18/03/2010
Deux petits tours...
...Et puis s'en vont...

Ils annoncent le Printemps...Photo Laurence.
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Abstenez-vous, abstenez-vous, il en restera toujours quelque chose !
Trop occupé hier, je n'ai pas donné suite à mon billet de mardi, un billet où je soulignais l'importance primordiale que revêt désormais l'abstention dans nos démocraties modernes.
Certes, il reste encore quelques indécrottables ringards qui, se rendant aux urnes, pensent comme je le pense accomplir un devoir citoyen...
Idée respectable en soi, mais, puisque c'est bien connu, droite et gauche c'est pareil et que les bonnets blancs ou les blancs bonnets sont tous pourris, voter ne sert à rien.
Pour qui veut que ses idées soient prises en considération, il est bien plus efficace de s'abstenir.
Que peut peser le bulletin que j'ai mis dans l'urne dimanche...
Qui le soir, sur les plateaux télés pour expliquer que mon bulletin écolo n'était pas le signe d'une volonté de faire diriger la planète par les copains de D.E.R (Dany Ex-Rouge), mais simplement de renforcer le poids des verts au Conseil Régional ? J'ai eu beau tendre l'oreille, je n'ai entendu personne qui ait compris mon vote.
Je ne m'en offusque pas, c'est normal. Aucun des politiques sur les plateaux n'était là pour détailler le vote de ceux qui ont voté, comment le pourraient-ils d'ailleurs le vote étant personnel à chaque électeur, et qui plus est secret...
Une fois expédié l'analyse succinte des résultats par les uns et les autres, à savoir que le PS est le grand vainqueur parce que "ce que veulent les Français", c'est un changement de politique, donc les socialistes ont gagné parce que les électeurs ont voté contre Sarkozy, bien que ce ne soit pas tout à fait vrai, car en réalité, les électeurs en s'abstenant massivement ont sanctionné lourdement les présidents de région sortants en n'allant pas voter pour leurs adversaires de droite, ou en reportant leurs suffrages sur le Front National...Car "ce que veulent les Français", c'est qu'on continue les réformes...Blablabla, etc. etc., et tutti quanti...
Je sais, pour qui n'est pas averti de la rhétorique électorale, ceci est loin d'être lumineux, mais c'est pourtant parfaitement conforme au principe N°1 de la politique, presqu'un théorème, qui veut que le vrai vainqueur ne soit pas forcément celui qui de toute évidence a gagné.
D'ailleurs, je crois savoir que le vieil adage qui dit "Qui perd gagne" nous fut légué par un obscur tribun qui eut mérité de devenir célèbre. Je veux parler du regretté Frédéric Bertrand-Lefebvre, à la fois palefrenier de son Seigneur, et pâle gardien de sa meute.
Bref, au soir du premier tour, personne n'a gagné puique ceux d'en face n'ont pas perdu. C'est pourquoi ceux qui le souhaitent pourront à nouveau s'abstenir dimanche.
N'étant pas suffisamment encore épris de moderisme, je ferai une fois encore partie des minoritaires rétrogrades. Quitte à me ranger dans le camp des perdants, j'irai voter pour la liste de gauche, et advienne que pourra.
Puisque nous parlions de l'obscur mais regretté Fréderic Bertrand-Lefebvre, parlons un peu de deux de ses lointains mais illustres rejetons.
Fredo d'abord, que nous voyons ici, et qui, malgré les stigmates de la dégenérescence d'une fin de race, ressemble à s'y méprendre à son aïeul dont ne subsiste- hélas ou heureusement selon qui lit ce billet- ni photographie ni portrait.
Il faut rendre hommage à ce fidèle serviteur qui dimanche soir s'enivra jusqu'à nous en saoûler de la litanie apprise par coeur à l'Elysée, deux heures auparavant.
C'est ainsi qu' en bon chien fidèle, comme mû par des reflexes pavloviens, il s'acquitta mécaniquement de sa tâche. Levant la patte sur à peu près tous les plateaux télés, il nous fit entendre la voix de son maître...
Etait-il fatigué ou tracassé ? Personne ne le vit remuer la queue....Dimanche prochain peut-être...
Après avoir félicité Fredo pour sa fidélité, et afin qu'on ne m'accuse pas en pleine période électorale de favoriser l'un ou l'autre camp, je délivre un carton jaune à XBB. Un carton jaunasse plus exactement, car le pisseux lui va bien au volubile adipeux (!).
Alors qu'en juin 2009, pour les élections européennes, il nous délivrait une analyse limpide et lumineuse des résultats, voyez vous-mêmes...
*** Un vrai triomphe ! ***
... Mettant notamment en relief la formidable victoire des Umpes et de leur président bien sûr, qui en totalisant 28,3 % des suffrages malgré une abstention de 60% avaient réussi à mobiliser 11,4% des électeurs inscrits, le voilà qui dimanche dernier nous fait des estimations au doigt mouillé...
"Pas de triomphalisme quand on représente seulement 15% de l'électorat" a-t-il rappelé aux socialistes, qui si on les avait écoutés auraient prétendu avoir gagné...
Il va falloir qu'il apprenne à compter Xavier Bouboule Bertrand s'il veut rester crédible ! Les socialistes avec leurs 29,5% et une abstention à 53,5% n'ont pas recueilli les suffrages de 15% des électeurs inscrits, mais de 13,72 % seulement !
Faire cadeau de 1,28 % du corps électoral à l'adversaire, il mérite largement son carton jaunasse XBB !
Il aurait pu souligner la remarquable stabilité de son parti, car avec 26,5% des suffrages, bien qu'à trois points seulement derrière les loosers du PS, les Umpes en atteignant 12,32% du total des inscrits pulvérisent de 0,88% leur score triomphal des européennes de 2009, bravo !
A plus tard...
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16/03/2010
Dis-moi pour qui tu t'abstiens...
...Je te dirai pour qui voter !

National ou régional, il en a pris plein la gueule !
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Résumons...
Chez moi, en Auvergne, et plus particulièrement dans le Puy de Dôme, le département où la liste Umpe du Triste Hortepouah a fait un des plus mauvais score des listes où figurait un ministre, c'est dire la popularité de celui qui jamais sur son seul nom se présenta, le PS de Souchon, le Front de Gauche d'André Chassaigne et les écolos de Christian Bouchardy ont validé l'accord tacite d'avant le premier tour...C'est donc avec un potentiel théorique de 53% des voix que les trois listes fusionnées iront au deuxième tour, non pas unies, mais ensemble.
Etant de ce fait libéré de la terrible angoisse qui aurait pu m'étreindre si toutes les listes qualifiées au premier tour s'étaient maintenues au second, je puis l'esprit tranquille vous livrer une analyse pas vraiment objective, mais d'une pertinence dont en toute modestie je m'étonne moi-même, et dont je sais aussi que vous me remercierez plus tard...Vous me remerciez déjà, je suis très touché, merci à toutes et à tous !
Je me dois à mes lecteurs, et sachant que tous n'ont pas suivi les soirées électorales d'après le premier tour, il n'est pas mauvais que je leur explique leur vote s'ils ont voté, ou leur abstention s'ils se sont abstenus.
Les déclarations des ténors de gauche, et des seconds couteaux de droite, puisqu'à droite les ténors fort occupés ne s'étaient pas déplacés, ces déclarations lumineuses expliquent en quelques phrases "le vote des Français".
Je ne vous étalerai pas le florilège des phrases grandes ou petites de la soirée, je vais simplement traiter des quelques clefs du scrutin telles que décrites par les différents intervenants.
Il est bon au préalable de rappeler que si on s'en tient aux seuls chiffres qui vaillent dans une élection, à savoir les chiffres issus du décompte des bulletins sortis des urnes, les résultats peuvent se résumer comme suit :
En arrivant en tête des suffrages avec 29,5 % des suffrages, le PS est au niveau national le vainqueur arithmétique de ce scrutin.
Arrivé en second avec 27%, le parti de la Majorité présidentielle qui se présentait sous l'étiquette Umpe, mais qui englobe en fait les chasseurs de Gérard Nihous, les souverainistes de De Villiers plus les partis groupusculaires de Christine Boutin ou de la gauche Moderne de Jean-Marie Bockel, et bien évidemment le Nouveau Centre d'Hervé Morin, qui, plutôt que de prendre le risque de mesurer son importance à l'aune du suffrage universel, a préféré négocier, à la hausse, des sièges éligibles sur les listes Umpes comme prix de son indéfectible attachement à Nicolas Sarkozy...Ce résultat bien en-deça des espérances affichées avant le scrutin poussent les spécialistes de la chose électorale à dire, pour les moins irrévérencieux d'entre eux que, en réalisant son plus mauvais résultat depuis les débuts de la Cinquième République, la Droite Républicaine actuellement au pouvoir aurait subi un sérieux revers...Les autres, moins délicats dans leurs commentaires n'hésitent pas à dire que ce piètre résultat est un véritable échec pour les Umpes et leurs alliés. Carrément mal élevés, les moins timides d'entre eux vont jusqu'à dire que les Umpes et Sarkozy leur chef ont ramassé une magistrale branlée...
Les autres acteurs de cette élection ont aussi leurs vainqueurs et leur vaincus...L'échiquier politique n'a plus de juste milieu, avec seulement trois ou quatre points, le modem de Bayrou ne décode plus les messages de l'électorat du Centre...Avec à tout casser trois pour cent à eux deux, le petit facteur du NPA et sa copine de Lutte Ouvrière sont restés coincés en poste restante.
Habitués des furieuses mélées dont bien souvent rien ne sort, les candidats d' Europe Ecologie que le public confond avec les Verts, transforment au vu des chiffres l'essai qu'ils avaient marqué aux Européennes en franchissant pour la deuxième fois la barre des dix pour cent...Pas partout, mais beaucoup plus en certaines régions...On nous que serait né le troisième parti de France...Survivra-t-il jusqu'en 2012 ?
Un autre parti, lui aussi né dans la douleur vient de faire ses premier pas...N'étant présent que dans dix-sept régions, son score de 6,5 % ramené à l'échelle nationale est minoré, il doit avoisiner les 8 à 8,5 en moyenne, avec des scores intéressants en pas mal d'endroits, tel les près de vingt points de la liste Chassaigne dans le Puy de Dôme...Les divers commentateurs s'accordent à dire que Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet ont réussi leur pari.
Il faut bien en parler, on le disait foutu, la complainte "Sarkozy m'a tuer" n'est plus de mise, le FN n'est pas mort la bande chante encore ! La bête ne dormait que d'un oeil, la famille Le Pen va ruiner bien des espoirs chez les postulants Umpes à la présidence dans une douzaine de régions...
Voilà en gros ce qu'un observateur lambda aurait pu dire en découvrant les chiffres "sortis des urnes"...
Ce long préalable étant terminé -ouf !- nous allons pouvoir nous consacrer à l'examen d'analyses bien plus pertinentes, puisqu'émanant de véritables spécialistes experts en la matière, les politiques eux-mêmes !
Une Pause...

Olga près du vieux Valy...
Il est bien évident que s'il s'agissait simplement de commenter des résultats dont les chiffres parlent d'eux-mêmes, il n'y aurait pas lieu de passer des heures et des heures en courant de plateau télé en plateau télé pour expliquer, parce qu'ils les devancent de trois points, que les Socialistes ont battu les Umpes, que Bayrou avec ses quatre pour cent s'est ramassé une gamelle, que les écolos amateurs d'éoliennes ont le vent en poupe, que Mélenchon redonne des couleurs au rouge vif ou que Besancenot n'a pas rempli sa sacoche...même en rajoutant un couplet sur les gars de la Marine qui surfent à nouveau sur la vague, en une petite demi-heure, l'affaire était pliée.
Heureusement que nos politiques ont une meilleure vision des choses, c'est tout à leur honneur, et ils sont dans leur rôle quand ils nous expliquent le message que nous leur avons envoyé en votant pour eux ou contre eux, et surtout en ne votant pas.
Car nous y voilà, ce qui était important ce dimanche soir, ce n'était pas le résultat du vote des gens qui par conviction ou par devoir ont déposé un bulletin dans l'urne, ce geste ne fut pas tout à fait inutile, mais parce que plus de gens encore n'en ont pas déposé, les bulletins qu'ils auraient pu y mettre revêtent soudain une importance capitale !
Le temps de l'électeur classique et vertueux, celui qui programme son emploi du temps du dimanche d'élection en fonction de l'heure de clôture du bureau de vote, ce temps est révolu...D'élection en élection, on se rend compte qu'en votant sans réellement connaitre les enjeux, et souvent en se laissant aller à ses humeurs, le citoyen complique la tâche des politiques. Il freine la marche en avant des réformes indispensables "voulues par les Français", voire réduit à néant, en ne votant pas pour les bonnes personnes, les projets mirobolants que nous avaient concoctés nos élites entièrement dévouées à notre bien-être, à notre sécurité etc. etc. Bref, l'électeur qui ne connaît rien à rien, de par son inconséquence, peut ruiner en un vote tous les efforts d'une vie consacrée à notre bonheur, et faire ainsi , en éliminant un sauveur potentiel faire sans le vouloir le malheur de ses concitoyens...
Ce temps de l'électeur mal instruit de ce qui le concerne est terminé. Nous le voyons depuis 2007, les dirigeants, et surtout sinon le plus éclairé ou le plus brillant, mais le plus allumé d'entre eux et leur chef à tous, les dirigeants tiennent de moins en moins compte de l'avis de leurs électeurs...
C'est pourquoi dimanche soir, les politiques, surtout ceux de droite, les plus avisés selon eux, et les plus visés par les mauvais résultats selon leurs adversaires, se sont penchés sur cet élément nouveau appelé à jouer désormais un rôle majeur dans l'avenir de notre pays, les politiques ont examiné avec soin les messages envoyés par les vingt-cinq millions de citoyens qui n'ont rien dit.
Les politiques se sont consacré à l'essentiel dans une élection, ils ont âprement débattu de l'abstention...
Il fait beau, j'ai du boulot dans mon jardin...
A suivre...
16:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15/03/2010
Il manque une voix à Elisa...
... Cette voix va nous manquer aussi ...
Tu aurais pu attendre le deuxième tour Jeannot...et beaucoup d'autres après...
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C'était la nuit, il y avait du brouillard...
Le village Ardéchois d'Antraigues-sur-Volane est en deuil. Un des enfants qu' il avait adopté s'en est allé...
Le chagrin va bien au-delà des Cévennes et de ses châtaigners. Nous sommes nombreux à regretter Jean Ferrat...Jadis il nous charmait de sa voix à la fois chaude, légère et grave. Depuis longtemps il s'était tu, son long silence va nous peser...
Il y a suffisamment de gens pour s'embaumer de sa dépouille sans je j'y aille d'une nécro larmoyante. Il n'aurait pas aimé, et je le respecte bien trop pour rajouter mes larmes à celles des crocodiles nécrophages multi-récidivistes chevronnés qui l'avaient depuis longtemps oublié, et qui maintenant qu'il est mort vont déployer beaucoup d'énergie à le ressusciter.
...Une fois la nuit tombée, il y a presque toujours du brouillard à la fin de novembre...C'est ainsi pour chaque fête patronale de la Saint-Saturnin, le Saint Patron d'Yssac...La nuit était tombée, et il y avait du brouillard ce dernier dimanche de novembre, au début des annéees soixante...Je ne me souviens pas de la fille avec laquelle je dansais ce soir-là, je me souviens simplement du frisson qui m'a parcouru lorsque l'orchestre de Claude Bec et de ses copains musiciens amateurs a massacré Nuit et brouillard, la belle chanson de Jean Ferrat...
Je ne me souviens pas de la fille, mais je me souviens avoir été choqué de ce que l'on danse sur quelque chose d'aussi grave que le martyre des déportés...Choqué, mais remué au plus profond par ces paroles fortes...C'est ce jour-là que les images des femmes, des enfants et des hommes aux yeux pleins de l'horreur de ce qu'ils allaient vivre à en mourir se sont ancrées dans ma mémoire, ainsi que leur silence qu'ils n'ont depuis jamais cessé de me hurler comme un reproche, à moi qui ne suis pour rien dans leur malheur, mais qui en éprouve parfois comme un remords...
Je ne sais pas si Claude Bec le chef d'orchestre était un poète, mais avec le recul, je sais qu'il a eu raison ce soir-là de jouer cette chanson... Le poète a toujours raison...
Dans son petit village, en regardant son score de 33,59%, Elisa Martin doit être triste de n'avoir pas atteint les 33,95 %. Non pas triste parce qu'il lui aura manqué une voix pour les atteindre, mais parce que c'est la voix de Jean qui lui manque.
A nous aussi elle va manquer cette voix...
Pendant ce temps, coule l'eau de la rivière...

L' Ambène en cascade dans les Gorges d'Enval (63)...Photo Laurence.
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The Show must go on !
Il nous faut d' abord saluer les vainqueurs du week-end, comme le jeune Morgan Parra que nous voyons ici lors du match contre l'Irlande...
Bravo au Quinze de France qui sans forcer son talent est venue facilement à bout des Italiens valeureux et courageux, mais qui ne furent jamais dangereux.
C'est une confirmation, le Camembert, le Saint-Nectaire et le Bleu d'Auvergne restent meilleurs que le Gorgonzola qui a encore besoin de s'affiner pour être à la hauteur.
Le rugby est dit-on un sport de voyous auquel s'adonnent les gentlemen.
Dans un autre sport, où les gentlemen se font de plus en plus rares, c'est un autre vainqueur qu'il nous faut féliciter. Bravo à Victorin Lurel.
Avec son équipe, il a gagné le match des régionales en Guadeloupe, par K.O. à la première mi-temps...Voyez ci-dessous le panneau d'affichage...
The winner is...
...Bravo à Victorin Lurel.
Bravo aux Guadeloupéens, ils ne se sont pas laissés acheter par Marie-Luce Prenchard, la très républicaine ministre de l'outre-mer qui leur réservait à eux seuls ses "compatriotes", les cinq cents millions destinés à l'ensemble des Dom.
Le mode de scrutin fait qu' en cas de victoire au premier tour, la liste arrivée en tête obtient une prime de 25 % des sièges à pourvoir. Les 75% restant sont répartis au prorata de leurs résultats à toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages, y compris bien sûr la liste arrivée en tête.
C'est ainsi que la liste de Vicorin Lurel obtient 31 des 41 sièges du Conseil Régional de Guadeloupe. La liste Umpe sur laquelle figurait madame Prenchard en obtient 4, tout comme la liste Divers Gauche, et les deux sièges restant sont attribués à la liste Divers Droite.
Ci-contre le résultat du premier tour en 2004. Le nombre d'inscrits est faux, de même évidement que le taux d'abstention...
Pour la petite histoire, la liste PS gagne trois sièges alors que l'Umpe en perd huit...
Est-ce que malgré ce léger revers, au cas fort improbable ou Marie-Luce Prenchard le conserverait, elle ouvrira son portefeuille de ministre pour distribuer les cinq cents millions qu'elle avait promis à ses compatriotes guadeloupéens durant la campagne ?
En ce qui me concerne, je ne ferai pas de pronostic pour le deuxième tour. Encore que je ne serais pas surpris si la droite conservait l'Alsace, et qu'elle emporte aussi la Guyane...
Mais comme dans un match, rien n'est acquis avant le coup de sifflet final.
Que parmi les bien trop nombreux abstentionnistes, il s'en trouve qui soient pris d'un soudain prurit sarkozyste qui les pousserait à se gratter les urnes, que des verts ne voient plus tout à fait d'un bon oeil la vie en rose, plus grave encore, que des électeurs de la gauche se disent qu'ayant voté le 14 ce n'est déjà pas si mal et qu'ils s'en tiennent là, et voila que le triomphe annoncé de la gauche pourrait n'être qu'une simple victoire, une victoire si banale que les vaincus de la Droite auraient tôt fait de transformer en défaite, à ce jeu-là, ils sont habiles les bougres !
Rien n'est joué...
A plus tard...
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