09 mai 2008
Changement dans la continuité...
...On ne voit pas la différence !
*** Un futur champion fait la pause, et prend la pose. *** (Pigeonneau mâle de sept semaines)
J’ai lu et entendu un peu partout que l’hôte de l’Elysée, aurait, comme il le fait, du moins comme il le fait dire, au moins une fois tous les six mois sur toutes les ondes et sur tous les tons, aurait, encore une fois, ce n’est sans doute pas la dernière, changé, mûri etc.
A se demander si ceux qui l’ont élu ne se seraient pas gourés. Ils ont voté pour un Président, les urnes ont recraché un caméléon !
Il est de tradition d’attacher à nos présidents une trace de leur passage. Vincent Auriol est connu grâce à sa fille Jacqueline, avant lui, Félix Faure le fut grâce au chemin de fer… A Coty les chrysanthèmes, à De Gaulle la bombe atomique et le Québec libre, à Pompidou la raffinerie Beaubourg et la cortisone. A Mitterrand la pyramide du Louvre, l’écharpe rouge et le chapeau noir, la Grande Arche et Mazarine. A Giscard les diamants de son cousin et beau-frère Jean-Bedel, l’adjudant-chef Bokassa devenu empereur, pour Valéry encore, les avions renifleurs, et un record du Guiness’book inégalé à ce jour,celui d’avoir été le seul président français à jouer de l’accordéon en col roulé, après avoir bouffé des œufs brouillés chez l’habitant !
Il devait en bouffer beaucoup, car en 81, il donna l’impression d’avoir la bouche pleine, quand il prononcha son « Au revoir… » en cherchant la porte. Présider accompagné à l’accordéon, ça t’a une autre gueule que de jogger en ray bans accompagné par un 4*4 !
Chirac sera celui qui a fait re-péter une bombe atomique pour fêter le cinquantième anniversaire d’Hiroshima. Cette action remarquable lui valut un I-Nobel, c’était bien mérité ! C’est abracadabrantesque, mais il faut se souvenir que le grand Jacques est féru de la culture japonaise...
Et le chef d’état actuel me direz-vous, qu’allons nous attacher à son nom comme fait marquant de son passage à la tête du pays.
Il eut souhaité, sous la plume de Guaino, nous gratifier d’une « Politique de Civilisation ». L’idée était séduisante, mais hélas, c’était une idée bien trop grande pour un si petit homme. Ce fut un couac, et c’est dommage.
Quelque phrase-choc qui le ferait entrer dans la postérité, comme par exemple :
« Je serai le président du pouvoir d’achat ! », couac !
« Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas ! », couac couac couac !
Il y eut bien quelques morceaux de bravoure, comme cet éclat au Guilvinec, où, à peine protégé par une trentaine de gardes du corps, il bafouillectiva un pêcheur malotru,
« Descends si t’es un homme ! ». Brillant certes, mais on est loin du Pont d’Arcole ou du panaché bien blanc de Bayrou, ou d’Henri Quatre, je les confonds !
On pourrait encore citer, il n’était que ministre, le nettoyage au Kärcher qui fit grand bruit au pays de la racaille,
« Je reviendrai ! » Avait-il dit sur la Dalle d’Argenteuil. Mais comme depuis 2005, il n’est pas revenu, la performance ne sera pas homologuée.
Alors que reste-t-il à Nicolas pour entrer dans l’Histoire ?
Chanoine de Latran ?
A l’heure où même le Pape ne rentre pas dans le Top100 des personnages les plus influents du monde, Top100 publié par le Time, Nicolas n’y figure pas non plus, il faut du plus costaud que ça, le clergé n'offre plus de débouchés valables à un homme ambitieux. Nicolas ne sera pas le Chanoine qui ravit, d'ailleurs il ne boit pas !
Libérer Ingrid, dont il faudra que je reparle, ce serait bien, mais les Farc n’ont pas l’air de vouloir contribuer à la gloire du petit.
Que faire de ce délicieux :
« Casse-toi pauvre con ! »
Je reconnais que c’est court, concis, que ça sonne gentiment à l’oreille, et c’est très facile à retenir. Mais peut-on comparer le Salon de l’Agriculture avec un des champs de bataille où les grands hommes, d'un mot ou d'une phrase, gravent leur nom en lettres d’or dans la mémoire de la Nation, y gagnant à jamais leur place ?
Hélas non, le « Casse-toi pauvre con ! » du petit sang mêlé hongrois, l’hongrois qu’on ne croit plus, jamais au grand jamais n’éclipsera le « Merde » de Cambronne, qui aujourd’hui encore sonne plus fort à nos oreilles que les canons anglais et prussiens de Waterloo. Pas de chance, en plus Cambronne était grand !
Alors alors, quoi ?
Jusqu’ici, Nicolas n’a rien fait de remarquable, et ceux qui croient qu’il est capable de faire quelque chose de vraiment marquant en seront pour leur frais, nous avec, car les frais de l’opération, nous en prenons notre part.
Il n’a rien fait de remarquable, tripler un salaire, même si c’est le sien, ce n’est pas un exploit. Ouvrir la porte des cabinets à des aspirants ministres qui de rose n’ont plus guère que leurs caleçons, pas de quoi non plus rentrer au Panthéon.
Par contre, il y a une chose que lui seul sait faire comme personne, Nicolas Sarkozy change !
L'homme qui change qu'on aimerait changer, voilà ce qu'il est Nicolas !
Mais il faudra attendre encore un peu, à moins que d'ici là il n'est encore changé, mais y gagnerait-on au change ?
Quoi il change, nous aussi on change, tout le monde change…
Certes certes, tout le monde change. Mais lui, il change tout en restant le même, il est le seul à changer de cette façon. Il peut changer de veste en gardant la doublure de l’ancienne.
Nicolas change sans changer, il devient son contraire, et c’est encore plus lui.
Autre particularité, Nicolas change en public, et ça change tout !
Qui ne se souvient de ce ministre de l’intérieur, mari marri d’être cocu, qui se montra transformé par la douleur devant des millions de téléspectateurs, et presqu’autant d’électeurs…Complètement changé le ministre plein de morgue, il fut émouvant.
On le vit plus tard, infatigable coureur, juponnant à qui mieux mieux avec chanteuses et journalistes séduisantes , jusqu’à ce que Cécilia, de retour de son stage d'anglais aux US ne le change à nouveau ! Et que voilà le cavaleur compulsif changé, une fois de plus, en mari attentionné et irréprochable.
"J'ai changé !" a-t-il martelé le 14 Janvier 2007, jour historique où Nicolas réussit la prise de la smala umpe ! Et à chaque moment important de son parcours ou de sa vie, il change et change encore ! Il change de femme, elle est belle Cécilia, avecCarla c'est du sérieux, et de montre, à condition qu'on lui en offre une.
Il change d'idées aussi. "Je serai le Président du pouvoir d'achat" devient :"Les caisses sont vides !" , "Je serai le président des droits de l'homme" devient : "Rhabille-toi Rama, Ben Ali a fini". Avec Hu Jintao, c'est lui qui se rhabille...
Il a encore changé. "Exposer ma vie privée, ce fut une erreur, tout est en ordre maintenant."...
Qu'en pensent les lecteurs de Paris Match ?
Décidemment, il ne changera jamais !
A Bientôt....
14:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08 mai 2008
8 Mai 1945. Une guerre qui finit...
... Mais du sang coule encore !
8 Mai 1945…J’ouvrai les yeux sur le 66ème jour de ma courte existence.
La veille, le 7, j’avais été baptisé à l’église du village, et à l’insu de mon plein gré. Ce jour-là, j’ai béni le ciel de n’être pas né dans une famille de confession israélite, car pour moi ce baptême se fit sans douleur, et sans faire couler de sang. « Mon prépuce m’accompagnera jusqu’au bout. » me suis-je dit dans ma tête de bébé brayaud.
Pas de sang, juste un goût de sel dans la bouche, bien vite disparu.
Du sang, il en avait assez coulé, et le son des cloches à peine refroidies de mon baptême pouvaient bien sonner à toute volée, elles n’étoufferaient jamais les cris et les pleurs de ceux qui n’étaient plus là.
C’était quand même la fête, les gens respiraient à nouveau, et ils étaient heureux. Je devais l’être aussi, je l’étais.
Ce 8 Mai, Fête de la Victoire est commémoré chaque année, il le sera cette année encore. Nous verrons donc des gens se recueillir devant les monuments aux morts, et se rappeler pour certains, encore nombreux ce que fut, pour eux, qui se souviennent, et pour nous qui nous devons d’y penser, ce que signifie ce jour-là.
Ce jour-là, mourrait le IIIème Reich qui devait durer mille ans, vieux d'une douzaine d'années, mais qui n’avait que trop duré.
Mort, ou endormi ?
Mort sans doute, mais qui fait encore des petits ailleurs dans le monde.
En ce 8 Mai, pensons aux Birmans qui vivent sous un régime qui ressemble comme un frère à celui qui sema la haine, le malheur et la désolation chez nous dans les années quarante.
Une guerre finissait, mais une autre était en train de naître. Chez nous, Les gens chantaient et dansaient, des ciseaux vengeurs, courageusement maniés par des gens pressés de se venger de leur propre lâcheté, faisaient tomber les boucles blondes et brunes de dames qui avaient conjugué le verbe aimer dans la langue de Goethe. C’était la fête, la France éternelle se remettait debout.
Pourtant, ce 8 Mai 1945, ce ne fut pas la fête pour tout le monde.
De l’autre coté de la Méditerranée, des hommes des femmes et des enfants sont tombés, non pas sous les balles des nazis, mais sous les balles de la police française, ou sous le couteau de la population arabe en colère...
Fêtons le 8 Mai, ce jour mérite d’être fêté. Mais pensons aussi aux morts de Sétif en Algérie, une centaine d'européens, et 10,15, 20 000 ou plus, "indigènes".
Une autre guerre se préparait là-bas…Jetez un œil là-dessus :
Pour les fanas des commémorations, n’oubliez pas que c’est aussi un 8 Mai , le 8 Mai 1429, que Jeanne la Pucelle délivra Orléans.
A Bientôt…
08:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 mai 2008
6 Mai 2007...What else ?
...Il y a 168 ans, était collé le premier timbre !

*** Le bonheur est dans le pré ***
Depuis quelques semaines, il n’est question que d’anniversaires.
Le quarantième d’abord, concernant un mois de Mai de l’an de Grâce 1968, dont l’image la plus marquante fut sans doute celle d’un général français, prénommé Charles, qui se rendit en Allemagne, retrouver un autre général, français aussi, Jacques, qui s’y trouvait déjà.
Ce fait inhabituel suffit à faire de ce Mai 68 un moment historique.
Inhabituel, car au cours de notre histoire, ce sont surtout les généraux allemands qui périodiquement s’installaient chez nous !
Donc, nous avons fêté le quarantième anniversaire de l’entrevue catiminiesque de Charles rendant visite à Jacques.
Un autre anniversaire, celui-là serait un premier, envahit aussi notre espace médiatique. Quel événement marquant qui aurait eu lieu l’année dernière, le 6 Mai, mériterait tant d’intérêt, que télés, journaux et radios s’en emparent et le remalaxent à l’envi.
Est-ce que la sandwich' party improvisée au Fouquet’s, après qu’un politicien vainqueur d’une élection somme toute banale, consistant à remplacer un président par un autre de la même bande, justifierait pareil ramdam ?
Certes, la phrase qu’il prononça ce soir-là, pour surprenante qu’elle fut de la part de celui qui après avoir trahi à peu près tout le monde dans son camp se revêtait de la tunique de la loyauté affirmée, ce qui aurait du faire rire les uns et grimacer les autres, ne figurera pas pour autant dans les recueils de citations célèbres. Au théatre des deux ânes, et encore !
« Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas ! »
C'est ce qu'il a dit dit ce soir-là. Il s'est fait raccourcir plusieurs fois le nez depuis !
Puis, plaquant ses troupes pleurant de joie, les hommes la larme mouillant la paupière, les femmes mouillant tout ce qui pouvait l’être en plus, il partit casser une croûte avec ses potes milliardaires. Juste un coup sur le pouce, car le lendemain de bonne heure, il partait en croisière avec Cécilia. Oui, Cécilia, celle qui s’est mariée avec Richard en Mars dernier.
Bien sûr, pour les aficionados et le aficionadas du héros de ce soir-là pourquoi ne pas ouvrir un demi-litre de Champomy. Mais pour les autres, pour vous, pour moi, quelle importance ?
Nous, qui n’avons aucune envie de fêter ce 6 Mai-là, que pourrions-nous fêter ?
Tiens, je vais marcher sur les plates-bandes de Maminie, je vais vous sortir du chapeau quelques anniversaires du 6 Mai…
6 mai 1576
Fin de la cinquième guerre de religion. Contraint d'accorder aux protestants de larges concessions par l'édit de Beaulieu, s'attire la colère des catholiques qui fondent la Ligue.
6 mai 1777
La Cour du roi s'installe à Versailles. Durant la construction du palais, qui débuta en 1661, elle a dû partager son temps entre Saint-Germain, Vincennes et les Tuileries.
6 mai 1777
Exclusion de Desrues, assassin de madame Saint Faust de Lamotte et de son fils. Les circonstances odieuses des crimes de Desrues ont jeté une singulière épouvante parmi nos pères. La vie entière de ce misérable avait été une suite d'actions infâmes. Il semble, d'après ce que l'on rapporte de sa constitution physique, que sa scélératesse a été plus encore le résultat d'une organisation monstrueuse, que d'une mauvaise éducation. Ce fait ne prouverait rien contre l'abolition de la peine de mort : le système de détention appliqué aux fous dangereux serait également applicable à des monomanes de cet ordre.
6 mai 1840
Le premier timbre est mis en vente, en Angleterre.
6 mai 1889
Inauguration de l'Exposition universelle. Un banquet est organisé, présidé par Sadi Carnot, dans la Galerie des glaces de Versailles. On peut admirer la tour dont la construction par l'ingénieur Gustave Eiffel a provoqué un scandale. Il était prévu de la détruire après l'Exposition.
***
Voilà pour aujourd’hui. Vivement demain !
Quand même un geste, pour ne pas laisser les Umpes seuls dans leur chagrin, je leur dédie les scans, verso, et, bien de circonstance le recto également, pour une fois je le place devant, pour que les gens sachent bien qu'ils l'ont eu de partout, scans des couvertures du bouquin de « M’sieur Joffrin ».
Ayons aussi une pensée pour ceux qui le 6 Mai 1821 ont pleuré quand Elkabbach leur a annoncé que l'Empereur était mort la veille. Mais fêtons aussi cet événement, la mort d'un tyran, fut-il déchu, ça se fête !
A Bientôt…
10:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04 mai 2008
J-2, il ne pleut plus...(Un an derrière)
Voici le billet que j’ai mis en ligne le 4 Mai 2007, depuis l’ordinateur lambin (pas d’Adsl) de notre gendre, dans le Gard.
Nous étions à trois jours du départ en croisière de Cécilia avec le futur mari de Carla, que nous voyons ici, à poil,pas le mari, et seulement à deux jours de la naissance de la France d’après…
A part m’être gouré sur la vision d’un règne de 25 ans, alors qu’il ne terminera peut-être pas son premier quinquennat, ma vision de l’avenir merveilleux qui s’ouvrait à nous sous la bottine du Rikiki n’était pas si mauvaise…Jugez plutôt :
****
ADSL escargot...Pas de photo...
Il s’est arrêté de pleuvoir ce matin vers neuf heures.
La pluie était attendue, et tout le monde ici se réjouit qu’elle soit tombée en abondance Demain, nous retournerons dans notre cher et vieux pays, que nous regarderons en face, à nouveau.
Dimanche, tranquille et serein, je m’en vais glisser dans l’urne, sans état d’âme, un bulletin Ségolène Royal.
Ce n’est pas parce que je porte à Ségolène une admiration sans bornes, ou qu’elle m’inspire amour et passion.
Non, c’est simplement parce que le projet qu’elle défend est beaucoup plus proche de la vision que j’ai de la société que le projet du candidat Umpe, qui me semble trop éloigné de ce qui convient à une France tranquille, apaisée, fraternelle, et fière de ce qu’elle est.
Je souhaite que mon choix soit celui du plus grand nombre.
Mais je n’exclus pas que ce que j’espère ne soit pas ce qui sera décidé par la majorité des électeurs.
Si l’on se réfère aux derniers sondages, la bataille, si elle n’est pas perdue, est loin d’être gagnée !
Nous verrons Dimanche soir.
On sent que le vent de la victoire, qui semble se dessiner pour le camp du Rikiki, donne des ailes à ceux qui croient en lui, ils commencent à se griser. C'était touchant d'écouter Michèle Alliot ex-marrie s'habiller ce matin en Premier Ministre ! Lui-même, je l’ai entendu ce matin aussi, chez son pote Elkabbach, ne se sent plus pisser, il jubile !
Lui qui se dit si respectueux de « Madame Royal », l’a traitée avec une condescendance proche du mépris. Bon Dieu que c'est lourd, l'humour Umpe, j'ai du mal à m'y habituer !
Bas, ce n’est pas très important.
Il se pourrait donc que lundi, la France se réveille avec Monsieur Nicolas Sarkozy comme Président.
Ce n’est pas ce que je souhaite, mais ça n’empêchera pas le soleil de se lever, et je me lèverai aussi.
Déçu sans aucun doute, mais ni en colère, ni desespéré.
J’ai eu de nombreuses années de rodage à la vie sous des Présidents de droite depuis 1958.
Seulement 14 ans avec un Président de gauche en 49 ans. J’arriverai à m’y faire !
Vous avouerai-je, que lors du débat, j’ai failli changer d’avis !
Eh oui, bien que Ségolèniste convaincu, je fus un moment ébranlé dans mes certitudes.
Souvenez-vous, à un moment, le Rikiki, dans un élan de générosité sociale dont lui seul a le secret, a promis-juré, donc il le fera, qu’il s’engageait à rembourser les prothèses dentaires et les lunettes…Nom de Dieu, il rajoutait les anus artificiels, et je changeais de camp !
C’est que nous en aurons besoin, s’il est élu ! Et ses électeurs plus que les autres, car c’est eux qui se sentiront les plus meurtris dans quelques mois !
Il a fait une autre promesse, et je prends le pari que celle-là, il ne la tiendra pas :
C’est de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels.
S’il est élu, il continuera de verrouiller le système, il en contrôle déjà pas mal de rouages, et se mettra au boulot pour occuper l’Elysée vingt ou vingt cinq ans !
Si par malheur Rikiki, après avoir intrigué au RPR, depuis trente ans courtisé et trahi, pour les enfoncer, tous ceux qui en ont fait ce qu’il est, accède à la magistrature suprème, que les électeurs qui en auront fait notre Président ne viennent pas se plaindre, s’ils se sentent trahis !
Qu’ils s’en prennent à eux-mêmes, ils seront les seuls responsables…Si avec Nicolas Sarkozy, ça me surprendrait, tout devient rose, je prends ma carte chez les Umpes.
C'est une promesse, pas un engagement !
A bientôt…
07:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
02 mai 2008
Enfin, nous y sommes !
... De Floréal à Prairial 68, la Révolution !

*** Sur mon écran, hier à 13 heures 20. ***
Eh oui, nous y sommes ! Joli mois de Mai, quand reviendras-tu, me donner des feuilles pour torcher mon…billet, etc.
Le voila le mois de Mai. Il faudra attendre pour savoir s’il est joli, ou si, comme en bavent d'avance, pythies et pythonisses médiatiques, il sera agité, et nous rajeunira de quarante ans.
Soyez tranquilles, je ne vais pas en rajouter sur le fatras soixante-huitard qui depuis plusieurs semaines inonde et encombre journaux, médias, et rayons des libraires. Je laisse face à face ceux qui veulent «éradiquer l’esprit de Mai 68 », et ceux qui veulent en réchauffer les cendres.
Ce que je regrette de 68, c’est l’insouciance qui était la mienne et les vingt-trois ans qui m’incitaient plus à vivre au présent qu’à m’embarrasser du passé, sans angoisse de l’avenir qui viendrait toujours assez tôt.
Pourquoi donc en ferais-je des tonnes de cette « révolution » à laquelle finalement, je n’ai pas pris part, et que j’ai traversée sans réellement me rendre compte qu’elle avait eu lieu.
Je n’ai eu conscience de son existence qu’après qu’elle fut morte. Car n’en déplaise à ceux qui revivent chaque printemps "chaud", forcément "chaud", leurs émotions passées, Mai 68 est mort dès le mois de Juin de la même année.
On ne le revivra plus, il a rejoint l’histoire.
Des mois de Mai, il y en eut d’autres, pourquoi ne pas en dire un mot, juste comme ça, histoire de marquer le coup.
Au hasard de mes lectures, je suis tombé sur deux articles qui relatent des événements de Mai. Des événements très éloignés les uns des autres, tant dans l’espace que dans le temps.
Le premier s’est déroulé dans l’île voisine de celle du vieux nègre qui a failli s’installer au Panthéon il y a quelques jours.
A l’époque où se sont déroulés les événements dont je parle en premier, la classe dirigeante qui le pleura si fort et le couvrit de louanges, cette élite obséquieuse qui lui fit les obsèques nationales qu’il méritait largement, le tenait à l’écart, et le méprisait fort, comme elle méprisait ses frères de négritude.
Nous étions en Mai 1967, Georges Pompidou était premier ministre du Général, et à part de ses copains, Daniel Cohn-Bendit n’était connu de personne.
Je vous invite à lire le document qui suit, extrait de "Aternative Libertaire" N°173. A l’époque, ces événements d’une lointaine « colonie », malgré que 88 personnes périrent sous les balles des CRS et de l’armée ont fait moins de bruit que les manifs de la rue Gay-Lussac un an plus tard. Lisez plutôt...
***
Les autres événements de Mai, vingt et un ans plus tard, Jacques Chirac était premier Ministre de Mitterrand, et candidat contre lui à la présidentielle, se sont déroulés dans une grotte d' un pays lointain où jadis des habitants de mon village sont allés apporter la parole du seul Dieu qui vaille, à des gens qui jusqu’alors se contentaient sans problème de leurs Dieux autochtones, dont personne ne s’était jamais plaint, du moins à ce que je sache.
Pour prix des bienfaits si généreusement dispensés, on leur a simplement demandé de laisser les colons et les bagnards s’installer sur leurs terres, et, plus tard de permettre l’exploitation du nickel.
Ce n’était pas cher payé pour profiter pleinement de la civilisation !
A part quelques anicroches au départ, bien vite matées avec le doigté militaire dont savaient faire preuve les administrateurs d’alors, tout allait bien. Et puis un jour, quelques mauvais esprits allaient faire germer chez le peuple Kanak des vélléités d’indépendance. Nous étions en 1988.
Voici ce que j’ai trouvé dans le supplément télé du Nouvel Obs.
***
Eloignés et distants ces événements, certes. Mais ils résultent pourtant de la même démarche néo-coloniale dont nous avons tant de mal à nous débarrasser. Il le faudrait pourtant.
A Bientôt…
11:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26 avril 2008
Le reste...
... Pfeufff !!!
*** Comme un oiseau sur la branche. ***
J’avais bien l’intention de compléter la note d’hier, consacrée à la soirée Sarkozy diffusée sur TF1, France 2 et LCI, ce Jeudi 24 Avril, jour placé sous le haut patronage de Saint Fidèle (aux promesses ?). Faut-il y voir un symbole ?
Mais, vous l’avouerai-je, je me trouvais pris au dépourvu, c’est rare !
Quel titre pourrais-je donner à ce billet ? La sourde angoisse qui m’étreignait me bloquait inspiration et respiration, quand soudain, venu de l’espace internautique, un message providentiel s’en vint illuminer ma boite à commentaires ! D’apparence concise et laconique, ce message, posé avec grâce et légereté au cul du billet "J'ai fait des erreurs...", m’apporta le salut.
Qu’il me soit permis de remercier, pour sa contribution quasi miraculeuse, ce visiteur, qui, sans le vouloir m’a tiré d’embarras. Sans lui, incapable de mettre un titre intelligent à une note qui comme les précédentes, ornées qu’elles sont de photos prétentieusement marquées de mes prénom et nom en caractères calligraphiés de façon ostensible, intelligente ne le sera guère, à part le titre, pour une fois, je serais resté bloqué, réduit à l'impuissance !
Je vous conseille donc, il n’est pas sûr que vous en ayez souvent l’occasion sur ce site, de déguster et de vous en délecter à l’envi, de ce titre dont je ne suis pas l’auteur, mais qui pour moi tombe à pic…Je vous le refais, pour le plaisir :
Pour le reste, pfeufff !!!
***
Après cette brillante première partie, et pour celles(et ceux) que ma prose ne rebute ni ne hérisse- pour les autres, tant pis !- je continue sur la fameuse soirée où, comme l’est le Beaujolais en Novembre, nous fut livré le Sarkozy nouveau. Plus onctueux en bouche, la sienne, que les précédents, il garde cette pointe d’acidité sans qui on ne le reconnaîtrait pas.
Pas plus que les précédents, ce ne sera pas un grand cru, de moins en moins de gens le croient. Mais il fallut donc que soient bien naïfs ceux qui ont cru qu'il le fut !
Mais plutôt que de livrer ici mes appréciations personnelles, je vais me contenter de vous rapporter ce qu’en disent les commentateurs patentés, dont c’est le métier de décortiquer à travers le dit et le non dit la parole des puissants, et de nous en délivrer les secrets.
Dès le lendemain de la soirée « A l’Elysée ce soir », j’ai suivi la chronique de Christophe Barbier sur LCI. Il m’a surpris par la violence de ses propos. Je ne classais pas jusqu’à ce jour Christophe Barbier dans les anti-sarkozystes viscéraux.
Autant il fut indulgent pour Nicolas, quand il s’est copieusement entravé dans les tuyaux du gaz en les branchant sur le robinet de la cuve à fioule, « Lapsus pardonnable de début d’émission » nous dit Christophe assez gentil sur ce coup. Autant il fut virulent sur la confusion que fit plus tard l’inventeur du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, lorsqu’il déclara, à propos des sans-papiers grévistes :
« Il ne suffit pas de travailler dans un restaurant français, même sympathique, pour devenir Français ! »
J’ai entendu cette phrase, qui m’a également fait froncer le sourcil, mais sans plus. Christophe Barbier, faisant remarquer que Sarkozy ne peut pas ignorer que ce que demandent ces grévistes, ce n’est pas la nationalité française, mais simplement leur régularisation pour avoir le droit d’être exploités légalement, et de n’avoir pas à se cacher pour travailler et payer cotisations et impôts, comme ils le font depuis plusieurs années, il accuse Sarkozy d’avoir ainsi, je reprends ses mots, « De façon malhonnête », fait un signe à son électorat d’extrême droite. Il a encore renouvelé cette accusation dans l’émission C dans l’air, hier après-midi.
Il a aussi ironisé mieux que je n’aurais pu le faire, sur une des rares séquences « garantie Sarko », concernant le « dialogue avec les talibans ».
On se souvient de la longue tirade sur la femme amputée d’une main parce qu’elle portait du vernis à ongle, et des « millions de petites jeunes filles » empêchées d’aller à l’école, de même que les femmes lapidées parce que « prétendument adultères ». Donc, pas de dialogue avec les talibans avec qui Nicolas n'aurait "pas grand chose à dire".
Et Barbier de rappeler, en invitant le chef de l'état je cite: "A plus de retenue dans l'indignation", que si on tient ce ferme langage avec les talibans, il serait aussi bon de faire preuve de la même intransigeance avec l’Arabie Saoudite, fine allusion au discours rond de jambe de Sarkozy à Riyad, et l’invitation au dialogue avec l’Iran, pays modèle comme chacun sait, en ce qui concerne les droits de l’homme.
Christophe Barbier, et la plupart des autres commentateurs s’accordent à dire que cette séance de jeudi n’aura servi strictement à rien, car n’apportant rien de neuf. Doit-on en conclure que les 280 000 € consacrés au décor élyséen auraient été dépensés en pure perte ? Ce sont les pros des médias qui le disent, pas moi.
Je vous promettais un billet : RSA, ou le retour de Martin guère. Ce sera pour une autre fois. Faites-moi penser, lorsque nous parlerons de l’idée géniale qu’à eue Nicolas pour financer la chose, piquer au pauvres pour aider les miséreux, même style que les franchises médicales, faire financer les Alzheimer par les diabétiques, faites-moi penser, dis-je, de mettre en parallèle le RSA avec la non imposition des stocks-options, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux avec le recrutement de 88 personnes en plus à l’Elysée, les économies de partout avec la commande d’un nouvel Airbus présidentiel et d’une Vel Satis blindée grand luxe. Il n’est même plus besoin de parler de l’augmentation du salaire de Nicolas, qu’est-ce donc que 20 000 euros par mois de nos jours !
Et le reste me direz-vous ?…Le reste, pfeufff !!!
A bientôt…
PS : J'ai mis une photo de Carla sur un cheval blanc portant une bride Hermès, Carla est habillée comme d'habitude.
Cette photo n'est pas de moi, il n'y a pas mon nom en police "Black Chancery". Je l'ai mise, car il fait très beau, c'est le temps idéal pour faire du cheval !
14:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25 avril 2008
J'ai fait des erreurs...
...Mais il faut continuer !

*** Olga chasse le mulot...encore raté ! ***
Je vous ai livré hier, plus de deux heures avant son tournage-projection, mon commentaire sur le film Le Président, qui était au programme sur TF1, France 2 et LCI hier soir.
M’étant libéré à l’avance de mes obligations de chroniqueur, j’ai pu suivre allégrement, et le film ou Sarkozy donnait la réplique à cinq deuxièmes rôles, et un super navet sauce amerloque, Delta Force, sur NT1.
Je vous rassure tout de suite, Chuck Norris, aidés par une poignée d’autres acteurs hasbeens hollywoodiens, a réussi à libérer les otages du vol Athènes New York, en écrapitouillant au flingue et à la savate, c’est le reliquat de la série des Ranger Walker, deux ou trois centaines d’islamistes fanatiques dans les ruines de Beyrouth. Avec il faut le dire, l’aide des Israéliens, c’est bien le moins, car les passagers juifs de l’avion passaient un sale quart d’heure !
On déplore quand même la mort d’un jeune marine sauvagement exécuté, et d’un vaillant capitaine des forces spéciales mortellement touché, lors de l’assaut final. Happy end donc, pour un film de ce genre, on se réjouira de cette fin heureuse.
Malgré l’intensité des combats et la complexité de l’intrigue, grâce aussi, il faut le dire, aux coupures publicitaires, comme quoi la pub à la télé n’est pas totalement à proscrire, j’ai pu assister, en larges pointillés, à la prestation de Nicolas Sarkozy jouant pour un soir le rôle du Président de la République.
Comme c’était prévisible, je vous l’avais d’ailleurs dit quelques heures avant la projection, ce fut sans réelle surprise sur la poursuite de la politique engagée, et la poursuite ineluctable des réformes qui et que etc. Rien de neuf de ce coté-là.
Globalement,sur le plan technique et son jeu d’acteur, je dois dire que Nicolas Sarkozy, largement aidé par l’effacement des seconds rôles, s’en est plutôt bien tiré.
Il faut dire que les studios installés pour l'occasion à l'Elysée, TF1 et France 2 n'en ayant pas de libres, et ce, pour la somme modique de 280 000 € , bien en-déça donc d'Astérix aux Jeux olympiques, ou même des Chtis, ces studios étaient parfaits. Le cadre s'y prêtant, nous étions baignés dans une chaude ambiance qui n'était pas sans rappeler l'inoubliable Mayerling.
Hélas, bien qu'irréprochable, l'unique journaliste de la troupe n'avait pas l'aura de Catherine Deneuve, et malgré son immense talent, il eut été bien difficile à un Nicolas Sarkozy sans moustaches de rivaliser avec Omar Sharif ! C'est une déception, les cinq acteurs, quatre hommes et une femme, bonjour la parité, ne furent pas toujours à la hauteur. La ternitude d’un Yves Calvi, habituellement décontracté et détendu, crispé et engoncé dans le costard cravate reglementaire des soirées élyséennes, m’a donné l’impression qu’il s’était trompé de soirée et de plateau. Se croyait-il à la veillée funèbre d’Aimé Césaire ?
Ils étaient là pour « interroger » le président de la République, ils n’ont pas su se sublimer, habitués qu'ils sont, depuis bien trop longtemps, aux interviews complaisantes du ministre de l’intérieur candidat d’abord, et ensuite du super ministre multifonctions Nicolas Sarkozy, qui les convoque à l’Elysée de temps en temps.
Ils ont lâché leurs questions, dans un sérieux surjoué, comme heureux de s’en débarrasser. Je suggère si la production veut donner une suite à ce film, d’embaucher pour Le Président saison 2, des interviewers anglo saxons, quitte à mettre des sous-titres.
Pendant plusieurs jours, toute la presse, écrite et parlée, télés et Internet compris, va décortiquer chaque phrase, chaque mot, chaque silence et chaque point ou point virgule du message, délivré hier par le président d'un soir. Message simple et que je vous ai résumé dans le titre de ce billet :
« J’ai fait des erreurs, mais il faut continuer ! »
Il aurait pu rajouter, mais il ne l’a pas fait :
« Je me suis trompé, mais je ne vous en veux pas !»
Pas de surprise pensais-je, et bien si, il y en eut !
Ne parlons pas du refus ferme mais poli de Nicolas Sarkozy répondant à la question presque posée par Patrick Poivre d’Arvor, que visiblement cet exercice de vraie fausse interview emmerde de plus en plus. Non, on ne parlera pas de « ma vie privée » a-t-il dit.
Et il est vrai que si on peut interroger un cover boy de Closer, Gala, Point de Vue, France Dimanche, Match et sans doute le Chasseur Français sur sa dernière girl friend et les aptitudes plumardières d'icelle, il n’est pas de bon ton de fouinasser dans la chambre à coucher d’un Président de la République ; c’est le rôle que tenait hier Nicolas Sarkozy, ne l’oublions pas.
Il ne fut donc pas question de Carla ! Est-ce une raison pour ne pas mettre une photo de Carla à poil en illustration de ce billet ? Certainement pas, donc mettons-en une.
A noter que dès qu'elle aura fini d'enregister ses berceuses, il ne serait pas mauvais qu'elle se remette aux photos de charme, car mon stock commence à devenir mince, j'en suis réduit à souvent remettre les mêmes.
Mes fidèles pourraient se lasser.
Une autre surprise, et de taille celle-là. Peu de journalistes s'en sont fait l'écho, mais nous avons assisté hier, à une première sous la cinquième République.
Ce n'était pas pour de vrai, car pour de vrai jamais un Président n'aurait commis pareille faute !
Hier, en direct de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a admis avoir commis des erreurs !
Il a dit et répété que dans la multitude des décisions qu'il doit prendre chaque jour, il peut commettre des erreurs, et sans vraiment préciser, il admet en avoir commis !
En admettant qu'il est faillible, il se coupe encore un peu plus de ce poste de Président qu'il cherche en vain à occuper depuis le 16 Mai dernier. Plus grave, il donne raison à ceux qui l'ont critiqué.
Ce n'était donc pas des attaques dirigées contre sa personne par des "charognards" qui l'auraient pris pour cible, comme le prétendait sa garde rapprochée, panthère noire en tête. Non, ces attaques étaient dirigées contre des actions discutables, contre des erreurs potentielles. Et désormais, puisqu'il admet pouvoir se tromper, tout ce qu'il entreprendra pourra légitimement être contesté, et le sera de plus en plus, l'est déjà...
Un Président de la République ne peut pas se tromper, et surtout si par un hasard extraordinaire et plus qu'improbable, on puisse seulement penser qu'il soit dans l'erreur, il ne doit jamais l'admettre publiquement, sous peine de rabaisser la fonction. Il lui est facile de corriger le tir, voire , au nom des mêmes principes énoncés pour la mise en oeuvre de la connerie, faire ensuite le contraire, ou en refaire une autre pour gommer la première. C'est le b,a ba de tout gouvernant, même débutant.
Un Président qui doute, tout au plus, chez nous qui n'avons pas les moyens d'aller guerroyer en Irak, doit changer de premier ministre, ou dissoudre l'assemblée nationale, mais : "J'ai fait des erreurs.", ce n'est pas une phrase de Président. D'ailleurs, c'est Sarkozy qui l'a prononcée !
A Bientôt...
Prochainement sur vos écrans : Le RSA , ou le retour de Martin guère
Ps: Voici, publiée dans Libération, un condensé du film de Jeudi soir.
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24 avril 2008
Ce soir à la télé...
... Une reprise : Le Président.
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*** Bain de soleil dans le gazon. ***
Exceptionnellement, ce soir, vous pourrez voir, ou revoir le remake d’un film tourné en 1961 par Henri Verneuil : Le Président.
Comme à chaque fois que nous projetons un film ancien, ou sa reprise, nous commencerons comme il était d’usage de le faire jadis, par les actualités.
Jean Mineur étant souffrant pour cause de silicose aggravée, nous ne le verrons pas ce soir.
Pour nous faire pardonner son absence, nous vous proposons à la place, une photo de Carla Bruni à poil, ou presque.
Le chapeau a été offert à Carla par la Reine d’Angleterre, en récompense d’une révérence particulièrement réussie, malgré le string qui la gênait un peu. Carla, pas la Reine !
La première partie commence par l’interview sur LCI de l’académicien Jean-Marie Rouart, qui présente son dernier ouvrage, « Le devoir d’insolence », consacré à la vedette du film que nous verrons en deuxième partie.
La salle est pliée en deux, aux quelques bons mots, insolents, il s’en fait un devoir, envers Nicolas Sarkozy, à qui pourtant il témoigne une affectueuse admiration. Nicolas se serait présenté nous dit l’académicien facétieux, comme un « Raymond Barre en jeans », pour glisser au fil du temps vers un compassionnel « Abbé Pierre à ray-bans » Je trouve que c’est pas mal vu.
Mais c’est à craindre que Jean-Marie Rouart avec ses insolences, se soit définitivement privé de la direction de la Villa Médicis !
Nous passons ensuite à un dessin animé : « Les Pieds Nickelés en Chine ».
C’est une œuvre de fiction, inspirée à la fois d’Assurancetourix aux jeux olympiques et des Bourgeois de Calais, corde au cou à Pékin.
Les rôles principaux sont tenus par deux vieilles gloires du théâtre national, Cricri Poncelet, qui est d’une drôlerie irrésistible, quand il perd son dentier sur les genoux de l’athlète chinoise, en lui faisant un baise-main que n’eut point aussi bien réussi Giscard !
Cette dame, miraculeusement sortie indemne de l’odieux attentat dont elle fut victime à Paris, retrouva d’un coup son sourire. Cricri lui remit aussi une lettre de plates excuses écrite de la main droite du Chef de l’Etat français.
Un moment grandiose, à la fois émouvant et drôle. Nous avons ainsi la preuve qu’une grande nation comme la nôtre peut, quand c’est nécessaire, faire preuve d’humilité sans rien perdre de son honneur.
Et, l’ineffable Jean-Pierre Raffarin, l'autre acteur, vieux cabot blanchi sous le harnais. Pathétique, le Patapouf, essoufflé d’avoir grimpé en première la pente rude sur la route de la soie, droite mais escarpée, et qui remet à l’Empereur qui n’en demandait pas tant, la biographie de De Gaulle, écrite par Yves Guéna, c’est pas rien, et dédicacée, là c’est mieux, par Nicolas lui-même. C’est un cadeau précieux que ce livre, le Général aurait été fier de savoir qu’un livre à sa mémoire, dédicacé par son fils spirituel, et imprégné encore du parfum de Carla, serait lu peut-être par un dictateur chinois au son des exécutions capitales. Il y aurait aussi un message de Nicolas à Hu Jintao, plus une photo de Carla, mais la photo, à poil et dédicacée aussi, ce n'est pas officiel.
Mais je vous laisse lire le scénario écrit par le Canard Laquais Enchaîné.
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Dans les actualités de la semaine, il faut noter aussi les obsèques nationales du grand poète dont monsieur de La Palice n’aurait pas manqué de dire qu’il fut ces jours-ci, bien plus grand mort que vivant.
Nous le voyons ici avec son ami François Mitterrand
C’est encore le Canard qui en a fait le meilleur éloge funèbre, lisez plutôt :
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C’est l’entracte, les toilettes sont au fond, le film commence à 20 heures 15, mais je préfère vous le raconter tout de suite, il est à peu près 18 heures, et le temps s’améliore.
Vous ne pourrez pas m’accuser de me laisser influencer par les critiques professionnels qui ne manqueront pas de nous en bassiner jusqu’à l’écoeurement. Je commente ce film avant de l’avoir vu, c’est ma façon à moi d’être objectif.
Je vous est donné le titre, Le Président. C’est une adaptation libre du film tourné en 1961 par Verneuil. C’est une co-production TF1 Bouygues,Elysée, et France Télévision.
Ne mettre que des acteurs de l’Elysée et de Tf1 aurait paru suspect, une production précédente, « MoiMoi JeJe », avec seulement Patrick Poivre et Arlette Chabot en guest stars n’avait pas vraiment décollée, trop peu d’acteurs. Une autre super production, avec six cents figurants cette fois, dont quelques journalistes, « Les caisses sont vides, mais Carla c’est du sérieux » avait aussi fait un bide. Seul le sketch du Roi fouettant le plumitif Joffrin avait sauvé le navet d’un bouillon mémorable.
Ce soir, tout a été mis en œuvre pour que le spectacle soit une réussite.
Le film sera tourné et projeté en même temps. C’est en direct des studios de l’Elysée, le rôle du Président sera tenu par Nicolas Sarkozy, c’est un rôle qu’il essaie de tenir de temps en temps, jusqu’à présent, il n’a pas convaincu.
Mais ce soir, dans le remake du Verneuil les nostalgiques de Gabin ne seront pas déçus, la similitude est frappante. Le scénario est simple, c’est l’histoire d’un candidat brillant, qui s’étant fait élire sur un programme dément, au bout d’un an a foutu le bordel dans le pays, et cherche désespérément à faire croire qu’il a réussi au-delà de ce qu’il avait promis, et qu’il est urgent de continuer les conneries.
C’est assez simpliste, mais le peuple aime les choses simples.
Il va donc s’évertuer à réaffirmer qu’il est le meilleur, que de toute façon il est le seul, que personne ne pourrait faire mieux que lui, d’ailleurs, avant lui, personne n’a rien fait hein, les socialistes, ils ont fait quoi les socialistes ! Bon. Donc c’est comme ça qu’il faut faire, on l’a élu pour ça, et puis c’est tout !
Vous me direz, il n’y avait pas besoin de convoquer cinq journalistes de la presse libre et indépendante pour communiquer ce que tout le monde sait déjà. Il lui suffisait de réciter le topo mitonné aux petits oignons par son staff, et l’affaire était bouclée.
Là, vous avez tout faux !
Vous imaginez les téléspectateurs plantés bouche bée devant un guignol qui déblatère sa propagande moult fois ressuçée, debout sur ses talons devant son prompteur. Au bout de cinq minutes, tout le monde aurait zappé sur Arte !
Il faut rendre le spectacle vivant. C’est pourquoi ce soir, vous verrez des journalistes totalement indépendants, poser en toute liberté des questions soigneusement préparées à l’avance par les communicants du palais, dans le seul but de permettre au Gabin d’opérette de reprendre son souffle, et de dérouler son discours, selon le script et à la virgule près.
Une interview en direct et spontanée, comme si vous y étiez. D’ailleurs, vous y serez !
A l’heure où je publie, il reste une incertitude.Non pas sur ce que tout le monde connaît, les réformes de ceci, de cela et de tout le reste, la Chine et l’Otan, le pouvoir d’achat et le plein emploi, la pauvreté qui bientôt grâce à Martin qui fait un travail remarquable ne sera plus qu’un mauvais souvenir, pas Martin, la pauvreté !
Non, il plane encore un mystère…Va-t-on parler de Carla ?
Nous verrons ça ce soir.
A Bientôt…
19:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
21 avril 2008
A l'Est, rien de nouveau !
... Et chez nous pas grand chose !
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*** La tête dans les nuages. ***
Juste un mot, car il n’y a plus lieu de faire des pages et des pages sur l’ancien candidat qui remporta, sans coup férir et avec brio la présidentielle de 2007.
En quelques mois, de plus en plus « chiraquisé » dans les faits, il démontre d’une manière éclatante qu’il y a un monde entre la conquête du pouvoir, et son exercice une fois la victoire assurée.
Un mot donc, sur le baromètre mensuel Ipsos-Journal du Dimanche, qui mesure la « cote » du chef de l’état et celle du premier ministre, son principal adversaire.
A la question :
« Etes-vous satisfaits ou mécontents de Nicolas Sarkozy comme président de la République ? », question posée à un « échantillon représentatif » de 1827 personnes,
- 6% se déclarent très satisfaits
- 30% se déclarent plutôt satisfaits
- 35% se déclarent plutôt mécontents
- 29% se déclarent très mécontents.
Le JDD d’en déduire que l’indice de satisfaction de Nicolas Sarkozy est de 36%. Il perdrait un point par rapport au mois dernier.
Je dirais, moi qui ne suis pas un sondeur professionnel de l’opinion, étant trop influencé par la mienne, que les deux chiffres les plus significatifs, ce sont plutôt les 6% de « très satisfaits », à mettre en parallèle avec les 29% de « Très mécontents ».
Je déduis de ces deux chiffres que Nicolas Sarkozy provoque un rejet cinq fois plus important que l’engouement qu’il suscite.
Par comparaison, son adversaire direct, François Fillon, lui, donne satisfaction à 9% des sondés, et n’est rejeté que par 14% du panel.
Sarkozy fait deux fois plus de mécontents que Fillon, c’est bien lui le plus fort !
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Parlons d’autre chose.
On le dit souvent, tout ce qui est excessif est dérisoire.
C’est ce que j’ai pensé, en regardant la photo parue dans le JDD.
On y voit le drapeau français, avec le Bleu et le Rouge souillés par des croix gammées, et le blanc scribouillé par des inscriptions qui se veulent insultantes, mais qui seraient plutôt grotesques et ridicules.
Jeanne d’Arc prostituée, Napoléon pervert, avec un T, la Chine, c’est le pays du thé. Je dois à la vérité de dire que cette faute d'orthographe est bénigne. S'il m'avait fallu rédiger en chinois :" Droits de l'homme pour les Chinois et pour les Tibétains", je me serais sûrement mélangé les pinceaux dans les idéogrammes. On peut lire aussi sur le drapeau : France= Nazi, rien que ça !
Enfin, là, je veux y voir comme un signe chez les « manifestants » chinois qu’ils peuvent être sensibles au désir des peuples de vouloir s’émanciper, ce qui ouvre des perspective intéressantes pour une autonomie réelle du Tibet, on peut lire : Free Corsica !!!
Bien. Ces Chinois n’ont pas apprécié ce que leurs médias leur ont dit et montré du parcours chaotique de la flamme à Paris. Ils sont en Chine, ils manifestent, bien qu’en théorie chez eux ce soit interdit, je n’ai rien à dire, si ce n’est qu’il serait grand temps que notre grand chef de la diplomatie, le flamboyant Kouchner, flanqué pour faire plus sérieux de la pétillante Rama Yade, aille fissa expliquer que Jeanne d’Arc, si on peut mettre en doute sa sainteté n’était tout de même pas une pute, que Napoléon fut un grand queutard, mais qu'il y en eut d’autres, et il y en a encore à la tête des états, et qu'être porté sur le beau sexe ne merite pas d'être considéré comme un perverti. Les empereurs de Chine n'avaient-ils pas des harems fort bien garnis ! Il pourrait non pas protester, Bernard, c’est mauvais pour les affaires, mais suggérer qu’un petit mot d’excuse pour la France nazie et les croix gammées…Non ? Tant pis, il fallait essayer... Vous reprendrez bien un airbus pendant que je finis mon thé !
Quant à nos Tibétains à nous, les Corses, Bertrand et Rama pourraient rappeler aux Chinois qu'ils ont le droit de revendiquer l'autonomie ou l'indépendance de leur île, sans pour autant risquer la prison ou la balle dans la nuque. Ils peuvent se présenter à toutes les élections pour défendre leurs idées et leur drapeau, ils ont des élus dans les mairies, les cantons et à l'assemblée régionale, ils pourraient même, s'ils étaient un jour plus de 10 ou 12% comme aujourd'hui, obtenir leur autonomie et leur indépendance sans verser une seule goutte de sang....C'est peut-être ce que vont aller dire les "émissaires" de Sarkozy après tout, nous ignorons de quels messages sont porteurs Raffarin, Poncelet et Levitte...
Je l’ai dit, c’était en Chine, difficile d’agir…Par contre, chez nous, on pourrait.
Ce Samedi 19 Avril, il y a eu des manifestations d’étudiants chinois, Place de la République, à Paris.
Ils protestaient, drapeau chinois à la main, contre la « désinformation » qui selon eux donnerait une mauvaise image de leur pays. Ils étaient 4000 rassemblés selon la police française. De la tribune tombaient ces mots :
« Certains veulent saboter notre élan, désintégrer la Chine. Toutes ces attaques sont le fait de la jalousie, de la haine et du racisme que beaucoup nourrissent contre la Chine. Peuple français, ne tombez pas dans le piège de la désinformation ! »
Est-ce que ces Chinois, en plein cœur de Paris, qui manifestaient librement, se sont bien rendus compte qu’ils montraient d’une manière éclatante le long chemin qu’ils leur reste à parcourir pour que le mot Liberté soit un jour traduit en chinois. Ils brandissent, à Paris, chez nous leur drapeau, alors que les Tibétains sont passibles d'emprisonnement s'ils font la même chose chez eux, à Lhassa.
Si je devais leur délivrer un message, à ces manifestants chinois de Paris, je leur dirais ceci :
"Quand 4000 manifestants occidentaux pourront librement défiler à Pékin pour inviter les Chinois à se méfier de la désinformation, la flamme olympique n'aura pas besoin de prendre le bus pour se promener dans Paris !"
A Bientôt...








