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31 août 2007
Bientôt l'heure,
Il va falloir y aller !
Que dire encore de cette première année d’école ?
Ce fut pour moi un bouleversement total dans mes habitudes.
Il me fallut soudain vivre au rythme de cette inactivité nouvelle.
J’ai bien dit inactivité, car comme je vous l’ai expliqué, ce fut pour moi une année scolairement blanche, puisque l’instituteur avait décidé de me faire rattraper mon avance.
Se lever, renifler un peu, pas trop quand même, le gant de toilette mouillé qui sentait le savon de Marseille, boire le grand bol de lait déjà sucré par la maman, après y avoir rajouté un sucre ou deux,on n’est jamais trop prudent,s’habiller, prendre le cartable dans lequel s’était glissé un solide casse-croûte à la mesure des privations qu’avaient connues nos parents quelques années auparavant, mais pour important qu’il soit le casse-croûte, il n’était pas toujours à la mesure de mon appétit !
Lorsque je repense parfois à ma gloutonnerie, à peine calmée aujourd’hui d’ailleurs, je remercie la providence de m’avoir fait naître juste à la fin de la guerre, et non pas au début, je n'aurais pas survécu !
Mon frère était déjà au milieu de la cour quand j’enfilais mes galoches.
Neuf heures moins le quart, c’était largement suffisant pour faire les cinq minutes de trajet jusqu’à neuf heures.
Je savais lire, je vous l’ai dit, je connaissais l’heure aussi.
Ma mère m’avait expliqué tout ça devant le gros réveil Jaz qui trônait sur le buffet bancal.
En route donc pour l’école.
C’était un peu pour moi « Adieu veaux, vaches, poules et cochon », qui, avant cette servitude nouvelle étaient souvent mes compagnons de jeu.
Il y avait peu d’enfants à l’époque, et j’étais séparé de mon unique conscrite par un village entier et tellement grand pour mon âge, que je ne la connaissais même pas, ou à peine.
Elle habitait à « La Barrière », et moi «Au Quartier », c’est vous dire !
Pour la petite histoire, nous habitions dans une maison qui appartenait à la Jeanne, sa grand’mère à la petite Claire.
Alors, avant que mes cinq ans ne me condamnent à l’école forcée, n’ayant pas ou peu de compagnons de jeu de mon âge, je m’arrangeais avec ceux qui étaient à ma disposition, et il n’en manquait pas !
Juste à coté de la maison, il y avait les vaches de Gilbert, belles et grasses à pleine peau. Dans le pré un peu plus loin, mais j’y allais quand même, il y avait celles de Banane, elles étaient, elles, maigres comme des clous, tellement habituées à crever de faim tout l’hiver, qu’elles n’osaient pas grossir, même lâchées dans un pré où l’herbe tendre leur montait jusqu’au ventre !
Les vaches avaient des veaux, c’était dans leur nature à ces bêtes. Les veaux, c’est un peu des gosses, en plus gentil.
J’allais souvent tenir compagnie à celui qui était attaché au fond de l’écurie, et qui pleurait son désespoir toute la journée, pendant que sa mère était partie au pré pour se gonfler la panse et les mamelles.
J’allais aussi voir les lapins de « Porchinou » ,contrairement aux notres, qui vivaient dans des petites cages grillagées où ils faisaient du lard, ceux-là vivaient en bande dans une écurie sombre. Je les devinais dans la pénombre, dès que j’arrivais, ils se précipitaient au fond, comme l’aurait fait un troupeau de bisons sauvages.
Les seuls bisons que je connaissais, ils étaient dans les pages de « L’intrépide », que je feuilletais quelque fois quand il ne faisait pas beau.
Et les poules, que je vous parle un peu des poules !
Les poules en ce temps-là étaient comme les chats, les chiens et les pigeons, des êtres libres et indépendants. Certes, il leur fallait faire des sacrifices. Moyennant quelques nourritures et un abri pour la nuit, elles devaient offrir leurs œufs et leurs coqs en paiement du service. Sauf celles de Banane, qui ne recevant pratiquement pas de nourriture n'offraient pas grand chose en échange.
Mais elles se débrouillaient pour échapper à leurs obligations les poules !
Pas mal d’entre elles se trouvaient un coin isolé pour pondre, et il n’était pas rare de voir débarquer un jour la dissidente toute fière d’avoir pu mener à bien la ponte d’une quinzaine d’œufs, et la couvaison réglementaire de vingt et un jours nécessaire à la maternité chez ces volatiles !
Elle arrivait en cot-cotant, suivi d’une douzaine ou plus de poussins aussi beaux que sur les images, que ne verrait jamais leur père, parce qu’il était passé à la cocotte le Dimanche précédent.
Quand, dans mes explorations, je tombais par hasard sur un de ces nids clandestins, il m’arrivait de prélever ma dîme, pour prix de mon silence.
Les œufs crus sont pleins de bonnes choses pour les enfants en bas âge !
Mais il est plus que l’heure de partir, j’ai école aujourd’hui, il faut y aller…
À Bientôt…
09:07 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30 août 2007
Derrière mon pupitre.
...Je vais découvrir le Monde !
A lire les commentaires que vous avez laissés sur mon billet d'hier, il me semble que si je retourne à l’école aujourd’hui, ça ne déplaira à personne.
Pour tout dire, ça ne me déplaira pas non plus.
La rentrée des classes, c’était l’automne, avec ses couleurs et ses odeurs.
Les platanes de la place se coloraient de roux, quelques feuilles tombaient.
On sentait cette odeur si particulière de la terre mouillée, et les bouses que les vaches laissaient dans les rues empierrées séchaient moins vite que pendant les vacances.
Les couleurs du ciel, plus lumineuses, mais plus douces aussi, nous disaient octobre et annonçaient les prochains frimas.
Le soleil était encore chaud, mais il ne brûlait plus.
Bientôt nos mamans auront froid, elles vont nous obliger à mettre le tricot de l’année dernière, le cache-nez, les grosses chaussettes tricotés par les grands mères. Et le bérêt aussi, qui nous donne cet air si intelligent !
Et elles vont commencer à en tricoter d'autres, elles n'arrêtent pas de tricoter d'ailleurs, c'est à se demander si elles n'ont pas autre chose à faire !
Plus tard, quand ils seront faits à la machine, les tricots s’appelleront des pulls, nous vivons une époque où tout bouge à grande allure !
Il faut profiter des derniers beaux jours et des derniers fruits, c'est le temps des vendanges.
Nous arrivons sur la place, les copains y sont déjà, on rit, on se chamaille, on se bouscule, les garçons surtout. Les filles restent un peu à part, les filles sont toujours à part, c’est comme ça, on n’y peut rien, nos jeux ne les intéressent pas. On s’en fiche, on a l’habitude !
Le Père la Pipe a ouvert la porte, il a frappé dans ses mains, c’est l’heure.
Chacun récupère son cartable, sur la croix ronde, ou sur les deux grosses pierres qui servent de banc devant l’école.
C'est sous ces grosses pierres que j'avais capturé les crapauds de mon élevage. Elevage odieusement ravagé d'un grand coup de pied par ma mère, suite à la dénonciation de ma grand mère qui m'avait surpris en train de donner le bain à mes sept pensionnaires plus une grenouille rousse, dans la grande flaque de gadoue, devant chez la Mariette Coco !
Mais ne mélangeons pas tout, nous sommes à l'école, nous ne sommes pas là pour bavarder de tout et de n'importe quoi...
On s’installe au pupitre, à la place que le maître nous a donnée au début de l’année.
Comme tous les autres gamins, je vide mon cartable que je pose à mes pieds.
La classe est silencieuse, à part le bruit des galoches sur le parquet disjoint.
Moi, et d’autres le font aussi, je les quitte les galoches, comme ça je peux gigoter à mon aise sans provoquer le froncement de sourcils de l’instit.
Peut-être en dirai-je un mot de cet homme, d’une grande culture, humaniste,qui aurait pu nous apprendre beaucoup, et qui ne l’a pas fait !
Les plumiers sont ouverts et rangés sous le pupitre une fois vidés de leurs trésors.
Le porte plume, la gomme, les crayons, le noir, et les douze de couleur qui ont perdu leur boite en carton depuis longtemps, le taille crayon en métal avec ses deux orifices, le grand et le petit. Pratique le taille crayon, mais avec ses inconvénients aussi.
Certes c’était très amusant d’essayer de faire un copeau le plus long possible, mais qu’en faire après…Encore un risque de voir la tête de l’instituteur se relever, et les sourcils, au-dessus de ce regard terrifiant, quand vous portiez les copeaux à la poubelle, au pied de son bureau.
Les plus veinards avaient déjà une trousse, qui très vite relèguera le plumier au oubliettes, privant sans doute quelques paysans du Jura d’un complément de ressources. C'est ainsi, je vous l'ai dit, tout bouge !
Une fois installés, le matériel déballé, nous sommes prêts, nous allons pouvoir nous instruire.
Sur le tableau noir, qu'un grand a essuyé la veille, en soulevant un nuage de craie qui lui a blanchi visage et tablier, le maître a inscrit la date du jour, et sous cette date, d'une magnifique écriture, comme on n'en voit que sur les vieux documents, il a écrit la morale.
Car en ce temps-là mes amis, il y avait la morale !
Chaque matin l'écolier, du moins celui qui savait lire, pouvait graver en sa mémoire un précepte lui rappelant qu'il n'était pas seul au monde, et qu'il devait respecter certains principes de base sous peine, s'il ne les respectait pas, de se faire sérieusement botter le cul ! C'était ça la morale !
Je vous raconterais bien une journée d' écolier, ça nous permettrait de réviser un peu, pour notre plus grand bien. Mais curieusement, durant les cinq années que j'ai passées sur mon banc en bois, je n'ai pas souvenir de beaucoup de choses.
N'aurais-je rien appris ? Ce serait mentir que de le dire, mais le sentiment que j'ai, c'est, si j'ose dire, que je suis resté sur ma faim dans la soif d'apprendre que j'avais à cette époque ! Je ne voudrais pas avoir l'air de cracher sur un homme que malgré tout j'estime, mais notre instituteur n'a pas fait son boulot.
Je lui en veux un peu, car il avait largement la capacité de le faire, et de le faire bien !
Il ne faut pas que je sois injuste, s'il est vrai qu'il ne nous a pas communiqué son savoir, je dois reconnaître qu'il nous a appris à vivre ensemble, ce qui n'est déjà pas si mal.
Je lui dois aussi ma première leçon d'écologie, une leçon que je n'ai pas oubliée. L'Amazonie est en danger nous a-t-il dit un jour, et c'est notre poumon. C'était en 52 ou 53, et on ne respire pas mieux depuis !
Je le regardais parfois ce poumon sur la carte du monde, cet immense platras vert qui s'appelle toujours le Brésil, même s'il est de moins en moins vert...C'est grâce à lui l'instit,que j'ai su que la Terre était ronde et qu'elle appartenait à tous ceux qui marchaient dessus, hommes et bêtes.
Peut-être, après tout, n'ai-je pas perdu tout mon temps, même s'il ne nous a pas consacré suffisamment du sien !
A Bientôt...
Avertissement :
Toutes les images que j'ai mises sur ce billet,
comme ce plumier, ne proviennent pas de mes archives personnelles, je les ai glanées et copiées sur Internet.
Il n'empêche, j'ai usé mes culottes sur le même banc, et eu en main le même plumier ou son frère.
J'ai encore, la patine et la douceur de l'un et l'autre, gravées à jamais dans ma mémoire.
13:30 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
29 août 2007
Rentrée des classes...
Cinquante-sept ans, déjà...
Cinquante-sept ans, et j’ai l’impression que c’était hier.
Il devait avoir raison, celui qui disait que la vie est courte !
Je n’étais pas peu fier ce matin-là, avec mon cartable en carton bouilli qui sentait le cuir, mon tablier gris, lui aussi tout neuf.
En voici un Cartable, ce n'est pas le mien, il a du en faire pas mal des rentrées celui-là !
Et je marchais heureux aux cotés de mon grand frère. Pensez donc, ma première rentrée à l’école ! Depuis combien de temps avais-je attendu ? Depuis très longtemps à l’horloge qui mesure le temps chez un gosse de cinq ans !
Je connaissais l’école, j’y accompagnais souvent mon frère, mais je n’en franchissais pas la porte, je n’avais pas l’âge. Je regardais rentrer grands et petits, une dizaine de gosses, garçons et filles mêlés, et je rejoignais ma grand-mère, juste à coté.
Ce matin-là, début Octobre 1950, le temps m’avait paru très long, mais j’avais enfin l’âge !
C’est à cinq ans que le maître accueillait dans l’école de la République, sise sous la salle du Conseil de la Mairie, les enfants du village.
Cinq ans, c’est un âge raisonnable pour démarrer l’éducation des gamins. Le langage est assuré, les garçons pissent debout, et les filles se débrouillent elles aussi toutes seules. Il est donc temps de commencer à apprendre lecture et écriture et de compter si les dix doigts sont à leur place, et au complet.
« Vous savez, il lit couramment, et il commence à compter… » C’est ce qu’avait dit ma mère à l’instituteur lorsqu’elle était venue quelques jours avant la rentrée pour m’inscrire à l’école.
Effectivement, à cinq ans je savais lire, écrire un peu, et compter sur mes doigts. Je sais toujours lire et écrire, mais j’ai encore quelques difficultés avec mes comptes, c’est du moins ce que me dit assez souvent mon épouse !
N’ayant pas à m’apprendre à lire ni à compter, l’instituteur m’a installé au fond de la classe, entre les deux fenêtres, sous une espèce de placard mural vitré.
Il y avait dans ce placard différentes sortes de roches, basalte, silex, granit…Assis tout seul à un pupitre en bois, j’ai passé une année à jouer en m’ennuyant avec de la pâte à modeler et des bâtonnets de couleur, en attendant d’avoir six ans, et d’avoir rattrapé le retard de mon année d’avance pour être enfin comme tout le monde, et avoir le droit de feuilleter les livres et de saloper ardoise et cahiers !
Il m’arrive de penser que j’aurais appris beaucoup plus en restant cette année-là avec ma grand-mère Philomène, Bergère et Fauvette, les chiennes, les moutons et les chèvres.
Ma grand-mère m’apprenait les arbres et les plantes, les escargots et les champignons, et j’aurais pu perfectionner mon patois, enfin quoi, j’aurais pu ne pas perdre mon temps !
Fort heureusement, il y avait les récréations, et je crois vous l’avoir dit, elles duraient fort longtemps ! J’ai eu beaucoup d’autres rentrées. Mais ce sont surtout celles de la petite enfance dont je me souviens.
Avec l’odeur du neuf des cartables, des livres et cahiers. La fierté du beau tablier encore raide, ou la petite frustration, quand le tablier était celui du grand frère, un peu usé et rapiécé. Je ne sais pas qu’est-ce qui s’agite dans la tête des enfants que je vois aujourd’hui, dûment accompagnés par un parent, « livrés » en voiture devant la porte…
Je me revois, enfant libre, partant à pied, nez au vent, sautant dans les flaques quand il avait plu, donnant des coups de galoches dans les pierres du chemin quand il ne pleuvait pas, essayant de compter les hirondelles qui se rassemblaient pour aller voir en Afrique s’il y faisait meilleur. Je me revois, guettant les lézards qui profitaient des derniers rayons d’un soleil encore chaud... Bientôt, je pourrais rentrer jusqu’à mi-mollets dans les feuilles tombées des platanes de la place, et me bercer de leur bruissement sous mes pas. Vite un tour de l’église en courant, en tapant fort des pieds entre la sacristie et chez la Jeanne, il y a là comme un écho.
Un tour aussi vers le vieux puits avec sa grande manivelle en fer, une grimpée sur les barres en fer du préau, là où le Père la Pipe gare sa quatre chevaux flambant neuve.
Un tour sur la croix ronde…Non, pas le temps, la porte s’ouvre, il frappe dans ses mains, c’est l’heure de rentrer en classe…
A Bientôt…
11:47 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28 août 2007
Vous, vous n'avez...
...Aucun compte à me rendre !
Hier, à 18 Heures 05, l’horloge du blog50 faisant foi, j’ai mis en ligne une note concernant la possible convocation de Madame Sarkozy, par une future Commission Parlementaire, qui n’est pas encore constituée, et qui pourrait souhaiter auditionner cette femme, par ailleurs épouse du Président de la République, au sujet de l’action qu’elle a menée au nom de la France, et qui aurait conduit le dictateur Kadhafi à libérer les six prisonniers qu’il détenait dans ses geôles depuis plus de huit ans.
L’Elysée a fait savoir que Madame Sarkozy ne se rendrait pas à cette future possible convocation qui aura peut-être lieu si, comme c’est presque probable, une Commission était sans doute constituée pour faire la lumière sur les tractations qui eurent lieu, et qui ont engagé la France, entre les envoyés «personnels » du Président Sarkozy, dont Cécilia Sarkozy qui dans le civil est son épouse, et Kadhafi.
La future Commission serait en droit de convoquer Cécilia Sarkozy, pour l'interroger au sujet de sa mission en Libye, si elle souhaitait que cette Dame s’en expliquât.
La note que j’ai faite à ce sujet n’a pas suscité un grand intérêt.
Aucun des cent visiteurs et plus qui ont visité mon blog depuis hier n’a daigné faire de remarque.
A l’heure où j’écris ces mots, à maintenant 16 heures, personne n’a réagi. Si j’étais orgueilleux et infatué de mon inestimable personne, je me sentirais vexé de tant d’indifférence.
Mais non, à peine surpris, suis-je par ce « commentaires : 0 » qui borde ma note d’hier. A noter que si le perroquet à rayures de l'Elysée s'est cru autorisé à affirmer, ce qui est faux, que "Madame Sarkozy n'a aucun compte à rendre!", vous, vous êtes en droit de dire que vous n'avez aucune obligation à commenter mes chroniques, et c'est pourquoi nulle commission ne vous tracassera au sujet du "Commentaires : 0" !
Cécilia laisserait-elle le peuple de France indifférent ?
Ce n’est guère encourageant pour ceux qui voudraient forger une sorte de « Statut » à l’ex Madame Martin, au prétexte qu’elle a épousé en secondes noces un Monsieur Sarkozy devenu par la volonté d’une majorité d’électeurs, Président de la République Française pour cinq ans.
Que Cécilia Sarkozy ne suscite que peu d’intérêt, ce n’est pas ce qui m’empêchera de dormir cette nuit. Je suis plutôt de ceux qui s’agacent de la légende que cherchent à créer les médias en général, ainsi que les communicants de l’Elysée, autour de l’épouse du Président, en qui il faudrait voir une réincarnation de Jackie Kennedy, qui renverrait aux oubliettes la vieille et ses pièces jaunes.
Jackie Kennedy, pourquoi pas après tout ?
Ne l’a-t-on pas vue sillonner en Mai, sur le gaillard d’avant d’un superbe yacht, cette Méditerranée, où croisent habituellement certains Grecs, armateurs et milliardaires.
Cherchait-elle son futur Onassis notre « First Lady » ?
Elle a raison, il faut préparer son avenir quand on n'a pas de statut particulier, un malheur est si vite arrivé !
A Bientôt…
16:46 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
27 août 2007
La Femme de César...
...N' existe pas en République !
Il y a peu, dans une note intitulée « Au fil de l’eau », je me posais en défenseur ironique du couple Sarkozy, lequel était disais-je odieusement attaqué dans les médias, à un point tel que ça frisait le lynchage médiatique !
Je terminais ma note consacrée aux bourrelets Sarkozyens disparus comme par miracle après une séance de canoë-kayak, en vous promettant de consacrer une note à la défense de Cécilia, à qui on chercherait des faux plis dans le Prada au sujet de sa victorieuse épopée libyenne.
« Faut-il que Cécilia Sarkozy aille témoigner devant la Commission d’Enquête Parlementaire ? »
Telle est la question qui se pose sur le forum Blognaute.fr après un sujet consacré aux rondeurs masquées ou dévoilées, on finit par ne plus savoir, par Paris-Match, et pas mal d’autres journaux, les connus, et même les autres.
J’avais commis une petite note pour expliquer que si Nicolas voulait faire de la pub pour Olida et le Père Dodu, c’était ses oignons, et que l’essentiel était ailleurs. Les journaux pouvaient à mon sens se consacrer à des sujets plus importants. Le respect de la Constitution par exemple.
Du coup, ce n’est pas de ma faute, la défense de Cécilia a plutôt pris la forme d’un réquisitoire à l’encontre de la garde rapprochée élyséenne qui veut faire d’une citoyenne somme toute ordinaire une « First Lady » à l’abri des lois du commun.
Je ne vous cacherais pas que lorsque le vieux jeune homme ondulé et gominé, le porte parole de la Présidence,engoncé dans des vestes dont les rayures auraient effrayé Pasqua lui-même, quand donc David, la voix de son maître, a déclaré que l’épouse de Nicolas Sarkozy n’irait pas devant une quelconque commission, car « elle n’avait aucun compte à rendre », je me suis demandé un instant si c’est bien en France que je vivais.
C’est pourquoi j’ai envoyé ce billet sur le forum.
C’est aussi une réponse à la question subsidiaire posée pour départager les ex-aequo, « Faut-il créer un statut pour la première Dame de France ? » Rien que ça !
Bref, voici la note que j’ai balancée sur le forum :
***
Je faisais allusion à ce problème, dans le forum consacré à la brioche présidentielle retouchée sur la photo pipeule de Paris-Match.
Plus important que cette agitation gonflée à l'excès, comme le fait que l'Elysée considère que "madame Sarkozy n'a aucun compte à rendre!" disais-je dans mon commentaire.
Nous y voilà.
Il faut déjà balayer le vocabulaire.
Madame Sarkozy n'est pas la "Première Dame de France". Dans notre République, il n'y a ni première ni deuxième, ni dernière Dame de France, il y a des dames qui sont libres et égales, tout comme les messieurs dont elles ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Madame Sarkozy est l'épouse d'un homme qui a été élu Président de la République par une majorité d'électeurs. Seul le nom de Nicolas Sarkozy était porté sur les bulletins qui se sont retrouvés les plus nombreux dans les urnes le 6 Mai 2007.
Le nom de Cécilia Sarkozy n'y figurait pas.
D'ailleurs, elle n'a même pas voté ce jour-là ! C'est dire le sens civique de la... comment dites-vous..."Première Dame de France" !
Monsieur le Président en a fait son "Emissaire personnelle", pour aller "libérer" les infirmières bulgares juste avant que le "Guide de la Révolution" Kadhafi ne les relâche.
C'est de la prérogative du Président de choisir qui il veut pour le représenter, à condition qu'il le fasse "officiellement", et que les règles soient clairement fixées. L'a-t-il fait ? Je l'ignore.
Madame Sarkozy s'est rendue en Libye avec les moyens que la République a mis à sa disposition. Elle y a conduit une "mission" au nom de la France.
La France est en droit de savoir de quelle manière cette mission a été menée, quels moyens ont été employés, et le coût global de l'opération.
C'est le rôle de la commission parlementaire de faire la lumière là-dessus.
Ce n'est ni de l'inquisition ni de la persécution, c'est le bon fonctionnement d'une Démocratie que le Président qui ne cesse de nous le dire, souhaite exemplaire et irréprochable, voire transparente en plus !
Si cette commission l'exige comme elle est en droit de le faire, la citoyenne Cécilia Sarkozy devra répondre aux questions des parlementaires.
Ces parlementaires sont les représentants élus du Peuple Souverain.
Madame Sarkozy n'est que l'épouse du Président qui, lui, est le garant de la continuité de l'Etat, le gardien des institutions et de la Constitution.
Lui, il a un statut particulier cadré par le législateur.
Mais devant la Loi, son épouse, ses enfants, ses amis, ses voisins ou sa concierge, éventuellement sa maîtresse s'il en a une - c'est son affaire !- tous sont comme vous et moi des citoyens ordinaires.
Il serait bon de ne pas l'oublier.
****
Il faut noter que la "Défense préventive" de l'Elysée a quelque chose de surréaliste.
La Commission Parlementaire n'est pas encore constituée, et si elle l'est, ce n'est pas pour attaquer qui que ce soit, c'est pour faire la lumière sur une affaire. Affaire sur laquelle doit être faite la lumière.
Se contenter de dire les infirmières sont libérées, c'est l'essentiel, bravo Cécilia, ce n'est pas suffisant.
J'ai entendu aujourd'hui, rapportée par les journalistes, une phrase de Sarkozy concernant l'Iran.
"Ce sera la bombe atomique iranienne, ou ce sera le bombardement de l'Iran" aurait-il dit.
Fort bien, mais alors, Monsieur le Président, faut-il donner à Kadhafi les moyens d'en faire une de bombe !
Et permettez-moi de m'étonner de voir que ce Président qui veux faire modifier la Constitution pour aller "s'expliquer" devant le parlement, veuille empêcher son épouse d'aller "s'expliquer" devant des parlementaires, sans qu'il soit nécessaire d'y changer une virgule à la Constitution !
A Bientôt...
18:05 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Coupons court...
...Et le débat sera tranché !
***
"Moi, j'accuse pas seulement les violeurs, mais toutes la "Société" qui a permis à ces monstres de rester en vie. Qu'il puisse y avoir un derapage, je le conçois. Mais je ne peux admettre qu'après une récidive, on entretienne un monstre en vie. Un récidiviste coûte à la "Société" à peu près 150,00€ par jour, alors que certaines veuves vivent avec moins de 12,00€ par jours! Cherchez l'erreur.
On sait scientifiquement, qu'il n'excite aucun traitement pour cette maladie. Voir sur le site de "La charité" Hôpital Spychatrique Universitaire de Berlin, ayant pratiquait des recherches durant plus 1 an, sur des volontaires. Résultat: néant.
Croyez-vous franchement qu'un être enfermé toute une vie, est heureux de garder cette dernière?
Prenons enfin conscience, que ces êtres, si on peut encore les appeler ainsi, sont des nuisibles prédateurs à détruire, comme ceux dans la nature."
****
Vous venez de lire la note (in extenso, fautes comprises) laissée par un internaute sur le forum "Blognaute.fr" de "La Montagne Centre France" consacré au suivi des Pédophiles.
Sujet redevenu brûlant après la triste affaire du viol d'un enfant de cinq ans par un pédophile récemment libéré .
Voici la note que j'ai envoyée sur ce même forum:
****
"Je reprends le billet de Cigogne58.
Je n’émettrai aucun jugement sur la personne qui se place derrière ce pseudo. Si critique il y a de ma part, elle est axée sur les idées que renferment ce billet, et non sur la personne qui les as émises.
Cigogne58 et moi-même sommes libres de nos opinions, nous sommes libres de les exposer, et chacun de ceux qui les découvriront ici, sont libres d’y adhérer, de les contester, ou de les combattre.
« Moi, j'accuse pas seulement les violeurs, mais toutes la "Société" qui a permis à ces monstres de rester en vie. » Nous dit Cigogne58 pour commencer son billet.
Ce serait donc la société, la responsable du viol commis sur un enfant de cinq ans. La société, à qui incomberait, si l’on veut bien suivre la cignoge58 dans son vol, le soin « d’éliminer » les « monstres », et coupable de ne l’avoir pas fait !
Foutre Dieu, ça c’est envoyé !
Quel monde merveilleux qu’un monde où il n’y aurait plus de crime « monstrueux », car la société se serait débarrassée de ses « monstres » !
Un de mes amis, le « Petit Robert », me dit qu’un « monstre », c’est entre autres définitions, un « être vivant ou un organisme de conformation anormale ».
Ce serait aussi, toujours selon le Petit Robert, « Une personne effrayante par sa méchanceté. »
Est-ce que le pédophile dont il est question sur ce forum répond à l’un ou l’autre de ces critères, peut-être.
En ce cas, ce serait donc un « monstre ».
Vous avouerais-je, qu’au vu de son comportement, je ne suis pas loin moins aussi, sinon de le qualifier de monstre, mais au moins de considérer l’acte qu’il a commis de monstrueux. Je rejoins Cigogne58 sur ce point, le viol en général, plus encore celui d’un enfant, est un acte monstrueux.
Mais si celui qui a commis cet acte était un « monstre » au moment où il l’a commis, l’était-il avant de le commettre cet acte odieux ?
Et qui peut dire, en s’appuyant sur quels critères, que le criminel restera un « monstre » toute sa vie ?
Je préfère laisser aux gens qualifiés pour le faire, magistrats, médecins, juristes, le soin de répondre à ces questions.
« Qu'il puisse y avoir un dérapage, je le conçois. Mais je ne peux admettre qu'après une récidive, on entretienne un monstre en vie. Un récidiviste coûte à la "Société" à peu près 150,00€ par jour, alors que certaines veuves vivent avec moins de 12,00€ par jours! Cherchez l'erreur. » Nous dit encore Cigogne58.
Pour un « dérapage », c’en est un !
Je me garderais bien de m’engager sur cette voie-là.
Imaginez qu’on s’avise de remettre la guillotine en marche, afin de permettre aux veuves de profiter de 150 € à chaque criminel sexuel décapité !
Une dernière phrase enfin : « Prenons enfin conscience, que ces êtres, si on peut encore les appeler ainsi, sont des nuisibles prédateurs à détruire, comme ceux dans la nature. »
Que ces « êtres » soient à un moment de leur vie des « prédateurs nuisibles », ça ne fait aucun doute. Mais qu’il faille les détruire, c’est peut-être excessif.
Ne pourrait-on pas d’abord les mettre hors d’état de nuire en les enfermant, les soignant en y mettant les moyens, le temps qu’il faut pour les guérir, plutôt que de les « détruire ».
Au fait, puisqu’il est question des prédateurs dans la nature, ôtez-moi d’un doute !
Les cigognes sont bien que je sache de redoutables prédateurs pour les grenouilles, les lézards, les mulots et que sais-je.
Faudrait-il pour autant les détruire ?
Salutations.
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Ne comptez pas sur moi pour vous donner ici une solution miracle genre " Y a qu'à...", ou "Ils devraient cecici ou cela." De solution je n'en ai point, et tout comme nombre de "braves gens", je me sens bouleversé à chaque fois qu'un tel acte est commis, c'est odieux et révoltant, et je comprends parfaitement ceux qui comme l'internaute Cigogne58, se laissent allere à des réactions extrèmes.
Mais dès lors qu'il s'agit de la manière dont la Société doit aborder le problème des crimes sexuels, il convient de laisser de coté le coté "passionnel", et s'en tenir à la seule raison.
Faut-il enfermer à vie une personne au prétexte qu'elle pourrait récidiver voir l'éliminer comme le suggère Cigogne, parce que ce sera plus économique ?
Est-il nécessaire d'ouvrir en 2009 un hôpital fermé, à Lyon par exemple ?
Ce serait admettre que les mesures gouvernementales prises en Mai 2006 sont insuffisantes. Difficile à croire quand on se souvient qui à l'époque était Ministre de l'Intérieur.
Quelles étaient-elles ces mesures, rappelons-nous ?
. Création des établissements réservés à la prise en charge médicale des criminels sexuels
- Présentation tous les mois devant les services de police, au lieu de tous les 6 mois précédemment
- Inscription prolongée sur le casier judiciaire de l’acte en fonction de l’état réel de guérison
- Obligation de la personne de se soumettre à un suivi médical poussé
Il convient d'ajouter à toutes ces mesures le port obligatoire, avant fin 2006, d'un bracelet électronique pour les délinquants sexuels.
Il semblerait bien que tout a été fait, ou alors des promesses n'auraient pas été tenues, impensable !
Continuons de nous interroger....Faut-il soigner, faut-il punir, ou les deux ? Qui soigne et qui punit ?
Ira-t-on jusqu'à la détection préventive, et sur quel critère, comportemental, génétique, héréditaire ?
Eliminer un criminel avant qu'il ne récidive, c'est bien. Mais l'éléminer avant qu'il ne commette son crime, c'est mieux. Et pourquoi pas l'éliminer avant qu'il naisse, à l'état embryonnaire par exemple. C'est possible, puisque désormais l'avortement n'est plus chez nous un acte qui peut conduire à la guillotine, comme il n'y a pas si longtemps.
Mieux encore, pourquoi ne pas éliminer les parents de l'embryon suspect pour éviter qu'ils ne récidivent. Eliminons toute la famille pendant qu'on y est, le principe de précaution est un sage principe !
Et pourquoi s'en tenir aux seuls crimes sexuels, le vol et l'escroquerie ne sont-ils pas des perversions qui mettent en danger l'équilibre de notre société qui a le devoir de se défendre, en protégeant les honnêtes gens.
J'allais oublier le trafic de drogue ! Peut-on décemment laisser vivre en liberté, voire laisser vivre tout court, une famille où deux frères sont impliqués dans ce trafic horrible. Ne devrait-on pas éliminer toute la fratrie plus les géniteurs ?
A Bientôt....
09:00 Publié dans BILLETS d' HUMEUR | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26 août 2007
Derrière l'envers des panneaux...
...L'endroit du décor !
Aiguillonné par le sens des responsabilités qui sont les miennes, je me dois à mes innombrables visiteurs, qui, du monde entier viennent sur ce blog, dont la portée universelle que chacun lui reconnaît, mérite certes, amplement l’attention et le grandissime intérêt qu’il suscite, mais ce qui crée aussi pour son auteur, votre humble serviteur, des devoirs envers son large public.
Que penseraient les visiteurs d’hier, venus tout exprès d’Arlington et de Delmar aux US, mes amis canadiens de Montréal et de Burnaby, fidèles parmi les fidèles.
Ceux de Sofia en Bulgarie, de Oldenburg en Allemagne, les Helvètes de Tanay et Zürich ?
Et beaucoup d’autres , du Maroc, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, de Dakar aussi, ou de Conakry, salut à vous amis d’Afrique !
Que pourrais-je dire , moi, à ceux qui aujourd’hui ont sacrifié au moins une minute de leur temps à mes écrits ô combien intéressants, je le confesse modestement,mais qui, cependant, n’affectent en rien la bonne santé de ceux qui ne les lisent pas !
Que soient aussi remerciés tous mes compatriotes, qu’ils soient de Blanzat, Cormède,Champs, Ozoir-la-Ferrière, Neuilly, Chaumont, Moulineaux, St Fons, Nouméa, salut aussi à toi,visiteur de la Réunion...
Merci, Merci !
Je vous dois la vérité, je vous la livre !
Combien d’entre vous se sont demandés ce qu’il y avait sur les deux panneaux bordant le terrain où nous musardons parfois, Olga et moi, le matin.
« Mais où donc veut-il nous mener avec ses histoires de panneaux ? » C’est la question qui vous a taraudé l’esprit pendant des heures j’imagine, après la lecture de mon billet ce matin.
Moi aussi, je me suis demandé ce qu’il y avait sur ces panneaux, et à quoi ils pouvaient bien servir.
J’étais d’autant plus intrigué que pas plus tard qu’avant-hier, Madame le Maire s’étant arrêtée à ma hauteur me déclara tout de go :
« Des gens du lotissement ont signalé qu’un bonhomme se promenait dans le terrain du bassin de rétention, accompagné d’un chien-loup. Serait-ce toi par hasard ? »
« Probablement oui, car il m’arrive d’y aller, d’ailleurs hier, tu m’as vu, et tu m’as fait un petit signe… » Lui ai-je répondu.
Puis nous avons parlé d’autre chose, notamment de la difficulté qu’il y a de respecter la limitation à 30 Kmh dans notre rue.
Intrigué donc, je suis allé voir l'endroit de ces fameux panneaux, et voilà !
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Le premier panneau que voici, c’est le deuxième que je vois de dos quand je longe le bassin de rétention, placé comme il est dans l’axe du château, il sert tout simplement à attacher le chien, pendant que le touriste prend la photo souvenir.
Ingénieux non !
Quand au second, celui que je vois de dos aussi, mais en premier, lui, il n’est placé devant rien de remarquable, donc il n’est d’aucune utilité pour les photographes amateurs .
Simplement, regardez le logo, c’est évident, il avertit les fox-terriers qu’il leur est formellement interdit d’aller dans le terrain !
A Bientôt…
17:37 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Ne tombons pas dans le panneau !
Attention, Danger, il y a une face cachée !
Je vous invite à faire un bout du parcours avec nous...
Nous prenons quelquefois ce chemin le matin, pour aller aux journaux et au pain.
Nous partons légers, car le plus souvent Olga s’est débarrassée des encombrances intestinales dans mon gazon, et moi en des lieux plus appropriés.
Voici le chemin qui mène au bassin écrêteur d’orages, et le terrain y attenant.
Un espace de liberté, nul panneau contraignant ou de je ne sais quelles interdictions, un espace vierge !
Nous nous y engageons donc.
Olga gambade à son aise, s’arrête et prend des poses.
Pas de panneaux, ce n’est pas tout à fait exact, il y en a des panneaux, deux pour être précis.
En voici un.
Et en voila un autre.
Je sais,la photo est ratée, vous les réussissez toutes vous, évidemment, j'en étais sûr !
Ils sont au bord de la route, et d’où nous sommes, nous n’en voyons que le dos.
Que peut-il bien y avoir sur ces panneaux ?
Je m’interroge, mais je ne suis pas curieux au point d’aller voir.
Sans doute une mise en garde pour les habitants du lotissement. Il y en a qui viennent de la ville, et ces panneaux les invitent peut-être à la prudence. La verdure et l’espace s’avèrent dangereux, parfois, pour ceux qui n’y sont pas habitués !
D’ailleurs, vous avez sans doute entendu parler de l’arrêté pris par le maire d’un village normand.
Il a pris soin d’avertir ses futurs administrés, surtout ceux venus de la ville, habitués qu’ils sont au silence et à la tranquillité de la jungle urbaine, qu’ils devront affronter désormais la fureur et le vacarme de ce coin de campagne !
A peine le soir fini, il devront s’habituer au chant plus que matinal du coq, aux braiements des baudets, au ronronnement pas forcément harmonieux des tracteurs, tout ça ponctué par les cloches de l’église, et je ne sais quels bruits encore qui moi me bercent, mais qui ennuient les gens normaux !
Si vraiment vous souhaitez savoir ce qu'il y a sur les panneaux, allez voir vous-mêmes.
Olga et moi, nous longeons le bassin, et nous rejoignons la route.
Nous quittons le terrain ici, en sautant le fossé, faites attention en sautant...Pas de panneaux dans ce coin, je vous ai dit, c'est un espace libre et vierge !
Au bout de cinquante mêtres, nous nous arrêtons un court instant, car il y a un panneau « Stop », et un autre, dont on voit seulement le dos, comme les deux panneaux du terrain.
Avez-vous remarqué, tout comme les miroirs, il faut être en face des panneaux pour voir ce qu'il y a dessus.
A l'arrière, le plus souvent, on ne voit rien !
Ha, voila, c’est un sens interdit, ce qui veut dire qu’on ne peut pas faire demi-tour.
Pas d’importance, nous n’avions pas l’intention de faire demi-tour, nous pouvons donc repartir.
Je vous laisse là, nous nous retrouverons plus tard.
A Bientôt….
09:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
24 août 2007
Au fil de l'eau...
Livre en moins, et livre en plus, ou en trop...
On assiste ces jours-ci à un déchaînement médiatique à la limite de l’indécence.
Vous connaissez le peu de sympathie que j’ai à l’encontre de Sarkozy et madame, je n’en fais nul mystère.
Mais les attaques systématiques dont font l’objet ce couple somme toute ordinaire ressemble fort à un acharnement proche du lynchage ! Et je me sens obligé de dénoncer ces attaques déloyales !
Qui a osé lancer cette rumeur selon laquelle le Président, élu je vous le rappelle à la suite d’un élan populaire, massif et mobilisateur dont seule peut-être la première croisade avait suscité pareil enthousiasme dans la populace éblouie, le Président donc serait gras du bide ! Filchtre !
Et pourquoi pas Cécilia avec des vergetures pendant qu’on y est ! On devine bien quelques plis suspects sous les chiffons de chez Prada, alors, faut-il retoucher les photos dans Paris-Match, Gala et Le Pèlerin ?
Je dis ça suffit !
Halte à la désinformation ! Je suis en mesure de prouver, et je ne vais pas manquer de le faire, que la photo de Match n’est pas truquée.
Un détail aurait du attirer l’œil des lecteurs avertis que vous êtes.
C’est vrai que sur la première photo, votre Président a quelque chose d’andré santini dans la silhouette (plus de majuscules pour santini non plus !).
Mais n’oublions pas que cette photo fut prise après douze jours de hamburgers-parties au pays de la liberté, des deux millions de taulards et de Guantanamo réunis !
Je voudrais bien vous voir à poil, vous, après un tel régime !
Il faudrait vous mettre dare-dare au 125grs de veau, pas plus, pour retrouver votre ligne avant Noël !
Eh bien, votre Président a retrouvé la sienne après seulement onze kilomètres de canoê kayak, mais attention, à fond hein ! Pas la balade du chef de bureau qui sort sa secrétaire en barque au lac du Bois de Boulogne. A cent quatre-vingt pulsations facile ! oui, je sais, on peut aussi perdre du poids avec une secrétaire en forme !
Quoi onze kilomètres, où j’ai pris cette info me demandez-vous ?
Je vous ai dit qu’un détail révélait l’odieux mensonge de la presse acharnée contre ce sportif émérite.
J’ai soumis les deux photos, celle avant, au Km zéro, avec essoufflement et brioche de notaire du Sarko qui a trop bouffé, et l’autre, celle soi-disant truquée,parue dans Paris-Match.
Regardez-la bien, la prochaine fois que vous irez chez votre coiffeur ou chez le dentiste.
C’est vrai que le Président a perdu les bourrelets, mais ce n’est pas pour cela que la photo est truquée.
Le technicien de chez Décathlon a qui j’ai soumis les deux épreuves a été formel !
« Regarde bien la pagaie du gamin » m’a-t-il dit, « Ce modèle, c’est de la merde, ça s’use à la vitesse grand « V », ils ont fait au moins onze kilomètres ! »
Effectivement, ça saute aux yeux, cette pagaie, c'est vraiment de la merde !
On peut donc considérer que Sarko a retrouvé la ligne en ramant, et qu’on reparlera de son gamin aux épreuves d’aviron dans peu de temps, car c’est la pagaie du petit qui est la plus usée !
Est-ce une coïncidence, au moment où Sarkozy perd une livre, il en gagne un !
Yasmina Reza lui a consacré un an de sa vie, elle l’a suivi partout, et a accouché d’un monument littéraire qui va faire reluire d’un éclat nouveau les belles lettres françaises, on s'en réjouit !
Elle nous décrit le candidat Sarkozy en différentes situations, j'ai failli dire positions...
Elle le fait avec un indéniable talent d’écrivaine, c’est une auteure de talent c’est bien pourquoi on se demande ce qu’il lui a pris de se laisser aller à ces écrits vains !
Viserait-elle un prochain Secrétariat d'Etat ?
Je ne vais pas vous assommer avec des extraits du chef-d’œuvre, la presse va en être inondée les jours prochains. En huit jours, vous aurez pratiquement lu tout le bouquin à force d’extraits en pages une, deux et trois de tous les quotidiens et hebdos de France et de Navarre !
Si, pour le fun, je vous livre un court extrait que vous ne trouverez pas dans le livre, parce qu'il n'y est pas.
La scène se passe entre Dieu et Nicolas. « Lève-toi et marche ! » dit respectueusement Dieu à Nicolas qui répond : « Mais je suis debout, et je cours comme un dératé, quoi, merde ! »
A bientôt…
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Nous parlerons prochainement de l'odieuse campagne dont est victime la deuxième partie du couple démocratiquement élu à la tête de l'Etat Français.
Je ne vous cache pas que je tremble à l'idée de devoir écrire toutes les horreurs qui se déversent, tel un tombereau de boue sur cette Dame qui fut prête, dit-on, à faire don de sa personne encore fort consommable, pour la grandeur de la France !
Je tremble, mais je le ferai, car c'est mon devoir de défendre cette femme qui laisserait des orphelins si elle devenait veuve !
19:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Et celle-là, Hein !
Elle lui en bouche un coin au Héraime !
Vous me connaissez, et vous vous doutez bien que ce n’est pas de gaîté de cœur que j’écris ce billet.
Mais il est dans l’existence des bornes dont on ne doit pas franchir les limites, de la même manière que des frontières, on ne doit point franchir les bornes !
J’ai hésité un peu, avant de jeter cette phrase en pâture aux internautes, avides et affamés, qui hantent le Blog50, comme hante les Hautes Chaumes le petit sorcier en dentelles.
Mais je l’ai mise quand même la phrase, et bien qu’à la relire je le regrette un peu, elle y est, elle y reste !
« Tremblement de terre en Auvergne » qu’il a lâché l’autre, il y a peu.
Et de se projeter en 2012, comme s'il en était capable !
Jusqu'à « Branler le volcan » pour en extraire la lave brûlante qui te dégoulinerait sur les flancs de l’Auvergne palpitante, comme du temps de Marcel, qu'il a osé le bougre ! Non mais des fois !
Outre qu’il frôle le porno, il est bien présomptueux le sulfureux Forézien.
Peut-il émouvoir qui que ce soit, même de tempérament volcanique, avec ses petites mimines potelées ! A part filer la chtouille aux truites des torrents de ses contrées sauvages, qui ne font pas la maille je le précise, à quoi est-il bon ?
Reconnaissons lui le talent qu’il a de pouvoir ramasser plus de champignons qu’une personne ordinaire, encore que n’ayant presque pas à se baisser, il n’a guère de mérite !
Et cet esprit de vantardise, toujours à se mettre en avant...Jadis la formule E=Mes2C de 44 cm, le sandre qui avait fait déborder le Furan, les oignons même pas mûrs qu’il nous a balancés pleine page. Et les bolets du bois vert qui viennent sur mon écran, comme un cinglant défi !
Holà, c’en est trop !
Et je n’ai pas oublié le coup des jardinières, dont la mort brutale et violente a ouvert en mon cœur une blessure qui ne cesse de saigner !
Il n'est pas près de recommencer, j'ai la parade, voyez, quel signe m'est envoyé par le destin, j'ai de quoi faire barrage au funeste jeteur de sort !
Tout mon être crie « Vengeance », et mon cœur saigne de plus belle, car je n’aime pas manger froid !
Une petite explication s’impose, j’ai hésité un instant. J’ai écrit « manger froid », j’aurais pu mettre « venger froid ».
Vous choisirez vous-mêmes, de toutes façons, c’est connu, la vengeance est un plat qui se mange froid, pas comme les frites, qui elles sont meilleures chaudes, et ces jours-ci on se les caille. Donc les deux formules sont adaptées à mon texte.
Vengeance donc, bien que ce ne soit pas dans ma nature, d’où ma tristesse, évoquée en début de note, mais l’affront doit être lavé !
Si vous lisez cette note avec vos petits-enfants sur les genoux, dites-leur bien que ce n'est pas seulement l’affront qu’il faut laver, il faut aussi laver le reste !
Extirpée de mon sac,voici ma botte secrète...
A mon frère jardinier, j’ai fait cette requête
Va sur les terres sacrées ou dorment nos ancêtres
Cueille dans le sol mouillé ces fruits gros et étranges
Va, mon frère sous la pluie, coure, creuse et me venge !
A certains moments, je me demande si je ne serait pas le fils adultérin, et extra utérin, de Victor et de Pierre....
Et voilà le boulot, vous avez vu sur la photo, ce qu'il a déterré le frangin !
La plus grosse fait quand même 1080 grs. Enfin, elle faisait 1080 grs, car le trio que vous voyez adossé à une bouteille de champagne, a fini hier soir dans la friteuse et a régalé la famille, petits et grands réunis.
Vous avez remarqué la couleur grise de la table du salon de jardin. C’est consécutif au bris accidentel d’une bouteille de Côtes du Forez, il y a bien une quinzaine d’années. Je n’ai jamais réussi à enlever cette souillure, elle a résisté à tout, même au chalumeau !
Je frémis encore, à l'idée que j'aurais pu le boire ce pinard corrosif !













