« Le Blog sur mesure...(1) | Page d'accueil | Blog sur mesure...(3) »
18 décembre 2007
Le Blog sur mesure...(2)
Pour Odilita et tous ses canaris, cadeau !
"La neige recouvrait tout de son manteau blanc, pas un bruit, tout était figé. Nico, las d'errer sans fin, aperçut ..."
C’est Odilita, qui sereine, m’envoie des Canaries ce début de roman. Que ne ferais-je pas pour notre rayon de soleil hispanisant. Je vais donc continuer son histoire…
***
** EN ZAPPANT SUR DISNEY CHANEL ! **
La neige recouvrait tout de son manteau blanc, pas un bruit, tout était figé. Nico, las d’errer sans fin, aperçut comme une forme, là, à deux mètres devant lui.
Les flocons flottaient dans l’air glacé, la lumière blafarde de la lune faisait comme un halo à travers les miettes blanches du ciel qui garnissaient le sol d’un épais tapis froid.
Soudain, la forme bougea, et se leva.
« I hombre ! »
L’homme cria si fort, que la mule se cabra !
Effrayé par la mule, l’homme leva les bras.
C’était un Espagnol perdu là sur la route,
Tout comme Nico,las, égaré, en déroute !
Las Nico, de plus en plus las d’ailleurs.
« Tout doux Roselyne, là, là…N’ayez pas peur Pépito, elle n’est pas méchante. »
Encore tremblante, la mule d’un large pet le panneau essuya… Col du Perthus 2 Km…
Ne sachant pas trop de quel coté de la frontière il se trouvait, Nico bilingua : « Hiro de puta ! Crotte de crotte, je vais être en retard ! » Eut-il été en 1815 qu’il eut pu se soulager virilement, mais Cambronne n’avait pas encore atteint la célébrité.
« Quelle heure est-il Senor por favor ? » Jetant un œil noir sur sa Festina, l’homme, un espèce de Maure, lui répondit : « Il est minuit Docteur Schweitzer ! »
« Mais c’est pas vrai, il faut que je tombe sur un dingue ! Viens ma grosse, on s’en va… » Dégoûté à jamais de l’année 1812, il éperonna la mule, et Roselyne, au grand galop le ramena en Ile de France.
Nico, là, chez lui enfin, jeta un œil sur sa Rolex : Neuf heures douze… « En plus l’autre con, sa montre n’est pas à l’heure… » Murmura-t-il avec un malicieux rictus.
Encore frissonnant des froids pyrénéens, il se réveilla en sueur…Puis en un éclair, il se mit debout. Il se mettait debout très vite, ayant moins de chemin à faire que beaucoup d’autres gens !
Neuf heures douze, Ils seraient à l’heure au rendez-vous. Mais cet écart spatio temporel, même en songe, l’avait un peu perturbé. Le périnée meurtri, il n’était pas remonté sur un équidé depuis le Printemps dernier, un week end en Camargue, lors d’une partie de campagne.
Il jogga vers la salle de bains…Elle était là, radieuse, une longue jambe artistiquement sortie de la fente d’un peignoir entr’ouvert, si fin qu’elle n’en aurait pas eu, ce n’eut pas été mieux…Demain, je fais la face Nord ! Pensa-t-il, romantique.
« Bonjour mon Nicolounet ! », lui susurra-t-elle en le baisant au front. « Ma qué, qu’est-ce que c’est que cette odeur ? Porca la madonna, Caro, tu pues le cheval ! » dit-elle étonnée.
« La mule amora mia, la mule… » Vexé, il sentit la moutarde lui monter au nez, « Amora mia, je pue vraiment ?»
Il aurait pu puer, car dans la même semaine, passer du dromadaire plaqué or à la mule pondéralement surchargée, ça laisse des traces !
Tout était prêt, l’hélico, les gardes du corps, un discours de Guaino dans la poche, au cas où. Parés pour une escapade en amoureux incognito.
Une seule ombre au tableau, « Putain, il va encore falloir traîner la vielle ! ». Heureuse comme tout la Mamma, récupérée en route, à l'idée d’avoir un futur nouveau gendre. elle se fit songeuse « On doit en être à quinze, sans compter les remplaçants, faudra organiser une party un jour, à Paris, avec Match..."
« Où sont-ils ? Je n’ai pas que ça à faire moi, on ne va pas y passer la journée ! »
Il s’impatientait Nico. Déjà trois minutes qu’ils marchaient dans la foule, à peine si les gens les avaient reconnus. « Maman, maman, c’est lui, c’est lui, c’est Picsou ! » Hurla un gamin en le pointant du doigt. « Pauvre petit con ! » Pensa Nico, las, sarcostique.
« Tu vas voir ce que je vais leur mettre à Point de vue, peuvent pas être à l’heure quand on les convoque ces cons-là, c’est vrai, quoi, merde ! » Cambronne étant mort depuis longtemps, cette légitime irritation pouvait parfaitement s’accompagner du mot sans doute le plus usité dans l’hexagone.
« S’il vous plaît monsieur Jobert, pourriez-vous me signer un autographe, mon fils vous aime tant ! » « What else ! » S’énerva Nico, qui n’avait pas eu le temps de prendre son café.
Très triste et dépitée, la pauvre vielle s’éloigna, trottinant comme une souris, aussi grise."Quel petit con ce Michel...". Elle ne touchait que la demi-pension de son défunt mari, un ancien agriculteur mort en mer en allant chercher du pétrole. A peine quatre cents euros, indigne !
Elle pleurait à chaudes larmes, quand elle croisa sans la voir,Minnie, enfin Huguette, qui finissait son service.
Enfin, ce n'est pas trop tôt ! Ils sont venus, ils sont tous là, même... Pas possible ! « Georgio, c’est toi ! » S’écria la longue dame, en embrassant avec fougue un brun au teint hâlé, avec un jean gonflé genre Rocco Ziffredi, et au regard de braise.
« Toi, tu as intérêt à avoir tes papiers en règle, sinon tu vas battre le record de la traversée du Fréjus, c’est moi qui te le dis ! » Pensa si fort Nico, las bien sûr, que son stylo tomba ! Un Mont Blanc.
Ils étaient là, eux aussi. "On va leur en mettre plein la vue à tous ces Mickeys, moi et ma grande!" Il rayonnait Nico.
« Dis msieur, elle est où ta nouvelle meuf ? » C’est un jeune gars, qui l’interpelle, droit sorti d’une banlieue, crépu comme ce n’est pas possible sous nos climats tempérés, mais avec un boulot. L’exemple même de la possible réussite des minorités visibles.
Une pensée traversa Nico, « Faudra bien remplacer la poupée noire un de ces jours, il est pas mal celui-là… » Puis, théâtral,
Ouvrant large les bras, et leur montrant Carla
Tenez dit-il, écartant les micros, la voilà !
A Bientôt...
18:15 Publié dans ECRITURE... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
oh! un samedi à Disneyland!
l'Absolu du rêve , accessible à tous,
Picsou en Père Noël ! cadeaux pour tous,
voyez mon bonheur!
demain il redouble son salaire puis nous annonce qu'il est le père putatif de Steevy et le frère de lait de Bayrou, et part à Bali avec régine.
The End
Ecrit par : framboisine | 18 décembre 2007
Ha ha ha ha ha !!!!!
Je suis morte de rire,
c'est vraiment trop bon!!
Merci Crabillou,
c'est un vrai régal de te lire,
on ne s'en las pas!
Je m'en vais lire la suivante!
Muchos besos,
Odil
Ecrit par : Odil | 18 décembre 2007
Le roman de la semaine...... quel bonheur de lire les épisodes très croustillants ; et la suite sera, je suis sure, tout aussi burlesque ....!!!
bonne soirée
Ecrit par : Danielle | 18 décembre 2007
En ces temps de l'Avent, tu me fais bien rire .Te voilà transformé en Pére Noel du blog.Good night
Ecrit par : Allier-née | 18 décembre 2007
C'est EXTRA....ton histoire contée avec un tel humour que l'on se plait à la relire, tu es meilleurs que CLOSER...et ce n'est pas peu dire....car, eux pour la "broderie" sentimentale hard...ils vont loin...
On attend la suite de l'idylle bien entendu, pour voir s'il sera "LE DERNIER
Dans sa catégorie, je ne vois personne de mentionné dans les archives..........
Bises
hélène
Ecrit par : hélène | 18 décembre 2007
je viens de me le refaire, tu permets que je me l'enregistre pour les longues soirées d'hiver? C'est GENIAL, tant pis pour ta modestie, tu as fait très très fort, je persiste et signe,
Quelle corrida, mon cher!
je t'embrasse et t'accorde les deux oreilles,pour ce chef d'oeuvre!
Ecrit par : framboisine | 19 décembre 2007
Bonjour Crabillou,
Jeu, set et match pour ton conte. Tu as toujours la même facilité à raconter, à imaginer et à tenir éveillé ton lecteur. Pleins de sous entendus à déchiffrer à la relecture, qui dénotent une excellente connaissance des magazines branchés. Qui est donc Roselyne la mule ? Et qui chasse l'autre dans cette affaire ? Carla ne fait pas une mauvaise affaire pour la suite de sa carrière.
Mais se donner en spectacle n'a guère mon approbation quabd les enfants sont petits. On ne peut pas à la fois laisser jouer un gamin avec un collier devant les télévisions et lui montrer ensuite des images comme celles prises chez Mickey.
Salut du grillon
Ecrit par : christian | 19 décembre 2007
Merci cher Crabillou
Je suggére que vous soyez subventionné par la sécu.
Personellement vos rubriques me permettent de rire un quart d'heure par jour comme il est vivement conseillé de le faire pour sa santé.
Continuez surtout.
Encore merci.
Ecrit par : Chtilo | 20 décembre 2007





