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04/06/2007

Suite et Fin...

Merci la Science...!

Voici la suite de la note Année 2045…Fin des OGM. Il y a là les quatre derniers chapitres, c’est très, très long. Mais parce que j’ai pris la peine de l’écrire, je vous la mets en ligne, à vous de voir. L’action se passe en 2046, donc tout ce qui ressemblerait à l’actualité disons de …2006, ne serait que pure coïncidence, ou hasard fortuit…

  

Résumé des chapitres précédents :

Nous savons en ce début d’année 2046 que si rien n’est fait pour remplacer les OGM, nous allons tous crever.. !!!

***

Pas flambards nos dirigeants en ce mois de Février 2046, quoi faire ?

Tous les experts sont unanimes, dans moins de deux ans, nous serons incapables de produire nos aliments OGM, faute d’engrais minéraux ou issus de la Pétrochimie, faute de produits phytosanitaires eux aussi issus du pétrole…Plus de pétrole, nous reste -t-il encore des idées ?
Bien sur, depuis le courageux discours de Marcel Isaac Lebhouzeux, notre Ministre de l’Agriculture, les pouvoirs publics se sont mobilisés.

En plus des Commissions chargées du problème, un appel solennel a été lancé à la Nation.
Chacun est invité à proposer des solutions pour permettre, très rapidement, de produire de la nourriture, sans l’aide de l’arsenal chimique , dont les sources sont pratiquement taries.

Beaucoup de gens pensent que c’est impossible, pas une plante comestible actuellement cultivée dans notre vieille Europe, n’étant apte à survivre sans engrais ou pesticides !
On sent la population très inquiète.

La vie continue certes, les gens ne sont pas entièrement omnubilés par la peur de la famine, d’autres problèmes les assaillent
Ainsi ce projet gouvernemental d’un contrat « Nouvelle Embauche », qui ramènerait d’une demi-journée à deux heures la durée d’indemnisation en cas de rupture du CTJ, Contrat de Travail Journalier.
Beaucoup de travailleurs sont descendus dans la rue en ce début Février pour protester contre ce risque d’aggravation de la précarité.
A part les fonctionnaires, catégorie privilégiée dont le Contrat Mensuel n’est pas concerné par le projet de loi.Question de société aussi qui prend de l’ampleur ces jours-ci.
La presse a-t-elle le droit de tout publier ?
Vaste débat, où doit s’arrêter la Liberté de la Presse.
Une affaire d’apparence mineure déchaîne les passions. la Grande-Bretagne menace de rompre les Relations Diplomatiques avec le Danemark, les marins de la Royal Navy sont en alerte niveau 2, et toute la Famille Royale est regroupée dans un lieu gardé secret !
Tout ça pour une malheureuse caricature !
Un journal Danois, il y a quelques mois, lançait un concours de dessins humoristiques pour illustrer la publicité de la marque de Whisky « The Famous Grouse », que venait de racheter Mohammed Ragsmunssen, le propriétaire du journal.
Tout naturellement, ce journal publia le Dessin du lauréat.
Rien de bien méchant dans cette caricature. On y voyait le Prince de Galles, à demi nu, un verre du fameux breuvage à la main, et qui, l’air béat, et il faut le dire, avec une plume dans le cul, mais sans croix gammée, s’exclamait : « O my God ! ».

Plus une plaisanterie de potaches qu’une affaire d’Etat, on le voit.

Et pourtant, ce dessin, repris par d’autres journaux, moi-même, j’en ai pris connaissance dans la feuille régionale, « Le Cri du Bougnat » a déclanché un véritable cataclysme médiatique !
Quel déchaînement de passion ! Tout le monde en parle. Certains journaux, dont l’hebdomadaire satirique et sportif « Charly Abdos », sont introuvables en kiosque dés ce matin 9 heures, c’est dire ! A-t-on le droit de se moquer de la Religion Anglicane, dont le souverain Anglais est le représentant sur terre…That is the question ?
Baste, tout ça va se calmer, encore que…Il n’y a pas si longtemps, seulement quarante ans, en 2006, on brûlait les ambassades pour quelques gribouillis, alors…
Non, le vrai problème aujourd’hui, c’est : Par quoi va-t-on remplacer les OGM ?
La commission de recherche des ressources, mise en place par Rosemonde Bachelyne, Ministre des Détritus et de l’Environnement va remettre son rapport dans une semaine ou deux, mais d’ores et déjà, on en connaît la teneur.
Sur ses ressources propres, l’Europe, donc la France ne peut pas espérer grand’chose. Il reste quelques espaces « non  cultivés OGM », notamment tous les jardins publics des grandes villes, mais à part les choux d’ornement, peu de ressources alimentaires exploitables de ce coté-là.
Les grands parcs, tels La Vanoise, rachetés en 2034 par le Consortium l’ARNAC, à l’initiative de Monsanto ? Illusoire,
en totalisant tous les chamois, bouquetins et marmottes, à peine de quoi nourrir une ville de 12000 Hab pendant 6 semaines.
Alors qu’espérer du Bois de Boulogne, propriété d’une chaîne Brésilienne de show-biz, qui l'utilise pour rcycler ses danseurs accidentés, et quelques avant-centres venus tenter leur chance en CFA2, rien ou presque.
L’Inde et l’Afrique qui ont su garder une agriculture « ancestrale », ont moins de difficultés que nous. Pourquoi n’avons-nous pas fait comme eux, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

A suivre…

Résumé des Chapitres précédents :

Plus que deux ans, ça urge !

***

La recherche de toutes les ressources alimentaires devient la priorité.
Nous l’avons vu, les ressources offertes par les quelques cultures « non Ogm » sont très limitées.
L’inventaire des PL, plantes libres, n’est pas plus encourageant. Seuls le Rutabaga, avec lequel les dissidents marginaux organisent des « Raves Parties », sortes de soirées soupes quelque peu débridées, et l’oseille sauvage restent disponibles. Curieusement, les grandes Firmes constituant l’ARNAC, ne l’on jamais brevetée l’oseille sauvage, ce sont pourtant des spécialistes disent certains en riant sous cape. Mais l’heure n’est pas à la rigolade !
Qu’avons-nous en stock ?
La commission estime à 6 mois les réserves d’aliments de première nécessité, conserves, lait, coca-cola, légumes Ogm surgelés et légumes Ogm secs. Nous avons aussi  un gros stock de Riz Gamma anti-redéposition. Ce riz, beaucoup plus blanc, riche en vitamine A, découle du Riz Béta, qui devait rendre la vue à des milliers de pauvres au début du siècle. Mais pas plus L'asie que l'Afrique n'en ont voulu. A l'époque, L'Inde, et beaucoup de pays africains ont préféré des solutions plus "naturelles", pour régler leurs problèmes alimentaires.
 Ce riz est surtout consommé chez nous par les travailleurs de nuit.C’est aussi avec ce riz que le dresseur Nick Thallop nourrit ses taupes savantes. A deux mètres, elles reconnaissent les lettres A et B. D’après certains chercheurs, en perfectionnant le riz, et en introduisant chez les taupes un gène d’instituteur, on pourrait leur faire déchiffrer l’alphabet complet.Est-ce bien utile ?
Difficile aussi de compter sur d’éventuels surplus agricoles venus d’Asie ou d’Afrique, ou même d’Amérique du Sud.Car, sur ces continents, les dégâts causés par l’agriculture agrochimique intensive et Ogm, bien que moins importants que chez nous posent aussi de gros problèmes.
Heureusement pour eux, dès le début du siècle, des alternatives au « tout chimique Ogm » ont été développées sur ces continents.
Citons pour mémoire :
Au Burkina Faso, la fertilisation organique et la technique du zaï, qui en multipliant par 2 ou 3 la production de mil assurait en partie la suffisance alimentaire, sans importation de produits et engrais chimiques.

En Bolivie, la production d’un aliment de base et ancestral, la pomme de terre, voyait ses rendements multipliés par 4 ou 5, en utilisant comme fertilisant un « engrais vert », le lupin.

Madagascar aussi, dès 1980, le projet SRI : System of Rice Intensification, développé par des missionnaires, fertilisation organique, techniques de repiquage, gestion de l’irrigation permirent de passer de 2 tonnes à 5 ou 10 tonnes à l’hectare, sans achats extérieurs.

Au Bengladesh, aux Philippines, des techniques simples,reprenant en les améliorant des techniques d’agriculture traditionnelles avaient permis à ces pays de s’affranchir en partie des contraintes liées à l’approvisionnement d’engrais,de semences,de pesticides industriels, et d’échapper ainsi aux diktats de l’ARNAC.Mais il ne faut pas pour autant compter sur ces pays pour nous approvisionner en nourriture. Alors que faire ?
Comme d’habitude, faire confiance à La Science !
C’est pourquoi, ce 17 Février 2046, nous attendons anxieusement la conférence de presse que doit donner prochainement notre jeune Ministre de la Recherche, Mademoiselle Thaliana Lafleur de Sinquepeyre (*), dès qu’elle sera revenue de Gènes, où se tient actuellement un Conseil de Crise.
A quelques semaines de mon 101ème anniversaire, je suis moi-même impatient.

A suivre…

 (*)-Thaliana—C’est une plante utilisée par les chercheurs, son génome simple, cinq paires de chromosomes, en fait une excellente plante de laboratoire.

 Résumé des chapitres précédents :

 Bientôt quatre mois que nous aurions du voir revenir notre jeune Ministre de la recherche. Nous sommes fin juin 2046, la conférence de Gênes n’est toujours pas terminée. Depuis Février, nous sommes sans nouvelles, interrogée régulièrement par les médias, notre jeune et jolie Ministre de la Recherche, Mademoiselle Thaliana Lafleur de Sinquepeyre répond toujours laconiquement :  « Nous avançons ! ». Bon, c’est mieux que rien, mais la situation devient inquiétante, nos réserves s’amenuisent, à part pour le Coca-Cola, les stocks de produits Ogm alimentaires  de première nécessité  atteignent leur seuil critique.

 Et toujours rien à l’horizon pour les remplacer ! La population est inquiète, mais tout de même, la vie continue, on pourrait croire qu’à la veille d’un désastre d’une gravité jamais vue dans l’Histoire de l’Humanité, une famine fatale, chacun mobiliserait toutes ses forces pour trouver une solution au remplacement des Ogm condamnés à disparaître, eh bien non ! Presque comme si de rien n’était !

 Ce mois de Juin était bien évidemment consacré à la Coupe du Monde de Football, c’est bien normal ! Cette année 2046, des dispositions  particulières, manque de pétrole oblige, ont été prises pour limiter au maximum les déplacements. Bien sur, la FIFA avait désigné un pays organisateur, comme depuis de nombreuses années, ce choix résultait d’un tirage au sort inspiré d’une publicité pour le Loto diffusée au début du siècle. Un homme avec les yeux bandés posait son doigt sur une mappemonde en mouvement. Le lieu où se posait le doigt était  désigné pour accueillir et organiser la Coupe. Cette année, grâce à un entraînement bien mené, l’homme aux yeux bandés réussit à mettre le doigt sur l’Ile de Ré !

 Ce choix s’avérait fort judicieux, les déplacements seraient d’autant plus limités que le pont qui reliait cette île au continent s’était, faute d’entretien, écroulé voilà bientôt deux ans. Donc, il était sûr que personne ou presque ne ferait le voyage. Seul un espace fut aménagé pour installer des écrans géants sur lesquels les caméras du monde entier étaient braquées pour  suivre les  rencontres. Les matches se déroulaient dans le pays tiré au sort en premier, c’est ce pays qui devait assurer tous les frais de l’équipe tirée en second. Certains pays, ne pouvant assurer de telles dépenses, déclaraient forfait. C’est ainsi que la France,  put se qualifiér pour les huitièmes de finale, le Togo se retirant de la compétition.

Un mot quand même sur cette équipe de France, seule équipe au monde à jouer avec des chaussures à bouts carrés ! Son capitaine, Olaf Robert Kristaniensen, un robuste blond dont la grand’mère était d’origine tunisienne, nous déclarait la veille du forfait, « Nous zommes brets ! » L’entraîneur, Dominique Raymonech avait mis au point une stratégie innovante, ne jamais quitter sa moitié de terrain pour éviter de s’exposer à une contre attaque. Ses consignes étaient simples : Si on ne perdait pas, il était inutile d’attaquer, et si par hasard ou par miracle on menait au score, on n’attaquait pas non plus, parce que ça devenait inutile !  Sous la pression disait-il, nos adversaires finiront bien par marquer contre leur camp ! Tous les autres joueurs, au physique de vikings, semblaient faire preuve de la même détermination.  Tout semblait donc indiquer que notre pays irait loin dans cette compétition.

 De graves remous avaient secoué le pays au cours du printemps. Nous avions assisté à un mouvement de grève sans précédent dans l’ Education Nationale. Conjointement,et sans pourtant se concerter, les professeurs et le personnel des cantines se sont mis en grève, ce mouvement n’est pas terminé, les grévistes qui partent ces jours-ci en vacances l’ont affirmé : « Nous sommes en congé, mais nous restons vigilants ! »

 Pourquoi ces mouvements ? A cause des nouvelles dispositions prises pour respecter en milieu scolaire toutes les convictions religieuses. Liberté pour tous, tant sur les pratiques que sur les vêtements. Ainsi, les professeurs doivent interrompre leur cours à chaque fois qu’un élève veut prier, ou s’adonner aux rites de sa confession. Comme à ce jour quatre-vingt huit religions ont été officiellement homologuées, le corps professoral est dépassé, et les syndicats ont décidé une grève illimitée. La goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres, si vous me permettez cette audacieuse image, c’est lorsqu’un prof d’éducation physique s’est vu cité au tribunal, après qu’une élève musulmane de troisième ait failli se noyer dans une épreuve de natation.  Elle s'était violemment heurté le crâne sur le bord de la piscine, à l’arrivée d’une épreuve de 50 mètres brasse. Elle n’avait pas vu qu’elle était arrivée, gênée par des algues vertes, obstruant la fenêtre  de sa burka qu’elle avait refusé d’enlever…

 Quant aux personnels des cantines, ils protestaient, eux, contre l’impossibilité, pénurie de nourriture aidant,  de mettre à la disposition des élèves les vingt-trois menus réglementaires aptes à satisfaire toutes les exigences alimentaires des différentes religions. Sans compter les  actions de lobbying effréné d’une secte en phase montante, et qui faisait tout pour obtenir son homologation…Un article du règlement intérieur des écoles, lycées et collèges bloquait jusque là cette homologation. En effet, il est clairement spécifié dans ce règlement que les élèves doivent être assis pendant les cours. Mais saisis d’une fièvre ultra-libérale, beaucoup de Députés et Sénateurs se déclaraient  prêts à revoir cet aspect du règlement.

Tous les syndicats d’enseignants, pour une fois unanimes, sauf FO, l’UNSA et la CFDT, s’opposaient à cette modification. Ne se décourageant pas, les dignitaires de la secte multipliaient les interventions sur tous les médias, Télés, Radios et Journaux. « Pourquoi nos enfants n’auraient-ils pas le droit d’assister aux cours debout, » disaient-ils. Nous avons, comme vous tous, le droit de porter les signes religieux de notre choix ! Et c’est vrai que constitutionnellement, rien n’empêche les adeptes de la secte des « Anges du Grand Paon » de porter en tous lieux leur signe de reconnaissance, à savoir un plumeau dans le cul !

 Interrogé sur ce sujet religieux, Francisque 1er, le Pape, masquant à peine son agacement a déclaré : « Vous m’emmerdez avec vos conneries ! ». Il est vrai qu’il a en ce moment un sujet autrement délicat à traiter ! Jugez plutôt ! On s’interroge douloureusement dans les milieux Catholiques Apostoliques et Romains sur le fait de savoir s’il faut ou non, autoriser les prêtres divorcés, hommes ou femmes, homos ou hétéros, à s’inscrire au concours d’entrée des écoles de formation qui préparent au CAP d’évêque. Et tant les fidèles que le Clergé sont plus que partagés sur ce point épineux !

 Voila l’agitation dans laquelle est annoncée, pour la semaine prochaine, le retour de Thaliana. Enfin, nous allons savoir !

 A suivre.

 Résumé des chapitres précédents :

Enfin, la Conférence de Gênes est terminée, on va enfin savoir ! Quelles solutions vont se dégager pour remplacer ces foutus OGM dont on ne peut pas se passer, mais que l’on ne peut pratiquement plus produire, par manque de produits chimiques issus du pétrole. Le pétrole, on va bientôt extraire la dernière goutte… Thaliana revient… ---- Deux jours déjà qu’elle était annoncée, enfin elle est là ! L’avion ministériel, après une escale à Bourbon l’Archambault, près de la forêt de Tronçais, escale nécessaire pour faire le plein, venait juste de se poser à l’Aéroport de Fontainebleau. Depuis plusieurs années déjà, les aéroports, beaucoup moins nombreux qu’au début du siècle, avaient été déplacés à proximité des grands massifs forestiers. C’était beaucoup plus pratique pour faire le plein, on trouvait là du bois en abondance. En effet, depuis la grande pénurie, les constructeurs d’avions avaient abandonné les turboréacteurs, gourmands en kérosène, pour des moteurs à hélices équipés de gazogènes. La moitié de la carlingue était chargée de bûchettes de bois sec, et deux robustes « chauffeurs » remplaçaient désormais les graciles hôtesses de l’air. Le progrès n’a pas que du bon ! « La voilà ! ». La porte s’ouvre, et notre  blonde et jolie Ministre de la Recherche, Thaliana Lafleur de Sinquepeyre apparaît, épanouie, rayonnante…

Les flashes crépitent, les micros se tendent, les cameramen se bousculent… « Je suis enceinte de six mois ! » furent ses premiers mots à la descente du « Jeanne d’Arc », l’avion des mini-stères (pardon !). Les quelques informations qui filtraient lors du déroulement de la Conférence, faisaient  effectivement état des longues entrevues dans leurs hôtels respectifs entre le délégué Italien, le séduisant Secrétaire d’Etat aux transports, Rocco Illich Ziffredovitch, et notre jolie Thaliana, mais nul ne soupçonnait qu’il se fussent penchés sur les dossiers avec autant d’assiduité !

« Et les Ogm ? » osa questionner un vieux journaliste, un certain Pujadas. « La question est pratiquement réglée, je vais… »… Nom de Dieu, mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ! Profitant de la présence des caméras, un groupe de manifestants, beaucoup de noirs parmi eux qui défilent avec des pancartes « Non au Kenya coupé en deux ! » peut-on lire sur la plupart, ainsi que « Evacuez les Colonies du Kilimandjaro ! ». Et les manifestants qui scandent : « Ré-so-lu-tion 242..Ré-so-lu-tion  242… ! », personne ne comprend rien, bien que l’on puisse penser qu’il s’agisse d’une protestation contre la construction d’une barrière de sécurité, la quatrième en moins de cinquante ans.

Israël a décidé, pour parer aux incursions terroristes, de protéger ses frontières par un mur. Effectivement, le Kenya sera coupé en deux…Mais est-ce que c’est important ? Une fois les manifestants assommés et portés plus loin par les forces de l’ordre, la conférence de presse peut commencer. Les questions fusent… « Est-il vrai que des essais clandestins ont lieu sur le Continent Européen, et en France ? » « Où en sont les pourparlers avec le consortium l’ARNAC ? ». C’est que depuis de nombreux mois, les rumeurs vont bon train, ne dit-on pas qu’il y aurait, sous prétexte de curiosité botanique, des essais en plein champ de cultures de plantes anciennes, sorties des réserves de l’ARNAC, ou directement importées des îles privées de ses hauts dirigeants. Ces essais sont bien évidemment totalement illégaux, et déjà plusieurs champs suspects ont été retournés au bulldozer. Seuls sont autorisées quelques fermes dites « Bio », à cause d’un amendement imbécile  de la vielle loi d’Octobre 2006, qui pour des raisons bassement électoralistes, permit  de maintenir quelques une de ces fermes, dans un cadre réglementaire très strict, avec des mesures de protection sévères, personnel confiné à l’intérieur de l’enceinte, grillages et miradors, et mur de protection « Made in Israël », garanti infranchissable.

Or, selon la rumeur publique, l’ARNAC aurait racheté la presque totalité de ces fermes « Bio ». La jolie Ministresse, on pouvait dire comme ça d’après la dernière édition du « Chti Bob », prit la parole : « Avant toute chose, et pour éviter les commérages, sachez que Rocco Illich et moi-même, nous avons décidé d’appeler notre enfant Marcel, l’échographie qui sera communiquée plus tard atteste que c’est bien un garçon, on voit d’ailleurs sur le cliché que par certains coté, il ressemble à son père. Pour le remplacement des OGM, nous avons décidé de travailler en étroite collaboration avec les scientifiques de l’ARNAC. Nous avons la certitude que dans les six mois, en retravaillant le génome des plantes GM actuellement cultivées, et en recombinant avec les souches dites « Naturelles », il sera possible de créer des plantes potagères, céréales, légumineuses et autres pratiquement semblables à celles qui étaient cultivées il y a cent cinquante ans !  Mesdames et Messieurs, je crois pouvoir vous l’affirmer, nous sommes sauvés ! » Le moment d’incrédulité et de stupeur passé, un tonnerre d’applaudissements salua cette incroyable nouvelle. Effectivement, en fin de conférence de presse, un communiqué conjoint du Ministère et de la Direction de L’ARNAC fut distribué à la presse. Des fonds exceptionnels, neuf cents Milliards de $ US, seraient débloqués en faveur de l’ARNAC, à titre de subvention, pour la mise au point de nouvelles semences capables de se développer sans engrais chimiques, sans désherbants ou fongicides, assez résistants aux ravageurs, et capables de pousser dans des sols enrichis au fumier et au compost. Et en plus il faudra le vérifier, il n’y aurait aucun risque pour la santé des consommateurs. Ainsi, après de longs mois d’angoisse, nous étions heureux et soulagés. Et bien que penser que l'on puisse, en moins de deux ans, revenir aux méthodes de culture d'il y a cent cinquante ans relève de l'impossible, il faut se rendre à l'évidence, le progrès fait des miracles !

 Une fois de plus, des scientifiques opiniâtres, aidés par des groupes financiers totalement désintéressés, sauvent l’Humanité.

 Merci à eux…

13/12/2006

Fin des OGM, Chapitre I

La Fin des Haricots,

 ...Trangéniques...

Avertissement:

Je remets bout à bout les différents épisodes du "feuilleton", genre Docu-fiction, que je diffusais au fil de mes notes dans la catégorie "OGM...Droit dans le mur.."

 Nous nous projetons dans notre futur, dans une quarantaine d'années...

Des épisodes, il y en avait sept...

Voici les trois premiers, regroupés dans le Chapitre I...

****************

Le temps passe, et passe le temps.
J’ai devant moi, en ce jour de Janvier 2046, le petit bijou, retrouvé par hasard, en cherchant dans mes vieux bouquins, un traité de soins par les plantes.

 Je sais que je peux retrouver une recette de tisane qui soulagerait mes douleurs articulaires.


 Recherche inutile, car même si je retrouvais le livre, je ne retrouverais sans doute pas la plante.

 Elle a probablement été trangénisée par l’agriculture moderne, ou même si je la retrouvais, il me faudrait payer de fortes royalties au Consortium Phyto-Bio l’ARNAC, qui l’aura très certainement  brevetée comme il a breveté pratiquement 99,9% du monde  végétal connu.


Alors, laissons tomber la tisane.


 Et voila que je tombe sur le N° 2844 de L’EXPRESS, que le facteur avait glissé dans ma boite aux lettres, le 6 Janvier 2005, il y a plus de quarante ans !


 C’est avec amusement, un peu de nostalgie aussi, et surtout des lunettes à fort grossissement, que j’en relis quelques passages aujourd’hui.


 Un petit bijou vous disais-je plus haut.


 Des journalistes, fort bien documentés se sont amusés à écrire fort sérieusement en Janvier 2006, l’actualité de…2025.

 Un régal !


 N’ayant pas la prétention de me projeter dans l’avenir, et bien loin d’avoir le talent des  jeunes gens de l’EXPRESS, je serais plutôt enclin à me pencher sur les événements passés, ceux de l’année dernière, qui fut  animée en bien des domaines.

 Je laisse à mes jeunes contemporains le soin si ça leur chante, d’imaginer ce que sera l’an 2065.


 Je ne m’en sens guère l’envie, et d’ailleurs, a presque 101 ans, serait-ce bien raisonnable...


 Elle fut  riche de faits marquants en effet, cette année 2045, année de mon premier centenaire.


 Sans trop de souci d’ordre chronologique, je vous en relate quelques uns, en vrac…


 Quelle surprise, et quelle émotion, lorsque le Très Saint Père, Sa Sainteté Francisque 1er, annonça, juste après la Bénédiction et devant tous les médias rassemblés cette décision, qui fit l’effet d’une bombe !


 Dès cette année 2045, les prêtres homos, hommes ou femmes, pourront se marier, comme peuvent le faire leurs collègues hétéros depuis plus de 10 ans.
 Une petite restriction cependant, et qui fait dire à certains que l’Eglise reste malgré tout conservatrice.

 Francisque, comme l’appellent familièrement les Cathos, précise que le mariage ne sera possible que si les futurs époux s’engagent solennellement à ne pas adopter plus de trois enfants.
Car a-t-il dit, plus de trois enfants pourrait nuire au bon exercice de leur sacerdoce.


Certes, mais quel progrès tout de même !


 Emouvant, comme chaque année, la visite au doyen des Français, doyen mondial des anciens chefs d’état, Monsieur Jacques Chirac.
Tous les ans, celui-ci nous délivre un bon mot, comme il y a cinq ans, à la question « Comment va la santé Mr Le Président ? », il répondit, suscitant un murmure dans la foule,  « ..La Santé..trop surpeuplée pour que je sois inquiet..Hahaha.. ! »


 Cette année, une jeune, et très jolie journaliste de la Chaîne Charme lui demande :
 « Cher Jacques, quel est le secret de votre éternelle vigueur ? », et lui de répondre, après qu’on lui ait fait lire la question transmise sur le prompteur, mi-amusé mi-sérieux :

 «  …Je crois que ce qui me stimule, c’est qu’il y a toujours des promesses à faire ! ».
 Que nous réserve-t-il, pour l’année prochaine ?
 Bien sùr, on se souviendra sans doute du scandale qu’a provoqué l’expertise du chapeau de François Mitterand.
 Rappelons les faits.
 Courant 2012, Nicolas Sarkozy, à nouveau candidat à la Présidence, malgré son échec en 2007, il s’était fait devancer par Christian Blanc au premier tour, voyant sa candidature au deuxième échouer pour moins de 6000 voix.
 Pensant sans doute rogner sur l’électorat de gauche, Nicolas avait fait don au Louvre du Chapeau de feu François.
 Le chapeau depuis, malgré les protestations de Mazarine, reposait en ces riches lieux.
 Or, rumeur fondée ou pas, le bruit courait depuis quelques années que ce chapeau ne serait qu’une copie, ou un faux.
 Le comité d’experts chargé d’examiner l’objet, après deux années de travaux, a remis son rapport en Mai 2045.
 Ce rapport est formel :
 Le chapeau est un faux !
 Mais la nouvelle qui marquera cette année, c’est la fin programmée des OGM.
A peine soixante ans après leur apparition, ils sont condamnés...

   
Fin du 1er épisode...à suivre...

  

 Comment en sommes nous arrivés là ?


 Les premières mises en culture s’étaient  effectuées sans trop de problèmes, les Etats-Unis, le Canada, et l’Argentine les développèrent rapidement, à tel point qu’ en 2005, les Etats –Unis, avec presque 50 millions d’hectares, soit presque deux fois la surface totale agricole Française, l’Argentine (17 millions d’ha), le Canada (6 millions d’ha), le Brésil, la chine, l’Inde….quelques 17 pays en ont mis en culture à peu près 90 millions d’hectares.
C’est surtout d’Europe qu’étaient venues les premières oppositions.


 Jusqu’en 1999, les plantes Ogm étaient soumises à la même réglementation sur les semences et cultures que les plantes «conventionnelles».
 Devant les protestations des associations de consommateurs et des mouvements écologistes, ainsi que de certains syndicats agricoles, l’UE décida d’instaurer un « Moratoire », et de suspendre les importations et la culture des Ogm, et imposa des règles d’étiquetage pour les aliments qui en contiendraient.
 Puis, en 2001, une directive autorisa les états membres à « encadrer » la mise en culture de certains OGM, ceux qui avaient été autorisés avant le moratoire.
 Cela ralentit la progression en Europe, mais dès 2006, les autorisations se multiplièrent.
 Il y eut bien encore quelques  « barouds d’honneur » des «Faucheurs Volontaires», mais rien n’y fit.


 Dés 2007, avec beaucoup de retard, la France mit en place  une loi définissant les conditions de mise en culture, notamment des règles devant permettre la « cohabitation » entre les cultures Ogm, Conventionnelles et Bio.
Deux articles de cette loi montraient, à qui connaît un peu ce qu’est le monde agricole, que le Législateur savait parfaitement comment tout cela allait se terminer.
 Tout d’abord, les autorisations seraient accordées pour dix ans.
 Vu par un Parisien qui ne connaît de la campagne que ce qu’il en voit quand il s’arrête pour pisser au bord de la route, lorsqu’il « descend » au village de vacances sur la Côte, cette durée de dix ans peut paraître une garantie sérieuse.
 Mais vous, qui, comme moi connaissez un peu mieux les « paysans », vous savez que le meilleur moyen de faire démolir les grilles des Préfectures, de voir tronçonner les platanes et les tilleuls sur les avenues, ou de voir quelques feux de pneus et de palettes sur les lignes TGV, eh bien, c’est d’essayer d’interdire aux agriculteurs ce qu’on leur a permis de faire pendant dix ans.
 Cela, le législateur le savait aussi en 2007, donc sur le plan pratique, la culture des Ogm sur le territoire Français fut autorisée pour une durée illimitée.
 Autre article de cette loi, encourageant les cultivateurs d’Ogm.
 Il était prévu dans cette loi la création d’un fonds d’indemnisation en cas de «Dommages» aux cultures voisines.

 Ce fond serait alimenté par une « Taxe » n’excédant pas 100 euros par hectare.

 Pour qui se souvient qu’à l’époque un céréalier empochait 530 euros de subventions pour un hectare irrigué, on peut sourire.
 Le plus grave, outre le fait que le législateur reconnaissait  que les cultures Ogm présentaient un risque pour les cultures voisines, il dégageait l’agriculteur Ogm de sa responsabilité, en renvoyant à un « Fonds collectif » le soin de réparer les dommages.
 Là encore, la porte était ouverte pour toutes les dérives et tous les abus.
 Et c’est ce qui se produisit.
 José Bové pouvait bien protester à chacune de ses sorties de prison, que les Ogm tuaient les paysans, rien n’y fit.
 Dés 2020, on pouvait considérer que la quasi-totalité de l’agriculture en Europe, et dans au moins les trois-quarts pour le reste du monde, était basée sur les Ogm, avec bien sùr, tout l’arsenal chimique nécessaire au bon développement de ces plantes.
 Alors, en 2045, cela faisait longtemps que plus personne ne se souciait d’Ogm, ce terme oublié  revient sur la sellette aujourd’hui, uniquement parce qu’ on va les voir disparaître, tout le monde est abasourdi...


 Depuis longtemps, il font partie de notre quotidien et ne posent aucun problème.


 La médecine s’est très vite adaptée, quasiment tous les troubles digestifs, affections cutanées, asthme et allergies induits par nos aliments Ogm, sont parfaitement maîtrisés.
 Mêmes les nouveaux cancers qu’on leur attribue généralement sont guéris à 80%.
 Avec, il faut le souligner, dans la plupart des cas, des médicaments issus eux-mêmes d’Ogm !


 Alors quel émoi, lorsque après un Conseil des Ministres exceptionnel, même Lorie, notre Ministre des Prospectus et de la Culture y assistait, c’est dire la gravité de la situation, après ce Conseil donc, s’avançant vers les micros et caméras, Monsieur Marcel Isaac Lebhouzeux, Ministre de L’Agriculture déclara :
 « Mes chers compatriotes, l’heure est grave, il nous faut dans les deux ans trouver d’autres modes de productions..

 Puis, baissant un peu la voix et frottant son béret sur sa veste en velours, il rajouta, dans le langage direct qu’il affectionne, «Nous sommes dans la merde ! »


Et, effectivement, nous y sommes !

  

Fin du 2ème épisode...A suivre.


....Nous sommes au début de l’année 2046, presque au milieu du siècle.


 Voilà bientôt six mois que les prêtres homos peuvent fonder une famille, la supercherie du « Faux » chapeau de F.Mitterand a été dévoilée...


 Mais surtout, surtout, nous sommes en ce début d’année encore sous le choc de la déclaration de Mr Marcel Isaac Lebhouzeux, notre Ministre de l’Agriculture.

 Il y a environ deux mois, il nous annonçait une nouvelle catastrophique.


 En gros, nous avons deux ans pour trouver une alternative aux Ogm qui composent l’essentiel, pour ne pas dire la totalité de notre alimentation.


 Comme l’a sobrement dit le Ministre, nous sommes dans la merde !


 Ainsi, nous en serions au point de ne plus pouvoir continuer à cultiver les céréales, les fruits et les légumes pour nous, pas plus que le fourrage et  tout ce qu’il faut pour notre bétail.


 Certes, depuis plusieurs années, on sentait venir une crise...


 Les grands syndicats Chimico-Agricoles ne cessaient de réclamer de plus en plus de subventions, pour lutter disaient-ils, contre la hausse vertigineuse des prix des engrais et pesticides, de l’eau , et des semences industrielles produites aux US ou en Chine.
Des observateurs avertis notaient un grand changement dans les stratégies des groupes qui contrôlaient toute la chaîne Agro-alimentaire.


 Ces groupes, étroitement liés à la Pétrochimie, elle-même en pleine mutation, le précieux liquide se faisant de plus en plus rare, se réorganisaient, avec force licenciements.
 Ainsi, Elf Total  fermait ses raffineries les unes après les autres.


 Déjà, au début du siècle il s’était orienté vers l’énergie éolienne, il contrôlait aujourd’hui 40% de ce marché.
 Propriétaire d’EDF depuis les années 30, le groupe avait annoncé qu’il ne renouvellerait pas le contrat de gestion des centrales nucléaires.
 Le triplement du prix de l’uranium lui aussi se faisant rare, et le parc des 70 centrales vieillissantes  ne garantissaient plus une rentabilité suffisante.
 L’Etat, déjà chargé du traitement et du stockage des déchets allait se retrouver avec un nouveau fardeau.

 D'autant, que dans la branche du  D.R.A.C. (Démantèlement et Recyclage des Anciennes Centrales), tout n’allait pas pour le mieux.
 En effet, depuis maintenant six mois, Madame Rosemonde Bachelyne, Ministre déléguée aux Détritus et à l’Environnement, était régulièrement confrontée à des conflits sociaux.
 Ainsi, le personnel de la société Indienne Khradmittal, qui avait signé le contrat de démantèlement des 4 centrales de la Basse Loire était en grève depuis bientôt 3 semaines.
 Ils réclamaient des salaires au moins équivalents au quart du Smic Européen, ainsi que la prise en charge à 100% de leurs frais d’ obsèques en cas de décès dans les cinq ans à venir.
 Céder à de pareilles exigences risquerait de créer un précédent, difficile à négocier, malgré les talents reconnus de Rosemonde !


 Et ce n’était pas tout !


 Le Nicolas S, l’ancien porte avions  Charles de Gaulle, reconverti en transporteur de déchets radioactifs était immobilisé dans la Rade de Toulon.
 Soucieux de leur santé, les marins Indonésiens refusaient de continuer les rotations France Ouganda où étaient stockés les déchets, tant que le bâtiment  ne serait pas désamianté.
 Un immense calicot sur lequel on pouvait lire : « Notre Santé d’Abord » était déployé sur le flanc du navire.


 Tout allait mal depuis 2045.


Les Mines de Phosphates et de Potasse étaient au bout de leurs réserves, et c’est pourquoi nous étions aujourd’hui au pied du mur.
 La fin des ressources fossiles, pétrole et autres, inexorablement, c’est la fin de tous les intrants, pesticides, herbicides et tout l’arsenal chimique devant accompagner la culture des plantes Ogm.


C’est donc la fin des Ogm !

 Nous allons vivre une grave crise, car très vite nous serons privés de nos habituelles ressources alimentaires.


 Une fin des Ogm, annoncée pourtant depuis leur création.


 Pas besoin d’être devin pour prévoir que le développement d’une agriculture étroitement liée à des ressources minérales limitées en quantité, verrait  sa fin programmée en même temps que ces ressources s’épuiseraient.


Depuis longtemps, depuis un siècle au moins des gens l’avaient dit et répété, l’avaient crié même !

 En vain.


 Et nous en sommes là aujourd’hui en Janvier 2046.

Grave, grave...


Fin du 3ème épisose,

 et fin du Chapitre I...


A suivre….

 

 
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