Il se reposerait quelque part en Corrèze, auprès de Bernadette, sa marraine.
Je lance donc un appel au N°1 Chinois :
Monsieur, s’il vous plaît, idéogrammez dare-dare des excuses à David, nous vous en serons tous reconnaissants…
PS : Vous pouvez garder Poncelet et Raffarin, ils ne nous servent à rien !
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