09 mai 2008
Changement dans la continuité...
...On ne voit pas la différence !
*** Un futur champion fait la pause, et prend la pose. *** (Pigeonneau mâle de sept semaines)
J’ai lu et entendu un peu partout que l’hôte de l’Elysée, aurait, comme il le fait, du moins comme il le fait dire, au moins une fois tous les six mois sur toutes les ondes et sur tous les tons, aurait, encore une fois, ce n’est sans doute pas la dernière, changé, mûri etc.
A se demander si ceux qui l’ont élu ne se seraient pas gourés. Ils ont voté pour un Président, les urnes ont recraché un caméléon !
Il est de tradition d’attacher à nos présidents une trace de leur passage. Vincent Auriol est connu grâce à sa fille Jacqueline, avant lui, Félix Faure le fut grâce au chemin de fer… A Coty les chrysanthèmes, à De Gaulle la bombe atomique et le Québec libre, à Pompidou la raffinerie Beaubourg et la cortisone. A Mitterrand la pyramide du Louvre, l’écharpe rouge et le chapeau noir, la Grande Arche et Mazarine. A Giscard les diamants de son cousin et beau-frère Jean-Bedel, l’adjudant-chef Bokassa devenu empereur, pour Valéry encore, les avions renifleurs, et un record du Guiness’book inégalé à ce jour,celui d’avoir été le seul président français à jouer de l’accordéon en col roulé, après avoir bouffé des œufs brouillés chez l’habitant !
Il devait en bouffer beaucoup, car en 81, il donna l’impression d’avoir la bouche pleine, quand il prononcha son « Au revoir… » en cherchant la porte. Présider accompagné à l’accordéon, ça t’a une autre gueule que de jogger en ray bans accompagné par un 4*4 !
Chirac sera celui qui a fait re-péter une bombe atomique pour fêter le cinquantième anniversaire d’Hiroshima. Cette action remarquable lui valut un I-Nobel, c’était bien mérité ! C’est abracadabrantesque, mais il faut se souvenir que le grand Jacques est féru de la culture japonaise...
Et le chef d’état actuel me direz-vous, qu’allons nous attacher à son nom comme fait marquant de son passage à la tête du pays.
Il eut souhaité, sous la plume de Guaino, nous gratifier d’une « Politique de Civilisation ». L’idée était séduisante, mais hélas, c’était une idée bien trop grande pour un si petit homme. Ce fut un couac, et c’est dommage.
Quelque phrase-choc qui le ferait entrer dans la postérité, comme par exemple :
« Je serai le président du pouvoir d’achat ! », couac !
« Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas ! », couac couac couac !
Il y eut bien quelques morceaux de bravoure, comme cet éclat au Guilvinec, où, à peine protégé par une trentaine de gardes du corps, il bafouillectiva un pêcheur malotru,
« Descends si t’es un homme ! ». Brillant certes, mais on est loin du Pont d’Arcole ou du panaché bien blanc de Bayrou, ou d’Henri Quatre, je les confonds !
On pourrait encore citer, il n’était que ministre, le nettoyage au Kärcher qui fit grand bruit au pays de la racaille,
« Je reviendrai ! » Avait-il dit sur la Dalle d’Argenteuil. Mais comme depuis 2005, il n’est pas revenu, la performance ne sera pas homologuée.
Alors que reste-t-il à Nicolas pour entrer dans l’Histoire ?
Chanoine de Latran ?
A l’heure où même le Pape ne rentre pas dans le Top100 des personnages les plus influents du monde, Top100 publié par le Time, Nicolas n’y figure pas non plus, il faut du plus costaud que ça, le clergé n'offre plus de débouchés valables à un homme ambitieux. Nicolas ne sera pas le Chanoine qui ravit, d'ailleurs il ne boit pas !
Libérer Ingrid, dont il faudra que je reparle, ce serait bien, mais les Farc n’ont pas l’air de vouloir contribuer à la gloire du petit.
Que faire de ce délicieux :
« Casse-toi pauvre con ! »
Je reconnais que c’est court, concis, que ça sonne gentiment à l’oreille, et c’est très facile à retenir. Mais peut-on comparer le Salon de l’Agriculture avec un des champs de bataille où les grands hommes, d'un mot ou d'une phrase, gravent leur nom en lettres d’or dans la mémoire de la Nation, y gagnant à jamais leur place ?
Hélas non, le « Casse-toi pauvre con ! » du petit sang mêlé hongrois, l’hongrois qu’on ne croit plus, jamais au grand jamais n’éclipsera le « Merde » de Cambronne, qui aujourd’hui encore sonne plus fort à nos oreilles que les canons anglais et prussiens de Waterloo. Pas de chance, en plus Cambronne était grand !
Alors alors, quoi ?
Jusqu’ici, Nicolas n’a rien fait de remarquable, et ceux qui croient qu’il est capable de faire quelque chose de vraiment marquant en seront pour leur frais, nous avec, car les frais de l’opération, nous en prenons notre part.
Il n’a rien fait de remarquable, tripler un salaire, même si c’est le sien, ce n’est pas un exploit. Ouvrir la porte des cabinets à des aspirants ministres qui de rose n’ont plus guère que leurs caleçons, pas de quoi non plus rentrer au Panthéon.
Par contre, il y a une chose que lui seul sait faire comme personne, Nicolas Sarkozy change !
L'homme qui change qu'on aimerait changer, voilà ce qu'il est Nicolas !
Mais il faudra attendre encore un peu, à moins que d'ici là il n'est encore changé, mais y gagnerait-on au change ?
Quoi il change, nous aussi on change, tout le monde change…
Certes certes, tout le monde change. Mais lui, il change tout en restant le même, il est le seul à changer de cette façon. Il peut changer de veste en gardant la doublure de l’ancienne.
Nicolas change sans changer, il devient son contraire, et c’est encore plus lui.
Autre particularité, Nicolas change en public, et ça change tout !
Qui ne se souvient de ce ministre de l’intérieur, mari marri d’être cocu, qui se montra transformé par la douleur devant des millions de téléspectateurs, et presqu’autant d’électeurs…Complètement changé le ministre plein de morgue, il fut émouvant.
On le vit plus tard, infatigable coureur, juponnant à qui mieux mieux avec chanteuses et journalistes séduisantes , jusqu’à ce que Cécilia, de retour de son stage d'anglais aux US ne le change à nouveau ! Et que voilà le cavaleur compulsif changé, une fois de plus, en mari attentionné et irréprochable.
"J'ai changé !" a-t-il martelé le 14 Janvier 2007, jour historique où Nicolas réussit la prise de la smala umpe ! Et à chaque moment important de son parcours ou de sa vie, il change et change encore ! Il change de femme, elle est belle Cécilia, avecCarla c'est du sérieux, et de montre, à condition qu'on lui en offre une.
Il change d'idées aussi. "Je serai le Président du pouvoir d'achat" devient :"Les caisses sont vides !" , "Je serai le président des droits de l'homme" devient : "Rhabille-toi Rama, Ben Ali a fini". Avec Hu Jintao, c'est lui qui se rhabille...
Il a encore changé. "Exposer ma vie privée, ce fut une erreur, tout est en ordre maintenant."...
Qu'en pensent les lecteurs de Paris Match ?
Décidemment, il ne changera jamais !
A Bientôt....
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08 mai 2008
On souffle un peu....
19:55 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
8 Mai 1945. Une guerre qui finit...
... Mais du sang coule encore !
8 Mai 1945…J’ouvrai les yeux sur le 66ème jour de ma courte existence.
La veille, le 7, j’avais été baptisé à l’église du village, et à l’insu de mon plein gré. Ce jour-là, j’ai béni le ciel de n’être pas né dans une famille de confession israélite, car pour moi ce baptême se fit sans douleur, et sans faire couler de sang. « Mon prépuce m’accompagnera jusqu’au bout. » me suis-je dit dans ma tête de bébé brayaud.
Pas de sang, juste un goût de sel dans la bouche, bien vite disparu.
Du sang, il en avait assez coulé, et le son des cloches à peine refroidies de mon baptême pouvaient bien sonner à toute volée, elles n’étoufferaient jamais les cris et les pleurs de ceux qui n’étaient plus là.
C’était quand même la fête, les gens respiraient à nouveau, et ils étaient heureux. Je devais l’être aussi, je l’étais.
Ce 8 Mai, Fête de la Victoire est commémoré chaque année, il le sera cette année encore. Nous verrons donc des gens se recueillir devant les monuments aux morts, et se rappeler pour certains, encore nombreux ce que fut, pour eux, qui se souviennent, et pour nous qui nous devons d’y penser, ce que signifie ce jour-là.
Ce jour-là, mourrait le IIIème Reich qui devait durer mille ans, vieux d'une douzaine d'années, mais qui n’avait que trop duré.
Mort, ou endormi ?
Mort sans doute, mais qui fait encore des petits ailleurs dans le monde.
En ce 8 Mai, pensons aux Birmans qui vivent sous un régime qui ressemble comme un frère à celui qui sema la haine, le malheur et la désolation chez nous dans les années quarante.
Une guerre finissait, mais une autre était en train de naître. Chez nous, Les gens chantaient et dansaient, des ciseaux vengeurs, courageusement maniés par des gens pressés de se venger de leur propre lâcheté, faisaient tomber les boucles blondes et brunes de dames qui avaient conjugué le verbe aimer dans la langue de Goethe. C’était la fête, la France éternelle se remettait debout.
Pourtant, ce 8 Mai 1945, ce ne fut pas la fête pour tout le monde.
De l’autre coté de la Méditerranée, des hommes des femmes et des enfants sont tombés, non pas sous les balles des nazis, mais sous les balles de la police française, ou sous le couteau de la population arabe en colère...
Fêtons le 8 Mai, ce jour mérite d’être fêté. Mais pensons aussi aux morts de Sétif en Algérie, une centaine d'européens, et 10,15, 20 000 ou plus, "indigènes".
Une autre guerre se préparait là-bas…Jetez un œil là-dessus :
Pour les fanas des commémorations, n’oubliez pas que c’est aussi un 8 Mai , le 8 Mai 1429, que Jeanne la Pucelle délivra Orléans.
A Bientôt…
08:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







