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15 février 2008

Le Lundi de Pentecôte à Nîmes, dit-il...

...A Claude et à Henri... Puis il entra dans la Reine.

 

 

***

La Phrase du Jour :

C’est bien beau les conneries, mais il faudrait peut-être penser à faire le jardin !

***

 Résumé des chapitres précédents : 

 Ce règne n’a que neuf mois à peine, et tout semble vieux, déjà !

 Il n’empêche, on dit que la cote du Roi baisse à cause de la Reine, mais c’est bien grâce à elle, qu’il redresse son sceptre, alors….

***

 Ainsi donc, la preuve en est faite. Le Roi n’est pas ce petit cavaleur rustre et insatisfait qu’a venimé dans une de ses énièmes biographies de bazar, l’ex-Impératrice Cécilia, retournée depuis à ses amours publicitaires.

 Certes, on sait Sa Majesté plus encline à la main au panier de la ménagère, qu’à la manière vielle France de baiser les mimines de ces dames ! Il n’empêche, faisant preuve d’un esprit  chevaleresque qu’on ne lui connaissait guère, il vient de nous apporter la preuve qu’il savait se conduire en honnête homme.

 Rendons-lui grâce de ce geste généreux. N’a-t-il pas épousé celle qu’il avait séduite, bien qu’elle ne fut pas de son rang.

 Ce n’est pas une roturière commune, mais, bien que très riche, fort éloignée tout de même de la haute aristocratie hongroise.

 Quel beau geste fit le roi ! Dès la première lapine crevée, il annonça qu’avec Carla, « C’était du  sérieux », et on le vit proclamer son attachement à la donzelle dans chacune de ses harangues au peuple, que ce soit en usine ou sur les boites à mensonges.

 Quel autre que lui n’eut-il pas, dans cette situation, lâchement abandonné la malheureuse quadragénaire séduite,  abusée, et grosse de ses œuvres, qui eut alors, la pauvre, été condamnée à accoucher dans la douleur et la détresse, au fond de quelque galetas poisseux, d’un affreux bâtard promis au sort funeste des enfants dits de l’amour, mais qui finissent au bagne, car enfants aussi du péché, ils doivent payer ceux de leurs pères.

 Au lieu de cela, le Roi fit de Carla la Reine, qui désormais au Palais partage sa chambre et son pot. Merci, Sire, car grâce à vous, un Prince viendra ! Un de plus, ce qui en fera quatre.

 On pourrait croire que cet immense bonheur, qui irradie le couple royal, soit partagé par toute la Cour ravie. Il n’en est rien ! Beaucoup des ambitieux favoris du Roi, qui guettaient l’instant propice pour se glisser en bonne posture sur la montée au trône, se voient fort marris par l'arrivée d'un Prince supplémentaire.

 Déjà, ils virent leur rêve repoussé de trente ans, quand le jeune Prince Jean se posa en héritier direct, poignardant d’un coup sec le serviteur Martinon,nommé Bailly de Neuilly par le Roi, et qui ne le sera point. Il ne sera plus rien d’ailleurs le Martinon, perdant Neuilly, et bientôt le poste de relayeur de la voix royale, n’ayant pas su gagner de manière royale, précisément des voix !

 Puisqu’on en parle, sachons aussi que dans la bataille, du trio qui Martinon vira, il ne reste personne ! La Marie-Cécile quelque chose n’est plus en piste, et le sergent Teullé, l'umpe qui persiste dans la dissidence s’est vu viré des armées du Roi.

 Seul l'acteur principal du drame, le jeune Prince Jean, s’en tire sans une égratignure , protégé de tout, et réservé pour d’autres combats.

 Comme s’il ne suffisait pas, un autre héritier se pointe à l’horizon ! On sent les ex-prétendants au trône, renfrognés, de mauvaise humeur, et le poil rèche pour au moins mille ans ! 

 Et pendant ce temps-là, Carla travaille !

 Interrogée sur ce qu’elle envisage de faire, dans ses fonctions de « Première Dame de France », la belle italienne déclare qu’elle n’en sait rien, mais soyons-en assurés-et rassurés-, elle y mettra tout son cœur.

medium_Carla_Chapeau.jpg En attendant, elle prend son métier à bras le corps, du moins tant qu’elle peut encore lever les bras sans nouer le cordon du petit Prince en gestation.

 On la voit ici, se glissant comme on dit dans la fonction, habillée plus chaudement qu’à l’accoutumée, et qui essaie le chapeau de Mamie Danielle, veuve de Feu le vieux Roi François.

 Le Roi aussi est au boulot. Il est urgent de distraire le peuple qui gronde et s’impatiente de voir que ce qu’on lui avait promis tarde à venir, et ne viendra probablement jamais !

 Aujourd’hui, il ne suffit plus au Roi de faire comme jadis, ou la promesse du jour faisait oublier celle d’hier, et serait oubliée demain.

 Il faut autre chose, et malgré de louables efforts, rien ne marche.

 Qui peut dire si la géniale trouvaille du jour pourra remonter la popularité de Sa Majesté...

 « Trouvez-moi quelque chose qui flashe, il faut que je les endorme tous ces cons ! », dit-il à ses fidèles conseillers le gris Guéant, et l’éminent Gaino, fort mal nommés, car gais ni en, ni au (Rassurez-vous, même moi j’ai du mal à décrypter !)

 Ce ne sont guère  que les deux seuls fidèles sur qui il peut compter, il est déja loin le temps où tous ses courtisans lui collaient aux basques avec l'oeil énamouré, buvant la moindre de ses paroles, s'enivrant même du pet de ses chevaux !

 Quand la cote du calife et en baisse, le vizir s'agite, et lorgne sur le harem !

 Les deux fidèles phosphorèrent, et  ils trouvèrent !

 Guaino dit à Géant, ou l’inverse, on s’en fout : « Ils ont aimé Guy Môquet, ils vont adorer la Shoah ! »

 C’est ainsi, qu’aujourd’hui, dans les gazettes et sur les ondes, on oublie le pouvoir d’achat, le prix du foin sans plomb à la pompe, ainsi que la fermeture programmée  des usines et des échoppes. La grande question, c’est :

 « Comment faire rentrer les petits juifs martyrs dans la tête de nos écoliers ! »

 Noble tâche à laquelle les instituteurs impies et mécréants, qui sont bien inférieurs aux prêtres, imams et rabbins dans les choses de l’esprit- le Roi le sait bien, il l’a dit-, n’y avaient pas pensé.

 Heureusement que le Roi est là, que ferions-nous sans lui ?

 Claude et Henri, les deux joyeux drilles qui aident le Roi dans sa noble tâche d’éclairage de la plèbe, seraient dit-on attelés à un grand projet.

medium_300px-Massacre_saint_barthelemy.jpg Pour satisfaire, après les chrétiens à Rome, les Musulmans à Ryad, et les Israélites à Paris, ils travailleraient pour attirer vers le Roi, les partisans du culte réformé- les réformes, ça les connaît !- et prépareraient un grand discours au Roi, pour la Saint-Barthélemy.

 Le Roi aurait dans l’idée de faire de ce jour un jour de mémoire, un de plus.

 A cette occasion, on lirait dans les écoles maternelles, le texto que  Catherine de Médicis envoya ce jour-là à l’Amiral de Coligny, et qui est resté ignoré jusqu’à ce jour.

 C'est court, comme tous les textos, mais c'est poignant, jugez plutôt :

 "Si tu reviens, j'arrête tout !"

 Il n'est pas revenu l'amiral, vous connaissez la suite. Ainsi va l'histoire…

 L’emmerdant, c’est que le massacre de la Saint Barthélemy a eu lieu le 24 Août 1572, il n’y a pas grand monde dans les écoles ce jour-là !

 « Faisons ça pour le lundi de Pentecôte dit le Roi, je ferai mon discours à Nîmes ! »

 Là, il y aura du monde...

  

A suivre, peut-être...

Commentaires

T'es trop fort.Tu réussis à me faire rire avec tes excellents jeux de mots alors que
Je suis trés en colère contre Sarko(idée de faire parrainer un enfant mort par un môme de 10 ans.)....J'avoue que je n'avais pas pensé au texto pour la Saint-Barthélémy....
Quant au triumvirat , il fallait le glisser dans ton texte......d'une main de maître....
Bien belle Carla.
Allez, va faire ton jardin et n'oublie de commencer un élevage de lapines...ça peut toujours servir....
bon après-midi.

Ecrit par : Allier-née | 15 février 2008

Plus je vois tes photos de Carla Bruni-Sarkozy, plus je me dis que le texto me semble peu probable !
A moins qu'il soit complètement Maso ???

***
Maso, je n'en sais rien, mais il n'est pas normal, ça c'est certain !
PS: J'ai égaré l'adresse de ton blog, envoies -moi la par mail.
Salut...

Ecrit par : anonyme | 15 février 2008

Merci
Merci infiniment pour ce quart d'heure de franche rigolade sur un sujet qui d'habitude me laisse ... beuh ... bof...
A tomber de sa chaise !
Je finirai par ne plus prendre les infos que chez vous, ailleurs c'est la même chose mais c'est d'un sinistre !!
;-)

Ecrit par : Marie-Pierre | 15 février 2008

Y a vraiment des bouts de l'histoire de France que j'ignorais. Mais si je comprends bien, l'histoire s'écrit de jour en jour. Alors, je suivra vos majestés...
Arthur

Ecrit par : Arthur | 15 février 2008