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22 décembre 2007

L'aventure, c'est l'Aventure !

 ...Cap au Sud !

 Le Scoop du Jour :

 La rumeur a filtré dans le milieu du showbiz.

 Galvanisée par le titre d’Unique Chanoine de la Chapelle de Saint-Jean de Latran, vaillamment arraché, et ô combien mérité, par « Le plus beau du quartier », Carla Bruni serait en train de rayer un nouveau CD.

 On y retrouverait pèle mêle quelques unes de ses anciennes compositions, mais surtout, elle reprendrait quelques tubes qui firent le succès de vedettes internationales, comme « La didou dida.. », ou « La danse des canards », clin d’œil à Disney.

 Mais surtout, et ce morceau de bravoure vaudra largement tout le reste de l'oeuvre, on pourra écouter en tendant l' oreille : « La bonne du curé »…Du lourd !

***

Comme je le fais parfois, je salue quelques uns de mes visiteurs.

 Que ceux qui ne se retrouveront pas dans cette courte liste ne soient pas trop déçus, vous aussi, je vous salue marris !

 Un petit tour hors hexagone...

 Merci à vous amis du Japon de Tokyo et d’Asahi, vous, de Taiwan, d’Australie, et de Nouméa. Heureux de votre visite, vous, qui de Youndé, Dakar, du Gabon, d’Algérie, du Maroc et de Tunisie m’offrez ce parfum d’Afrique qui me fait toujours rêver…Merci à vous, plus proches, de Madrid et Cadix, De Roncadelle en Italie,Helvètes de Renens et Zurich, De Findel au Luxembourg,merci amis belges de Liège, Nivelles, Bruxelles, ou Zwijndrecht, plus facile à écrire qu’à prononcer !

 Je pense à vous, nombreux fidèles du Canada de Québec, Montréal, Moncton…

A vous, les gardiens de l’avenir, mes amis de Gaithersburg une pensée particulière…Merci à tous, Merry Noël, et Joyeux Christmas, du fond du cœur.

 Je lis le dépit chez mes visiteurs (euses ?) des Canaries. Séchez vos larmes amigos, le billet d’aujourd’hui vous est dédié.

 ***

 C’était en l’an de grâce 1987, j’avais vingt ans de moins.

 Mon corps de quadragénaire sportif et ma chevelure brune, assortie à une barbe couleur aile de corbeau attiraient sur moi tous les regards. Je souriais parfois, lorsque trop émue, une mamie renversait son cabas au marché de Riom. Les pommes de terre et le poireau jonchant le sol remplissaient mon cœur d’allégresse ! J'étais cruel et sans regrets !

 Cet âge est sans pitié, c’est celui des conquêtes, des découvertes, de l’aventure…

 L’aventure, elle m’attendait aux Iles Canaries. Plein d’audace, j’avais réservé, avec des amis du Tennis-club, un séjour de quinze jours, pension complète, dans un hôtel genre club de vacances sur la Gran Canaria !

 Je passe sur la première partie du trajet, effectuée en un temps record au volant de ma R20 TS, qui elle passa quinze jours de repos dans le parking d’un grand garage à la porte d’Italie.

 Je l’ai retrouvée au retour, je vous rassure.

 Orly, ses salles d’attente, ses avions, je me serais cru au boulot…Escale à Madrid, trois heures d’attente…Tu veux faire quoi en trois heures, t’emmerder, c’est ce que nous avons fait.

 Enfin, cap au sud, les nuages, blancs moutons, que d’habitude tu vois en levant la tête se découper sur un ciel d’azur, là, tu les vois en bas, se découper sur un océan bleu-vert, mais c’est joli quand même !

 medium_gran_canaria_map2.jpgLas Palmas, ce fameux aéroport où un avion a plus de chances de se crasher qu’ailleurs…Ouf, le zinc s’est arrêté sur la piste, et pas sur les montagnes en face.

 Balade en minibus jusqu’à l’hôtel, à La Playa del Inglès.

 Aucun incident à signaler, le pays a l’air d’être sûr ! Une chambre confortable, grande et fraîche, parfait.

 Comme à chaque fois qu’un mammifère, ou n’importe quel être vivant se retrouve dans un environnement qui n’est pas le sien, s’il n’y a pas de grilles ou de barreaux pour lui donner un sentiment de sécurité, il explore prudemment son nouveau domaine. Par cercles de plus en plus grands, il fait le tour, c’est ce que je fis.

 Particularité du mammifère brayaud, il cherche d’abord l’endroit où on peut se nourrir, et les points d’eau. Rassuré sur tout ça, je pus m’aventurer au dehors.

 En ces temps reculés, je nageais et courais les kilomètres, avec la même facilité que je marche aujourd’hui les hectomètres. C’est en footing que je fis donc mes explorations. Sachant pour l’avoir déjà fait, qu’il est rare qu’en partant à pied on puisse aller se perdre très loin, je partis. Pour plus de précaution, je partis sur la plage.

 « Tu as l’Océan sur ta gauche, en cas de problème, tu te retournes, et en gardant toujours l’océan sur ta droite, tu dois revenir à ton point de départ ! » Me dis-je in petto, bien que foulant d'un pied chaussé de Nike, donc conquérant, un territoire espagnol. C’est  ce que je fis au début, et j’ai retrouvé mon chemin.

 On en voit des choses en trottant sur une plage. Des gens surtout, qui eux aussi vous voient. Passons sur les gens ordinaires qui sont là pour profiter du grand air, de l’océan et de la vie.

 Mais, sur mon parcours, il y avait une plage apparemment réservée ou pas,  peu importe, mais du moins fréquentée par des nudistes . Un régal !

 J’ignore pourquoi, mais la moyenne d’âge chez ceux que j’ai vus, sur cette plage ou d'autres, dépassait amplement le demi-siècle. Quel spectacle ! Un festival de gants de toilettes de toutes tailles recouvrant à grand peine des torses décharnés à la maigreur accentuée par une turista persistante et déshydratante, subsconséquente aux buffets froids trop exposés à un climat chaud, favorables aux poussées bactériennes. C'est ce genre de phrase, prononcée à voix haute,que l'on peut qualifier de diarrhée verbale. Ndlr.

 medium_bouleetbill_s.jpgQue de poitrines en oreilles de cocker sur cette plage, à faire pâlir de jalousie Boule ou Bill, je ne sais jamais lequel des deux est le chien !

 Et les hommes ! Parlons-en des hommes... J’ai encore, imprimée à jamais dans mon cerveau, l’image de ce monsieur, planté comme un piquet face à l’océan, avec sur la tête le « Bild zeitung » de la veille ou de l’avant-veille, je ne saurais dire, la chemisette blanche élégamment ouverte sur un poitrail largement garni d’une toison grise et foisonnante, et…rien d’autre !

 La brise, venue du large, caressant le vieux bigoudis, difficilement soutenu par deux sacoches fripées qui trahissaient la fatigue de tout l’édifice, avait l’air de le ravir le monsieur.

 C’est simple le bonheur !

   

 Peut-être à suivre…

  

medium_Commandant_Massoud.gif PS :  Les épisodes suivants sont prêts, il reste juste à les écrire, ils pourraient s'intituler :

 "Indiana Jones domptant le dromadaire", ou :

 "Un Brayaud serein fait le mannequin aux Canaries".

 Mais j'entends LCI, et le déplacement inopiné de the biggest en Afghanistan pourrait bousculer mes projets. Et vous pourriez avoir à la place :

 "Le teckel du Panjshir sort ses griffes !"

 Je mets d'ailleurs en médaillon la photo du Commandant Massoud, lui, c'était un lion !

Commentaires

Avant de^partir vers des rivages hospitaliers...mais pollués par le grand nombre de touristes bien encadrés pour tout visiter...je viens de lire ta note de vacances canariennes, çà donne envie d'y aller, malgré des habitants de plages surprenants....

Alors, à bientôt, en Afrique...quand je reviendrai la semaine prochaine.



Bises
hélène

Ecrit par : hélène | 22 décembre 2007

Hola le Crabillou!
Une épopée Crabillesque, sur fond canarien....... pas mal!
Quoique les dénudés, c'est pas typique canarien, y'en a partout sur la planète!
Enfin, j'espère la suite!
Besos,
Odil

Ecrit par : Odil | 22 décembre 2007

Bonjour Hidalgo,

Tu participes brillament au rayonnement de la langue française à ce que je vois, avec ce côté Hérvé Liffran quand tu embouches l'olifan de la contestation.

Mais le conteur réapparait pour mon plus grand plaisir avec tes aventures et contes, qu'ils soient en culotte courte ou en tenue de joggeur. Et, quand un quadra vert sous tous rapports rencontre des demis siècles avancés couleur brique brunie, tu nous régales avec un humour qui ne peut rester sans suite.

Amitiés du grillon, avec mes souhaits d'heureuses fêtes pour ta nichée.
***
Hervé Liffran ! Rien que ça, là tu me flattes. C'est quand même un cran au-dessus le Canard.

Pour les aventures aux Canaries, j'ai commencé, je finirai, cette année ou la prochaine.
Toi aussi, secoue le sapin dans ton terrier.
Joyeux Noël à vous tous !

Ecrit par : christian | 22 décembre 2007

Secouer le sapin dans son terrier,comme tu y vas Crabillou,dessous la sapine tu vas te piquer les fesses avec les aiguilles qui seront tombées.Bonne bourre pour ces fêtes.Amitiés du Forez.

Ecrit par : heraime | 22 décembre 2007

la paumée du Béarn ( tu sais, juste entre Waterloo et Sydney ) te souhaite de belles fêtes , et flatte ton ego en te félicitant pour tes chroniques, régal du jour, festival de toujours,
il faut nous mettre en ligne la p'tite Annie Cordy avant qu'elle ne soit plagiée.
Baisers de Noël, comme la dinde , l'oie ou le plum pudding, ad libitum

Ecrit par : framboisine | 22 décembre 2007