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29/03/2008

Vous qui me lisez, de Colombie, de Bogotà ou d'ailleurs...

 ...Por favor, Transmettez-leur cette lettre :

****

Lettre à un guérillero des FARC.

 Je ne te connais pas, et tu ignores qui je suis. Mon nom et ma personne n’ont aucune importance, ce qui est important, c’est ce que j’ai à te dire.

 Je t’écris depuis un paisible coin de France, un pays où il n’y a plus besoin de prendre les armes pour changer de gouvernement. Si mon message te parvient, sache que derrière moi, il n’y a ni organisation, ni parti politique, ni amis ou ennemis de ta cause. Ta cause, c’est la tienne, le combat que tu as choisi de mener est le tien et je ne te juge pas.

 Depuis des années, j’entends parler de toi, mais surtout, depuis des années, j’entends, plus que de toi, parler des prisonniers, des otages, que toi et tes camarades vous gardez au fond de votre jungle.

 Ta cause est peut-être juste, c’est l’histoire qui dira si tu as eu raison de vivre ou de mourir pour elle. Mais tu n’as pas le droit, au nom de ton combat, de maintenir prisonniers, loin de leur famille et de leurs amis, des gens, hommes ou femmes, étrangers à la guerre que tu mènes contre les autorités de ton pays.

 En privant ces gens de leur liberté, en faisant d’eux des êtres malheureux et désespérés, en leur volant plusieurs années de leur vie, tu fais plus de torts à la cause que tu crois défendre, que ne pourrait en faire le pire de tes ennemis.

 En te faisant le geôlier de ces innocents, tu cesses d’être un combattant, tu deviens un bourreau. C’est en bourreau, que de plus en plus tu apparaîtras, que tu apparais (?),  aux yeux du monde entier, si toi et tes camarades ne libérez pas au plus vite tous vos otages.

 Je te le demande, et c’est aussi pour toi que tu dois le faire, rends à tes prisonniers, et en priorité à ceux qui sont malades, puis à tous les autres, la liberté à laquelle a droit chaque être humain sur cette terre.

 Et pense que si jamais l’un, ou l’une, comme Ingrid Bétancourt, on la dit très malade, venait à mourir, tu ne serais plus seulement un bourreau, mais tu serais un assassin !

 Quel regard porteront sur toi tes amis, tes enfants, si tu maintiens en cage, et les y laisses mourir des innocents ?

 Alors, il est plus que temps, libère vite les otages. En faisant cela, c’est toi aussi qui redeviendra libre; leur liberté, c’est également la tienne !

***

medium_Ingrid2.2.jpg

 Dès que je le pourrais, je remettrais en ligne cette lettre traduite en Espagnol. Mais dès maintenant, j'invite ceux qui pensent qu'elle peut, en l'état être utile, aussi peu que ce soit à la libération des otages des Farc, et en particulier à la libération d'Ingrid Bétancourt, pour qui le temps presse, de la copier-coller sur leur blog ou leur site, et de la faire circuler.

 J'ai inclus Colombie et Bogota dans le titre du billet, pour accrocher les moteurs de recherche. Je verrai sur mon controleur de visites, si ce billet a été au moins ouvert, sinon lu, en Colombie.

 A Bientôt...

***

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Le 28 Mars: 1

 

 

Commentaires

bonsoir
bravo pour ce que tu as écrit !!!! en espérant que tu sois lu jusque là-bas tu nous le diras !!!! comme tu as plus de visites que moi je ne mets pas sur mon bog mais si je vois que je peux glisser cette note un peu partout je le ferais
merci de dire ce que nous pensons mais qui n'avons pas les mots pour le dire
bonne soirée
bernadette
***
Et si parmi tes visiteurs, pas nombreux dis-tu, il y avait celui qui fasse le lien entre eux et nous, tu pourrais regretter...
Au revoir.

Ecrit par : bernadette | 29/03/2008

très bien ton texte, je pense que ce texte en Espagnol peut toucher plus directement la Colombie.
l'inclure sur mon blog, il est si peu visité, les notes demandent assez souvent du temps, étant donné sa vie, j'espace maintenant les notes. Je regarderai ton blog, intéressée par la statistique.Bonne journée. Renée

Ecrit par : Renée | 29/03/2008

Tu as raison, je vais faire traduire en espagnol mon appel. Merci d'y avoir pensé ! je suis le dernier des ânes !

Ta lettre exprime ce que je ressens !

Le grillon

Ecrit par : christian | 29/03/2008

j'espère que ta lettre arrivera entre les mains de "ces bourreaux" au coeur insensible... et qu'elle les poussera à se remettre en question .. les termes en sont criants de vérité et pourvu ..pourvu ... qu'ils soient lus ... et qu'Ingrid (et les autres) soit libérée à temps !!!

Ecrit par : michka | 29/03/2008

Alain, je viens de copier ta note et de l'envoyer à Odile Guillemot pour lui demander si elle a le temps de la traduire.

Salut du grillon qui ne parle pas assez bien la langue de Cervantes
***
Je l'ai envoyée à Odile ma note, en même temps que je l'ai mise en ligne.
Dans un échange antérieur, elle s'était proposée pour le faire.
C'est ton idée que j'ai reprise, reste à jeter un maximum de bouteilles dans la mer de l'indifférence et de l'oubli.
Salut à toi, le soleil brille chez nous....

Ecrit par : christian | 29/03/2008

Je lis ta note à l'instant, et tu exprimes parfaitement ce que nous ressentons, aussi espèrons que d'autres la reprendront,et si un jour arrive le miracle de sa libération, , on se dira qu'il ne faut jamais rien lâcher quand la cause est tellement urgente. merci




Je t'embrasse
hélène

Ecrit par : hélène | 29/03/2008

Poignante ta lettre .Je la ferai circuler déjà en français et en espagnol quand tul'auras auprés de gens ayant des sites ou blogs.Tu as trouvé les mots du coeur.Bises

Ecrit par : Allier-née | 29/03/2008

Chaque fois qu'un homme défend un idéal, ou une action pour améliorer le sort des autres ou s'élever contre une injustice, il envoie dès lors une petite vague d'espoir.
[Robert Fitzgerald Kennedy]

Ecrit par : anonyme | 29/03/2008

Merci Crabillou. Qu'importe que nous soyons efficaces ou pas, on n'a pas le droit de se défiler parce qu'en effet personne ne sait où va la graine semée par le vent.

Bien à vous. Monique

Ecrit par : monique | 29/03/2008

Hola Crabillou!
Je viens à l'instant de recevoir le mail du Grillon, je n'avais pas vu ta note.
Je traduit ça tout de suite et te le colle ici, ce sera le plus rapide.
Esperando que esta carta sea de mucha suerte para los prisioneros.
Besos,
Odil
***
Il doit y avoir un souci avec ma boite mail, car je t'ai envoyé ce billet hier dans l'après-midi.
J'attends, nous attendons ta traduction.
Merci

Ecrit par : Odil | 29/03/2008

Souvent tu me fais rire mais là tu me fais pleurer. J'aime bien le ton de ta lettre. Tu devrais peut être faire une copie aux enfants d'Ingrid Bettancourt, ils ont peut être des moyens pour communiquer avec les FARCS.
Bise
***
Je ne veux pas que les Farc reçoivent une demande de plus des enfants d'Ingrid, car derrière ces enfants, il y a toute l'instrumentalisation associative, politique et autre qui est déja à l'oeuvre, qui réussira peut-être, je le souhaite...J'aimerais qu'un message de simples citoyens du monde leur parvienne, et leur parle de coeur à coeur, rien d'autre.
Faire briller l'étincelle d'humanité qui en chaque homme ne meure jamais tout à fait.
Bisou.

Ecrit par : Eliane | 29/03/2008

Très belle et très juste cette lettre, elle aura d'autant plus de force avec sa traduction en espagnol. Je n'ai pour le moment - à ma connaissance - pas de visiteur en Colombie, mais j'essaierai quand même de mettre un lien sur mon blog, avec le tien...Chaque petite goutte d'eau!

Ecrit par : Laurencel | 29/03/2008

Bon c'est fait :

Carta a un guerillero de los FARC

Ignoras quien soy yo. Mi nombre y mi persona no tienen ninguna importancia, pero lo que si es importante, es lo que tengo que decirte.
Te escribo desde un apacible lugar de Francia, un país donde no hace falta tomar armas para cambiar un gobierno. Si mi mensaje te llega, que sepas que detrás de mi, no hay ninguna organización, ningún partido político, ningunos amigos o enemigos de tu causa. Tu causa, es la tuya, el combate que elegiste llevar es el tuyo y no te juzgo.
Desde hace unos años, escucho hablar de ti, pero sobre todo, desde hace años y por encima de ti, escucho hablar de los prisioneros y los rehenes que tú y tus amigos retenéis en la jungla.
Quizás tu causa es justa, es la historia quien nos dirá si has tenido razón de vivir o de morir por ella. Pero no tienes el derecho, en nombre de tu combate, de mantener prisioneros, lejos de sus famillas y de sus amigos, de la gente, hombres y mujeres extranjeros de la guerra que llevas en contra de las autoridades de tu país.
Privando a esta gente de su libertad, haciendo de ellos seres desgraciados y desesperados, robándoles varios años de su vida, resulta que estas haciéndole mas daños a tu causa , a la que crees defender, incluso por encima del que podrían hacerle tus enemigos.
Haciéndote carcelero de estos inocentes, dejas de ser un combatiente, te vuelves un verdugo. En un verdugo que cada vez más aparece ante los ojos del mundo entero, si tu y tus camaradas no liberáis ya a todos vuestros prisioneros.
Te pido, y es también por ti mismo que debes de hacerlo, que devuelvas a tus prisioneros la libertad a la cual tiene derecho cada ser humano en esta tierra, en prioridad a los que están enfermos, y seguidamente a todos los demás. Y piensa que si jamás uno o una, como Ingrid Betancourt, que se escucha por allí que esta muy enferma, llegara a morirse, tu, no solamente serías un verdugo, ¡serias también un asesino!
¿Que mirada obtendrás de tus amigos, de tus hijos, si mantienes a unos inocentes enjaulados, y les dejas morir?
Entonces, es tiempo ya, libera pronto a los rehenes. Haciéndolo, tú también quedarás liberado.
Su libertad, ¡es también la tuya!

Ecrit par : Odil | 29/03/2008

J'ai recopièé ton appel, si vrai d'humanité, en le retapant sur mon clavier (honte, je ne sais pas faire un copier-coller!) mais l'essentiel est de ne pas briser la chaine, avec la petite lueur d'espoir au bout.


Je t'embrasse
hélène

Ecrit par : hélène | 29/03/2008

Oui, Alain, tu as raison, même si un seul lisait la lettre et fasse le lien, l'étincelle commencerait à briller.

J'ai édité ce matin.

bises

betty

Ecrit par : betty | 29/03/2008

si cela pouvait faire bouger
je l'ai mise sur mon blog
bises
Anne-marie

Ecrit par : anne-marie | 29/03/2008

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