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21 novembre 2006
Conte de Fées, suite...
Le Bonheur est dans le Pré...
Nous nous sommes attendris il y a peu, devant la merveilleuse histoire de cette belle vache normande, a qui la providence avait confié un malheureux marcassin orphelin, en remplacement de son veau parti à l’abattoir.
Presque un conte de Noël avec un mois d’avance !
Le sort que connaît une de ses cousines, une charolaise est beaucoup moins envieux, et n’a rien d’un conte.
Prenez connaissance de l’article ci-dessous, paru dans « La Montagne » de ce jour.
Qu’il arrive quelquefois qu’un animal se blesse et traîne un jour ou deux avant que quelqu’un s’en aperçoive, pour qui vit à la campagne, il n’y a rien d’extraordinaire.
Mais, vous avez bien lu, cela fait plus d’un mois que cette vache est abandonnée sur sa pâture, avec la patte arrière cassée…
La SPA a déposé plainte contre le propriétaire le 10 Octobre, nous sommes le 21 Novembre !
Alors, j’imagine, et je refais l’histoire, à ma façon…
Il fait beau ce matin, dans ce début Octobre, une légère brume s’élève de la prairie, le soleil encore bas envoie des éclairs de lumière orangée, à travers le feuillage multicolore des arbres qui commencent à se déshabiller.
Le chasseur est heureux, ce sera une belle journée…
Il marche, tranquille, il va rejoindre son poste d’affût, là-bas, à l’orée du bois.
Les sangliers sont nombreux cette année, à tel point qu’en Limagne, il n’y a pas de limite au tir, adultes, bêtes rousses, tout est autorisé, même les laies suitées, avec leurs marcassins !
Il est presque arrivé à son poste, au bout du grand pré où paissent tranquilles de magnifiques charolaises.
Il contourne le bosquet…
« Merde, qu’est-ce qu’il lui est arrivé ? »
Tête basse, soufflant sa douleur, elle est là, à l’écart du troupeau…
Comment a-t-elle fait, on ne sait pas, toujours est-il qu’elle traîne sa patte arrière brisée.
Il voit dans son regard l’infinie tristesse des animaux blessés ou pris au piège…
Elle l’appelle au secours.
Il sait qu’il n’y a qu’une chose à faire.
Alors, le coeur serré il arme son fusil... la balle à ailettes tirée à deux mètres foudroie net la vache qui tombe, sans plainte.
Il n’a pas le courage de la saigner.
Il aurait fallu, tant pis, elle partira à l’équarrissage, au lieu de terminer en saucissons...
Il a le temps de voir sortir du bois une magnifique laie, suivie par cinq marcassins sautillant comme des cabris…
Il sourit, le soleil saute le rideau d’arbres, inondant la prairie de lumière.
« C’est fini pour aujourd’hui » dit-il.
Il ne sait pas pourquoi, mais il est en paix…
A Bientôt…
14:59 Publié dans Petites Histoires.. | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
J'ai comme l'impression que notre crabillou vient de trouver dans un coin de sa tête un chasseur intelligent,enfin faut pas déconner non plus.o foué bio aneu pas comme aî.solut l'auvergne joli pour moi.
Ecrit par : heraime | 21 novembre 2006
Bonjour Crabillou et merci encore de penser à ces animaux qui souvent, trop souvent à mon goût sont mal traités ...
à bientôt
Ecrit par : Maxou | 21 novembre 2006
Il faut faire le même sort au propriétaire de cette pauvre vache ...on lui casse une patte et on ne lui donne plus à manger ni à boire ...
Maxou
Ecrit par : Maxou | 21 novembre 2006
J'en ai les larmes aux yeux...je ne supporte pas qu'on puisse faire du mal à un animal, quel qu'il soit...
Ecrit par : Odil | 21 novembre 2006
Combien y a t-il de fusils dans cette commune?
Combien y a t -il de personnes qui seraient prêtes à abrèger les souffrances de cette bête ?
Combien y a t-il de règlements et lois qui font que celui qui aurait pitié soit dans de sales draps?
Je pense à ces gendarmes qui peuvent abattre un chien qui menace un voyou ,en défendant son maître ,et, qui dans le cas présent peuvent faire un constat et donner une amende sans tirer leur arme de l'étui .
Je pense aussi aux vétérinaires qui ont lu l'article dans leur quotidien, et qui viendront s'ils sont mandatés par la police et payés . quand on voit ce que l'on peut faire aux hommes ,faut-il être étonné de ce qu'on fait aux bêtes ?
Ecrit par : josette | 22 novembre 2006





