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18 avril 2008

Les travaux continuent...

...Pendant la retraite, the show must gon on !

***

*** Printemps fleuri à Washington ***

Tout d’abord, la réponse à la photo devinette d’hier.

 

medium_Réponse.jpg

 Comme vous pouvez le voir, j’avais simplement fait un recadrage sur le dos du hérisson, fidèle visiteur du soir, qui vient faire un tour dans le jardin, et qui se régale avec la petite pincée de croquettes spéciales « Berger allemand » que je laisse à son intention. Il se porte bien Pépère !

 

 ***

 Après le hérisson, nous pouvons maintenant nous consacrer à l’aventure épique (là, je suis trop !) de notre jeune sexagénaire, embarqué dans les travaux titanesques qu’il a imprudemment acceptés, pour le seul bénéfice de la gloire, à savoir la réfection de la cuisine du Président Clément, que nous voyons ici en compagnie du colon Christophe.

medium_Christophe_Colon.jpg Ils sont affairés à la mise au point d’une arme de destruction massive, capable de rogner les dents de n’importe quel tyran, même habitué aux rahat loukoums super sucrés des différents orients, proche, moyen voire extrême !

 Et je te dis pas la glycémie dans le rouge, pour terminer le boulot !

En  arrière plan, montant une garde vigilante, nous devinons MC, avec un sac banalisé, pour mieux se fondre dans la foule anonyme. Des pros je vous dis !

 Nous avons laissé hier, ou avant-hier, vous vérifierez, dans l'épisode précédent, notre héros, pas encore fatigué, mais ça va venir, atterré et anéanti devant l’ampleur de la tâche qui l'attend.

 Las, MC ayant défait les valises, il lui était impossible de faire demi-tour !

 Il se mit donc au boulot.

 Etant, du temps où il était classé dans la catégorie des actifs, plus habitué à faire bosser les autres, qu’à lui-même user le manche, et retrouvant très vite ses automatismes, il réquisitionna le malheureux colon, Christophe, medium_Première_couche.jpgnous le voyons en plein effort,qui se vit assigné à la lourde tâche de repeindre les lieux dévastés par les terroristes, qui, je vous le rappelle, se sont enfuis ces salopards, avec le livre de recettes auvergnates et gasconnes !

 Non seulement il va falloir bosser, qui plus est dans une cuisine, c’est un comble, mais en bouffant de la tambouille locale, je vous dis pas l’angoisse !

 Tu te vois, toi, à la pause casse-croûte, avec ton hamburger graisseux, plâtras infâme de bœuf haché dont seul ressort le goût des hormones, et  d’où s’évadent une feuille de salade désinfectée à la javel, et deux rondelles de tomate caoutchouteuse, que la mayonnaise à l’huile de soja Ogm n’a pas réussi à maintenir collées sur le pain pâteux, avec, comme des furoncles sur la croûte, enfin, pas la croûte, disons la peau…A la même heure, mais décalée du nombre correct d’heures pour que Ménétrol et Washington fassent sonner l’Angélus avec six heures d’écart... J’ouvre une parenthèse, espérons que je ne vais pas m’embarquer dans une digression telle, que quand l’angélus sonnera à nouveau, j’oublierai de la fermer, il est rare que je la ferme…Oui, l’angélus, j’y reviens. Comme l’angélus sonne toutes les six heures, et que le décalage horaire entre les deux capitales est de six heures, l’angélus sonne en même temps à Ménétrol et à Washington ! Etonnant non…C’est pour ça que Joseph Seize n’avait pas l’air plus paumé aux US qu’à Rome, je ferme la parenthèse.

 Je vais voir ce que je racontais avant la parenthèse, ne partez pas, je reviens…Je n’ai pas vu de parenthèse, mais je reprends. A l’heure donc du Hamburger à trois mille calories, notre héros pense aux ouvriers français, alcooliques certes, mais avec un Imc dans la norme, qui eux, se tapent du saucisson sec, du jambon sec aussi, et à point comme c'est pas permis (il n'est pas interdit d'applaudir !), posés, l’un et l’autre sur une tranche de pain fariné mi-seigle, avec le(s) canon(s) de rouge accompagnant délicatement le fromage, cantal vieux, fourme d’Ambert, Saint-Nectaire ou gaperon, ou pourquoi pas les quatre !

 Cessons de rêver, au boulot ! Une fois expédiés les préliminaires, comme disait le jeune marié, il faut entrer dans le vif du sujet ! Je fais une courte pause. Non seulement parce qu'il est sept heures dix-neuf, et que je vais boire un troisième café, mais surtout parce que la photo que je vais vous mettre ici, si je la retrouve, cette photo est un document unique. Regardez bien...

medium_Décoiffant.jpgC'est décoiffant non ! Tout ça sans filet...Et quel souci du détail, de l'efficacité aussi, le nez sur la prise, on trouve de la colombienne moitié prix qu'au Cap Ferret, on ne dira jamais assez le désastre qu'apporte l'euro fort couplé aux trente cinq heures !

 Ceux qui ont un écran HD pourront en zoomant, vérifier que le niveau à bulle, est étalonné sur l'angle exact que fait la Tour de Pise, dont je vous rappelle  que l'ancien propriétaire, Francisco, fut pendant longtemps le gardien, ou le guide, avec efficacité donc, le vaillant brayaud défroqué que nul ne vit avant ce jour poser du carrelage, cheveux au vent, tourbillonnant, si on en juge à la photo, après avoir tracé une raie au milieu, pose une à une les dalles en pente conforme à la pisitude originelle, puis après avoir vérifié que la plaque est d'équerre (*), il passe à la suivante.

  Nous n'entrerons pas dans les détails, mais après des jours et des jours d'efforts, agrémentés  fort heureusement de moulte rasades  de douze ans d'âge - La pose de dalles en pente, ça s'arrose ! - Il vint à bout du chantier.

 medium_Sigourney_Weaver.jpgNe croyez pas qu'il fut laissé sans surveillance !

 Nous voyons ici le Président Clément, qui sous pretexte de faire visiter ses futurs appartements à Sigourney Weaver,  on le voit, elle est très grande, est venu en personne, avec sa garde rapprochée, superviser mine de rien le vieux en plein boulot.

 Nous le retrouverons plus tard, au cours des essais, pilotant avec maëstria, et sans ceinture, ce qui n'est pas prudent, un tiroir à vaisselle...

medium_Tour_d_honneur.jpg

Plus tard encore, au cours de la  réception qui marqua la fin des travaux, on le vit  riant aux éclats, à la bonne blague que Sigourney, mutine en diable lui avait sussurrée à l'oreille.

medium_Inauguration.jpg

 Un regard indiscret nous dévoile la cuisine prête pour les banquets futurs, si tant est qu'on retrouve un jour le livre de recettes...

medium_Finie.jpg

 Et dire, que c'est ici, en plein Pays Brayaud, que tout a commencé...Enfin, presque.medium_CREPS.jpg

 

 Mais ceci est une autre histoire, et ce n'est pas à moi de vous la raconter.

*

*

*

 

 FIN.

 

(*)- Cette phrase a passé avec succés l'examen du pourtant sévère comité de censure du Blognaute de "La Montagne".

Commentaires

Un homme qui nourrit un hérisson aux croquettes depuis, peut être, plus de 10ans, ne peut pas être mauvais. Qu'on se le dise !
Bise
***
Celui-là est nourri aux croquettes Royal Canin spéciales "German Shepard", depuis que nous habitons chez Olga.
Auparavant, quans nous étions logés chez Max et la Minette, puis chez Francisque et les chats, les grands parents et les parents du hérisson pris en photo, et de quelques autres de la famille, venaient ici déguster des patées maison, avec boulettes Loyal et croquettes Félix.
Salut aux Bounhoumes !

Ecrit par : Eliane | 18 avril 2008

Ton histoire est passionnante....Tu as vraiment du talent pour me passionner avec une cuisine présidentielle....et "Un Brayaud chez les Américains"....
CREPS ou ECOLE DE POLICE, ce lieu fait donc partie de l'histoire......Mon fils , à 3 ou 4 ans prenait un grand plaisir à contempler les élèves de l'école de police dans leur jeux....Son perchoir favori: une chaise devant la fenêtre de la cuisine de notre appart au collège.Encore une histoire de cuisine.....
Bravo pour la photo de l'hérisson.....
The kitchen made by Brayaud Company is very, very beautiful.....Congratulations.
Bises à tous

Ecrit par : Allier-née | 18 avril 2008

Toi , le Brayaud, tu connaîs des Bounhoumes.(Ce n'est pas un mot brayaud!).Ils vont te faire tailler les traces ou les bouchures pour trouver d'autres hérissons.Bises aux bourbonnaises et aux bourbonnais.

Une gâte de bounhoume

Ecrit par : Allier-née | 18 avril 2008

Une page régal, à déguster sans modération.

L'alien dans le tiroir vaisselle a une bonne tête ! Rien à voir avec le huitième passager. Ne me dis pas que le truc rouge-bleu -blanc enfilé sur une baguette devant les yeux de Président Clément est une réplique miniature d'un hamburger YOU-S.

Après tes explications, je crois que je vais rester au saucisson sec et aux Côtes du Ventoux.

Amitiés du grillon qui a envoyé quelques e-mails aux 4 députés et 3 sénateurs du Vaucluse pour dire ce qu'il pensait de leur attitude sur l'amendement Chassaigne.
***
Rester aux Côtes du Ventoux me parait une être une sage décision.
Quant à la loi Ogm, personne ne bouge ou presque, ils auraient tort de se gêner les Monsanto Brothers...Après le Maïs, les patates, c'est parti, BASF attaque !
Bon week-end Christian, et bon appétit à tout le monde.

Ecrit par : christian | 18 avril 2008

J'ai vu comme Christian que le senat avait fait peu de cas de l'amendement chassaigne et c'est fort regrettable,je comprends que DE GAULLE avait une forte envie de le dissoudre.ça coûte cher et ça rapporte pas grand chose.salut ami râle.

Ecrit par : heraime | 18 avril 2008