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24 février 2008
Patience, patience...
...Le trapéziste finira bien par se casser la gueule !
*** Chateaugay, face Nord... et jour gris...***
Le regret du jour:
Ben oui, on a perdu. Ils étaient les plus forts. Mais quand même, un grand coup de chapeau aux gamins. Bravo les petits, Roger Couderc aurait été fier de vous !
La phrase de la semaine :
« …En République, les places s’acquièrent par le mérite et par le travail, pas par l’héritage. »
C’est Patrick Devedjian, haut responsable des Umpes, qui s’est laissé aller à cette forte maxime.
Tu l’as dit bouffi, par le travail et le mérite !
En conséquence de quoi, le fils du père, haut de ses vingt-deux ans et de son inexpérience totale- J’ai failli dire virginité !- en matière politique, se présentera à Neuilly pour les élections cantonales.
Il remplacera, avec le dossard « Majorité présidentielle », le candidat estampillé Umpe, lequel était soutenu par la Reine-Mère Andrée, André Teullé, toujours conseiller de Papa, avec qui il déboulonna le candidat officiel de l’Elysée pour les municipales, le pâle Martinon, à tronche de mérou, porte-parole du Prince, qui depuis, est muet comme une carpe, ou presque !
Arnaud Teullé, s’est vu lâché par son parti, dont il est le chef à Neuilly, au profit d’un « candidat dissident »…Putain cousin, tu parles d'une embrouille à Neuilly sur Scène, c'est encore pire que chez les écolos !
Le Ravaillac des beaux quartiers, le blondinet flamboyant fut vite retiré du marigot avant qu’il ne s’y embourbe.
Depuis le Conseil Général des Hauts de Seine, et sous la protection de Devedjian qui soudainement reconnaîtra l’énormité de son travail, et lui en accordera les mérites, Jean, le Prince héritier, ne sera pas sans terre, il bâtira son avenir sur des bases saines…
Bonne chance fiston !
***
Enfer et damnation, la cote de ce pauvre Nicolas n’en finit plus de descendre !
Sarkozy rêvait de gommer 68, c’est fait ! De 68% en Juillet 2007, sa cote de popularité est dégringolée à 36% en Février.
Les conseillers du palais n’en peuvent plus, ils sont à court d’idées. Rien n’y fait, les tours de passe-passe et les surprises du chef ne font plus recette.
« Les Français sont des veaux ! », A-t-on fait dire à Mongénéral, en des temps reculés.
« Les Français sont dévots ! », Se sont dit les conseillers du Chanoine.
Et d’embrayer sur la spiritualité, sur la place que Dieu devrait reprendre dans la tête des gens, pour apaiser les sociétés, comme il les apaisa naguère.
Les cinq millions d’amérindiens écrapitouillés, coupés en morceaux, donnés à bouffer aux chiens, réduits en esclavage et brûlés vifs entre deux messes se souviennent avec nostalgie de ce temps bénit, où Dieu guidait les conquérants de Sa très Gracieuse Majesté, Isabelle la Catholique.
Ils versent encore une larme, émus et nostalgiques, en évoquant ce temps imprégné par l’amour du très haut, qui les propulsa par le fer, le feu et l’eau bénite, dans leur paradis de sauvages…
Cette terrible affaire, la Shoah, saviez-vous que c’est l’absence de Dieu qui en est la cause.
Il l’a dit le Chanoine, au congrès des fils du Roi David, mais est-ce sûr ?
Dites-moi Padre, le « Gott mit uns » qui ornait la boucle du ceinturon des soldats du Reich, ça veut dire quoi en boche ?
Il est à prévoir que ni le Dieu d’amour des Chrétiens, ni celui de miséricorde qui fait couper les mains des voleurs et empaqueter ces dames en de sombres étoffes, dans les terres perso-arabiques ou l'inverse, pas plus que celui qui donna au Peuple élu, le droit de construire un mur au milieu des champs d’oliviers des Palestiniens, ni ces dieux-là, ni celui de Tom Cruise, ne fassent remonter d’un iota la cote descendante de l’élu du 6 Mai !
Ni veaux ni dévots, les Français, inquiets et circonspects, ni plus ni moins.
Un homme, comme surgi de nulle part, bien qu’il hantât le paysage politique depuis plus de trente ans, était venu les faire rêver de rupture et de changement. Il leur faisait miroiter des lendemains prospères, pour peu qu’ils ne rechignassent point à s’échiner davantage, au lieu de bricoler au ralenti pendant seulement trente cinq heures dans leurs usines, avant qu'elles ne ferment !
Virtuose des harangues propres à remuer l’âme cocardière du citoyen tricolore, déclamant haut et fort des discours écrits pour soulever les foules, on le vit faire pleurer des umpes endurcis, quand se levèrent auréolant l’estrade où s’agitait l’artiste, grisant d’avance les urnes, les cendres de Jaurès et de Blum, comme soudain soulevées par un souffle nouveau qui replacerait la France dans son Histoire !
Alléluia, un nouveau "Mais si, tout est possible !" nous est enfin donné...Mais si, prenez-le, vous le paierez plus tard !
Sur cent citoyens en âge de voter, quarante-trois firent de lui un Président pour la République de tous. Bravo l'artiste !
C’était il y a huit mois et quelques, une éternité…
Un tourbillon s’abattit sur ce bouillonnant petit pays, la France, toujours avide de changements, en révolution permanente, mais qui n’aime rien tant que le calme et la tranquillité, et n'apprécie guère que l'on bouscule ses petites habitudes.
Il avait promis du changement, il n’en manqua point du changement !
En seulement quelques mois, tout se retrouva cul par-dessus tête, et à l’instant où s’écrivent ces lignes, nul n’est foutu de dire où nous sommes partis !
Pire, les quelques fois où il était dans son rôle de Président élu, il n'a fait que des couacs. Que ce soit pour des voeux raplaplas, plus chiraquien que nature, où pour se hasarder dans la "Politique de Civilisation", c'est dommage !
Et plus récemment quand il parla de l'Europe, ce fut le bide, ça ne passe pas !
Ceux qui vibraient aux grands discours écrits par Guaino, restent de marbre quand Sarkozy rejoue son numéro, il bouge trop pour ressembler à la statue du Commandeur ! Ils se rendent compte, mais c'est un peu tard, que ces discours, même s'il les récite très bien, sont beaucoup trop grands pour lui..Ils sont déçus, tant pis pour eux, ils se vengent comme ils peuvent....Dans les choux la cote d'amour, au trente six pour centième dessous !
Les veaux et les dévots sont emportés dans le même maëlstrum, plus personne ne s’y retrouve!
Le peuple n’en peut plus de voir s’agiter ce brasse bouillon excité comme un boisseau de puces. Il souhaitait un Président, il se retrouve avec un Sarkozy, et qui sait si bientôt, s'il n’y en aura pas un deuxième !
Il ne faut pas chercher plus loin la cause de la baisse de popularité du monsieur.
Inutile d’envoyer la garde rapprochée ferrailler contre des ennemis imaginaires, qui se livreraient, bande de salopards, à une chasse à l’homme indigne !
Ils sont pathétiques les preux chevaliers.
Yves Jego, âme pure, qui guerroie pour le Roi dont il ne se réclame pas dans son fief de Montereau, pas plus qu'il ne mentionne sur ses affiches de campagne, le nom du parti dont il est le porte-parole !
Et Fillon, qui vole en rasant les murs au secours du patron, l'oeil à nouveau vif, tant il se voit à deux pas de son rêve : devenir enfin Premier Ministre !
Désopilant, le Frère prêcheur, maçon pas franc du tout, Xavier Bouboule, le Bertrand du déclin, dans son numéro "les Français nous disent, et bla et bla, blabla bla !"
Inutile de lâcher sans muselière, Yaramade (C'est la seule majorette qui n'a pas de casquette sur la photo), la panthère noire aux yeux de braise, toutes griffes dehors, aux basques des plumitifs charognards, qui s’en prennent à son maître.
On atteint des sommets d’hypocrisie, quand, pendant des mois, que dis-je des mois, pendant des années, le candidat s’est mis en scène et a exhibé sa famille, partout où c'était possible. Des journalistes l’ont suivi, une romancière et dramaturge à vécu un an à ses cotés, pour écrire la geste du Prince. Elu, il a continué d'étaler sa vie privée au grand jour, prenant goût à la provocation.
Il les a entraînés jusque dans sa chambre à coucher les journalistes, et maintenant qu’ il a moins besoin d’eux, il leur reproche de faire courir leurs plumes sous son duvet !
Que ne s'est-il préoccupé plus tôt de préserver sa vie intime, et de nous éviter de vivre en live ses déboires conjugaux, ou ses prouesses matelassières !
Le peuple est las du Sarkoshow.
Sarko au Fouquet’s, Sarko en croisière, Sarko à Rungis, Sarko à l’hôpital, Sarko en Libye, Sarko au Tchad, avec Cécilia, sans Cécilia, Sarko au four, et aussi au moulin, à l’usine et au charbon, Sarko partout à Disney en Egypte,à Rome, à Riyad,à Versailles… Stop, assez ! Trop de trop.
Le Sarko Cirque non plus ne fait plus recette. L’unique artiste, s’il ne se fatigue toujours pas faire le spectacle à lui tout seul, commence à lasser un public qui attend autre chose.
Sarko dompteur de yorkshires centristes, ça ne fait plus vibrer personne, pas plus que ses numéros de clown, plus gugusse que clown blanc.
On s’amuse encore un peu de voir le petit étalon dressé sur ses hauts sabots, qui fait le beau devant la belle écuyère (*), mais le cœur n’y est plus.
(*)- On la voit sur la photo ci-contre, la belle écuyère, en train de faire les foins. Il faut tout faire au cirque !
Petit à petit le chapiteau se vide, le public s'en va, Monsieur Loyal a disparu.
Le magicien ne fait plus illusion, il se retrouve seul sur scène,la magie est morte, avec le lapin qui ne sortira plus.
C'est une lapine, elle est crevée au fond du Chapeau!
A Bientôt....
08:20 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
Alors,,bravo, tu reviens, pas moyen de lire tranquillement ton journal, calé dans ton fauteuil où à révasser en regardant la télé, le démon de l'écriture a fini ses vacances et il a bien fait. Non début ce matin dominical avec le trapéziste, en effet, quel cirque que la politique.
Bises
hélène
Ecrit par : hélène | 24 février 2008
je le savais, tu ne pourrais retenir l'agitation de ta plume lo,ngtmeps, salutaire Crabillou, le trapéziste s'est déjà cassé la gueule, nul filet pour amortir la chute, la visite aux veaux vaches cochons fut déterminante dans la descente à l'enfer. ("casse toi pauvre con" , à visionnner d'urgence )
Comme toujours, et encore davantage , ton analyse et ta pertinence sont au top,
Médrano va fermer, je le sens , et des guichets seront sans doute ouverts dès 2009 pour une toute autre forme de spectacle...
L'orange arrive, l'orange est là,
Bon dimanche
bisous à toi, et merci de revenir Françoise
Ecrit par : framboisine | 24 février 2008
Te revoila gredin vilipendant a qui mieux mieux nos politiciens,et je dois dire que j'aime bien quand tu nous racontes la politique de haute trahison qui s'écoules des hautes sphères de l'état.Mince,j'étais en retard,car je croyais bêtement que Fillon était déja premier ministre.C'est vrai que le plus petit que lui faisait déja tout à sa place.Le président du pouvoir d'achat (bonjour la mère )avait trouvé rien de mieux que d'incruster la SHOAH pour faire diversion sur ces sujets brulants.J'ai rien contre le devoir de mémoire,mais pour une fois Simone Veil a dit ce qu'elle en pensait.J'ai qu'un regret ,elle aurait du le faire avant les élections.C'est vrai que cet intermède
n'était pas dans son programme du président.Seulement de la parole aux actes il y a un sacré chemin qui va le conduire au dépot de bilan. Pour les belges,c'est un grand malade,pour moi aussi.Content de te revoir.
Ecrit par : heraime | 24 février 2008
68.
36.
De bien belles dates comme on aimerait en vivre plus souvent.
Grand bleu, grand beau sur le Bassin pour la saint Modeste, hier premier repas sur la terrasse par 22° C.
Conclusion : il fait toujours beau quelque part.
Adichat Monsieur l'intermittent du Blog.
Ecrit par : Merci la mère au chat | 24 février 2008
Je pense de plus en plus à l'utilité de ta plume...persévère, il le faut.
Pour en revenir aux propos de Framboisine, je rajoute, "casse toi pauvre con (déjà censuré sur daylimotion)...faire ton cirque ailleurs", et respecte la France laborieuse qui le vaut bien, elle.
Il décroche et décrochera de plus en plus, pauvre France.
François reviens, ils sont devenus fous.
Ecrit par : anonyme | 24 février 2008
Géant le président avec le "casse toi pauvre con" sur le site du Parisien.
C'était au salon de l'agriculture, à chaque jour son voyage, à chaque jour sa connerie.
bon dimanche à vous il fait beau
bise
Ecrit par : Eliane | 24 février 2008
Quel dessert tu nous sers ce dimanche!
C'est du"haut Crabillou" çà!sans filet!
Chapeau! (de magicien?).
J'adore me resservir en dessert....
Merci alain
betty
Ecrit par : betty | 24 février 2008
ça s'en va et ça revient , la retraite n'a pas été bien longue ..... difficile de rester avec des démangeaisons au bout des doigts... te voilà donc revenu avec ta verve habituelle sur les potins politiques du jour et il y a de quoi faire. Il se rogne de plus en plus les pattes le petit Nico/Napoléon, à chaque jour son show et sa descente, le sourire de plus en plus crispé ..... cruelle désillusion pour ses adorateurs... en ce qui me concerne les illusions perdues ne m'égratigneront pas je n'en avait aucune.... mais j'aime quand même mieux un beau film d'amour que continuellement du cirque.....
A bientôt as tu donc dit !!!!
ANNIE
Ecrit par : Maminie | 24 février 2008
S i ainsi on le nomme monsieur Blabla
A lors qui va lui ouvrir les bras
R estons sérieux des qualités il en a
K archériser il l’a dit mais rien ne va
O bligé il l’est de devoir être fada
Z ébulon le nomme-t-on du ressort il en a
Y a pas à dire on l’a voulu on l’a
***
L'art de l'acrostiche sur mon blog, c'est une première !
Et j'en suis ravi.
C 'est à peine croyable
A cet instant précieux
R uant dans son étable
L e sabot tout merdeux
A ssommant, exécrable
B afouillant, tout baveux
R âbachant une fable
U n étalon nerveux
N u debout sur le sable
I implorait quelque dieu...
Merci Marie...
Ecrit par : Marie13 | 11 mars 2008






