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08 mai 2007
Pour eux, ça gaze !
Pet aux Slurps
de Bonne Volonté
Longtemps, longtemps, longtemps après que le pouët pouët ait disparu, l’odeur tenace du gaz lâché par le quatuor de l’homme femelle imprégnait encore les volutes du Grand Grouïck !
Vous le connaissez maintenant, le chef des slurps, mais si, voyons, Gégé. Je vous en ai parlé hier.
Il avait du secouer une à une ses molécules, pour en détacher les relents de ce pernicieux H2S qui avait vraiment une odeur de chiottes !
Il s’irisa presqu'en entier ce qui chez les slurps équivaudrait à un fou-rire chez Balladur, c’est dire !
Il était rare que les slurps s'irisent seuls, et surtout pas pour un oui ou por un non. habituellement, lorsque l'ambiance était à la rigolade, les slurps se regroupaient, et un seul d'entre eux s'irisait pour tout le groupe.
Il devenait ainsi l'irisé de tout le monde.
Ils aimaient la vie les slurps, mais ils s'économisaient.
Îls ne mourraient pas ce qui ne les empêchait pas d’avoir peur de crever, comme chaque être vivant doué de raison d’ici ou d’ailleurs.
Mais qu'est-ce qu'il avait à s'iriser de la sorte le Gégé ?
"Pourvu que je ne me mette pas à éternuer avec cette saloperie !" se disait-il in petto. Pas de quoi se marrer pourtant, mais Gégé s'amusait d'un rien.
D'ailleurs, regardez-le, il n'a pas l'air triste, hein ?
Pour un être gazeux, l’éternuement était une véritable catastrophe, les volutes étaient dispersées par le souffle, et il fallait facilement une ou deux débaroulées si ce n’est plus pour récupérer toutes les molécules, et les rassembler en un seul slurp conforme à l’original.
Il leur arrivait d’avoir leurs vapeurs, mais rien à voir avec l’éternuement.
Bref, une fois propre, Gégé se remit au boulot, et il entreprit d’étudier ce monde étrange qu’il venait de découvrir. Vraiment bizarres ces êtres lourds, obligés de par leur texture solide, à rester les pieds sur terre.
Outre les flatulences fréquentes et avariées qu’ils cherchaient souvent à masquer en rotant, comme s’ils en avaient honte, ce qui caractérisait le plus les hommes, mâles ou femelles, c’était le bruit.
Ils faisaient du bruit en permanence.
Ils faisaient du bruit en toute circonstance, seul ou en groupe, avec ou sans appareillages.
Ainsi, le soir du 6 mai, où Gégé les découvrit grâce au chuintement de joie intense et de surcroît libératoire, émis par l’homme femelle à 20 heures pétantes, ce ne fut que vacarme et gesticulations, dans ce Paris agité et braillard."On a gagné ! On a gagné !" Au moins 53% de la population hurlait ce slogan à tue-tête. Les autres, étrangement, et c'était assez rare pour qu'on le remarque, restaient silencieux, et avaient l'air de faire la gueule. Ailleurs, ça et là, des petits groupes faisaient des feux de joie, en allumant des voitures.
Ces engins bruyants et qui eux aussi lâchaient en pétarades des gaz fort peu agréables au goût des slurps, servaient habituellement aux humains à se tuer en se jetant sur les arbres, dans les virages. Ce soir, les voitures servaient à réchauffer l'atmosphère.Bref, ce fut vraiment une belle fête ! Ce n'est que plus tard, après avoir un peu mieux étudié et observé les moeurs des humains, que Gégé comprit qu'ils venaient ce soir-là de désigner leur chef.
Mais puorquoi sacré Nom de Scrurk avoir choisi le plus petit ?
C'est sans doute parce que c'est celui qui fait le plus de bruit se dit-il.
Puis il ferma le gaz, et pensa à autre chose...
A Bientôt...
20:36 Publié dans ECRITURE... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour Crabillou,
La journée sera bonne ,J'ai eu ma prose matinale.
Il me semble utile d'ouvrir un nouveau dictionnaire
quel nom lui donneriez -vous...
Slurpien....Skrupien...Gégéien...Grouïckien...ou... Malfemmien..puisque hybride...
En attendant la décision de l'auteur,je me permet un
petit commentaire,il ya un vainqueur dont on est sùr..
...La France..nos citoyens se sont enfin réveillés,ils
sont allés voter en masse ,et ça,c'est le plus beau des cadeaux.....on pense enfin....plus de mouton....derrière
les vieux béliers....
Je me dis que Gégé est obligé de secouer ses gaz,
connaître la fatigue , éternuer souvent, le pauvre paresseux,refaire son nuage....
Bonne journée studieuse crabillou.
mes amitiés..
...jeanne
Ecrit par : jeanne | 09 mai 2007




