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31 juillet 2007
Il était une fois, encore et toujours....
Au pied de la passerelle, on voit enfin le bout...
Suite de l'histoire...
Claude, le grand Chambellan va, ventre à terre, chercher l’Impératrice Cécilia.
Ha, Cécilia…Grande, élancée, deux grands yeux au regard doux et lointain, éclairant un visage aux pommettes hautes ,un visage à l’ovale délicat qui eut séduit un Botticelli, ou n’importe quel autre peintre italien encore gaillard du pinceau.
Une silhouette de mannequin, ce qui explique sans doute la place qu’elle tenait dans tous les magazines fashion.
« Cécilia, Nicolas te demande. »
« Dis-lui que j’arrive dans un quart d’heure, tu vois bien que je suis à poil… »
« Très bien, dépêches-toi, il est remonté comme une pendule. »
Puis, Claude s’éloigne, non sans avoir déposé un gentil baiser dans le cou de Sa Gracieuse Majesté à poil, certes, mais néanmoins Impériale.
Nous sommes dans la chambre de l’impératrice, et effectivement, elle est à poil.
Nous pouvons donc constater que, malgré trois accouchements et une cinquantaine affirmée, l’impératrice est parfaitement bien conservée, et pourrait sans peine partir en cure à Châtel. Elle ne resterait pas longtemps seule à la terrasse du Bérénice !
L’impératrice Cécilia est sans aucun doute l’une des plus élégantes impératrices de ces dernières années.
La silhouette élégante d’une Anne-Aymone au mieux de sa forme, alliée à la fantaisie d’une Claude Pompidou des grands jours, avec certes le caractère de cochon d’une Danielle Mitterrand, mais sans l’humilité d’une Yvonne De Gaulle que tout le monde a oubliée.
De toutes les Impératrices qui ont défilé sur les Champs Elysées, nul doute qu’elle est la plus belle, et peut-être la plus chère !
« Dis Papy, dans les impératrices, t’en as pas oublié une ? »
J’aurais du m’en douter, ils ne laissent rien passer les mômes !
J’ai volontairement zappé la dernière, la vieille, la Bernie des petites rondelles en cupro-nickel, croyant en être définitivement débarrassé. Eh bien non, elle revient sur le tapis !
« Elle est partie en retraite dans son château, ce n’est plus une impératrice maintenant, c’est un peu comme dans les histoires,c’est « La vieille du Bois dormant », et comme elle va bientôt avoir cent ans, ça m’étonnerait qu’un Prince Charmant vienne la réveiller !"
« C’est un peu comme si Blanche Neige était partie en retraite alors, hein Papy ! »
Oui, c’est à peu près ça, on continue les enfants…
Habillée pomponnée, à peine maquillée, l’impératrice Cécilia se présente à son époux, et s'écrie en le voyant :
« T’as vu l’allure que tu as avec mon tee-shirt ! On n'est pas chez Michou, quoi, merde ! Tu peux pas mettre un pyjama comme tout le monde ! »
« Mais chérie… »
« Il n’y a pas de chérie qui tienne, va t’habiller, et brosses-toi les dents, tu pues du bec. T’as encore picolé hier soir avec tes copains ! Et qu’est-ce que tu me veux à cette heure ? »
L’Empereur, voyant monter dans les yeux de son aimée les lueurs de la colère s’éclipse, con comme la lune !
« Bon, qu’est-ce qu’il a encore inventé pour me faire chier ! » demande Cécilia, encore frémissante, aux deux fidèles serviteurs du couple.
« Prépares-toi à partir en voyage, Cécilia, la France a besoin de toi, on part demain en Libye »
« En Libye ? Mais qu’est-ce que tu veux que j’aille foutre dans ce pays de merde,on n'a le droit que de boire de la flotte, y a que du sable partout,et des chameaux, et c’est pas la saison en plus ! C’est bien là-bas qu’il y a un colonel complètement cinglé, qui tire sur tout ce qui bouge !»
« Vous n’aurez qu’à bouger le moins possible, chère, très chère Cécilia » lui glisse Henri Guaino, d’une voix que n’eut pas désavouée Déroulède.
Puis, drapé dans son peignoir bleu blanc rouge, il se retire. Il doit écrire le prochain discours de l’Empereur qui va prochainement rencontrer des chefs africains, faudra pas se gourer dans les chiffres pour le montant des chèques !
Claude reprend : « Il le faut Cécilia, et puis, nous partirons tous les deux, ça fait longtemps que nous n’avons pas eu un petit week-end en tête à tête. »
« Si c’est pour la France, allons-y, mais ils ont intérêt à me rendre ma carte Visa, après ! J’en ai marre de lui demander de l’argent à l’autre petit radin ! Et d’abord, qu’est-ce qu’on va foutre chez les bédouins ? »
« Nous allons récupérer les infirmières et leur médecin, avant que les européens les fassent libérer, c’est urgent, une question d'heures, vas vite te préparer, on part demain matin »
« Ok Claude, j’y vais. Dis à Nicolas que c’est d'accord. A demain matin ! »
Elle n’a pas beaucoup de temps Cécilia, mais en femme d’action, elle se met au boulot, et on peut lui faire confiance, elle sera prête à temps !
En deux heures, elle maîtrise les rudiments de la danse du ventre, on ne sait jamais, en dernier recours ! Elle se prépare un petit bagage d’urgence, moins de quinze kilos, puisqu’elle part en avion.
Elle se fait tailler un gilet pare-balle par Kenzo. On la voit ci-contre, pendant la séance d'essayage, pas une vergeture, rien !
Modèle "Lily Shu" le gilet, avec un petit bas assorti, mignon comme tout !
Et surtout, pratiquement indécelable sous les vêtements légers qui se portent en pays chaud.
C’est le couturier Azzedine Alaïa, qui, vite fait, lui coupe la robe fourreau noir, spécial vent de sable.
Elle est ravissante Cécilia, il va baver Khada !
« Voilà, je suis prête » dit Cécilia en arrivant à Villacoublay au pied de la passerelle de l’avion spécial.
Le N°5 de Chanel a beaucoup de mal à chasser les effluves de kérosène flottant dans l'air frais de ce matin de Juillet, où traînent encore des écharpes de brume qui donnent à la scène un coté surréaliste.
La pâleur mate de l'impératrice éclabousse tout le monde de son éclat si particulier.
« Allons-y » dit sobrement Claude, en lui passant gentiment la main au…non, je crois que c’était simplement à la taille. Bof,ce n’est pas très important, l'essentiel est ailleurs.
Une page de l'histoire de l'Empire est en train de s'écrire, et j'ai de la peine à mesurer mon bonheur et ma fierté d'en être l'humble rapporteur, et d'en vivre les plus beaux instants.
Je ne suis pas près d'oublier cette longue siluouette, avec à son coté le couturier Azzedine, effectuant une dernière couture, juste avant l'envol des Héros dont la nation entière, s'ils réussissent, célébrera la gloire à travers les siècles et les siècles, ainsi soit-il !
Vous devez vous dire que j'en fais un peu trop, c'est vrai, mais je suis obligé. Sinon mes photos s'intègrent mal, il faut donc qu'il y ait assez de texte pour les séparer.
Je voudrais bien vous y voir,vous, faire la mise en page de la note !
Il reste seulement à dissimuler discrètement l’expédition à tous les journaux et à toutes les télévisions.
C’est l’Empereur qui se chargera de cette délicate mission…
A suivre…
11:10 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
30 juillet 2007
Amours de Vacances...
Tu m'écriras...Dis ?
C’est l’été, détendons-nous un peu.
L’été, c’est une saison propice aux amours de vacances, voici deux gentils tourtereaux qui se reverront sans doute à la rentrée.
Qu’ils profitent bien de cette période estivale, la vie est courte !
Hélas hélas, l’été, c’est aussi la période des grandes arnaques.
C’est ce que semble nous dire le dessinateur Babouse, qui a réuni Julien et Gustave Courbet dans un même dessin que j’ai coupé en deux, format 21*27 oblige.
A bientôt.
16:30 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Il était toujours une fois....
On avance, pas vite, mais on avance...
Suite de la suite d’hier…
Nous avons laissé hier l’Empereur au début de l’histoire. Je crois me souvenir qu’il était assez courroucé, il n’avait plus de portable. Nous allons donc reprendre là où nous nous étions arrêtés.
Je reprends donc Une fée chez les bédouins à l’endroit où je l’ai laissée hier, et comme hier, j’écris l’histoire en vert, la couleur des académiciens, on ne sait jamais ce qui peut arriver.
« Alors, ça vient ce téléphone ! »
Il trépigne l’Empereur Nike The First. Il tient beaucoup, par snobisme sans doute à ce qu’on l’appelle en Anglais, il a pas mal de potes aux US, et de cette manière, il a l’impression d’être à la hauteur.
« Voilà Sire, il est tout neuf ! »
Messire Guéant, familièrement appelé « Sœur Sourire », le Grand Chambellan lui tend le dernier né de la gamme Bouygues, avec Sms illimités.
L’Empereur s’en saisit, et s’éloigne vers le fond de la chambre…
« Attention Sire ! »
Trop tard…Il s’étale de tout son long au milieu de la pièce. Il se relève prestement, comme s’il était monté sur un ressort.
« Putain de merde, j’ai marché sur ma chemise ! »
Toujours pas rentrée des courses la Mamie, mais qu'est-ce qu'elle fout ? On va encore ouvrir une boite pour midi...
« Mais Sire, ne serait-ce pas un tee-shirt de Sa Gracieuse Majesté, l’Impératrice Cécilia, que vous mîtes en lieu et place de votre habituelle chemise de nuit ? »
« Et comment tu sais qu’elle dort avec un tee-shirt rose, griffé Prada, abruti ! » s’écrie l’Empereur, plus courroucé encore qu’avant sa chute.
Je fais un petit break, ça me permettra de remettre un peu d’ordre dans tout ce mic-mac, car je ne vois pas trop où je suis parti.
A propos de chute, vous vous souvenez des Ceausescu ?
Oui, bon, c’est bien, ça me permets de glisser une photo qui n’a pas grand-chose à voir avec la libération des otages détenus par le cinglé des sables.
Parce qu’en plus, je ne savais pas trop quoi mettre pour égayer mon récit.
C’est tiré par les cheveux, j’en conviens. Mais moi aussi je commence à en avoir marre de cette histoire qui n’en finit pas !
On reprend…
Parlons un peu de l’Impératrice, la secrète et mystérieuse Cécilia.
Si Nike The First est d’essence (pas sans aplomb) noble, par son père, un gentil homme hongrois, le sang bouillant de Cécilia est aussi roturier que mon A2 rhésus positif rouge vermeil.
Mais comme Cécilia a une allure fort altière, et que tout le monde s’accorde à dire qu’elle a un port de Reine, il ne fut guère difficile d’en faire une Impératrice tout à fait convenable.
« ... !!!... »
« Enlèves tes lunettes noires, on ne comprend rien à ce que tu dis ! »
« Je dis que je veux qu’on m’aime, j’en ai marre qu’on me prenne pour un salaud ! »
« Mais tu es un sacré salopard mon salaud ! »
« Oui, mais je veux qu’on m’aime, sinon je les zigouille les otages ! »
« Putain, Votre Majesté, que Dieu vous bénisse, c’est pas gagné ! » dit l’Empereur, se parlant à Lui-même.
« Claude, dis à Fillon qu’il m’appelle Guaino, ça l’occupera ! »
" Oui Sire, je m’en vais le faire quérir."
« Henri, il faut me trouver une idée…non, pas un discours, une idée. L’autre abruti refuse encore de lâcher ses otages. On lui a tout donné, le pognon, les avions, une centrale nucléaire, un passeport suisse, un couscoussier SEB en inox "made in China", maintenant, il veut qu’on l’aime ! Il me fait chier ce con ! »
On sent comme un peu d’agacement chez le Bien-aimé Souverain.
Il passe du rouge au blanc, et du blanc au Bleu. Il n’en faut pas plus pour émouvoir le bon Henri Guaino, l’ami fidèle des Empereurs depuis 1995.
« Ne vous mettez pas les sangs à l’envers Votre Majesté, je crois que j’ai trouvé ! »
« Ritou, je t’embrasserais si tu n’étais pas si grand »
« Je ne suis pas plus grand que vous Sire, je suis seulement plus haut. »(*)
Il n’est pas interdit de placer un peu d’Histoire, dans les histoires.
On peut distraire et instruire tout à la fois. D’ailleurs toutes celles et ceux qui parmi vous ont exercé le métier d’enseignant – Trois mois de vacances, bande de feignants ! - l’ont constaté : La plupart des élèves que l’on croit instruire sont distraits !
J’en profite pour faire de cette phrase (*) la question du jeu de l’été.
Qui dit cette phrase, et à qui l’a-t-il dite. Je vous préviens, c’est du lourd, et de l' à peu près en plus !
« Et c’est quoi ton idée géniale ? »
« Sire, un geste fort pourrait amadouer l’autre abruti ! »
« Attention à ce que tu dis, on ne parles pas comme ça d’un futur grand ami de la France ! »
« Donc, Sire, si vous envoyïez au Colonel Muhammar al Khadafi, qu’Allah le bénisse et le protège à travers les siècles ainsi soit-il, un messager Prestigieux, sans doute serait-il attendri… »
« D’accord, mais qui veux-tu que je lui envoie, je n’ai que des cons autour de moi. Tu ne veux pas que je lui expédie Kouchner, il croirait que je me fous de sa gueule ! Et un médecin, il en a déjà un, avec cinq infirmières.. »
« Non Sire, votre ami, le valeureux Colonel, chacun le sait, est très sensible au charme féminin… »
« C’est sûr, il adore les gonzesses ce fumier, il a une garde féminine, faut voir ! Normal, des nanas canons pour un colonel. Ha ha ha ! Alors qui ? Pas la gamine quand même, d’accord, elle est Secrétaire des Droits de l’Homme, et elle a tout ce qu’il faut pour que l’homme se tienne droit. Mais si je l’envoie là-bas, il va la garder pour lui, et on sera encore plus emmerdés qu’avant…. »
« Sire, je ne pensais pas à Rama, je pensais à l’Impératrice Cécilia, votre épouse vénérée… »
« Mais ça va pas non, tu veux que j’expédie Cécilia chez les bédouins ! Déjà que j’ai failli ne pas la revoir quand elle s’est tirée (sic) aux US où ils sont froids comme des hotus, tu veux que je la lâche chez les sarrasins qui sont chauds comme de la braise ! mais Nom de Dieu de Nom de Dieu, c’est pour raconter des conneries comme ça que je t’ai piqué à Chirac, Putain mais c’est pas vrai…. »
« Sire, elle n’irait pas seule, Claude l’accompagnerait. »
« Là, chapeau, c’est une des meilleures idées que j’ai eues, depuis le parapluie du minimum fiscal servi sur un bouclier ! »
« Mais c’est que vous êtes génial, Sire. » Murmurent à haute voix les deux fidèles serviteurs.
« Que l’on aille céans avertir Sa Gracieuse Majesté, je veux l’entretenir… »
« Mais vous l’entretenez depuis fort longtemps votre grâce. »
« Ta gueule, vas la chercher ! »
A Suivre...
La réponse au jeu :
C'est le Maréchal Ney, aussi grand que Galouzeau de Villepin, qui avait dit à Napoléon lequel n'arrivait pas à attraper "Témoignage" sur le haut de sa bibliothèque : " Laissez Sire, je suis plus Grand que vous."
Et le Corse de lui répondre à ce grand con : "Vous n'êtes pas plus grand que moi Monsieur le Maréchal, vous êtes seulement plus haut !"
Pas facile à placer à la cafèt', mais vous pouvez tenter le coup quand même !
09:30 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29 juillet 2007
Il était encore une fois...
On a commencé, il faut continuer...Continuons.
Grand jeu de l'été.
Qui a dit: "Vous la voulez de quelle couleur votre centrale nucléaire mon cher Colonel ?"
***
Suite de "Il était une fois..."
Vous vous souvenez, hier nous avons réussi à trouver le titre pour la fameuse histoire.
Il nous faut maintenant donner du corps à la chose.
Un titre, c’est bien beau, surtout si c’est un beau titre, et celui-là il l’est beau : « Une fée chez les bédouins », tu vois pas ça tous les jours !
Le titre, pour une histoire, c’est une mise en condition du lecteur ou de l'auditeur, mais à de rares exceptions près, comme « Témoignage » par exemple, le génial best-seller d’un immense romancier, ou l’immense best-seller d’un romancier génial, ça marche dans les deux sens, il a fait son chemin depuis, je parle du romancier, le titre seul, ce n’est pas suffisant.
« Témoignage », c’est l'unique bouquin que je connaisse où seul le titre était important.
D’ailleurs, est-ce parce que l’auteur avait seulement écrit le titre, ou bien parce qu’il était inutile de lire le bouquin, on en avait tellement parlé avant, que d’en entreprendre la lecture paraissait inutile, je ne sais pas.Mais ce doit être ça, la preuve, je ne l'ai pas lu !
Toujours est-il que si l’éditeur avait seulement collé la couverture sur une planche au format du bouquin, à quelques dizaines de milliers près, il en aurait vendu autant !
Oui, revenons à notre histoire. On doit coller à la réalité, mais la réalité n’est pas un carcan, il faut faire un peu comme si nous étions des journalistes de TF1 ou du Figaro, donnons-lui de la souplesse à la réalité !
Tu penses bien que si tu démarres par : « Il était une fois le Président d’une République exemplaire et irréprochable dont la femme… » Stop, tu as tout faux !
Les mômes, tu viens de leur mettre l’eau à la bouche avec un titre où batifole une fée roulée comme une princesse , que je me demande moi-même où je vais chercher tout ça, et tu leur lâches au démarrage un truc qui n’existe pas !
Attention, c’est pas n’importe qui les gosses, on ne leur raconte pas n’importe quoi, comme à des grands. Nous ne sommes pas le 14 janvier à un meeting !
Tu n’endors pas les enfants avec des salades, comme tu pourrais le faire avec une foule de quinquas énamourés au Parc des Expositions. Tu ne leur feras pas avaler du Guaino à la sauce Jaurès aux mouflets !
Assis sur trente mille chaises, ils s’en souviennent encore,
Ils se crurent plus d’cent mille, tant ils criaient si fort !
Là, pas question,les petits ils réfléchissent, eux. Tu as mis une fée dans le titre, c’est parfait, mais il faut continuer sur ce registre, donc on laisse tomber la République Irréprochable et je ne sais quoi encore, on reste dans le solide, dans des trucs qui ont fait leurs preuves.
Avec la fée, il faut au moins un Royaume, ou pourquoi pas un Empire. Oui, c’est bien un Empire. Allez, on y va, on a assez perdu de temps ! Vous êtes prêts, je commence, me sentant ce matin une âme de poëte, je mets l'histoire en vert :
Une fée chez les bédouins.
Tout allait bien, mais l’Empereur avait un gros souci.
« Il faut que je les sorte de là » se dit-il un matin en se rasant.
« Sire, je crois que c’est une très bonne idée ! » lui répondit Messire Guéant, le Grand Chambellan.
«François ! Mais où est-il encore ce con-là.. »
Je vous rappelle que la Mamie est partie à Intermarché, on peut y aller tranquilles pour les gros mots…
« Oui Sire. » Répondit François, humblement. Il est très humble François.
« Amènes moi le pot, le grand… »
Nous étions le matin, et la veille, l’Empereur avait mangé de fort bon appétit.
«Bon Dieu que ça fait du bien ! »
« Oui Sire. »
« Claude, appelles-moi l’autre cinglé ! »
« Mais Sire, vous savez bien que vous avez donné votre portable au Tzar Vladimir, l’autre jour au G8 ! »
« T’as qu’à dire que j’étais bourré pendant que tu y es ! »
Bon là, attention, ne rentrez pas trop dans les détails, car les gosses pourraient vous interrompre
« Dis Papy, c’est qui Vladimir ? »
Essayons d’éviter les pièges si on veut finir l’histoire bien peinards avant que Mamie revienne des courses.
« Demandes-en un autre à Martin, on va pas laisser ces gens pourrir en prison pour une connerie de portable ! »
« C’est qui Papy, les gens qui sont en prison ? »
Voilà, ça y est, la moindre brèche, et les gosses vous tombent dessus. Il aurait pas pu le garder son portable ce petit con, au lieu de le prêter à Poutine pour faire le malin devant les caméras !
Comment je vais m’en sortir moi maintenant, hein !
« Mais voyons, les prisonniers, ce sont les infirmières bulgares, et le médecin moyen oriental que le vilain colonel y leur a fait du mal ! »
« Mais Papy, tu déconnes, on les a déjà délivrés il a trois ans pour les vacances de Pâques ! »
Hollallala, je sens que je ne vais pas m’en sortir !
« Mais non, souviens-toi, il y a trois ans, avec l’Empereur d’avant, le vieux, ça avait foiré, et d'abord, c’était pour les vacances de Noël ! »
« Ha oui, c’est vrai, je me souviens maintenant, à cause de la vieille. »
Ouf, mais c’était juste.
Que je vous explique, il y a trois ans, juste à la suite d’un voyage de Chirac en Libye, il était parti là-bas avec des ministres, de Robien je me souviens, et l’autre, un petit dont j’ai oublié le nom, il était à l’Intérieur je crois. Bref, bien qu’ils ne soient pas allés là-bas pour ça, j’en avais profité pour essayer de libérer les infirmières dans un conte de Noël pour les gosses. Mais comme souvent, à cause d’un détail, je m’étais planté.
Et pourtant on n’en était pas loin de l’heureux dénouement. Nous étions déjà en plein désert, sous la tente en train de régler les derniers détails, les centrales nucléaires, c’était Ok, les Rafales aussi, restait plus qu’à trinquer à la santé des infirmières...
Trinquer avec du thé à la menthe, tu parles ! J’aurais du me douter que ça ne marcherait pas.
« Tiens, mon cher Muhammar, je t’ai réservé une surprise ! » dit soudain le vieil Empereur Chirac qui commençait à dérailler grave.
Et pour une surprise, ce fut une surprise !
Je vous le donne en mille. Voilà-t-y pas que juste avant de signer, on voit arriver la Mère Chodron coiffée d’un turban avec des sacs Vuitton plein de pièces jaunes, un à chaque main.
Et voilà le travail !
Complètement affolés, les dromadaires du Colonel sanguinaire partent dans tous les coins…
« Foutez-moi le camp bande de nazes ! » s’écria le Guide Suprême.
Et aujourd’hui, nous en sommes au même point, à cause de la vieille, il faut tout recommencer.
On s’y remet demain ?
Alors à demain les enfants...
"Bon Claude, ça vient ce téléphone ! Mais c'est pas vrai, Nom de Dieu, il va encore falloir que je m'en occupe moi-même !"
On se calme, j'ai dit demain...
***
Réponse au grand jeu :
Oui, vous avez gagné, c'est bien lui.
08:15 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 juillet 2007
UNE BONNE SOIREE..! (Rediffusion)
Moments Barbares..!
Las du monde et du bruit, moralement atteint par la blessure peut-être mortelle infligée à ma malheureuse auto, j’ai décidé de fuir la réalité, et de me réfugier dans l’imaginaire.
C’est pourquoi j’ai choisi de regarder ce soir un merveilleux film, qui bien que revu pour la troisième fois m’a encore époustouflé.
Vous avez sans doute deviné, il s’agit du film diffusé sur RTL9, « Conan le Destructeur ».
Je vous raconte. L’action commence dans le désert, près d’une sorte de table en granit, sans doute oubliée là par Marcel, lors d’un pique-nique avec Gisèle.
Peu importe, Conan est là, avec son pote le voleur. Surviennent des cavaliers, bardés de trucs en cuir cloutés, chevaux caparaçonnés et tout le bordel.
Pas un mot, ils attaquent!
L’air méchant, mais un peu cons les gars, ils attaquent un par un !
Tu penses bien que Conan qui en est quand même à son troisième film te les déguenille en deux coups de cuiller à pot.
Même quand enfin ils attaquent par deux avec un filet de pêche, Conan, souple comme une anguille, mais fort comme un taureau, il te les fout par terre cavaliers et bourrins compris !
Bref, quand il ne reste que le chef et un grand gaillard, on rentre dans le vif du sujet.
Le chef, c’est Taramis, la Reine du coin, en réalité, elle est venue pour proposer un boulot à Conan.
Il la suit, avec son pote le voleur.
Arrivés à la ville, ils traversent le marché, tu te croirais à Maringues pour la foire du lundi, sauf qu’à Maringues, il n’y a pas de chameaux.
Là, il y en a un, d’ailleurs Conan l’assomme, d’un seul coup de poing ! Costaud le mec.
Tu me diras, à l’époque, on est à peu près 15000 ans avant Jacques Chirac, les contrôles anti-dopage étaient à peu près inexistants, et à voir sa silhouette, on devine que le Conan il marchait pas à l’eau claire.
Au Palais, la Reine lui explique le topo. Il doit, accompagné du chef des gardes, un gaillard qui dépasse les deux mètres, escorter la nièce de la patronne jusqu’à des endroits très dangereux où la gamine, seule à pouvoir le faire, doit récupérer une clé qui lui permettra de mettre la main sur une corne.
Je te le dis, ce n’était pas simple à cette époque !
La corne, c’est celle du Dieu Gabbot, qui reprendra vie et donnera la puissance à la reine si on lui remet sa corne entre les deux yeux.
En récompense la Reine promet à Conan de rendre la vie à sa copine qui est morte dans le film d’avant.
La copine, c'était Valériane, une belle plante que Conan voudrait bien récupérer.
C’est d’ailleurs suite à cette promesse qu’il à suivi Taramis au Palais. Les voilà donc partis avec la pucelle, et qui doit le rester, attention les garçons !
En ville, ils ont le temps de donner un coup de main à Grâce Jones qui était en bien vilaine posture.
A moitié à poil, et attachée par une patte, elle fait face à une vingtaine de gros vilains qui veulent l’estourbir.
Conan tranche la corde, et alors là, Yaîhîîîî qu'elle fait la panthère noire, et à grands coups de moulinets, elle met à mal tous ces abrutis et elle se tire.
Elle se joint à la troupe de Conan. En traversant le désert, où gît un squelette de mammouth récuré par deux corbeaux, ils ont le temps de délivrer un magicien que des cannibales commençaient à faire griller.
Ce magicien, probablement mongol, vu sa tronche, leur sera par la suite très utile…
Et les voilà partis en direction du premier Château, une espèce de Palais en glace, construit au milieu d’un lac, et gardé par un magicien borgne redoutable.
La gamine voudrait y aller tout de suite, mais Conan, fort de son autorité décide de passer la nuit sur la rive.
On comprend pourquoi juste après. Le magicien, qui vit dans le château où est la clé ne peut pas la prendre cette clé qui permet de prendre possession de la corne…Vous suivez ?
Seule la jeune vierge, Gena, peut la toucher. Donc le magicien se transforme en dragon rose, et vient nuitamment, l’infâme salopard, kidnapper la petite, et l’emmener dans son château maléfique.
Merde ! Jure Conan en sumérien le matin en constatant le rapt, il faut aller la chercher !...Rhûûouînnneeeeee, grogne le magicien mongol, il y a un passage là ! Là, c’est la flotte.
On se jette à l’eau, effectivement il y a un tunnel sous l’eau.
Gros plan sur Conan en apnée, on voit saillir les muscles du cou, impressionnants aussi les muscles du cou !
Après un kilomètre ou deux sous l’eau, ils arrivent au palais. Pas gagné pourtant, Conan doit combattre un espèce d’hologramme qui se réfléchit dans les miroirs, une seule des images est le magicien.
L’hologramme ressemble à Amine Dada qui aurait mis la tête dans un essaim de guêpes, tout noir et boursouflé, vraiment pas beau l'hologramme qui en fait des tonnes dans le grimaçage !
Conan démolit tout le bazar, il blesse même à mort le magicien, qui, dans un dernier effort essaie quand même de piquer la clé.
La clé, c’est un diamant enchâssé dans un socle.
Mal lui en prend, il est immédiatement transformé en lumière rouge, et tout le palais commence à s’ébranler, on se croirait au Liban pendant une excursion Israélienne !
Il faut faire vite ! Hop, la gamine s’empare du diamant, juste avant la pub !
Ouf, on souffle un peu...
Bon, la pub, je ne vous la raconte pas, d’abord ça n’apporte rien au récit, et en plus je fais comme vous, pendant la pub, je vais aux toilettes…
On reprend.
Conan et sa bande sautent dans une barque, et réussissent à s’échapper avant que tout soit englouti dans les flots. C’était une illusion qu’il murmure Gengis Khan.
Bon, mais c’est pas tout, il faut partir chercher la corne maintenant.
Ils y vont.
A un moment, on frôle le libidineux, d’abord le voleur, sous prétexte de soigner ses blessures, commence à tripoter grave les cuisses délicatement fuselées de la noire guerrière…Et la gamine, très émoustillée par toutes ces péripéties commence à draguer le Conan qui ce soir-là a tellement picolé qu’il tombe ivre mort.
Tant pis. Tant pis pour lui je précise, car le tendron est consommable, pas de la pin-up bodybuildée made in hollywood, mais de l'adolescente tout à fait apte à aider un fier guerrier à s'endormir...
Arrivés au deuxième château où est rangée la corne…vous êtes toujours là ?...Ils doivent emprunter un passage secret que son beau-frère avait indiqué au voleur.
Merde, en plein dans le passage, des barreaux en acier de 40 mm de diamètre !
C’est la cata ! Penses-tu, Conan, rassemblant toutes ses forces et en crispant les mâchoires, fort musculeuses, elles aussi, et bien que les barres fussent en acier au chrome 35 NCD 6, trempé 800° à l’huile, revenu 400°, il te tord ça comme mon petit-fils tordait sa cuillère, quand le pot de yaourt n’arrivait pas assez vite !
On arrive devant la porte du palais, elle ne fait qu’à peu près deux tonnes, donc Conan l’ouvre tout seul.
Quelques couloirs, Yahïîouille ! Pas grave, c’est Grâce qui a eu peur d’un rat, pas très gros d’ailleurs.
Et les voilà devant la porte de la salle de la corne. Celle-là de porte, elle fait au moins trois tonnes, donc Conan se fait aider par le grand costaud.
Après des combats, et un affrontement épique entre le magicien, encore un, qui garde la corne et le magicien de Conan, ils arrivent à piquer la corne .
A noter, vu le froncements de nez de la troupe que les efforts surhumains qu’a fait le mongol, ça a du laisser des traces dans sa soutane !
Ils s’enfuient, surtout le chef des gardes de la Reine avec la gamine et la corne, qui, le traître essaie de tuer les autres en faisant écrouler le tunnel.
Il faut que je vous dise, en réalité, la Reine veut récupérer la corne, et sacrifier sa nièce au cours de la cérémonie de remise en place de la corne sur la statue alanguie du Dieu Gabbot.
Secouant les six tonnes de gravats qui lui sont tombés sur la gueule, Conan devine la supercherie, et comprend qu’il s’est fait berner.
Il ne sentira plus jamais le parfum de Valériane.
Malgré tout, il décide d’aller sauver Gena, la jeune fille.
La corne est remise en place, Tamaris a fait boire une coupe de rosé trafiqué à sa nièce qui, moitié dans le cirage va être égorgée par un grand prêtre qui est laid à faire peur.
Gabbot, le Dieu maléfique, se réveille, et commence à se transformer en un monstre gluant, genre dinosaure ou alien, le palais qui pourtant avait l’air solide commence à s’écrouler.
Le monstre embroche la vilaine Reine, et Gena est sauvée par Grâce qui lance son bâton en plein cœur du méchant curé.
Il faut s’occuper de Gabbot qui devient de plus en plus dangereux, Grâce essaie, par derrière, Vlaoufff ! Un coup de queue magistral l’envoie rouler à dix mètres !
Il faut lui enlever sa corne hurle le chinetoque ! Waouhhh, Conan se cramponne au bestiau et lui arrache le trophée. Quelques soubresauts, et Gabbot gît, pantelant au tapis... Fin…
Pas tout à fait, disons épilogue. Géna, promue nouvelle Reine, distribue les médailles.
Vêtue comme Chantal Goya pour un Gala de Noël à l’Elysée, mais paraissant beaucoup moins vieille, elle commence par Grâce.
Celle-ci, parfaitement remise de son coup de queue, elle en a vu d’autres, accepte avec entrain d’être chef de gardes au palais.
Le voleur est nommé Fou de la Reine, Hiro-Hito, après un bon bain, est nommé Ministre de la Culture…
L’œil humide, Géna demande : « Conan, reste avec moi pour diriger le royaume.. ».
Le fier guerrier décline l’offre, il veut trouver son propre Royaume.
Il le trouvera.
On le voit là, sur le siège de Gouverneur de la Californie !
Fin…
Déjà diffusé le 22 Août 2006.
16:11 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Il était une fois...
J'ai le titre, ça y est !
Je tiens tout d’abord à vous remercier.
Vous avez été nombreux à contribuer à la recherche d’un titre pour l’histoire, ou le conte, que je me dois de mettre au point au plus vite, car je sens qu’ils vont débarquer les mômes.
Il faut que je réactive fissa mon neurone fatigué !
Vous avez fait preuve de beaucoup d’imagination, et nombre de titres que vous m’avez proposés pourraient effectivement faire l’affaire.
Une mention spéciale au grillon, « Les Shadocks en Libye », qui, sans connaître le sujet, l’a très bien ciblé. Bravo aussi à Mmu, pour « Le marchand de sable ». Je ne vous citerais pas tous, d’abord parce qu’il faudrait que j’aille replonger dans les commentaires…Bon, d’accord, j’y vais. J’y suis allé, vous êtes contents !
Il y a donc dans le travail que vous avez fourni beaucoup de choses intéressantes, et qui auraient pu m’être fort utiles. Mais vous ne serez pas surpris si je vous dis que je n’en tiendrai pas compte, et que tel Saint Onan, je vais me débrouiller seul !
Encore un mot sur vos contributions. Je dois remercier Héraime, ce n'est pas si courant de ma part !
La platée de gomphus clavatus, par lui généreusement offerte, m’a donné une vigueur nouvelle, j’en ai repris trois fois. Pourtant, j’étais assez méfiant, Héraime qui m’offre des champignons, je trouvais ça suspect !
Les avez-vous vus ces champignons sur son blog ?
Oui... Vous conviendrez avec moi qu’ils ressemblent plus à des choses qui portent bonheur quand on marche dedans du pied gauche qu’à des chanterelles, fussent-elles violettes !
Désolé pour ta proposition de titre René, mais E=Mes2C, ça n’a rien d’un conte de fées, et ton acharnement à vouloir à tout prix nous étaler les choses de ta vie sous le nez commence à devenir agaçant à la fin. Je te rappelle qu’il s’agit de mes petits enfants, et qu'un peu de retenue serait de rigueur il me semble !
Donc, vous avez compris que le titre du conte, je l’avais déjà dans la tête avant de faire semblant d’appeler au secours. Vous avez tous compris également que ce conte que nous allons écrire ensemble, un peu de patience, était largement inspiré par un événement d’importance qui s’est déroulé ces derniers jours.
Le titre sera : « Une fée chez les bédouins ».
C’est pour des gosses l’histoire, donc la présence d’une fée est quasiment obligatoire.
Et « les bédouins », ça t’a un coté exotique que les mômes adorent. Les bédouins, c’est un peu magique, ça capte l’attention, ça mobilise l’intellect de jeunes esprits avides de connaissances et d’horizons nouveaux.
J’aurais mis comme titre « Cécilia à Cataroux », à tous les coups, j’avais droit à « Dis donc Papy, c’est qui Cécilia ? », et seuls les gamins de la ceinture clermontoise braquaient leur GPS sur Cataroux.
Avec les bédouins, tu rassembles les enfants de la France entière, pas seulement les petits bougnats. Avec les bédouins, même les gosses de la Drome adhèrent à ton récit !
Va pour « Une fée chez les bédouins ».
Passons à la suite, on bavarde on bavarde, mais on n’avance pas !
C’est sûr que les mômes ont regardé la télé. Il faut donc masquer la réalité, si tu colles trop à l’actualité, tu vas te faire renvoyer vite fait dans tes vingt-deux.
« Eh Papy, tu dis tout le temps que Sarko et sa grande bique ils te cassent les couilles, et tu nous racontes leur histoire ! » Bon, là il faut que je m’explique. Lorsque je raconte une histoire, Mamie n’est pas là, où si elle est là, elle est assez loin pour ne pas tout entendre, d’où le relâchement dans le vocabulaire des enfants, qui, lorsqu’ils sont hors du champ des adultes parlent comme tout le monde. Si la Mamie, ou un grand de plus de trente ans était avec nous, le petit aurait dit : « Allons Papy, tu dis souvent que Monsieur Sarkozy et son épouse Cécilia passent un peu trop à la télé, ce qui a le don de t’agacer, alors, pourquoi parler d’eux aujourd’hui ? »
Quoi moi...Mais moi je ne suis pas un adulte aux yeux des enfants, aux yeux de pas mal de grands non plus d'ailleurs. Ils savent parfaitement que nous avons eux et moi le même age les petits !
Alors compris, on reprend le canevas de l’actualité, mais on pioche dans les vestiaires de l’imaginaire pour habiller la réalité de merveilleux.
Tu ne commences pas par « Ils ont décollé de Villacoublay dans un avion spécial à six heures vingt et une, et Claude Guéant a éternué deux fois ! ». La rigueur journalistique, ils en ont rien à foutre les chers petits... Bon, ce n’est pas que je m’ennuie, mais on continuera plus tard. J’en suis déjà à plus de 4300 caractères, ça fait déjà long pour une note.
On a déjà le titre, on finira demain, ou après-demain, on a tout notre temps.
A Bientôt…
06:55 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 juillet 2007
Affaire Clearstream...et autres...
Grand Jeu de l' été...(Difficile).
Vous devez trouver le titre d’un film.
Les personnages de la photo ont été mélangés pour brouiller les pistes.
Il va de soi que toute ressemblance avec des gens connus, ainsi que l’évocation d’affaires de toutes nature en cours seraient à la fois regrettables, totalement indépendantes de notre volonté, et relèveraient de coïncidences aussi inattendues que fortuites.
Que les choses soient bien claires, c’est un jeu, et rien d’autre !
Donc vous avez le choix entre les réponses suivantes :
A – Les Pieds Nickelés
B – Touches pas au Grisbi
C – Prends l’ Oseille et tires-toi
D – Les RipouxI, Les Ripoux II, Les Ripoux III.
Bon courage et à Bientôt…
18:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Aidez Moi...
Il me faut un titre, il me le faut absolument !!!
J’aurais pu me lever gai et serein, le temps est magnifique, il ne faudrait pas grand-chose pour que l’on se croie en été.
Malgré cela, l’angoisse m’étreint.
Une pensée m’obsède : « Tes petits enfants risquent d’arriver d’un jour à l’autre, et tu n’es pas prêt ! »
C’est vrai, je ne suis pas prêt. Il faut absolument que j’invente une histoire !
Je ne peux tout de même pas leur raconter pour la troisième fois l’histoire du garde-chasse, mais si, vous connaissez !
Jean-Marie, le beau garde chasse solognot, que les demoiselles du village adoraient, parce qu’il leur laissait volontiers caresser son gros braque noir.
Et que penseraient-ils mes chers petits, si pour la énième fois je leur ressassais l’histoire, pourtant très jolie à mon goût, de la belle Agnès, qui trouva fortune et bonheur en changeant de boutique.
Je ne vous l’ai jamais racontée cette histoire, ça m’étonne…
Agnès, la belle Agnès se morfondait dans la petite boutique qu’elle tenait dans un village provençal.
Cette grande et belle jeune femme, aux yeux verts et à la peau laiteuse s'ennuyait ferme, dans cette boutique bien trop peu fréquentée.
« Les affaires vont mal, et je suis trop seule ! » disait-elle en hochant la tête, ce qui faisait onduler sa longue chevelure rousse, où s’accrochaient comme des étoiles d’or.
« Mà tou foudrait oune mari.. » Lui dit un jour une dame très âgée, une immigrée lusitanienne, qui dit-on, était la seule à avoir vue vivante la dernière morue à fourrure péchée dans l’Atlantique.
« N’oubliez pas votre crème à raser. » dit Agnès en lui rendant sa monnaie.
Puis des semaines passèrent, et un jour, enfin, comme une lueur dans la vie terne de la belle enfant.
Alors qu’elle essayait des escarpins en ville, le beau vendeur à l’œil de velours, grand et aux épaules larges s’approcha d’elle, « Vous devriez essayer celles-ci ! »
Non seulement elle les essaya, mais elle les adopta !
La tête encore tourneboulée par le visage et la voix chaude et douce du bel Antonio, c’était le prénom du vendeur qui lui avait proposé les bottes,elle les avait enfilées illico, elle tomba en arrêt devant une pancarte : « A Vendre ».
Voilà ce qu’il me faut se dit-elle.
Et c’est ainsi que la Belle Agnès Pudelafigue trouva le bonheur, en échangeant sa petite parfumerie de campagne, contre une grande poissonnerie du centre ville, à dix-huit mètres seulement du bel Antonio.
Ils furent heureux, car ils n’eurent pas d’enfants.
Vous voyez bien qu’il faut que je trouve autre chose, ils la connaissent par cœur cette histoire, les gosses !
J’aimerais pouvoir inventer des histoires, mais n’ayant aucune imagination, je ne puis que reprendre en l’enjolivant un peu une histoire existante, ou alors maquiller en histoire un fait de notre actualité.
Mais notre actualité est plutôt faite de choses tristes, et qui surtout n’intéressent guère les enfants...
Si, ça est, j’ai de la chance, nous venons de vivre un véritable conte de fées ces jours-ci , je la tiens mon histoire !
Allez, on essaie, en live.
Si ça marche, je la garde, ils seront heureux les gamins !
Le titre d’abord, important le titre. Rappelez-vous les deux histoires d’avant, « Agnès et Antonio » ça sonne bien, tu captes l’intérêt des mômes rien qu’avec le titre.
Et la première, si tu dis « Le garde-chasse », tout de suite les gamins ils t’arrêtent : « Ah ça y est, encore l’amant de lady Chatterley, arrêtes Papy, y en a marre de tes histoires de cul ! »
Il faut faire gaffe avec le titre, pour le reste aussi d’ailleurs. Imagines que Jean-Marie,le garde-Chasse, tu lui refiles un labrador au lieu d’un braque, tu es couillonné pour la chute... « Il leur laisse caresser son gros labrador noir. » tu fais un bide !
Alors voyons pour le titre de l’histoire du jour : « Ma femme à Tripoli », c’est pas mal, mais ça fait un peu trop James bond, quoi que… « De l’atome dans sa voix », pas sûr qu’ils comprennent les mômes. "Un grain de sable dans le string de la cuisinière" Trop long, et on s'éloigne du sujet. Merde, y a pas, je coince !
Il faut absolument que vous m’aidiez, trouvez-moi vite un titre aujourd'hui pour pour mon histoire, et promis juré, je vous la raconte demain !
A Bientôt…
08:55 Publié dans LEGENDES à la CONTE... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26 juillet 2007
Avec une onction extrème...
Vu d'ici, et vu d'ailleurs...
Un monde nouveau est en marche !
De quoi se plaignent les éternels rabat-joie.
Depuis plus de huit ans, des infirmières et un médecin étaient emprisonnés. Monsieur Nicolas Sarkozy, avec un dévouement et un courage qui forcent l'admiration s'est ému de leur sort.
Agissant avec un maximum de discrétion, sans que cela nuise si peu que ce soit à l'efficacité de la manoeuvre, il a réussi au-delà de toute espérance.
Car, aidé dans cette entreprise par son admirable épouse, non seulement les prisonniers ont été libérés et graciés, mais le Colonel Kadhafi est enfin devenu raisonnable, et on peut sans crainte de se tromper dire qu'aujourd'hui un monde nouveau est en marche.
Grâce à Monsieur Sarkozy, une grande Démocratie est en train de naître en Libye.
Que Cécilia et Nicolas soient remerciés !
Salutations.
C’est le billet que je viens de mettre en ligne sur le Forum de l’Express, « Qui a libéré les infirmières bulgares ? ».
Je ne sais pas s’il sera publié.
Hier, j’avais mis en ligne un autre billet, qui, grosso modo était du même tonneau que ma note de ce matin sur ce blog. Le modérateur n’a pas jugé bon de le publier.
C’est pourquoi j’ai fait une deuxième tentative.
Ils n’ont pas publié une note qui égratigne le couple sacré, vont-ils publier la note cire-pompes, note à mon avis plus vache encore que le billet au vitriol, nous verrons bien !
Je vous mets le scan d’un article paru ce matin dans « la montagne »,
il donne une idée de ce que pense la presse étrangère de l’opération menée en Libye par Sarkozy. Les journalistes étrangers sont beaucoup moins admiratifs que nos médias.
A Bientôt.
17:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Grands Principes et Valeurs...Du CAC40 !
Qui a dit : "Le crime ne paie pas!"...
Il paie le crime, la preuve !
Je pense que nous avons été des dizaines de millions, en France, en Europe, et ailleurs, à pousser un gros soupir de soulagement et à penser avec émotion aux cinq infirmières et à leur médecin, qui enfin voyaient la fin de leur cauchemar.
Il n’y a rien de choquant à ce que ceux qui furent les artisans de cette libération retirent quelques bénéfices de leur action et de leurs efforts.












