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11 décembre 2007
Ce ne sont plus des lions aujourd'hui,
Ce sont des hyènes, qui entravent le chemin...
Pourquoi faut-il toujours que ma mémoire me démange ?
Suite à un mot, une situation, une phrase, une ambiance un climat…
Depuis des mois et des semaines, ce n’est qu’incitation à l’équité, l’égalité et la solidarité entre les Français, alors que tout est fait pour les séparer, les pousser à l’égoïsme,les monter les uns contre les autres.
Comme si un esprit malin s'ingéniait à détruire et à rejeter tout ce qui il y a encore quelques décennies, était un lien entre jeunes, moins jeunes et vieux, malades et bien portants, hommes des villes hommes des champs; la solidarité en un mot.
Les pas trop riches n’écrasaient pas encore ceux qui l’étaient moins qu’eux, les assez pauvres enviaient évidemment ceux qui étaient un peu riches, mais ne les détestaient pas vraiment, ils ne méprisaient pas non plus les très pauvres, moins nombreux qu'aujourd'hui.
Les riches, eux, n’embêtaient personne, on ne les voyait guère, et on en parlait peu, à part quand on les enterrait, ce n'était pas souvent.
Nous vivions en quelque sorte dans un monde normal et apaisé.
Qu’en est-il aujourd’hui, qu’est-ce qui fait que l’artisan jalouse le cadre de banque, que le fonctionnaire soit haï par l’employé, et que le métallo du privé se fasse l’allié de ceux qui veulent démolir les cheminots, que tout le monde rejette les étrangers, surtout les pauvres. Mystère ?
Quel vent mauvais souffle-t-il donc sur le peuple des villes et des villages ?
Il me revient donc ce que de mon temps on appelait une récitation. Elle illustre à merveille ce que devrait redevenir notre société. La voici :
* Le Songe *
Le laboureur m'a dit en songe: "Fais ton pain
Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème."
Le tisserand m'a dit: "Fais tes habits toi-même."
Et le maçon m'a dit:" Prends la truelle en main."
Et seul, abandonné de tout le genre humain,
Dont, je traînai partout l'implacable anathème,
Quand j'implorai du ciel une pitié suprême,
Je trouvais des lions debout sur mon chemin.
J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle;
De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.
Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.
Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes
Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,
Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.
** Sully Prudhomme. **
Les aimer tous, c'est peut-être un peu trop demander, mais en aimer un peu plus et en détester un peu moins, ça ne serait déjà pas mal !
A Bientôt...
20:30 Publié dans Reflexions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
« vise à construire une société de justice, de paix et de solidarité humaine.
Lutte contre les différentes formes de violence, d’exploitation et d’injustice ; contre les réseaux d’oppression idéologique, sexiste, politique, culturelle et économique.
Soutient toutes celles et tous ceux qui veulent prendre en main leur histoire pour organiser collectivement une société responsable et libérante »
Rêvons Crabillou...
Ecrit par : anonyme | 11 décembre 2007
Hola Crabillou!
J'imagine d'ici la tête d'Olga au moment de se fourrer dans la verte twingo!!
Mais bon, elle s'habituera!
Comme c'est bien observé ces relations humaines délabrées de la société d'aujourd'hui, je suis bien d'accord avec toi!
Sully Prudhomme a raison de dire comme l'homme ne peut se passer de l'homme.
Alors, comment faire pour retrouver un peu d'humanité chez les humains?
Trouve un truc! T'es cap!!
Besos,
Odil
Ecrit par : Odil | 12 décembre 2007
Ephémères nous sommes
Et c’est peu
Espoir et désespoir
Se battent
Dans le cœur de l’homme
Nous ne savons qu’être
Sûrs de rien
Et convaincus de tout
Je sais, je ne fais pas avancer le schmilblïck c'est juste pour manifester de l'intérêt à cette note. Salutations distinguées. Monique
Ecrit par : Monique | 12 décembre 2007
Comme tu as bien expliqué notre société actuelle.Tu as raison qu'on a vécu notre enfance et notre jeunesse dans un monde normal....Cette poésie que j'avais apprise et oubliée (pas ta mémoire moi )est une belle incitation à l'Amour entre les Hommes.Bises et courage, Crabillou
Ecrit par : Allier-née | 12 décembre 2007




