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16 février 2008

Le prix du plein augmente...

...Et tout part en brioche !!!

***

Ce n'est pas Olga qui dira le contraire !!!

Suite du reste :

 

...Il apparaît flagrant, que sans le sens de l’Histoire de Sa Majesté, et de la ferme conviction qu’il met à démontrer que c’est bien lui le meilleur, nous serions dans un joli bordel….

 

***

 Telles les sauterelles sur les terres de Pharaon, les calamités dégringolent sur la France !

 Ecrapitouillées par des taxes abusives, les manufactures se voient mourir.

 Seuls les intendants des fabriques arrivent à survivre, péniblement. Ils restent les plus argentés de l’Europe, mais pour combien de temps encore ? On les voit, les uns après les autres, assis et désolés sur leurs tas de pistoles qui ne cessent de gonfler, se lamenter grave, d’avoir à fermer les ateliers où leurs manants ne transpirent que trente-cinq heures par semaine, et vont se saoûler la gueule le Dimanche, au lieu d’aller à Carrefour, ou chez Ikéa, pour aggraver leurs découverts, et relancer l'économie du Royaume !

 Même de légendaires établissements, telle cette fabrique de garnitures de roues de carrosses, sise depuis des millénaires dans les terres gauloises, et qui, ce n’est pas là sa moindre fierté, équipait déjà les charrettes  approvisionnant Vercingétorix dans Gergovie assiégée.

 En ces temps-là, très lointains, mes chers enfants, les très courageux conducteurs , empruntant des chemins connus d’eux seuls et des randonneurs possédant les cartes de Chamina, allaient nuitamment, avec leurs charrettes équipées des fameux bandages XZX, qui font encore aujourd’hui la fierté de la firme, allaient les braves, se jouant des patrouilles romaines, porter aux leurs, encerclés par les féroces envahisseurs, le Côtes de Madargue en cubi, et le jambon sec sans colorant...

 Sait-on que sans ces courageux charretiers, ancêtres des chauffeurs de  fiacre contingentés, qui, ces jours-ci, juraient, mais un peu tard, qu'on ne les y prendrait plus, à se gourer dans le choix du roi, sait-on, que sans eux, l’Histoire eut été autre !

 Ces salauds de  romains auraient pris Gergovie, et plus personne n’irait en Bourgogne, à la recherche d’Alésia ! Heureusement ils accomplirent leur tâche avec bravoure. Grâce à eux et au pinard brayaud, putain la branlée qu'il s'est pris le général rital !

 Soyons fiers de notre Histoire, et apprenons à nos arrières petits enfants, qui nous sommes, et d’où ils viennent. Arrêtons de les gonfler avec des salades de choux et de roses... A propos des roses, dont la suavité gnangnan me gonfle, j’ai informé le Batave lunaire de ma colère épistolière... Revenons au sujet...

 Arrêtons de les fariboler dis-je, nos pauvres gosses, d’âneries bétifiantes. N’oublions pas qu’en chaque enfant, outre le cochon, pour les mâles, et une future ménagère exemplaire pour les filles, il y a un adulte qui sommeille  au tréfonds de leur être, à ces chers petits !

 Dès son plus jeune âge, bébé est une personne. Continuez, si vous le voulez, vous qui ne fumez pas, et dont la voix n’est pas encore altérée, à bercer les bambins avec cette chanson tendre, venue de Syracuse, qui fut si douce à nos oreilles,et que désormais, nous devrons chanter nous-mêmes.

 Le vieux gamin dont le rire nous éclatait est parti. Mais il n’est pas mort, car on chante encore ! Tant que résonneront dans les salles de bains, et n'importe où ailleurs, les mélodies qu’il faisait si bien vivre, il vivra encore lui aussi.

medium_FrotteMoi.jpg Et je ne serais pas étonné, si le vieux coquin allait, de temps en temps frotter sous la douche le dos de quelque jolie chanteuse, comme celle-ci par exemple !

 Arrêtons-nous un court instant.

 Je savais ce matin, dès que je me suis mis au clavier pour écrire cette note,  que je vous mettrai une photo de Carla à poil.

 Il se peut d’ailleurs que la plupart d’entre vous n’en soient pas surpris !

 Mais admirez quand même la performance et l’esprit d’à propos.

 Merci Henri, pour les chansons douces et le reste, sois heureux là où tu es.

 Ainsi donc, le Maître de Fabrique de la glorieuse manufacture arverne l’a déclaré. Malgré de confortables bénéfices, il faudra boucler des usines, et jeter hors les murs des fabriques, des centaines, voire des milliers de serfs besogneux, véritable fléau pour le cash-flow des entreprises, ces gueux misérables ! C’est martela-t-il, inéluctable !

 Pourtant, le Roi avait entrevu Messire Michel Rollier, le fort peu élastique gérant de la firme, afin de redonner espoir au peuple des usines. Effort inutile, qui rend vaine la promesse qu'il fit de défendre le travailleur, désillusion encore !

  Tout comme on eut pu  croire, tant était grande la détermination du Roi, que le Maharadja Mittal se fut plié aux injonctions de Sa Majesté, et qu'il rejetât céans du bois en la gueule béante des fourneaux hauts qui cesseront bientôt, d'enfumer  la Lorraine.

 Las ! Le Roi est impuissant (*), il ne contrôle plus rien, tout file entre ses doigts. Il ne sait plus que faire !

 Qui se souviendra du formidable élan qui propulsa une presque moitié du peuple vers les nuages du rêve ? Dès le sacre, tous les serviteurs de l’état se virent saisis par la fièvre du changement. Il n’était point de jour qui ne vit sa réforme engagée, sa promesse renouvelée, et sa surprise surprise !

 On ne s’ennuyait guère, l’époustouflance royale, quoiqu’elle agaçât  un chouïa, remplissait les gazettes d’événements chaque jour renouvelés. La France revivait, le peuple tournait joyeusement en rond, reculant sans férir vers un avenir radieux, proche, comme un arc en ciel, mais tout aussi inaccessible !

 Aujourd'hui le soufflé est retombé, et que le Roi s'agite ou pas, l'inertie s'installe, sa flûte n'attire plus les rats.

 Un a un ses lècheurs l'abandonnent, et il n'en est plus guère qui s'étalent en de consternantes flagornitudes, ce qui pour toute la Cour, était la règle, hier.

 Toutes ou presque, les bulles ont crevé. La République exemplaire, et la Démocratie taillée du même irréprochable métal sont enterrées, sans que personne ne se soucie de savoir si elles sont  mortes ou pas ! les Grenelles et autres commissions tintamarresquement orchestrées ont lâchées leurs souris faméliques, piteusement accouchées, au pied de la montagne !

 Jusqu'au Roi, qui  époutrille et dépenaille en personne ce que sur son ordre, les ministres, entiers ou demis, lui avaient tricoté !

 Adieu le rapport du Grand Ballamouchi, et le fabuleux rêve d'Attali, au trois cent seize mesures ! Que penser, du plan ourdi par Fadela, la mauresque échevelée attachée au, ou détachée du, ministère de la  si dite pas belle Abbesse Christine ? Elles resteront en plan les banlieues !

 A quoi bon continuer, tout est à l'avenant. Nous allons donc laisser là celui en qui une trop grosse partie du peuple vit un Empereur et fit de lui un Roi.

 Lui et sa Cour  appartiennent, à ceux-là, ceux  qui les ont choisis. Qu'ils se débrouillent avec ce monarque de paccotille. Certes, tous les autres sont aussi les dindons, moi avec, mais ai-je au moins la satisfaction de n'avoir point assaisonné la farce !

 Qu'est devenu la puissance de ce gonflant Neptune, qui de son seul souffle allait de l'avenir dissiper les nuages, et faire filer droit devant le vaisseau France sur des mers de félicité ?

 Les quelques vagues  qu'il souleva finissent de mourir sur les bords, tout redevient calme et plat, la tempête n'a pas eu lieu...L'orchestre n'égrène plus que de tristes  flonflons, et un à un s'éteignent les lampions de la fête...

 Le Roi s'agite encore, mais plus grand chose ne bouge dans le verre d'eau...

 Fin ...

(*)- Lorsque j'écris "le Roi est impuissant", c'est une image. Frère Bigard, à qui je soumets mes textes avant publication m'a relaté une anecdote qui va à l'encontre de cette assertion.

 Le Roi m'a-t-il dit, est en pleine possession de ses moyens. Il y a peu, à Rome, tout juste intronisé Chanoine, et se sentant prêt à gravir les échelons de la hiérarchie, le Roi n'entreprit -il pas d'enfiler une des deux mules du Pape ! J'ai eu m'a dit Bigard, toutes les peines à l'en faire descendre, le préservant c'est sûr, de blessures graves et de dommages irréparables, tant la bête était rétive. Malicieux, le bon Frère Jean-Marie de rajouter: "La seconde était plus douce..."

 De Frère Bigard encore, décidément incorrigible, à propos des paroles de la chanson de sa Majesté la Reine, " Mon homme...je le roule, je le fume..."

"Nom d'une pipe, c'est quand même lui qui la bourre !"

 Un vrai poète ce Jean-Marie...

 

Commentaires

1)- Je suis bien contente de voir Olga faire la une de ta note nous étions habitués, il y a quelques temps, à la voir plus souvent, maintenant une autre fille à poilsss a pris sa place. Heureusement qu'elle n'est pas au courant elle pourrait être jalouse.
2)- Il me semble avoir compris que tu as envoyé ta missive au "porcinet sudoripar" il aurait été dommage après avoir écrit tout ça de na pas aller jusqu'au bout.
3)- La fin de cette note aurait bien pu être censurée par "certaine personne". Non ?
4)- J'ai bien aimé.

Salut et bises à vous deux
***
1- Olga ne sort jamais le cou nu, elle !
2- Ta censoeur n'est pas aussi prude que tu l'imagines...
3- Il a fait beau et froid, ce fut une belle journée.
4- Bise à toi, et salut au double mètre !

Ecrit par : Eliane | 16 février 2008

Même si je ne suis pas tout à fait d'accord avec le fond, la forme me plait beaucoup.
Bonne journée Crabillou

Ecrit par : Charline | 19 février 2008